Rentrée 2026 : toujours plus d’élèves, toujours moins de moyens

Pour SUD éducation 35, cette rentrée confirme la dégradation des conditions de travail et d’apprentissage dans les établissements scolaires.

Classes à 35 ou 36 élèves dans de nombreux établissements du secondaire, suppressions d’ouvertures de classes, difficultés à trouver des professeur·es principal·es avec des pressions exercées sur les personnels, manque d’AED et surtout insuffisance criante des moyens d’accompagnement des élèves en situation de handicap : les mêmes problèmes se répètent.


La situation des AESH est particulièrement préoccupante. Des élèves ayant besoin d’un accompagnement important doivent parfois partager un·e même AESH, avec des emplois du temps incompatibles. Ces situations sont la conséquence directe d’un sous-financement chronique de l’accompagnement du handicap.


Dans plusieurs établissements, les AED ne sont pas CDIsé·es et les vies scolaires font face à un turn-over important. Chez les agent·es de laboratoires et des services administratifs, des postes non remplacés.

Des emplois du temps toujours dégradés par les réformes successives qui conduisent à des situations ubuesques comme c’est le cas au lycée du Rheu où les élèves et personnels ont dû se mobiliser en bloquant le lycée faute d’emploi du temps permettant de fonctionner normalement.

Au collège, les professeurs payent les conséquences de la réforme « choc des savoir » abandonnée en catastrophe. De nombreux contractuels ont été remerciés la veille de la rentrée, et beaucoup de TZR sont toujours en attente de leur affectation.

Face aux fortes chaleurs, les annonces restent largement insuffisantes : nos établissements doivent être adaptés réellement aux conditions climatiques.


Pourtant, les personnels ne se résignent pas. Des heures d’information syndicale et des discussions collectives commencent à s’organiser dans les établissements. C’est par la mobilisation collective que nous pourrons imposer d’autres choix.

SUD éducation 35 revendique :

  • la baisse du nombre d’élèves par classe
  • la création d’un corps de fonctionnaire pour les AED et les AESH
  • la titularisation immédiate et à temps plein de tous les non-titulaires (enseignant·es, AESH, AED), sans condition de concours ni de nationalité
  • une revalorisation salariale et une réduction du temps de travail pour tou·tes les personnels
  • un budget spécifique pour la mise en place de plans de lutte contre les discriminations, et en particulier contre les violences sexistes et sexuelles
  • un recrutement massif d’enseignant·es et de personnels spécialisé·es



Construisons la mobilisation dès maintenant pour exiger des moyens à la hauteur des besoins !

CSAd 1er degré de rentrée – les conditions se dégradent

Le 3 septembre dernier a eu lieu le CSA départemental 1er degré de rentrée. Entre le manque de personnels, le dysfonctionnement d’ONDE et les failles de sécurité du système d’information du ministère de l’éducation nationale, la fuite des élèves vers le privé, l’effondrement du pouvoir d’achat des personnel.les et la dégradation des conditions de travail, on ne peut que s’inquiéter et se révolter. SUD Education 35 appelle à la grève de la fonction publique du 29 septembre ( https://nouveau.solidaires.org/connaitre-ses-droits/solidaires-fp/les-tracts-et-publications/pour-les-salaires-des-agentes-publics-mobilisation-le-29-septembre/ ).

Dans le premier degré, en effet, si aucun arrêt maladie « long » n’est actuellement non pourvu dans le département, dans certaines circonscriptions il n’y a déjà plus aucun remplaçant disponible. Cela entraînera un appel au vivier départemental de remplaçants dès le prochain arrêt de travail, entraînant des trajets plus longs pour les remplaçants, et sans doute un non remplacement important dans les mois à venir, comme c’était à craindre dès l’annonce de la refonte des systèmes de remplacement l’année scolaire dernière ( https://www.sudeducation.org/communiques/remplacement-dans-le-premier-degre-des-changements-pour-le-pire/ ). Les zones du sud du département ( Bain de Bretagne et Redon ) sont particulièrement en tension. Les nouveaux congés de naissance ( 36 prolongations de congés maternité à venir ) et l’augmentation des temps partiels thérapeutiques ( 64 cette année, en partie liés à la dégradation des conditions de travail ), entraînent des besoins de remplacements supplémentaires qui auraient du s’accompagner de postes supplémentaires, alors que la carte scolaire prévoit la suppression de 29 ETP dans le département.

