Évacuez les étudiant·es de Gaza inscrit·es dans nos universités à Rennes !

Dix étudiant·es de Gaza, admis·es dans les universités rennaises, sont aujourd’hui empêché·es de rejoindre leurs formations. Bloqué·es dans un territoire dévasté par la guerre, exposé·es à des conditions de vie indignes, ils et elles sont privé·es de leur droit fondamental à l’éducation.

Pour SUD éducation, cette situation n’est pas seulement inacceptable : elle est politiquement intolérable.

Ces étudiant·es ne sont pas des numéros de dossier. Ce sont des jeunes dont les parcours ont été reconnus par nos établissements, dont les projets ont été validés, et à qui l’on refuse aujourd’hui concrètement l’accès aux études.

  • Mohammed Naim, inscrit en BUT Gestion des Entreprises et des Administrations à l’IUT de Rennes
  • Akram Abu Ajwa, inscrit en Licence Biologie, Environnement et Chimie du Vivant à l’Université de Rennes
  • Mohammed Abu Shammala, inscrit en Master Études anglophones à l’Université Rennes 2
  • Ahmed Ali, inscrit en Master Approches créatives de l’espace public à l’Université Rennes 2
  • Ahmed Essa, inscrit en Licence Arts du spectacle – théâtre à l’Université Rennes 2
  • Eman Ouda, inscrite en Licence Arts du spectacle – théâtre à l’Université Rennes 2
  • Yazan Al-Waheidi, inscrit en Licence Arts du spectacle – théâtre à l’Université Rennes 2
  • Baraa Al-Belbeisi, inscrit en Licence d’études arabes à l’Université Rennes 2
  • Shahed Awaja, inscrite en Licence d’études arabes à l’Université Rennes 2
  • Ghaida Al-Ajouz, inscrite en Licence d’études arabes à l’Université Rennes 2

Aujourd’hui, la plupart attendent toujours une réponse du consulat général de France à Jérusalem, et surtout une possibilité réelle d’évacuation. Cette attente est insoutenable pour des personnes confrontées depuis plus de 28 mois à un génocide, à la destruction massive de leurs maisons, de leurs universités et écoles, de leurs hôpitaux, et à une situation humanitaire dramatique.

L’État doit agir, maintenant !

Dans un contexte où 90% des établissements éducatifs de Gaza sont détruits ou hors d’usage, où l’aide humanitaire reste largement insuffisante, il est de notre responsabilité de mettre en œuvre une solidarité concrète.

À Rennes, personnels, étudiant·es, organisations syndicales, collectifs et associations se mobilisent pour leur accueil. De leur côté, les établissements universitaires bretons ont pris leurs responsabilités.

Il appartient désormais à l’État français de lever immédiatement les obstacles administratifs, diplomatiques et logistiques qui empêchent l’évacuation de ces étudiant·es.

Ne pas agir, c’est accepter de sacrifier une génération entière d’étudiant·es.

Nous exigeons :

  • L’évacuation immédiate des étudiant·es de Gaza inscrit·es ou admis·es dans les universités de Rennes et ailleurs en France
  • l’inscription de droit dans les établissements de l’ESR des étudiant·es gazaoui·es comme cela a été le cas pour les étudiant·es d’Ukraine ou du Liban ;
  • le soutien humain et financier pour garantir à ces étudiant·es réfugié·es des conditions de vie et d’études décentes, par exemple par la création de bourses spécifiques destinées aux étudiant·es réfugié·es gazaoui·es, quel que soit leur niveau d’étude.

Signez la pétition intersyndicale :

https://framapetitions.org/petition/user/sudeduc35/evacuez-les-etudiantes-de-gaza-inscrites-dans-nos-universites-a-rennes

Compte-rendu des GT cartes scolaires du 25 mars : vers une mobilisation d’ampleur la semaine du 30 mars !

Mercredi 25 mars ont eu lieu les Groupes de Travail « carte scolaire » départementaux des 1er et 2nd degrés.

Le GT 2nd degré s’est déroulé comme attendu : des pertes de postes sont annoncées en Ille et Vilaine : 63 en collège, 4 en lycée général et technologique; 21 postes sont créés en lycée professionnel. Les organisations syndicales ont fait 32 demandes d’annulation de suppression ou de création de postes en collège ; 15 en lycée général et technologique, et 10 en lycée professionnel. Ce taux élevé de demandes de la part des OS ( 57 demandes alors qu’il y en a traditionnellement environ 40 ) témoigne de l’ampleur sans précédent récent des suppressions de poste prévues cette année dans le département, et confirme la nécessité de boycotter l’instance CSA-sd de vendredi 27 mars et de lutter par des grèves et des mobilisations massives la semaine du 30 mars au 3 avril.

Dans le 1er degré, le GT s’est déroulé de manière inattendue: l’adjoint au DASEN a refusé de donner le projet précis de carte scolaire aux représentant.es des syndicats. Il s’est contenté de passer en revue chaque école du département en prenant les doléances « à l’aveugle » ainsi que les écarts potentiels d’estimations des effectifs d’élèves. Les syndicats ont dû s’exprimer sans savoir où les 29 postes que l’administration prévoit de supprimer seront prélevés. Cette façon de faire, si elle est courante dans d’autres départements, est nouvelle dans le 35 et a empêché les différentes organisations syndicales de faire leur travail de protection et d’argumentation au cas par cas pour chaque école faisant l’objet d’une mesure de carte. Suite à ce GT, SUD Education 35, aux côtés de FO et de la CGT, maintient la décision de boycotter l’instance CSA-1d prévue jeudi 26 mars. Les autres organisations syndicales ont pris la décision d’annuler le boycott et de siéger à cette instance.

Ces nouvelles informations ne font que confirmer la nécessité d’être toutes et tous présent.es dans la rue, pour une semaine de mobilisation massive du 30 mars au 3 avril, autour de la journée de grève du 31 mars, pour enfin faire plier le gouvernement et l’empêcher de poursuivre son travail de sape de l’enseignement public.

Mobilisons-nous le 28 mars pour la Journée de la terre, en solidarité avec le peuple palestinien !

Pour les Palestiniens, le jour de la terre symbolise la résistance continue contre l’expansion des colonies en Cisjordanie, contre les démolitions de maisons à Jérusalem Est, et pour le droit au retour des réfugiéEs. Ce jour du 50eme anniversaire marque l’attachement viscéral des PalestinienEs à leur sol et leur refus de l’expropriation territoriale.

Oui, la question palestinienne est une question syndicale, parce que les entreprises dans lesquelles nous travaillons, les universités que nous fréquentons sont parfois liées à l’économie israélienne. Et dans un contexte où les gouvernements ne prennent aucune sanction contre un pays qui bafoue toutes les règles internationales, commet un génocide, agit au-delà de toute morale, notre devoir est de faire pression depuis nos lieux de travail, de refuser que les travailleurs et les travailleuses participent, d’une quelconque manière que ce soit à ces violations du droit international.

Depuis octobre 2025, plus de 600 Palestiniens et Palestiniennes ont été tuées à Gaza : les bombardements israéliens restent quotidiens dans ce territoire palestinien occupé. Ces morts s’ajoutent aux plus de 70 000 personnes tuées et plus de 170 000 blessées depuis octobre 2023. La guerre destructrice menée par le gouvernement israélien n’est pas terminée : elle continue à plus bas bruit.

