Dix étudiant·es de Gaza, admis·es dans les universités rennaises, sont aujourd’hui empêché·es de rejoindre leurs formations. Bloqué·es dans un territoire dévasté par la guerre, exposé·es à des conditions de vie indignes, ils et elles sont privé·es de leur droit fondamental à l’éducation.
Pour SUD éducation, cette situation n’est pas seulement inacceptable : elle est politiquement intolérable.
Ces étudiant·es ne sont pas des numéros de dossier. Ce sont des jeunes dont les parcours ont été reconnus par nos établissements, dont les projets ont été validés, et à qui l’on refuse aujourd’hui concrètement l’accès aux études.
- Mohammed Naim, inscrit en BUT Gestion des Entreprises et des Administrations à l’IUT de Rennes
- Akram Abu Ajwa, inscrit en Licence Biologie, Environnement et Chimie du Vivant à l’Université de Rennes
- Mohammed Abu Shammala, inscrit en Master Études anglophones à l’Université Rennes 2
- Ahmed Ali, inscrit en Master Approches créatives de l’espace public à l’Université Rennes 2
- Ahmed Essa, inscrit en Licence Arts du spectacle – théâtre à l’Université Rennes 2
- Eman Ouda, inscrite en Licence Arts du spectacle – théâtre à l’Université Rennes 2
- Yazan Al-Waheidi, inscrit en Licence Arts du spectacle – théâtre à l’Université Rennes 2
- Baraa Al-Belbeisi, inscrit en Licence d’études arabes à l’Université Rennes 2
- Shahed Awaja, inscrite en Licence d’études arabes à l’Université Rennes 2
- Ghaida Al-Ajouz, inscrite en Licence d’études arabes à l’Université Rennes 2
Aujourd’hui, la plupart attendent toujours une réponse du consulat général de France à Jérusalem, et surtout une possibilité réelle d’évacuation. Cette attente est insoutenable pour des personnes confrontées depuis plus de 28 mois à un génocide, à la destruction massive de leurs maisons, de leurs universités et écoles, de leurs hôpitaux, et à une situation humanitaire dramatique.
L’État doit agir, maintenant !
Dans un contexte où 90% des établissements éducatifs de Gaza sont détruits ou hors d’usage, où l’aide humanitaire reste largement insuffisante, il est de notre responsabilité de mettre en œuvre une solidarité concrète.
À Rennes, personnels, étudiant·es, organisations syndicales, collectifs et associations se mobilisent pour leur accueil. De leur côté, les établissements universitaires bretons ont pris leurs responsabilités.
Il appartient désormais à l’État français de lever immédiatement les obstacles administratifs, diplomatiques et logistiques qui empêchent l’évacuation de ces étudiant·es.
Ne pas agir, c’est accepter de sacrifier une génération entière d’étudiant·es.
Nous exigeons :
- L’évacuation immédiate des étudiant·es de Gaza inscrit·es ou admis·es dans les universités de Rennes et ailleurs en France
- l’inscription de droit dans les établissements de l’ESR des étudiant·es gazaoui·es comme cela a été le cas pour les étudiant·es d’Ukraine ou du Liban ;
- le soutien humain et financier pour garantir à ces étudiant·es réfugié·es des conditions de vie et d’études décentes, par exemple par la création de bourses spécifiques destinées aux étudiant·es réfugié·es gazaoui·es, quel que soit leur niveau d’étude.
Signez la pétition intersyndicale :