Dans le second degré la situation n’est pas meilleure, avec des effectifs moyens de 35 élèves par classe en lycée, de nombreux postes notamment d’AED qui ont du être rendu faute de budget, et des conditions du public qui se dégradent à tel point que dans certaines villes du département comme Redon il y a maintenant 60% des élèves du secondaire scolarisés dans le privé, aggravant la fracture sociale. A Rennes ce sont plusieurs collèges du sud de la ville qui se sont mobilisés, voire mis en grève dès cette rentrée pour protester contre leurs conditions de travail dégradées. Nous les soutenons.

Concernant les PAS ( Pôles d’Appui à la Scolarité ), si les postes dépendant de l’ éducation nationale sont tous pourvus en cette rentrée sur les 17 PAS du département ( postes pris sur les seuls moyens du 1er degré, pour rappel ), les personnel.les médico-sociaux dépendant de l’ Agence Régionale de Santé sont manquant en très grande partie ( pour cause de salaires insuffisants ) et le projet d’ouverture des 17 nouveaux PAS a déjà été décalé par le ministère de l’éducation nationale, avec un déploiement pour l’année 27-28 ( plutôt que 26-27 initialement ), avec une demande d’évaluation et d’amélioration du pilotage et du fonctionnement de ceux-ci. Les PAS ne peuvent décidément pas être une réponse au manque de moyens pour l’inclusion ( https://www.sudeducation.org/communiques/pas-derriere-le-discours-de-simplification-une-nouvelle-etape-dans-la-gestion-de-la-penurie/ ). Le manque d’AESH se fait toujours cruellement ressentir, avec seulement 90 nouveaux recrutés dans le département pendant l’été, et 60 à venir d’ici octobre, alors qu’il y a eu 36 démissions pendant l’été, qu’il y a eu 1200 élèves avec une nouvelle notification AESH pour cette rentrée et qu’il manquait environ 200 AESH dans le département l’année dernière.

Un point a aussi été fait concernant la canicule. Si des moyens ont été débloqués pour améliorer la situation ( un plan d’urgence ministériel et un plan « été 2026 » à destination des collectivités ), ils semblent extrêmement insuffisants pour pallier au manque de préparation et à une adaptation réelle de l’école au climat à venir : le plan « été 2026 » prévoit une aide de 4000 euros maximum , pour les collectivités ( financé par le MEN ), pour l’achat de petit matériel ( ventilateurs… ) avant fin septembre , et une seconde aide pouvant aller jusqu’à 10 000 euros pour des petits travaux d’amélioration ( pose de stores extérieurs par exemple ) jusqu’en décembre 2026. Le plan d’urgence ministériel, lui, consiste en l’amélioration des process techniques pour identifier les zones de fraicheur dans les écoles, envisager une réponse plus rapide en cas de canicule et dans le même temps une meilleure continuité du service public ( l’accueil des enfants des personnel.les prioritaires notamment ). Encore une fois on est donc en train de chercher à améliorer une situation à moyens constants ou presque, les vrais investissements nécessaires pour une amélioration du bâti en profondeur ne sont pas prévus. ( https://www.sudeducation.org/communiques/canicule-renover-les-ecoles-pour-ne-pas-avoir-a-les-fermer/ )

Finalement, la cérémonie du 11 novembre a aussi été abordée lors de ce CSAd, avec les inquiétudes qu’elle soulève quant à sa visée militaro-patriotique. https://www.sudeducation.org/communiques/lecole-ne-doit-pas-etre-lantichambre-des-armees-sud-education-contre-la-militarisation-de-la-jeunesse/

Déclaration d’intention préalable à la grève période 1

Pour les enseignant.es du 1er degré, voici les déclarations d’intention préalable à la grève pour toute la période 1 (de septembre à mi-octobre 2026).

Pressions pour favoriser l’éviction du représentant SUD éducation à Rennes 2 ?

Des représentants de la CFDT Rennes 2 exercent-ils des pressions pour favoriser l’éviction du représentant Sud Éducation ?

Dans une alerte adressée à la commission santé et sécurité de l’université et datée du 27 mars, deux représentant·es de la section CFDT de Rennes 2 s’en prennent violemment à notre syndicat.

Iels nous reprochent « des prises de position publiques irresponsables, des accusations infondées et une instrumentalisation manifeste des instances des santé et sécurité au travail à des fins de pression syndicale », « une stratégie de mise en cause publique, d’intimidation et de déstabilisation ». Alors que nous alertons depuis plusieurs mois sur une dégradation des conditions de travail au CREA, des faits de harcèlement et de discrimination, les deux auteur·ices balayent la question : il s’agit pour eux et elles « d’accusations graves et non étayés », « d’une volonté manifeste de transformer des difficultés organisationnelles complexes en procès politique » et « d’une attitude qui aggrave la souffrance au travail ».