Le blocus de Gaza persiste et les obstacles logistiques à l’entrée de l’aide alimentaire, dénoncés par l’ONU, restent nombreux. Le terminal de Rafah est à nouveau fermé , après une ouverture brève sous domination militaire israélienne, qui n’a permis aux Gazaoui.es ni de circuler librement, ni aux réfugié.es qui le souhaitaient de revenir à Gaza..

Pourtant plus de 18 500 malades et blessées attendent toujours leur évacuation en urgence. La fermeture du territoire ralentit le déblaiement et la reconstruction : 90 % de la population vit au milieu des 68 millions de tonnes de gravats provoqués par les destructions. Pour deux millions de Gazaoui-es, les conditions d’existence, aggravées par les tempêtes hivernales, restent catastrophiques avec de la malnutrition et des campements précaires où l’accès à l’eau et à l’énergie est un défi de chaque instant. Plus de 60 % des enfants n’ont pas accès à l’éducation et le système de santé reste largement détruit, alors que les besoins de soins sont énormes.

En Cisjordanie, ce sont plus de 1 000 morts qui sont à déplorer. La colonisation se poursuit ouvertement, la terreur sur le terrain, avec les villages et les moyens de subsistance détruits, les agressions et assassinats perpétrés par des colons couverts par l’armée, se doublent désormais de décisions officielles du gouvernement israélien qui met en œuvre de nouvelles mesures foncières. En finançant l’achat de terres, en renforçant le contrôle israélien sur les Zones A et B et en imposant l’enregistrement foncier des transactions dans la Zone C, qui représente 60 % du territoire de la Cisjordanie, l’État israélien promeut une annexion officielle des territoires palestiniens. Ces mesures sont illégales au regard du droit international, contreviennent à l’avis de la Cour Internationale de Justice du 19 juillet 2024 et compromettent gravement toute perspective de paix juste et durable.

Sur le plan social, les conditions de vie des travailleurs et travailleuses· palestinien-nes s’aggravent : l’immense majorité est empêchée de travailler en Israël depuis le 7 octobre 2023 et des permis supplémentaires ont été mis en place entravant la mobilité. Dans le secteur public, les salaires sont amputés en raison des blocages des fonds dus à l’Autorité Palestinienne par le gouvernement israélien.

Dans ce contexte, nous appelons à faire pression depuis nos lieux de travail pour que cessent les collaborations des entreprises et des institutions françaises et européennes avec l’État israélien accusé de crimes de guerre et de génocide envers le peuple palestinien par de nombreuses organisations internationales. Nous refusons que les travailleurs et travailleuses soient rendus complices de la colonisation et de crimes de guerre.

Pour SUD éducation, le droit international doit être appliqué, et cela nécessite :

  • le droit au retour des réfugiés
  • la fin de la colonisation et la fin de l’occupation
  • la fin des politiques d’apartheid
  • De reconnaître l’illégalité de la construction du Mur de séparation (avis consultatif de la Cour Internationale de Justice) et du blocus inhumain sur Gaza depuis plus de 15 ans

Parce que notre syndicalisme est internationaliste, en Palestine, comme ailleurs, nous revendiquons le droit à l’autodétermination.

SUD éducation 35 appelle à se mobiliser le samedi 28 mars, à l’occasion de la Journée de la terre pour la défense des droits du peuple palestinien et exiger un cessez-le-feu définitif et la fin du génocide et des sanctions contre Israël.

217 postes supprimés en Bretagne pour la rentrée 2026 !

Le ministère a annoncé la suppression de 3256 postes pour la rentrée 2026 :

1891 suppressions de postes dans le 1er degré

→ et 1365 suppressions de postes dans le 2d degré.

Dans l’académie de Rennes, cela se traduit par la suppression de 217 postes :

de 86 postes dans le 1er degré

et 131 postes dans le 2d degré

Il s’agit donc d’une baisse massive d’emplois, la plus forte depuis 2017 !

Suppressions massives subies par le service public d’éducation depuis 2017 dont 10230 postes en moins rien que dans le 2d degré.

Pour SUD éducation Bretagne, il n’y aura pas d’amélioration des conditions d’enseignement ni d’école égalitaire pour toutes et tous, en supprimant des postes d’enseignant-es.

Soutien au camarade convoqué pour un drapeau palestinien sur son casier !

Sud éducation 35 soutient le collègue professeur convoqué par le rectorat pour avoir affiché son soutien au peuple palestinien victime d’un génocide, de la colonisation et de l’apartheid !

SUD éducation est contre le sionisme et contre la colonisation des territoires palestiniens !

SUD éducation 35 affirme son soutien envers notre camarade de SUD éducation29 injustement attaqué par notre hiérarchie. La liberté d’expression et la liberté syndicale sont des droits fondamentaux.

Signez la pétition : https://framapetitions.org/petition/user/SoutienElorn29/non-a-la-repression-syndicale

Ci-dessous : communiqué intersyndical FO-SNES-SUD du lycée de l’Elorn

Les sections syndicales FO, SNES, SUD éducation 29 du lycée de l’Élorn et les personnels, réunis en heure d’information syndicale ce jeudi 29 janvier 2026, apportent leur soutien entier à leur collègue professeur convoqué par les services du Rectorat le 9 février pour avoir collé un drapeau palestinien sur son casier situé en salle des professeurs et affiché la brochure d’une ONG sur la situation sanitaire à Gaza.

Un manquement au devoir de neutralité est reproché à notre collègue.

Précisons que la salle des professeurs est un lieu réservé aux personnels auquel aucun élève n’a accès.

Précisons que la liberté d’expression est garantie aux fonctionnaires par la Loi Le Pors depuis 1983.
Rappelons aussi que l’État Français a reconnu officiellement l’État Palestinien.
Rappelons que l’ONU a officiellement reconnu que le peuple palestinien était victime d’un génocide.

Les responsables des sections syndicales du lycée avec les personnels sont en conséquence choqués par la convocation de leur collègue qui n’a fait qu’exprimer son soutien aux travailleurs et travailleuses palestinien.ne.s victimes d’un génocide de la part de l’État d’Israël.

Ils, elles dénoncent le fait que la direction de l’établissement ait demandé à leur collègue d’enlever le drapeau palestinien de son casier ainsi que la brochure puis ait reproché à leur collègue de les avoir exposés sur le panneau du syndicat dont il est le représentant dans l’établissement.

Les sections syndicales et les personnels y voient une grave atteinte à la liberté d’expression syndicale au sein de l’établissement.

lls, elles considèrent que cette convocation au Rectorat est inacceptable car elle représente une forme de répression envers toutes celles et ceux qui manifestent leur soutien à un peuple victime d’un génocide, ainsi qu’une entrave à l’exercice du droit syndical et une forme de répression envers un représentant syndical.

En signant cette pétition, je demande à ce que le droit syndical soit respecté et que le Rectorat renonce immédiatement à convoquer notre camarade.

Pour montrer leur solidarité, il et elles appellent tous les personnels à cosigner ce communiqué, à se mettre en grève et à rejoindre les rassemblements qui seront organisés le lundi 9 février 2026.

Lycée de l’ Élorn, le 29 janvier 2026.

MARCHE AUX FLAMBEAUX POUR LA PALESTINE ET POUR UN VRAI CESSEZ LE FEU A GAZA

Après plus de 2 ans de génocide à Gaza, l’accord pour le cessez-le-feu signé vendredi 10 octobre a permis la libération des otages israéliens et celle de 1978 prisonnier·es politiques palestinien·nes de Gaza et de Cisjordanie occupée détenu·es dans les prisons israéliennes.

