Le 3 septembre dernier a eu lieu le CSA départemental 1er degré de rentrée. Entre le manque de personnels, le dysfonctionnement d’ONDE et les failles de sécurité du système d’information du ministère de l’éducation nationale, la fuite des élèves vers le privé, l’effondrement du pouvoir d’achat des personnel.les et la dégradation des conditions de travail, on ne peut que s’inquiéter et se révolter. SUD Education 35 appelle à la grève de la fonction publique du 29 septembre ( https://nouveau.solidaires.org/connaitre-ses-droits/solidaires-fp/les-tracts-et-publications/pour-les-salaires-des-agentes-publics-mobilisation-le-29-septembre/ ).
Dans le premier degré, en effet, si aucun arrêt maladie « long » n’est actuellement non pourvu dans le département, dans certaines circonscriptions il n’y a déjà plus aucun remplaçant disponible. Cela entraînera un appel au vivier départemental de remplaçants dès le prochain arrêt de travail, entraînant des trajets plus longs pour les remplaçants, et sans doute un non remplacement important dans les mois à venir, comme c’était à craindre dès l’annonce de la refonte des systèmes de remplacement l’année scolaire dernière ( https://www.sudeducation.org/communiques/remplacement-dans-le-premier-degre-des-changements-pour-le-pire/ ). Les zones du sud du département ( Bain de Bretagne et Redon ) sont particulièrement en tension. Les nouveaux congés de naissance ( 36 prolongations de congés maternité à venir ) et l’augmentation des temps partiels thérapeutiques ( 64 cette année, en partie liés à la dégradation des conditions de travail ), entraînent des besoins de remplacements supplémentaires qui auraient du s’accompagner de postes supplémentaires, alors que la carte scolaire prévoit la suppression de 29 ETP dans le département.
Dans le second degré la situation n’est pas meilleure, avec des effectifs moyens de 35 élèves par classe en lycée, de nombreux postes notamment d’AED qui ont du être rendu faute de budget, et des conditions du public qui se dégradent à tel point que dans certaines villes du département comme Redon il y a maintenant 60% des élèves du secondaire scolarisés dans le privé, aggravant la fracture sociale. A Rennes ce sont plusieurs collèges du sud de la ville qui se sont mobilisés, voire mis en grève dès cette rentrée pour protester contre leurs conditions de travail dégradées. Nous les soutenons.
Concernant les PAS ( Pôles d’Appui à la Scolarité ), si les postes dépendant de l’ éducation nationale sont tous pourvus en cette rentrée sur les 17 PAS du département ( postes pris sur les seuls moyens du 1er degré, pour rappel ), les personnel.les médico-sociaux dépendant de l’ Agence Régionale de Santé sont manquant en très grande partie ( pour cause de salaires insuffisants ) et le projet d’ouverture des 17 nouveaux PAS a déjà été décalé par le ministère de l’éducation nationale, avec un déploiement pour l’année 27-28 ( plutôt que 26-27 initialement ), avec une demande d’évaluation et d’amélioration du pilotage et du fonctionnement de ceux-ci. Les PAS ne peuvent décidément pas être une réponse au manque de moyens pour l’inclusion ( https://www.sudeducation.org/communiques/pas-derriere-le-discours-de-simplification-une-nouvelle-etape-dans-la-gestion-de-la-penurie/ ). Le manque d’AESH se fait toujours cruellement ressentir, avec seulement 90 nouveaux recrutés dans le département pendant l’été, et 60 à venir d’ici octobre, alors qu’il y a eu 36 démissions pendant l’été, qu’il y a eu 1200 élèves avec une nouvelle notification AESH pour cette rentrée et qu’il manquait environ 200 AESH dans le département l’année dernière.
Un point a aussi été fait concernant la canicule. Si des moyens ont été débloqués pour améliorer la situation ( un plan d’urgence ministériel et un plan « été 2026 » à destination des collectivités ), ils semblent extrêmement insuffisants pour pallier au manque de préparation et à une adaptation réelle de l’école au climat à venir : le plan « été 2026 » prévoit une aide de 4000 euros maximum , pour les collectivités ( financé par le MEN ), pour l’achat de petit matériel ( ventilateurs… ) avant fin septembre , et une seconde aide pouvant aller jusqu’à 10 000 euros pour des petits travaux d’amélioration ( pose de stores extérieurs par exemple ) jusqu’en décembre 2026. Le plan d’urgence ministériel, lui, consiste en l’amélioration des process techniques pour identifier les zones de fraicheur dans les écoles, envisager une réponse plus rapide en cas de canicule et dans le même temps une meilleure continuité du service public ( l’accueil des enfants des personnel.les prioritaires notamment ). Encore une fois on est donc en train de chercher à améliorer une situation à moyens constants ou presque, les vrais investissements nécessaires pour une amélioration du bâti en profondeur ne sont pas prévus. ( https://www.sudeducation.org/communiques/canicule-renover-les-ecoles-pour-ne-pas-avoir-a-les-fermer/ )
Finalement, la cérémonie du 11 novembre a aussi été abordée lors de ce CSAd, avec les inquiétudes qu’elle soulève quant à sa visée militaro-patriotique. https://www.sudeducation.org/communiques/lecole-ne-doit-pas-etre-lantichambre-des-armees-sud-education-contre-la-militarisation-de-la-jeunesse/