Rarement on a vu un syndicat défendre avec tant d’ardeur une équipe de direction, minorer avec tant de négligence la souffrance d’agent·es, relayer avant tant de complaisance des éléments de discours managériaux. Rappelons que 11 agent·es du service ont été en arrêt de travail cette année, parfois pendant plusieurs mois, leur courrier n’en fait même pas mention.

Peut-être que nos représentant·es syndicaux·ales doivent obtenir l’aval de la CFDT pour oser s’exprimer sur ces sujets ? Les représentant·es de la CFDT s’arrogeraient-iels le droit de définir qui est responsable etqui ne l’est pas ?

Car, en réalité, les auteur·ices de ces lignes sont peu soucieux·ses de l’éthique syndicale. Une des co-signataires de cette alerte n’est ni plus ni moins que la supérieure hiérarchique de notre représentant syndical.

Actuellement déchargée à 100%, elle était encore en poste comme directrice adjointe du CREA au moment des premières alertes déposées par notre représentant syndical. Elle demande aux « instances compétentes » qu’elles « rappellent fermement que le dialogue social ne peut être confisqué par des méthodes d’intimidation […] », la question est en suspens : la directrice adjointe du CREA aurait-elle usé de sa position syndicale pour évincer un agent qui posait des questions gênantes ?

La présidence de l’université avait connaissance de cette alerte dès son dépôt au registre et n’a pas cru nécessaire d’investiguer davantage lorsque le directeur du CREA a souhaité se débarrasser de notre représentant. L’empressement de la présidence à valider le non-renouvellement de notre représentant, sur la foi d’un dossier vide et au terme d’une procédure bâclée, interroge sur sa collusion dans l’affaire.

SUD Éducation 35 s’insurge contre cette atteinte à notre liberté d’expression et aux libertés syndicales dans leur ensemble.

SUD Éducation 35 attend de la présidence de l’université qu’elle délivre une copie officielle de cette alerte déposée au registre santé et sécurité au travail, comme nous l’avons demandé.

SUD Éducation 35 appelle à un rassemblement devant la présidence de Rennes 2 à l’occasion du prochain Comité Social d’Administration (CSAe), le mardi 30 juin à 12h30, afin d’exiger l’arrêt de la répression syndicale et laréintégration du représentant de notre syndicat.

Congé de Formation Professionnelle : mise en place d’un système de bonifications

Compte-rendu du Groupe de Travail – Congés de Formation Professionnel

Bilan de la campagne des congés de Formation Professionnelle 2023-2024 :

  • L’académie priorise les agent-es en situation de handicap (bénéficiant d’une RQTH) dans l’attribution des congés de formation professionnelle ; la conséquence est un manque d’accès au CFP pour les autres agent-es : de très nombreux refus l’an dernier.
  • Depuis plusieurs années, les personnels savaient qu’il fallait effectuer au moins 10 demandes avec 10 refus avant d’obtenir l’accès au congé de formation professionnelle lors de la 11e année. Suite aux nombreux refus de l’an dernier, les collègues vont devoir effectuer une 11e demande…
  • La procédure actuelle date de 2001 et n’a jamais été revue depuis ; elle semble arriver à épuisement et ne satisfait plus grand monde.

L’académie va conserver la priorisation pour les personnels en situation de handicap mais souhaite aussi valoriser les projets de formation et d’évolution professionnelle.

Il faut une meilleure compréhension des règles :

– priorité aux agent-es en situation de handicap

– répondre aux vœux d’évolution professionnelle

– appuyer des situations individuelles lors des besoins de reconversion

Rappel de le procédure d’attribution des Congés de Formation Professionnelle :

  1. répartition du contingent en mois sur les différents Budget Opérationnel de Programme (BOP 141 = enseignant-es du 2d degré – BOP 230 = CPE + AESH)
  2. priorité aux agent-es avec RQTH
  3. Priorité académique = formation en breton => les moyens sont intégrés dans un autre dispositif avec système de décharge à temps complet pour ne pas épuiser tous les moyens attribués au CFP
  4. Important : pour un-e AESH, une-e CPE ou Psy-EN, la probabilité d’obtenir son Congé de Formation Professionnelle pour un-e AESH, un CPE ou Psy En est plus forte et moins longue (3 ans) ; ce sont surtout les enseignant-es qui doivent attendre au minimum 11 ans.