Cet accord de cessez-le feu a depuis été largement rompu (plus de 1000 fois) par Israël qui a mené de nouveaux bombardements massifs sur Gaza (plus de 400 morts en 2 mois) tandis que les massacres et les exactions de l’armée israélienne et des colons en Cisjordanie se poursuivent impunément. Israël poursuit par ailleurs sa politique de colonisation et d’emprisonnement des militant(e)s Palestinien(ne)s.

Le « plan Trump » ignore le droit international : il ne prévoit pas la fin de l’occupation, de la colonisation, ni du régime d’apartheid, il ne dit rien des ordonnances ou des avis de la Cour Internationale de Justice (CIJ), ni de l’application des résolutions de l’ONU.

Nous manifesterons pour que :

– Les États prennent les mesures nécessaires pour contraindre Israël à un cessez-le feu permanent en Palestine mais aussi en Syrie et au Liban,

– Tous les militant(e)s palestinien(ne)s emprisonné(e)s soient libéré(e)s et qu’une commission internationale enquête sur les cas de tortures et d’assassinats dans les prisons Israéliennes (plus de 100 morts en 2 ans),

– Les États appliquent des sanctions économiques, politiques et diplomatiques contre Israël pour le contraindre à respecter le droit qu’il bafoue depuis sa création.

– La France, les États de l’Union Européenne doivent notamment suspendre l’accord d’association UE-Israël (une clause le prévoit en cas de non-respect des droits humains) et mettre fin à tout commerce d’armes avec Israël.

– La France, après avoir reconnu l’Etat palestinien doit proposer des moyens et des sanctions à l’encontre d’Israël pour imposer la création d’un Etat Palestinien, sans quoi ce positionnement risque fort de rester au stade de la seule déclaration d’intention.

Signataires : AFPS-Rennes, Attac-rennes, LDH, Association Tous pour la Syrie, La Libanaise, Union départementale Solidaires 35, Union Départementale CGT35, FSU 35 ; SUD éducation 35, FSE-Rennes, Organisation Communiste de France, NPA l’Anticapitaliste ;MRJC 35 …

Contre les conditions de travail dans le 1er degré, mobilisons nous le 27 janvier !

Pour protester contre l’ extrême dégradation des conditions de travail dans le 1er degré et pour demander plus de moyens, notamment pour l’inclusion, l’intersyndicale 35 appelle à une première journée de mobilisation le mardi 27 janvier. Rdv à 10h30 devant le rectorat avec vos fiches SST, pour un rassemblement et une demande d’audience avec la rectrice. Une AG Education suivra à 12H30 à l’hotêl Pasteur. Venez nombreus.ses !

https://www.sudeducation35.fr/2025/12/18/declaration-dintention-de-greve-periode-3/

Blocage d’un lycée privé par des personnels du public !

Communiqué de presse de l’Assemblée Générale Éducation 35

Nous relayons ici le communiqué de presse de l’Assemblée Générale Éducation de l’Ille-et-Vilaine (35), qui a mené une action spectaculaire ce matin, dans un contexte d’austérité budgétaire et d’accaparement de l’argent public par des minorités favorisées au détriment de la masse de la population et du service public. RENDONS L’ARGENT PUBLIC AU SERVICE PUBLIC !

Le 23.09.2025, à Rennes – Communiqué de presse de l’Assemblée Générale Éducation de l’Ille et Vilaine (35)


Dans la continuité de l’appel citoyen du 10 septembre, puis de l’appel intersyndical du 18 septembre, nous, personnel.les et étudiant.es de l’éducation de Rennes en lutte, avons décidé de bloquer l’accès du lycée privé Saint-Martin de Rennes ce mardi 23 septembre au matin.

Nous dénonçons le financement public de l’enseignement privé, vecteur d’inégalités sociales. Nous rappelons que le Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine verse plus d’1,1 million d’euros de subventions non-obligatoires à l’enseignement privé alors qu’il réduit sa subvention de 451 000 euros aux collèges publics et ne remplace plus les agent.es des collèges lors d’absences inférieures à 15 jours. En France, l’argent public finance à plus de 75 % les établissements privés, notamment par des contributions facultatives accordées hors de tout contrôle. Nous rappelons que la part des élèves issu.es de familles très favorisées est passée de 26,4% à 40,2% dans les établissements privés entre 2000 et 2021. L’enseignement privé choisit ses élèves et s’adresse à des familles de plus en plus favorisées.

Nous réaffirmons notre attachement à une réelle mixité sociale au sein de nos établissements. Nous voulons une école qui s’adresse à tous.te.s sans distinction. Nous rappelons qu’aujourd’hui plus de 180 établissements privés sont concernés par des plaintes pour violence et abus sexuels. L’argent public ne peut pas être donné sans aucun contrôle de l’Etat. Nous continuerons à nous mobiliser contre ces financements injustes. A l’heure où 44 milliards d’économies sont demandés aux Français.es, nous dénonçons l’argent public qui sert des intérêts privés y compris dans l’Education. Notre mot d’ordre est simple : rendons l’argent public aux services publics !

Tract distribué à plusieurs centaines d’exemplaires aux élèves et personnels du lycée privé St Martin de Rennes bloqué-e-s, aux passant-e-s dans la rue et aux policiers en intervention pour débloquer le lycée en pièce jointe

CSA académique : RSU / Plan égalité diversité

Le CSA académique de novembre était consacré à la lecture du Rapport Social Unique (RSU) et du Plan académique Égalité professionnelle et Diversité.

Vous trouverez ci-dessous le compte rendu du CSA-A et la déclaration de SUD éducation Bretagne. 

Le RSU est un document dans lequel on peut trouver les données essentielles sur les effectifs, les rémunérations, les accidents de services, les congés, les promotions, … il fait 192 pages mais il peut vous être utile pour trouver des réponses à vos questions lors des heures d’informations syndicales ou pour rédiger des tracts.

Par exemple, il y a des informations sur la Protection fonctionnelle : en 2024, le rectorat a reçu 170 demandes de protection fonctionnelle et en a accordé 110. Les organisations syndicales et les représentants du rectorat ont convenu que les plaintes contre les enseignants déposées par les familles est un sujet qui monte dans le 1er degré ; la secrétaire générale a affirmé qu’il y avait des critères d’urgence comme les faits de violences ou attaques sur les réseaux sociaux qui sont pris en compte dans la rapidité de la protection fonctionnelle. Les demandes sont gérés par le service juridique de l’académie.

Mesdames et Messieurs les membres du CSA de l’Académie de Rennes,

Que dire de l’état désastreux dans lequel se trouve le service public d’éducation? Les ministres se succèdent, mais la politique austéritaire reste la même.

C’est l’histoire d’un ministère qui tombe du 51e étage et qui se dit, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien.

Et pour cause, les casseurs des services publics sont au pouvoir !

Car, ce sont encore 4018 postes qui seront supprimées l’an prochain dont 3256 dans l’enseignement public. Le prétexte avancé est comme à chaque fois la démographie scolaire mais, plutôt que de profiter de cette baisse globale du nombre d’élèves pour réduire la taille des classes et améliorer les conditions d’enseignement et de travail, le gouvernement « Lecornu 2 » continue de dégrader le service public d’éducation et se refuse à toute politique ambitieuse de lutte contre les inégalités sociales et scolaires.

