Des représentants de la CFDT Rennes 2 exercent-ils des pressions pour favoriser l’éviction du représentant Sud Éducation ?
Dans une alerte adressée à la commission santé et sécurité de l’université et datée du 27 mars, deux représentant·es de la section CFDT de Rennes 2 s’en prennent violemment à notre syndicat.
Iels nous reprochent « des prises de position publiques irresponsables, des accusations infondées et une instrumentalisation manifeste des instances des santé et sécurité au travail à des fins de pression syndicale », « une stratégie de mise en cause publique, d’intimidation et de déstabilisation ». Alors que nous alertons depuis plusieurs mois sur une dégradation des conditions de travail au CREA, des faits de harcèlement et de discrimination, les deux auteur·ices balayent la question : il s’agit pour eux et elles « d’accusations graves et non étayés », « d’une volonté manifeste de transformer des difficultés organisationnelles complexes en procès politique » et « d’une attitude qui aggrave la souffrance au travail ».
Rarement on a vu un syndicat défendre avec tant d’ardeur une équipe de direction, minorer avec tant de négligence la souffrance d’agent·es, relayer avant tant de complaisance des éléments de discours managériaux. Rappelons que 11 agent·es du service ont été en arrêt de travail cette année, parfois pendant plusieurs mois, leur courrier n’en fait même pas mention.
Peut-être que nos représentant·es syndicaux·ales doivent obtenir l’aval de la CFDT pour oser s’exprimer sur ces sujets ? Les représentant·es de la CFDT s’arrogeraient-iels le droit de définir qui est responsable etqui ne l’est pas ?
Car, en réalité, les auteur·ices de ces lignes sont peu soucieux·ses de l’éthique syndicale. Une des co-signataires de cette alerte n’est ni plus ni moins que la supérieure hiérarchique de notre représentant syndical.
Actuellement déchargée à 100%, elle était encore en poste comme directrice adjointe du CREA au moment des premières alertes déposées par notre représentant syndical. Elle demande aux « instances compétentes » qu’elles « rappellent fermement que le dialogue social ne peut être confisqué par des méthodes d’intimidation […] », la question est en suspens : la directrice adjointe du CREA aurait-elle usé de sa position syndicale pour évincer un agent qui posait des questions gênantes ?
La présidence de l’université avait connaissance de cette alerte dès son dépôt au registre et n’a pas cru nécessaire d’investiguer davantage lorsque le directeur du CREA a souhaité se débarrasser de notre représentant. L’empressement de la présidence à valider le non-renouvellement de notre représentant, sur la foi d’un dossier vide et au terme d’une procédure bâclée, interroge sur sa collusion dans l’affaire.
SUD Éducation 35 s’insurge contre cette atteinte à notre liberté d’expression et aux libertés syndicales dans leur ensemble.
SUD Éducation 35 attend de la présidence de l’université qu’elle délivre une copie officielle de cette alerte déposée au registre santé et sécurité au travail, comme nous l’avons demandé.
SUD Éducation 35 appelle à un rassemblement devant la présidence de Rennes 2 à l’occasion du prochain Comité Social d’Administration (CSAe), le mardi 30 juin à 12h30, afin d’exiger l’arrêt de la répression syndicale et laréintégration du représentant de notre syndicat.