Nouveauté à partir de la campagne 2024-2025 :

=> priorisation des candidatures par la mise en place d’un système de points et bonifications

Attention : il s’agit de documents de travail ! il peut y avoir des changements : nous vous tiendrons informé-es !
Si vous avez des remarques sur ces propositions du rectorat : contactez-nous ; nous ferons les remontées auprès des services.

avec 2 critères principaux :

  1. l’ancienneté & handicap
  2. le type de projet de formation

Les collègues vont être informé-es de cette évolution.

La FSU demande que la priorité soit donnée aux collègues de l’an dernier qui n’ont rien eu et qui sont donc à leur 11e demande.

=> la cheffe DPE répond que le système de points tient compte de l’ancienneté de service et de l’ancienneté de la demande : donc les personnels ne doivent pas renoncer à faire la demande de CFP malgré le changement de système.

SUD éducation constate et conteste la valorisation faite aux concours de cadres (20 points) par rapport aux autres formations diplômantes (10 points) ; la préparation à l’agrégation est très demandée mais pas forcément la préparation au concours de PERDIR ; SUD éducation demande que cela soit revu. 

=> La DRH répond qu’une formation diplômante vers une autre discipline est également valorisée par 20 points et pas uniquement le concours de PERDIR ;

=> La FSU intervient en disant que ce sont toutes les préparations aux concours de l’EN qui vont bénéficier des 20 points de bonifications.

Donc suite à cet échange : il est probable que la préparation au concours de PERDIR soit maintenue avec une bonif de 20 points par rapport à une autre formation diplômante pourtant souvent davantage demandée…

Quelle stratégie ?

Faire des demandes de congés de formation professionnelle pour « agrégation » puis affiner son projet de formation lorsqu’on approche de la réponse positive…

Combien de points par année (cela n’est pas précisé dans le doc de travail) ?

Prise en compte de l’ancienneté générale de service donc 1 point par année.

=> 1 année d’ancienneté = 1 point

=> Pour les temps partiels : une année à temps partiels comptera pour une année afin de ne pas pénaliser les femmes qui sont majoritaires à prendre des temps partiels.

=> en cas de points équivalents : sélection entre les agent-es à l’ancienneté au mois, au jour près, etc.

Calendrier de la campagne pour les Congés de Formation professionnelle

objectif pour année 2024-2025 :

  1. candidature fin novembre
  2. date de la CAPA-CFP pour les recours : fin février – début mars
  3. notification courant mars

Les CFP (Congé de Formation Professionnelle) sont pris en charge par les différents service de gestion (DPE, DIPATE…) ainsi que le CPF (Compte Personnel de Formation) via l’École Académique de Formation Continue (EAFC).

Rappels :

=> il faut 3 ans de services pour l’éligibilité de la demande

=> on doit rester dans la fonction publique au moins 3 fois le temps de formation après avoir bénéficié d’un Congé de Formation Professionnelle.

=> Le Compte Personnel de Formation (CPF) sert à la prise en charge des frais de formation (pas de garantie quant à l’intégralité de la prise en charge), toutes les informations sont disponibles sur Toutatice, à l’onglet formation .

CSA Acad. sur la formation, management, postes infirmier-ères, MNA, stagiaires…


Ce CSA académique est notamment consacré au Plan académique de formation continue 2026-2027 ainsi qu’au bilan de la feuille de route RH de l’académie.

SUD éducation a dénoncé une évolution de la formation continue vers des dispositifs hybrides ou à distance imposés, des formations réalisées hors temps de travail, et un plan de formation qui répond davantage aux injonctions institutionnelles et non aux besoins réels des personnels.

Le bilan de la feuille de route RH de l’académie illustre une transformation du vocabulaire et des pratiques de notre institution. Les notions de « marque employeur », « d’attraction des talents » ou encore de « fidélisation des agents » témoignent d’une importation du vocabulaire et des méthodes de management du secteur privé dans le service public d’éducation.

Pour SUD éducation, la crise de recrutement actuelle ne sera pas résolue par des campagnes de communication ou des forums métiers. En réalité, les difficultés de recrutement se situent dans des salaires insuffisants, des conditions de travail qui se dégradent, une perte de sens des métiers, une inflation des tâches administratives, une école inclusive sans moyens suffisants, une précarité massive, notamment pour les AESH et les AED. Nos constats ne sont pas nouveau et nous faisons toujours face à la même surdité vis-à-vis des revendications des personnels.

Crucifix hors des centres d’examens !