En effet, s’il existe un domaine dans lequel le système scolaire français arrive en tête : c’est celui des inégalités ! Ainsi, nous rappelons que l’observatoire des inégalités a effectué la synthèse des résultats TIMSS et PISA, et cocorico, dans le classement des inégalités au sein des pays de l’OCDE, la France se situe ainsi en première position. Triste constat que nous connaissons tous et toutes depuis plusieurs années.

La priorité doit être de garantir un enseignement de qualité pour tous et toutes avec des personnels formés et qui voudront rester dans l’éducation nationale. Le turn-over n’est jamais un bon signe.

Et notre ministère est en proie depuis de nombreuses années à une crise de la vocation, une crise du recrutement. Dans le rapport social unique que nous étudions aujourd’hui, vous notez que « les ruptures conventionnelles restent stables : 134 ruptures conventionnelles en 2023, 136 en 2024 » : ainsi les enseignants et personnels non-enseignants de notre académie veulent toujours autant quitter l’Éducation nationale.

Les conditions de travail sont tellement dégradées qu’elles en deviennent maltraitantes ; nos collègues sont toujours plus nombreuses et nombreux à vouloir changer de métier, quitter l’Éducation nationale voire même le service public en général.

Supprimer les postes n’est pas la solution pour lutter contre la crise du recrutement. Il faut baisser les effectifs par classe, cesser avec la multiplication des missions non rémunérées qui ne sont rien d’autre que du travail gratuit dissimulé et augmenter les salaires.

Au-delà de l’école, ce budget d’austérité « Lecornu 2 » va renforcer les inégalités sociales. Le gel des prestations sociales, dont les APL et l’allocation adulte handicapé ainsi que le doublement des franchises médicales vont encore plus paupériser les collègues les plus précaires.

Alors que nous étudions aujourd’hui le « Plan académique Égalité professionnelle femmes-hommes /diversité » et que le 25 novembre prochain sera la journée internationale contre les violences sexistes et sexuelles, SUD éducation Bretagne souhaite rappeler que les féminicides continuent d’augmenter : nous en étions au 140 féminicide hier. Là encore, aucun budget digne de ce nom n’est alloué à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Au contraire, les associations qui prennent en charge les victimes de violences voient leurs ressources diminuer.

SUD éducation appelle donc l’ensemble des personnels de l’académie à se mobiliser par la grève et la manifestation le mardi 25 novembre à 18h place de la République à Rennes et le mardi 2 décembre.

Pas d’économies sur l’école publique ! Pas d’économies sur nos vies ! Abrogation de la réforme des retraites !

SUD éducation Bretagne

Résumé de la réunion de présentation des PAS à la DSDEN.

Un certain nombre de départements expérimentateurs sont déjà rentrés dans le système des PAS à la rentrée 2024 ; le 35 ne devait pas y entrer avant 2026 mais le ministère a demandé a ce qu’un maximum de départements effectue le basculement les PIAL vers les PAS pour la rentrée 2025. C’est un système établit en partenariat avec l’ARS et la MDPH.

Le but est de s’affranchir de la MDPH pour fournir de l’aide aux élèves aux besoins éducatifs particuliers : ils n’ont pas besoin d’avoir une notification MDPH pour y recourir.

Le PAS proposera des expertises pour les élèves vus (avec suivi, analyse du cas, plans d’action vers l’accessibilité des apprentissages, des interventions ponctuelles sur le site…). Les aménagements pourront être pédagogiques en classe / sous la forme d’une aide pédagogique et éducative (EN, éducateur, appui paramédical) / via du matériel pédagogique adapté. Possibilité également d’établir desliens avec les professionnels libéraux (psychomotricien, orthophoniste…). Les PAS ne fournissent PAS d’aide humaine (AESH), c’est du ressort de la MDPH. En revanche ils peuvent fournir une aide au remplissage du GEVASCO pour les professeur.es.

Une équipe de PAS : un.e éduc spé + un.e pilote de PAS de l’éducation nationale (c’est à dire enseignant spécialisé « de préférence mais ce n’est pas une obligation ») En cas de congé maladie/maternité etc de l’éduc spé cela relève du médico social; dans le cas du pilote de PAS, il n’y a pas de solution de remplacement.

Cette démarche prend appui sur un travail en partenariat avec le secteur medico-social (CMPP notamment : mais cela ne permettra pas d’accéder plus vite à un suivi au CMPP, c’est une aide « supplémentaire »).

Cette analyse et ces adaptations mises en place par les PAS sont aussi un éclairage pour le travail de maMDPH si les familles ont recours à cette dernière pour leur enfant (d’où le partenariat).

La MDPH aurait souvent dit que l’accompagnement humain paraissait être une solution (AESH) faute d’informations antécédentes sur les élèves, alors que d’autres types d’adaptations pourraient être mieux.

Liste des PAS pour la rentrée 2025 dans le 35 et lieux d’implantation dits « Guichets d’Accueil » :

Bain de Bretagne 1 (college le chene vert)

Pacé 1 (college dolto)

Rennes Est 2 (EEPU tregain et EEPU marcel pagnol)

Saint Jacques 1 (antenne RASED)

Saint Malo 1 (EEPU alain colas) + circonscription de St Malo ville

(Il reste 14 PIAL)

Le nombre de PAS est encore à déterminer pour la rentrée 2026, mais à la rentrée 2027 tout le département devrait avoir basculé et abandonné les PIAL pour les PAS.

Quand la lesbophobie tue, les pouvoirs publics ferment les yeux !

C’est avec tristesse et colère que nous avons appris le suicide de notre collègue Caroline Grandjean, professeure des écoles et directrice dans un village du Cantal. SUD éducation présente ses sincères condoléances à sa compagne, sa famille et ses proches. Nous perdons une enseignante engagée auprès de ses élèves, victime de lesbophobie de la part de parents d’élèves et de l’institution.

Depuis décembre 2023, Caroline était victime d’agressions lesbophobes dans son école de Moussage, dans le Cantal ; plusieurs insultes avaient été taguées sur les murs de l’établissement. Alertée, l’inspection a préféré fermer les yeux dans un premier temps, mettant en danger notre collègue. Caroline est même désavouée quand elle décide de communiquer avec les parents d’élèves. Ces derniers enfoncent le clou, suivi·es par la mairie. L’inspectrice ne la soutient pas et lui reproche une telle communication, ne lui propose alors aucune solution et l’invite à retourner au travail.

 Il faudra attendre une menace de mort pour que l’administration réagisse. À la suite de la troisième plainte déposée, l’Inspection académique avertit le préfet et propose enfin à Caroline Grandjean une nouvelle affectation. Les insultes, elles, continuent.

 Engagée, Caroline refusera sa nouvelle affectation. SUD éducation estime effectivement que ce ne sont pas aux travailleur·euses discriminé•es de baisser la tête. L’administration a des obligations : prendre des mesures pour assurer la santé et la sécurité des agent·es et pour lutter contre les LGBTphobies. Un déplacement contraint n’est pas une mesure de protection à la hauteur de la gravité. L’administration aurait dû mettre en place d’autres mesures de protection pour mettre en sécurité Caroline. Les pouvoirs publics auraient dû soutenir publiquement notre collègue et faire front avec elle au lieu de vouloir étouffer l’affaire. SUD éducation estime que la mairie et l’Inspection ont une lourde responsabilité et demande à ce que la lumière soit faite sur leurs décisions.

