Situation sanitaire : dans l’éducation, toujours la politique de l’autruche

Le gouvernement a tenu ce jeudi 14 janvier une conférence de presse sur la situation sanitaire, dans un contexte de reprise de l’épidémie et d’apparition d’une nouvelle forme du virus. Comme jusqu’ici, les annonces ont concerné essentiellement la sphère privée, avec en particulier le couvre-feu imposé sur tout le territoire à partir de 18h. Dans l’éducation, l’impréparation et l’improvisation continuent de prévaloir.

Les annonces de ce soir sont mineures, et relèvent toujours de la même logique : promesses en l’air et renvoi aux décisions locales. Le ministre annonce 300 000 tests par semaine pour les élèves et les personnels : rapporté aux 12 millions d’élèves et au million de personnels, 43 semaines seraient nécessaires. C’est beaucoup. D’autre part, au vu d’annonces similaires faites précédemment, on peut douter de la capacité du gouvernement à tenir ses engagements. Enfin, la politique d’isolement, de fermeture de classes et d’établissements ne change pas : elle procède toujours du renvoi aux échanges entre autorités académiques et de santé, ce qui ne permet pas un traitement rapide et systématique des situations. Il en va de même pour les restrictions concernant la demi-pension : des allongements des plages de demi-pensions pourront être mis en place pour éviter les brassages, dans le premier comme dans le second degré, en fonction des décisions prises localement.

La possibilité laissée aux lycées d’organiser les dédoublements est maintenue après le 20 janvier, et les collèges pourront en bénéficier à titre exceptionnel. Rappelons que la revendication des dédoublements a été largement portées par les personnels mobilisés à partir du 2 novembre, avec le soutien de SUD éducation. Cette revendication est toujours valable : pour SUD, les dédoublements doivent pouvoir être mis en oeuvre aussi en collège lorsque les équipes en font la demande. Sur le plan pédagogique, le ministère n’apporte toujours aucune précision concernant l’organisation des programmes, alors même que SUD éducation a écrit à plusieurs reprises au Conseil supérieur des programmes. Aucune annonce nouvelle n’a été faite concernant les examens : SUD éducation revendique l’annulation des épreuves de spécialités et du grand Oral et le rétablissement d’épreuves terminales nationales dès cette session.

Le premier ministre n’exclut pas un reconfinement si la situation continue de se dégrader. Pour SUD éducation, il est essentiel de maintenir les écoles et établissements ouverts le plus longtemps possible. En cas de nouvelle fermeture, le ministre en porterait l’entière responsabilité : en effet, rien n’est fait à ce stade pour éviter de manière pérenne que les écoles et établissements ne deviennent des foyers de contamination. En particulier, rien n’a été mis en oeuvre sur le plan des postes ou des constructions de locaux pour permettre la baisse des effectifs présents simultanément dans les écoles ou établissements. C’est d’ailleurs ce que l’on constate à l’heure ou les rectorats répartissent les moyens prévus pour la rentrée scolaire prochaine, qui sont très insuffisants et même en baisse dans le 2d degré. SUD éducation revendique depuis le printemps un plan d’urgence pour l’éducation et continue à l’affirmer : il est encore possible de recruter des personnels, par l’admission des listes complémentaires et des admissibles aux concours internes, par l’ouverture de concours supplémentaires, par la titularisation à temps plein des contractuel-le-s.

SUD éducation appelle les personnels à se mobiliser pour obtenir satisfaction sur les revendications, à commencer par la grève du 26 janvier.

Stage AED et AESH le 18 février 2021 : Quels droits ? Quelles revendications ?

Ce stage est destiné à tou-te-s les AESH et AED aussi à tou-te-s les collègues engagé-e-s dans la défense des droits des personnels.

Nous vous invitons à venir vous informer, échanger et débattre lors de ce stage de formation syndicale. C’est un droit pour tous les personnels. Vous pouvez bénéficier de 12 jours par an de congés pour formation syndicale à plein traitement durant l’année. Ces journées ne peuvent être déduites de vos salaires !

  • Conditions de travail, pressions hiérarchiques : se défendre, s’organiser pour faire respecter les droits et en gagner de nouveaux.