A quelques jours du début des examens nationaux, SUD éducation a interpellé le rectorat sur le respect du principe de neutralité du service public dans les centres d’examen accueillis par des établissements privés sous contrat.
SUD éducation exige que toutes les mesures nécessaires soient prises en amont des épreuves afin que les établissements privés accueillant des examens soient rappelés à leurs obligations de neutralité. Nous demandons également que des contrôles effectifs soient réalisés par les services académiques et que des suites soient données si des manquements devaient être constatés.

Notre déclaration préalable complète sur la formation, les AED, AESH, le soutien au peuple palestinien et les crucifix dans les salles d’examens :

Déclaration préalable de SUD éducation Bretagne

Le compte rendu du CSA académique du 4 juin 2026 :

Pour avoir accès aux annexes : contactez-nous à syndicat@sudeducation35.fr

Communiqué de presse : non aux frais d’inscriptions racistes

Macron et son gouvernement, par l’intermédiaire de Philippe Baptiste, ministre de l’ESR, veulent interdire les exonérations des frais d’inscription pour les étudiant·es extra-communautaires.
Autrement dit, le ministre annonce la généralisation des frais différenciés pour les étudiant·es étranger·es extra-communautaires : ce sera 2 895 euros pour une licence et 3 941 euros pour un master pour un·e étudiant·e qui n’est pas de
nationalité européenne.


Le 12 Mai, le CNESER a rejeté de manière écrasante le décret par
un vote quasi unanime (62 contre, 2 pour, 4 abstentions). Ce vote confirme l’opposition unitaire contre cette mesure
discriminatoire aux forts relents xénophobes de préférence nationale.
Après plusieurs dates de mobilisations, le ministre a reculé sur le pourcentage d’exonération.
En effet, le plafond d’exonération sera fixé à 30 % dès la prochaine rentrée, avant d’être abaissé à 25 % en 2027, alors que la précédente version du décret limitait ce taux à 10 %.

La mobilisation est donc efficace et doit continuer, notamment dans les universités n’ayant toujours pas annoncé
leur refus d’appliquer ces frais différenciés racistes, dont l’Université de Rennes. Pourtant le ministre a publié le 20 mai 2026 le décret. Alors qu’il y a quelques mois Philippe Baptiste choisissait de supprimer les APL aux étudiant·es étranger·es extra-
communautaires
, le gouvernement enfonce encore le clou.
Privé·es des principales aides sociales disponibles pour étudier en France (bourses sur critères sociaux et APL), les étudiant·es étranger·es étaient déjà condamné·es à la précarité.
Maintenant, on demande à ces étudiant·es de payer de frais d’inscription 16 fois plus cher que leurs camarades européen·es.

Nous n’y voyons pas autre chose que de la préférence nationale. Les macronistes et leurs allié·es qui prétendent depuis 2017 lutter contre la montée de l’extrême droite récupèrent et appliquent son programme. Cette généralisation des frais d’inscription sera une catastrophe pour les étudiant·es étranger·es et pour nos universités. Là où ces frais s’appliquent, les conséquences
sont déjà sans appel.


À Strasbourg, 47 étudiants sont en procédure de désinscription, annulant leur diplôme déjà entamé. À Paris 1, des centaines ’étudiant·es ont dû mettre fin à leurs études du fait des frais exorbitants. Contrairement à elles, certaines université comme Rennes 2 ont annoncé refuser d’appliquer ces frais différenciés.

Mais ne nous y trompons pas, si ces frais sont déjà exorbitants pour beaucoup d’étudiants, le projet du gouvernement est clair :
financer l’université sur le dos de l’endettement des étudiant·es étranger·es, avec des frais d’inscription qui augmenteront année après année. Cette offensive pourrait bientôt être généralisée à l’ensemble des étudiant·es, à qui le gouvernement veut faire payer la crise.


Nous revendiquons :

  • La fin du plan raciste “Bienvenue en France” permettant aux universités de multiplier par 16 les frais d’inscriptions des étudiant·es étranger·es extra-communautaires.
  • Le maintien de l’exonération des frais d’inscription pour tou·es les étudiant·es, sans distinction de nationalité.
  • Le financement public massif de nos universités à la hauteur des besoins.

Nous ne laisserons pas passer cette attaque !

Rejoignez la mobilisation pour défendre une université publique, gratuite et ouverte à toutes et tous sans condition !

Non aux frais différenciés, non à la préférence nationale !