Le Ministère de l’Éducation nationale ne doit pas fermer les yeux face aux LGBTIphobies qui sévissent dans notre société et donc au travail. Un travail pédagogique doit être mis en place à destination des élèves et des familles. Pour cela, le Ministère doit être garant de la mise en place des programmes d’EVARS et de la défense de ses agent·es face à d’éventuelles menaces des parents d’élèves et de l’extrême-droite.

SUD éducation réitère tout son soutien aux proches de Caroline Grandjean, enseignante lesbienne et engagée.

Les universités doivent accueillir les étudiant-es gazaoui-es !

SUD Éducation dénonce fermement l’annonce faite le 1ᵉʳ août 2025 par le ministre des Affaires étrangères, Jean‑Noël Barrot, selon laquelle toutes les évacuations de Gazaoui·es vers la France sont suspendues jusqu’à la conclusion d’une enquête interne concernant une étudiante accusée de propos antisémites. 

Cette décision se fait sous la pression de groupuscules d’extrême droite soutiens d’Israël qui, à partir d’un cas particulier, souhaitent imposer à la France la fin des évacuations de jeunes gazaoui·es, rompant ainsi avec tous les principes du droit d’asile et de l’accueil des réfugié·es. 

Les discours et les tweets antisémites ignominieux ne sont pas tolérables et SUD éducation combat avec acharnement tous les racismes. Mais pour SUD éducation, il ne peut y avoir de responsabilités collectives pour des actes individuels. 

L’accueil de jeunes gazaoui·es dans les universités et établissements du supérieur en France est bien la moindre compensation humanitaire que peuvent prendre les universités face au drame historique qui se déroule à Gaza et aux responsabilités profondes (historiques comme économiques et militaires) de la France dans ce génocide. Dans le même temps, les universités françaises doivent rompre leurs partenariats avec les établissements du supérieur israélien qui participent au complexe militaro-industriel et à la colonisation. SUD éducation, dans le cadre de la campagne BDS exige des sanctions pour arrêter le colonialisme israélien.

Partout en France, les militantes et militants de SUD éducation oeuvrent auprès des instances des établissements et auprès du consulat de France à Jérusalem pour faire évacuer des étudiant·es, notamment grâce au programme PAUSE qui soutient les universitaires et artistes contraint·es à l’exil, ou à tout autre dispositif qui leur permet d’obtenir une protection et une évacuation vers la France afin de poursuivre des études, droit inaliénable. 

SUD éducation exige : 

  • le rétablissement immédiat des évacuations des étudiant·es gazaoui·es ;
  • l’inscription de droit dans les établissements de l’ESR des étudiant·es gazaoui·es comme cela a été le cas pour les étudiant·es d’Ukraine ou du Liban ;
  • le soutien humain et financier pour garantir à ces étudiant·es réfugié·es des conditions de vie et d’études décentes, par exemple par la création de bourses spécifiques destinées aux étudiant·es réfugié·es gazaoui·es, quelle que soit leur année d’étude. 

Alors que la population de Gaza comme celle de Cisjordanie occupée est soumise à la famine organisée, aux massacres, aux bombardements de camps de réfugié·es, d’écoles ou d’hôpitaux, que des crimes de guerres et un génocide se déroulent sous les yeux du monde, les universités françaises ont un devoir de solidarité élémentaire en ouvrant leurs portes aux étudiant·es gazaoui·es. 

Stop au génocide – Stop à la colonisation – Boycott universitaire contre Israël

Élisabeth Borne à Rennes pour célébrer les stages en entreprises: la communauté éducative en deuil et en colère suite à la mort d’un élève

Ce vendredi 27 juin 2025, la ministre de l’éducation nationale, Élisabeth Borne, sera à Rennes pour rencontrer des élèves de seconde qui effectuent actuellement leurs stages en entreprise.

SUD éducation 35 dénonce cette opération de communication très malvenue alors que le mardi 17 juin, un élève de seconde générale du lycée polyvalent Curie-Corot de Saint-Lô, dans la Manche, est mort sur le lieu de son stage d’observation.

SUD éducation tient à exprimer toutes ses condoléances et sa solidarité à la famille de la victime et à l’ensemble des élèves et des personnels de son établissement.

Cette mort tragique doit alerter toute la communauté éducative sur le nombre de jeunes ayant trouvé la mort sur leur lieu de stage d’observation, de période de formation en milieu professionnelle, ou sur leur lieu de travail.

Alors que l’Éducation nationale se montre particulièrement volontariste pour rapprocher l’école du monde de l’entreprise via la promotion des dispositifs de découverte des métiers et des stages, nous déplorons la mort de trois jeunes en quelques mois : un apprenti de 15 ans, un lycéen de bac pro de 17 ans, et récemment un élève de 16 ans de classe de seconde en « séquence d’observation » ont perdu la vie en entreprise. Ces drames doivent impérativement conduire l’Éducation nationale à prendre ses responsabilités concernant la santé et la sécurité des jeunes en entreprises .

Les élèves ne doivent pas être de la chair à patron, exposé·es aux risques, alors qu’ils ou elles restent en situation d’apprentissage. Ces dernier·ères se retrouvent trop souvent dans des situations où le droit du travail n’est pas respecté, exposé·es à des risques professionnels mal évalués et face auxquels ils ou elles ne sont pas formé·es.

Au-delà des élèves en stage, les accidents du travail et les décès au travail concernent particulièrement les jeunes travailleurs et travailleuses. En effet, la Direction générale du travail pointe que plus de la moitié des jeunes de moins de 25 ans mort·es au travail ont moins d’un an d’ancienneté dans leur emploi. L’INRS, Institut national de recherche et sécurité, alerte sur la fréquence des accidents du travail concernant les jeunes de moins de 25 ans, s’élevant à 10 % par an, soit 2,5 fois plus que les l’ensemble des salarié·es.

Le travail tue et SUD éducation en fait le constat depuis longtemps. Les employeur·euses doivent tout mettre en œuvre pour protéger les employé·es, et en particulier les jeunes en situation de stage ou d’apprentissage. Les élèves qui meurent sur leur lieu de travail restent avant tout des élèves et le Ministère de l’Éducation nationale doit prendre toutes ses responsabilités. Il doit assurer la sécurité et la santé des élèves trop souvent exposé·es aux dangers liés au travail.

Enfin, SUD éducation 35 réaffirme l’inutilité des stages de seconde.

Les retours du terrain montrent à quel point ce dispositif de stage en seconde n’a pas été approprié par les équipes et ne répond pas aux besoins des élèves. Une très faible minorité d’élèves a trouvé un stage. On observe que la recherche de stage est particulièrement inégalitaire puisque la responsabilité de la recherche du stage incombe aux élèves et aux familles. Les élèves qui participent à un voyage scolaire linguistique organisé par leur lycée ou au SNU en sont dispensé·es. Le ministère utilise le stage de seconde pour promouvoir le SNU, pourtant largement décrié.

Sud éducation 35 rappelle que le dispositif du stage en seconde est à l’image de la politique du ministère de l’Éducation nationale : il s’agit d’une mesure inutile imposée arbitrairement d’en haut, qui répond davantage à une communication médiatique qu’à un besoin éducatif.

les élèves ont le droit d’être absent-es pour célébrer les fêtes musulmanes

Rennes, le 5 juin 2025

L’académie de Rennes doit garantir la neutralité de l’État et garantir l’égalité des droits entre les élèves

Ce mardi 3 juin, le principal du collège La Binquenais à Rennes a envoyé un courrier aux élèves et aux familles scolarisé-es dans l’établissement ainsi qu’aux personnels, pour les informer « qu’aucune absence ne pourra être autorisée le vendredi 6 juin 2025 pour la célébration de l’Aïd-el-Kébir. »

L’établissement a annoncé aux familles que « les cours se tiendront normalement, tout comme les épreuves du CFG pour les élèves concernés, et que la présence de tous les élèves est requise. »

Pour rappel, le certificat de formation générale (C.F.G.) valide les acquis dans des domaines de connaissances générale.