Pour s’inscrire, 2 étapes :

- s’inscrire en suivant le formulaire suivant : inscription

- Déposer une demande de stage auprès de la hiérarchie au plus tard le 18 janvier 2021. Il faut l’adresser au recteur sous couvert du chef d’établissement pour le second degré. Dans le premier degré, il faut l’adresser au DASEN sous couvert de l’IEN de la circonscription.

modèle inscription stage

Lien vers l’évènement Facebook

N’hésitez pas à nous contacter en cas de soucis.

AESH pour nos salaires : en grève le 26 janvier

Les accompagnant-e-s des élèves en situation de handicap se trouvent exclu-e-s des annonces ministérielles concernant la  maigre revalorisation salariale des enseignant-e-s. C’est sans surprise mais néanmoins plein-e-s d’amertume que nous avons appris cela. Le Grenelle de l’éducation est une vaste farce et nous n’en attendions rien.

La mise en place dans certaines académies de la grille de revalorisation salariale n’est que de la poudre aux yeux. Non seulement cette prétendue revalorisation ne représente que quelques euros mensuels mais en plus elle est directement liée à l’évaluation de nos compétences professionnelles. Pour SUD éducation c’est inacceptable. Nous ne pouvons ignorer les pressions hiérarchiques que subissent bon nombre de collègues. La généralisation des PIAL et leur gestion « ultra-locale » ne font qu’accentuer cela.

La question de nos salaires ne peut pas être abordée sans celles de notre statut et du temps de travail. Nous devons en finir avec la précarité structurelle dans laquelle nous sommes maintenu-e-s. C’est par la création d’un véritable rapport de force que nous obtiendrons un vrai statut, un vrai salaire et une vraie formation. C’est pour cela que SUD éducation soutient les mobilisations des personnels contractuels.

SUD éducation revendique pour les AESH une titularisation sans condition pour la création d’un statut d’Éducateur-trice scolaire spécialisé-e, un salaire à 1700 euros net en début de carrière et la reconnaissance d’un temps plein correspondant à 24h d’accompagnement.

Par ailleurs nous revendiquons l’obtention de la prime REP/REP+ pour les accompagnant-e-s travaillant en éducation prioritaire. C’est l’objectif de la campagne que nous menons depuis le début de l’année. Nous appelons tou-te-s les collègues concerné-e-s à se rapprocher du syndicat de leur académie.

Le mardi 26 janvier 2021, une intersyndicale dont SUD éducation est partie prenante appelle l’ensemble des personnels de l’éducation nationale à la grève pour revendiquer de meilleurs salaires. Les AESH ont toute leur place dans cette mobilisation, c’est pourquoi SUD éducation les appelle à se mettre massivement en grève et à porter leurs revendications dans les Assemblées générales, heures d’information syndicale et à apparaître visibles dans les manifestations qui auront lieu ce jour-là.

 

Pour nos salaires, SUD éducation revendique :

À l’heure actuelle le salaire moyen perçu par les accompagnant-e-s des élèves en situation de handicap tourne autour de 750 euros nets. Les temps partiels imposés et l’indexation du salaire sur l’indice de référence le plus bas maintient les personnels dans une précarité totale. Exclu-e-s de l’arnaque du Grenelle, l’immense majorité des AESH vivent en dessous du seuil de pauvreté.

SUD éducation revendique pour les AESH un salaire à 1700 euros net pour un temps plein à 24 heures d’accompagnement, dont l’évolution est déconnectée de toute évaluation professionnelle. Cette revendication s’inscrit dans le projet de transformation sociale porté par l’Union syndicale Solidaires : la hausse des salaires les plus bas et des minima sociaux et la baisse du temps de travail pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses.

Questionnaire AESH

Sud Éducation 35 a décidé de lancer une enquête sur les conditions de travail des AESH du département.

En lien, vous trouverez un questionnaire qui a pour but de recueillir des témoignages.

N’hésitez pas à le faire tourner.

https://framaforms.org/enquete-conditions-de-travail-aesh-1606982946

Nous organiserons également une formation syndicale sur temps de travail le jeudi 18 février 2021 à Rennes.