Stage « Luttons pour améliorer nos conditions de travail » les 8 et 9 juin à Rennes

Conditions de travail dégradées, pressions hiérarchiques, remarques déplacées, demandes abusives, injonctions contradictoires, locaux vétustes ou inadaptés, relations conflictuelles avec la mairie, avec des collègues ou avec des parents.… Nous sommes de plus en plus nombreux.ses à développer des problèmes de santé directement liés aux conditions d’exercice de notre métier car notre employeur ne respecte pas toujours ses obligations à ce sujet. Des outils existent pour l’y contraindre. Comment s’en saisir efficacement?

Prenez deux jours pour sortir de la classe, du bureau, de l’établissement et venir échanger, partager et vous informer lors du stage « Luttons pour améliorer nos conditions de travail » proposé les lundi 8 et mardi 9 juin dans les locaux de SUD Éducation 35 à Rennes (3-5 square de Lorraine).

Ce stage est ouvert à tous les personnels de l’Éducation Nationale : PE, professeur.e.s des collèges et lycées, AED, AESH, CPE, Psy-EN, agents administratifs…

Chaque fonctionnaire ou agent·e non-titulaire, syndiqué·e ou non syndiqué·e, peut bénéficier de 12 jours de formation syndicale par an, fractionnables à volonté (une journée minimum). Ces journées de formations ne modifient pas le salaire et ont lieu sur une journée de travail.

Pour en bénéficier, il vous suffit :

-de faire votre demande auprès de votre supérieur·e au moins un mois avant la date, soit avant le 8 mai. Plus d’infos sur les démarches ici.

-de vous inscrire par mail à syndicat@sudeducation35.fr.

Modalités pratiques : le stage aura lieu de 9h à 17h et chacun pourra apporter quelque chose pour que nous déjeunions ensemble sur place.

N’hésitez pas à nous contacter pour toute remarque ou proposition de contenu.

Évacuez les étudiant·es de Gaza inscrit·es dans nos universités à Rennes !

Dix étudiant·es de Gaza, admis·es dans les universités rennaises, sont aujourd’hui empêché·es de rejoindre leurs formations. Bloqué·es dans un territoire dévasté par la guerre, exposé·es à des conditions de vie indignes, ils et elles sont privé·es de leur droit fondamental à l’éducation.

Pour SUD éducation, cette situation n’est pas seulement inacceptable : elle est politiquement intolérable.

Ces étudiant·es ne sont pas des numéros de dossier. Ce sont des jeunes dont les parcours ont été reconnus par nos établissements, dont les projets ont été validés, et à qui l’on refuse aujourd’hui concrètement l’accès aux études.

  • Mohammed Naim, inscrit en BUT Gestion des Entreprises et des Administrations à l’IUT de Rennes
  • Akram Abu Ajwa, inscrit en Licence Biologie, Environnement et Chimie du Vivant à l’Université de Rennes
  • Mohammed Abu Shammala, inscrit en Master Études anglophones à l’Université Rennes 2
  • Ahmed Ali, inscrit en Master Approches créatives de l’espace public à l’Université Rennes 2
  • Ahmed Essa, inscrit en Licence Arts du spectacle – théâtre à l’Université Rennes 2
  • Eman Ouda, inscrite en Licence Arts du spectacle – théâtre à l’Université Rennes 2
  • Yazan Al-Waheidi, inscrit en Licence Arts du spectacle – théâtre à l’Université Rennes 2
  • Baraa Al-Belbeisi, inscrit en Licence d’études arabes à l’Université Rennes 2
  • Shahed Awaja, inscrite en Licence d’études arabes à l’Université Rennes 2
  • Ghaida Al-Ajouz, inscrite en Licence d’études arabes à l’Université Rennes 2

Aujourd’hui, la plupart attendent toujours une réponse du consulat général de France à Jérusalem, et surtout une possibilité réelle d’évacuation. Cette attente est insoutenable pour des personnes confrontées depuis plus de 28 mois à un génocide, à la destruction massive de leurs maisons, de leurs universités et écoles, de leurs hôpitaux, et à une situation humanitaire dramatique.

L’État doit agir, maintenant !

Dans un contexte où 90% des établissements éducatifs de Gaza sont détruits ou hors d’usage, où l’aide humanitaire reste largement insuffisante, il est de notre responsabilité de mettre en œuvre une solidarité concrète.

À Rennes, personnels, étudiant·es, organisations syndicales, collectifs et associations se mobilisent pour leur accueil. De leur côté, les établissements universitaires bretons ont pris leurs responsabilités.

Il appartient désormais à l’État français de lever immédiatement les obstacles administratifs, diplomatiques et logistiques qui empêchent l’évacuation de ces étudiant·es.

Ne pas agir, c’est accepter de sacrifier une génération entière d’étudiant·es.