SUD éducation 35 dénonce ce qui constitue une discrimination manifeste à l’encontre des élèves de confession musulmane. C’est à l’établissement d’anticiper ces jours fériés et de garantir l’égalité des droits et l’égalité de traitement des élèves quelque soit leur confession.

La circulaire du 18 mai 2004 relative à la laïcité dans les écoles, collèges et lycées, précise que :

  • « des autorisations d’absence doivent pouvoir être accordées aux élèves pour les grandes fêtes religieuses qui ne coïncident pas avec un jour de congé et dont les dates sont rappelées chaque année par une instruction publiée au Bulletin officiel de l’éducation nationale.
  • seules les demandes d’absence systématique ou prolongée doivent être refusées dès lors qu’elles sont incompatibles avec l’organisation de la scolarité.
  • l‘institution scolaire et universitaire, de son côté, doit prendre les dispositions nécessaires pour qu’aucun examen ni aucune épreuve importante ne soient organisés le jour de ces grandes fêtes religieuses. »

Ainsi, le collège de La Binquenais ne respecte pas du tout la circulaire du 18 mai 2004 relative à la laïcité dans les écoles, collèges et lycées.

Pour SUD éducation 35, cette mesure est d’autant plus scandaleuse qu’elle fait suite à un jour férié et « pont » lié au jeudi de l’Ascension et qu’elle précède le jour férié du lundi de la Pentecôte.

SUD éducation 35 demande que cette communication soit annulée et que l’épreuve de CFG prévue le vendredi 6 juin soit réportée ou aménagée pour les élèves concerné-es afin de garantir les droits des élèves.

SUD éducation 35 rappelle que :

  • les élèves sont autorisé·es à s’absenter le jour de l’Aïd comme c’est clairement précisé dans la circulaire du 18/05/2004 :  » Des autorisations d’absence doivent pouvoir être accordées aux élèves pour les grandes fêtes religieuses qui ne coïncident pas avec un jour de congé et dont les dates sont rappelées chaque année par une instruction publiée au B.O  » ;
  • l’éducation aux principes de laïcité ne se conçoit pas sans une lutte déterminée contre toutes les formes de discrimination, et l’institution doit se montrer exemplaire ;
  • une journée d’absence autorisée par cette circulaire ne saurait être considérée comme de « l’absentéisme » dans les écoles et les établissements scolaires ;
  • la liberté de conscience est une liberté fondamentale accordée à tou·tes les citoyen·nes et qu’il ne saurait y avoir de la part de l’Éducation nationale de fichage ethnique ou en lien avec une appartenance religieuse ou supposée.

Marche des fiertés 2025 à Rennes

En 2025, les droits des personnes LGBTQIA+ ne sont toujours pas pleinement appliqués et sont toujours plus menacés. Dans l’Éducation nationale, personnels et élèves subissent de nombreuses discriminations anti-LGBTQIA+. Le ministère n’a jamais fait de la lutte contre les LGBTIphobies une priorité alors que l’extrême droite s’immisce toujours plus dans les établissements scolaires.

Le ministère s’est enfin donné les moyens d’appliquer la loi de 2001 en publiant des programmes d’éducation à la vie affective relationnelle et sexuelle (EVARS),et SUD éducation se réjouit que des notions essentielles telles que l’identité de genre ou l’homophobie y aient été intégrées.
Cependant, SUD éducation dénonce un recul du ministère de l’Éducation nationale face aux idées réactionnaires de la droite et de l’extrême droite et déplore que certains termes ne soient pas introduits plus tôt au cours de la scolarité pour rendre compte des réalités vécues par les élèves et mettre des mots sur des situations qui font le quotidien des classes : le terme « LGBTIphobies » n’apparaît ainsi qu’en terminale et le terme « identité de genre » n’est abordé qu’en troisième…
La Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) n’a d’ailleurs pas prévu pour l’instant de livret pédagogique portant sur les personnes LGBTQIA+. On peut également regretter le manque de moyens alloués à la formation, qui est pourtant préconisée dans le programme. Sans formation, les personnels qui s’essaieront à l’EVARS pour la première fois risquent de perpétuer, sans forcément le vouloir, une vision hétéronormée et binaire du genre et de la sexualité, et ce d’autant plus que l’égalité et la lutte contre les stéréotypes de genre demeurent abordées sous l’angle de la binarité dans le programme.

Par ailleurs, cette publication a été accompagnée d’une forte campagne calomnieuse et discriminatoire de la part d’associations de parents d’élèves d’extrême droite comme “Le Syndicat de la famille”, branche de la “Manif pour tous”, ou “Parents vigilants”, proche d’Eric Zemmour. À coup de tracts et de rassemblements, ces associations mettent en danger les élèves et les personnels LGBTQIA+. SUD éducation demande à la ministre une réaction et l’interdiction de ces associations de parents d’élèves.

Parallèlement, les agressions LGBTIphobes, qu’elles soient verbales ou physiques, sont en augmentation depuis deux ans. L’association SOS homophobie a recensé à elle seule plus de 2000 témoignages dans son dernier rapport. Un quart de ces agressions sont en ligne, sur des réseaux sociaux où les propos complotistes sont sans bornes et où les idées d’extrême droite peuvent être partagées sans inquiétude. Les cas de harcèlement augmentent, conduisant dans de trop nombreux cas les personnes au suicide. Souvenons-nous de Lucas, un collégien de 13 ans, qui a mis fin à ses jours le 7 janvier 2023. Avant son suicide, il y a eu celui de Doona (étudiante trans à Montpellier, septembre 2020), d’Avril (lycéenne trans à Lille, décembre 2020) ou encore de Dinah (lycéenne lesbienne et personne racisée à Mulhouse, octobre 2021), et d’autres. Ces suicides rappellent à chaque fois l’absence de moyens humains, financiers et de volonté politique pour lutter réellement contre les LGBTIphobies.

Parmi les victimes de LGBTIphobies, les jeunes trans sont surreprésentés. 13% des personnes trans ayant subi une agression transphobe ont moins de 18 ans, 25 % ont entre 18 et 34 ans. Par ailleurs, si la gayphobie demeure l’acte LGBTIphobe le plus présent dans la société, la transphobie a doublé en trois ans. Un quart des témoignages de victimes concerne des agressions transphobes.

Dans l’Éducation nationale, la circulaire ministérielle relative à l’accueil des élèves trans est un pas en avant mais reste insuffisante. Cette circulaire conditionne la reconnaissance de l’identité de genre des élèves mineur·es à l’acceptation des parents. Cette condition est dangereuse, car elle ne respecte pas l’autodétermination des élèves, risquant de les positionner en situation de grande souffrance en cas de désaccord des parents. Le Sénat a récemment adopté une loi qui interdit les traitements hormonaux pour les mineur⋅es trans, arguant qu’elle protège des décisions irréversibles. Cette mesure ignore l’avis des associations de personnes trans, des professionnels de santé et les besoins des jeunes trans. SUD éducation dénonce une loi transphobe, qui limite les droits fondamentaux des jeunes à s’autodéterminer.

Face à ce constat accablant, le gouvernement réagit peu, voire passe les causes sous silence. Le scandale de Bétharram en est l’illustration même. Plusieurs élèves ont subi des violences sexuelles et sexistes dans cet établissement catholique privé sous contrat de Pau, encore ouvert aujourd’hui. Le Premier ministre, ancien ministre de l’Éducation nationale, a préféré fermer les yeux à l’époque et refuse d’admettre aujourd’hui sa non assistance aux victimes.
C’est pourquoi SUD éducation appelle François Bayrou à démissionner au plus vite. Ces violences, intrinsèquement liées au patriarcat régnant en maître dans ces institutions, ne sont que l’illustration d’une vision viriliste de la société visant en premier lieu les élèves LGBTQIA+. SUD éducation alerte également le ministère de l’Éducation nationale quant à l’enquête trafiquée et dirigée par l’Inspection générale de l’éducation visant l’établissement privé Stanislas. Effectivement les informations sur des violences LBGTIphobes au sein de l’établissement ont été minimisées pour protéger l’institution.
SUD éducation demande la fermeture de l’École Stanislas, il en va de la protection des élèves et des personnels. Le ministère de l’Éducation nationale doit également faire la lumière sur toutes les agressions sexuelles dans le privé, mais aussi dans le public, en intensifiant la vigilance, la prévention, et surtout en ne fermant pas les yeux, comme en février 2025 quand le cabinet d’Elisabeth Borne a refusé de publier l’enquête du centre Hubertine Auclert sur les violences liées au genre dans les établissements scolaires. 

À l’école, les LGBTIphobies touchent également les personnels. Malgré les plans et les déclarations successives des ministères de la Fonction publique et de l’Éducation nationale, l’école demeure un milieu professionnel où perdurent de nombreuses violences à l’encontre des personnels LGBTQIA+. Ces violences s’illustrent tout d’abord par des propos et des comportements répétés des collègues et des hiérarchies qui ne font pas l’objet d’une prise en charge réelle et à la hauteur des enjeux. C’est également l’administration qui peut être à l’origine de ces violences. Aujourd’hui, certaines personnes trans peinent encore à faire valoir leur changement de genre ou d’identité sur leur lieu de travail, dans les documents officiels ou administratifs. Ces comportements constituent des violences transphobes qui doivent être dénoncées. Le ministère doit reconnaître et faire appliquer les droits des personnels LGBTQIA+ ainsi que mettre en place une politique d’envergure efficace pour améliorer leur quotidien  au travail.

C’est par la mobilisation de tou·tes les personnes LGBTQIA+ et de toutes les forces soucieuses d’émancipation et de progrès social, que l’égalité entre tou·tes pourra être gagnée.

SUD éducation revendique : 

– la fin des violences physiques (notamment les mutilations) et psychologiques à l’encontre des personnes intersexes

– le droit des personnes trans à l’autodétermination,à tout âge

– le droit à l’autodétermination des personnes intersexes

– La possibilité de changement de mention de genre à l’état civil : libre, gratuit, déjudiciarisé, sur simple déclaration

– une politique ambitieuse de prévention et d’accompagnement des jeunes LGBTQIA+ ou en questionnement quant à leur genre et leur orientation sexuelle, appuyée par la mise à disposition de véritables moyens et par l’ouverture de postes spécifiques de référent·es.

– l’élaboration de matériel pédagogique spécifique sur les questions des LGBTQIAphobies ;

– la mise en place dans la formation initiale de modules obligatoires sur les identités de genre et l’orientation sexuelle et romantique, pour les futur·es enseignant·es (selon un volume horaire identique dans tous les INSPE ), et pour toutes les autres catégories de personnel (CPE, agent·es) ;

– l’effectivité des séances d’EVARS prévues dans les textes officiels et la prise en compte dans ces séances d’une perspective non cis-hétérocentrée, qui remette en question et visibilise les normes cis-hétérosexuelles qui structurent la société, et mette sur un pied d’égalité toutes les orientations sexuelles et romantiques, et toutes les identités de genre.

– la mise en place de dispositifs permettant aux élèves de réfléchir aux discriminations et de déconstruire les stéréotypes.

– le respect par les personnels du prénom et du pronom d’usage pour les élèves et personnels trans dans le cadre scolaire et universitaire.

– le respect de la circulaire du 29 septembre 2021 et l’obligation pour l’administration de soutenir, aider et défendre tous les membres de la communauté éducative qui, du fait de leur identité de genre, subiraient diverses formes de brimades, de harcèlement ou de discriminations

– l’obligation pour l’administration d’accompagner ces membres dans leurs démarches, y compris dans le cadre d’un changement de genre et/ou d’identité, en veillant à leur assurer un environnement sécurisé pour qu’ils puissent effectuer leur parcours sans être mis en danger dans leur milieu éducatif et professionnel.

=> Lien vers le site de la Marche des fiertés à Rennes : https://iskis.org/marchefiertes2025/

Il est urgent de refuser la propagation des idées fascistes et réactionnaires dans nos écoles et nos établissements !

Adresse intersyndicale CGT éduc’action 35, CNT-STE 35, FNEC-FO-FP 35, FSU 35, SGEN-CFDT 35, SUD éducation 35, UNSA-SE 35

Longtemps l’Éducation Nationale a été relativement préservée et imperméable aux idées véhiculées par l’extrême-droite. La jeunesse était majoritairement rétive aux idées de racisme, de xénophobie, elle était à la pointe des luttes antifascistes. Le vote pour le FN/RN dans le milieu enseignant était quasi nul selon toutes les études électorales.


Hélas, depuis quelques années, et particulièrement depuis plusieurs mois, nous constatons une montée inquiétante des propos racistes et pro RN dans nos établissements. Des collègues, des élèves subissent un racisme de plus en plus décomplexé. Les idées d’extrême-droite se banalisent, en parallèle, des associations d’extrême-droite comme « Parents Vigilants » (Émanation du parti Reconquête de Zemmour) ou « SOS Éducation » font pression sur les établissements et nos collègues en remettant en cause les contenus des apprentissages et en propageant des fakenews, notamment sur l’Éducation à la Vie Affective Relationnelle et à la Sexualité. Ces groupes tentent également d’intimider les équipes et d’entraver l’accès à certaines œuvres culturelles telles que des spectacles sur le thème de l’égalité fille/garçon ou récemment un ouvrage du prix Goncourt des Lycéens. Ils sont relayés par tous les médias d’extrême droite notamment Cnews, le JDD, Europe 1 et tous ceux qui sont sous la coupe de Bolloré et consorts mais aussi par la fachosphère sur Internet. Dans notre département, nos organisations syndicales ont été informées de ces pressions qui sont allées jusqu’à des menaces de mort sur certain·es de nos collègues.


Il y a urgence à mettre un coup d’arrêt à ces propos et agissements. Nous devons nous dresser collectivement et nous donner les moyens de ne plus rien laisser passer. Nous appelons les collègues à informer nos organisations syndicales de tout propos ou agissement problématique afin de pouvoir réagir syndicalement.