Nous exigeons :

  • L’évacuation immédiate des étudiant·es de Gaza inscrit·es ou admis·es dans les universités de Rennes et ailleurs en France
  • l’inscription de droit dans les établissements de l’ESR des étudiant·es gazaoui·es comme cela a été le cas pour les étudiant·es d’Ukraine ou du Liban ;
  • le soutien humain et financier pour garantir à ces étudiant·es réfugié·es des conditions de vie et d’études décentes, par exemple par la création de bourses spécifiques destinées aux étudiant·es réfugié·es gazaoui·es, quel que soit leur niveau d’étude.

Signez la pétition intersyndicale :

https://framapetitions.org/petition/user/sudeduc35/evacuez-les-etudiantes-de-gaza-inscrites-dans-nos-universites-a-rennes

Compte-rendu des GT cartes scolaires du 25 mars : vers une mobilisation d’ampleur la semaine du 30 mars !

Mercredi 25 mars ont eu lieu les Groupes de Travail « carte scolaire » départementaux des 1er et 2nd degrés.

Le GT 2nd degré s’est déroulé comme attendu : des pertes de postes sont annoncées en Ille et Vilaine : 63 en collège, 4 en lycée général et technologique; 21 postes sont créés en lycée professionnel. Les organisations syndicales ont fait 32 demandes d’annulation de suppression ou de création de postes en collège ; 15 en lycée général et technologique, et 10 en lycée professionnel. Ce taux élevé de demandes de la part des OS ( 57 demandes alors qu’il y en a traditionnellement environ 40 ) témoigne de l’ampleur sans précédent récent des suppressions de poste prévues cette année dans le département, et confirme la nécessité de boycotter l’instance CSA-sd de vendredi 27 mars et de lutter par des grèves et des mobilisations massives la semaine du 30 mars au 3 avril.

Dans le 1er degré, le GT s’est déroulé de manière inattendue: l’adjoint au DASEN a refusé de donner le projet précis de carte scolaire aux représentant.es des syndicats. Il s’est contenté de passer en revue chaque école du département en prenant les doléances « à l’aveugle » ainsi que les écarts potentiels d’estimations des effectifs d’élèves. Les syndicats ont dû s’exprimer sans savoir où les 29 postes que l’administration prévoit de supprimer seront prélevés. Cette façon de faire, si elle est courante dans d’autres départements, est nouvelle dans le 35 et a empêché les différentes organisations syndicales de faire leur travail de protection et d’argumentation au cas par cas pour chaque école faisant l’objet d’une mesure de carte. Suite à ce GT, SUD Education 35, aux côtés de FO et de la CGT, maintient la décision de boycotter l’instance CSA-1d prévue jeudi 26 mars. Les autres organisations syndicales ont pris la décision d’annuler le boycott et de siéger à cette instance.

Ces nouvelles informations ne font que confirmer la nécessité d’être toutes et tous présent.es dans la rue, pour une semaine de mobilisation massive du 30 mars au 3 avril, autour de la journée de grève du 31 mars, pour enfin faire plier le gouvernement et l’empêcher de poursuivre son travail de sape de l’enseignement public.

19 mars – Sud Education 35 s’exprime devant la DSDEN

Nous étions 400 à manifester ce jeudi 19 mars pour protester contre les suppressions de poste dans l’académie dans un contexte de dégradation de nos conditions de travail. Avec 217 postes supprimés, notre académie fait partie des plus touchées.

Nous nous sommes arrêtés devant la DSDEN pour exprimer nos revendications. Merci aux deux camarades qui ont pris la parole :

 » Depuis la rentrée, 1600 signalements sur le registre SST (santé sécurité au travail) témoignent de la souffrance des personnels de l’éducation dans le département. 

Le 27 janvier, plus de 300 personnes se sont rassemblées devant le rectorat pour demander une dotation à la hauteur des besoins pour la future carte scolaire. Une dotation qui prenne en compte les difficultés de notre département : notre taux d’encadrement fait partie des plus faibles du pays.

La réponse du ministère ne s’est pas fait attendre: avec ses 217 suppressions de postes (86 dans le 1er degré, 131 dans le 2nd), l’académie de Bretagne est l’une des plus touchées. Cela illustre bien l’étendue du mépris à l’égard de nos métiers et de nos élèves.

Le ministère a une autre stratégie pour faire baisser les chiffres du mal-être au travail : compliquer la rédaction des signalements et permettre que certains soient supprimés parce qu’ils ne seraient plus conformes. Quand on ne veut pas faire baisser la température, on casse le thermomètre. Et on contrôle l’un des seuls espaces d’expression facilement accessibles aux collègues. Quand on ne veut pas faire baisser la température, on casse le thermomètre.