Nous rappelons solennellement notre opposition aux xénophobes et racistes. L’extrême droite est un danger pour nos élèves, nos collègues, le service public d’Éducation et pour la démocratie. L’extrême droite a une vision réactionnaire de l’École : la mise en œuvre de son programme aurait des effets terribles. Jamais l’extrême droite ne condamne l’insuffisance des moyens. Jamais elle ne parle de la dégradations des conditions de travail. Jamais elle ne porte un regard critique sur les inégalités scolaires et sociales croissantes, sauf pour rendre l’immigration responsable de tous les problèmes de l’École. On ne trouve rien dans les programmes d’extrême droite qui permettrait de résoudre les fragilités actuelles du système éducatif. Derrière un discours prétendument social, elle promeut en réalité l’obscurantisme, l’autoritarisme, la haine, le racisme, l’antisémitisme, les LGBTIphobies, le sexisme, …


En tant qu’organisations syndicales attachées au progrès social et à la démocratie, nous portons haut et fort les principes républicains, les principes d’égalité, de liberté, de laïcité, de tolérance.

A rebours de ce que porte l’extrême droite, nous rappelons notre attachement au projet scolaire d’une École publique, laïque, gratuite et obligatoire :
accueillir partout tou·tes les élèves, sans distinction d’aucune sorte ;
• être ambitieux·ses pour chacun·e ;
• contribuer à la mise en place de l’esprit critique, autour de savoirs scientifiquement validés pour former des personnes libres et éclairé·es.

Nous réaffirmons que c’est bien la solidarité, le renforcement des services publics qui nous permettront de lutter efficacement et de faire rempart contre toutes les idées réactionnaires. Dans ce moment de bascule pour notre démocratie, notre responsabilité est bien d’offrir des perspectives de progrès social à nos collègues, à la jeunesse et à la population toute entière, notamment en luttant contre les politiques austéritaires et antisociales menées par les gouvernements successifs d’Emmanuel Macron servant de marchepieds aux idées d’extrême droite.

Rennes, le 2 mai 2025

Nouveau gouvernement, même racisme et nouvelles attaques contre les personnes immigrées

Depuis la nomination de François Bayrou, le gouvernement français continue d’aller vers des propos, décrets et projets de lois de plus en plus proches des idées d’extrême droite, avec une focalisation sur l’immigration toujours vue comme un problème et souvent associée à l’idée d’insécurité. 

Avant de revenir sur ces déclarations ou projets problématiques il est important de rappeler la fausseté de ces mirages racistes. Les crimes et délits en France sont très majoritairement le fait de personnes qui ont la nationalité française ; seule la sur-médiatisation des affaires concernant les personnes immigrées ou perçues comme étrangères donne l’impression inverse. De même, tous les fantasmes liés à des problématiques économiques sont erronés. Les économistes qui travaillent sur l’immigration s’accordent au contraire pour dire que les Etats qui ont, à un moment de leur histoire, réduit fortement l’immigration, ont vu baisser le pouvoir d’achat de tou·tes. Enfin, l’idée que la France serait un territoire particulièrement attractif qui ferait déjà largement sa part dans l’accueil des personnes réfugiées est hautement critiquable, puisque le nombre de personnes étrangères entrées sur le territoire français est moins important que le nombre d’arrivées en Allemagne, en Italie ou au Royaume-Uni. Pourtant, nous n’avons pas hésité dans notre histoire à coloniser des territoires entiers et une partie de l’immigration actuelle a un lien avec cette histoire coloniale. Nous devrions donc au contraire en assumer la responsabilité et essayer de réparer les dégâts commis par le passé.

Les propos du premier ministre qui reprend des expressions autrefois cantonnées à l’extrême-droite comme « submersion migratoire » sont donc mensongers et inacceptables. Au delà des paroles, le gouvernement empire la situation souvent très difficile des personnes étrangères en France. Ainsi, le ministre Retailleau diffuse dès le 23 janvier une circulaire qui appelle à réduire toutes les régularisations pour motifs humanitaires et familiaux, insiste sur la notion d’intégration (avec notamment des critères linguistiques élevés), rend plus difficile la régulation par le travail et défend l’expulsion pour « menaces à l’ordre public » (motif extrêmement flou et qui sert aussi à intimider les personnes étrangères qui voudraient militer pour leurs droits). Enfin un projet de loi, toujours porté par Retailleau et voté par le Sénat, projette d’interdire le mariage pour les personnes qui sont sur le territoires de façon irrégulière. Comme lorsqu’on demande aux personnes d’avoir déjà un travail pour bénéficier d’un titre de séjour tout en condamnant le travail non-déclaré, demander aux personnes d’être bien intégrées en France et d’en apporter la preuve tout en les empêchant de contracter un mariage, qui atteste pourtant d’une grande intégration, est hypocrite et paradoxal. N’étant pas capable d’interdire l’amour et les liens interpersonnels existant entre les personnes, peu importe leur nationalité, le ministre refuse à certain·es la reconnaissance de ces liens par l’État, allant toujours plus loin dans l’idée que certaines personnes qui font société avec nous pourraient être ignorées et être privées de certains droits. Ceci démontre encore une fois que l’égalité et la fraternité en France ornent les frontons plus que nos textes de lois et les esprits de nos dirigeant·es. 

Sur le terrain, déjà, nous observons de nouveaux cas jamais ou peu rencontrés. Prenons le cas de B, arrivé en France en 1984, originaire de République démocratique du Congo (RDC) qui a reçu une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) au moment du renouvellement de son visa. Motif de cette décision ? Ses enfants nés sur le sol français étant désormais majeurs, B n’était plus exempté d’expulsion.

Ou le cas de cette élève d’un collège de Metz, arrêtée en plein cours, malgré le Code de l’Éducation sanctuarisant l’École, et un décret Valls de 2013 interdisant les arrestations au sein ou aux abords des établissements dans le cadre d’expulsions. Sans compter le pluie d’OQTF concernant les Mineur·es Non Accompagné·es devenu·es majeur·es, au prétexte que les notes au lycée ne sont pas bonnes ou que les liens avec la famille persistent. Rappelons que ce n’est pas la quantité de liens qui est contestable mais leur nature. 

En tant que syndicat de lutte pour les droits de tou·tes, nous nous offusquons et nous inquiétons de ces attaques toujours plus régulières et violentes contre les personnes immigrées et de la montée des idées racistes dont elles témoignent. Nous nous inquiétons aussi des droits de nos camarades en lutte quand le motif de « menaces à l’ordre public » est défendu comme un motif valable d’expulsion et que des camarades travailleur·ses en lutte pour leurs droits comme à Chronopost sont visé·es par des OQTF. En tant que syndicat de l’éducation nous sommes particulièrement touché·es par les difficultés qui vont s’accroître pour nos élèves et leurs familles quand on s’attaque aux régularisations pour motifs familiaux. 

SUD éducation dénonce cette politique et revendique : 

  • des logements pour tou·tes ;
  •  de meilleures conditions d’accueil pour les élèves étranger·es, avec notamment des effectifs de 15 élèves maximum en UPE2A, une formation pour les personnels accueillant ces élèves et des postes d’interprètes dans l’Éducation nationale ;
  • la suppression de la loi « asile et immigration » dite loi Darmanin ;
  • l’arrêt des OQTF et des expulsions ;
  • la délivrance sans conditions de titres de séjour vie privée et familiale pour tou·tes les Jeunes isolé·es étranger·es et de tou·tes les élèves dit·es sans papiers ;
  • l’abrogation du Code de l’entrée et du séjour du droit d’asile ;
  • l’ouverture des frontières ;
  • l’abrogation de la plateforme Bienvenue en France, instrument de tri nationaliste et xénophobe ;
  • la suppression de la clause de nationalité, mesure discriminatoire et xénophobe qui exclut les collègues originaires de pays extra-communautaires du statut de fonctionnaire.