Bordeaux, Clermont-Ferrand, Périgueux, Tours, Dijon, Pau, Auxerre, Lille, Agen, Paris, Créteil, Versailles… partout nos collègues se mobilisent contre ces mesures austéritaires et de casse du service public d’éducation.

Soyons nombreuses et nombreux encore le samedi 21 mars à 14h place de la République à Rennes pour défendre l’école publique !« 

Mobilisons-nous le 28 mars pour la Journée de la terre, en solidarité avec le peuple palestinien !

Pour les Palestiniens, le jour de la terre symbolise la résistance continue contre l’expansion des colonies en Cisjordanie, contre les démolitions de maisons à Jérusalem Est, et pour le droit au retour des réfugiéEs. Ce jour du 50eme anniversaire marque l’attachement viscéral des PalestinienEs à leur sol et leur refus de l’expropriation territoriale.

Oui, la question palestinienne est une question syndicale, parce que les entreprises dans lesquelles nous travaillons, les universités que nous fréquentons sont parfois liées à l’économie israélienne. Et dans un contexte où les gouvernements ne prennent aucune sanction contre un pays qui bafoue toutes les règles internationales, commet un génocide, agit au-delà de toute morale, notre devoir est de faire pression depuis nos lieux de travail, de refuser que les travailleurs et les travailleuses participent, d’une quelconque manière que ce soit à ces violations du droit international.

Depuis octobre 2025, plus de 600 Palestiniens et Palestiniennes ont été tuées à Gaza : les bombardements israéliens restent quotidiens dans ce territoire palestinien occupé. Ces morts s’ajoutent aux plus de 70 000 personnes tuées et plus de 170 000 blessées depuis octobre 2023. La guerre destructrice menée par le gouvernement israélien n’est pas terminée : elle continue à plus bas bruit.

Le blocus de Gaza persiste et les obstacles logistiques à l’entrée de l’aide alimentaire, dénoncés par l’ONU, restent nombreux. Le terminal de Rafah est à nouveau fermé , après une ouverture brève sous domination militaire israélienne, qui n’a permis aux Gazaoui.es ni de circuler librement, ni aux réfugié.es qui le souhaitaient de revenir à Gaza..

Pourtant plus de 18 500 malades et blessées attendent toujours leur évacuation en urgence. La fermeture du territoire ralentit le déblaiement et la reconstruction : 90 % de la population vit au milieu des 68 millions de tonnes de gravats provoqués par les destructions. Pour deux millions de Gazaoui-es, les conditions d’existence, aggravées par les tempêtes hivernales, restent catastrophiques avec de la malnutrition et des campements précaires où l’accès à l’eau et à l’énergie est un défi de chaque instant. Plus de 60 % des enfants n’ont pas accès à l’éducation et le système de santé reste largement détruit, alors que les besoins de soins sont énormes.

En Cisjordanie, ce sont plus de 1 000 morts qui sont à déplorer. La colonisation se poursuit ouvertement, la terreur sur le terrain, avec les villages et les moyens de subsistance détruits, les agressions et assassinats perpétrés par des colons couverts par l’armée, se doublent désormais de décisions officielles du gouvernement israélien qui met en œuvre de nouvelles mesures foncières. En finançant l’achat de terres, en renforçant le contrôle israélien sur les Zones A et B et en imposant l’enregistrement foncier des transactions dans la Zone C, qui représente 60 % du territoire de la Cisjordanie, l’État israélien promeut une annexion officielle des territoires palestiniens. Ces mesures sont illégales au regard du droit international, contreviennent à l’avis de la Cour Internationale de Justice du 19 juillet 2024 et compromettent gravement toute perspective de paix juste et durable.

Sur le plan social, les conditions de vie des travailleurs et travailleuses· palestinien-nes s’aggravent : l’immense majorité est empêchée de travailler en Israël depuis le 7 octobre 2023 et des permis supplémentaires ont été mis en place entravant la mobilité. Dans le secteur public, les salaires sont amputés en raison des blocages des fonds dus à l’Autorité Palestinienne par le gouvernement israélien.

Dans ce contexte, nous appelons à faire pression depuis nos lieux de travail pour que cessent les collaborations des entreprises et des institutions françaises et européennes avec l’État israélien accusé de crimes de guerre et de génocide envers le peuple palestinien par de nombreuses organisations internationales. Nous refusons que les travailleurs et travailleuses soient rendus complices de la colonisation et de crimes de guerre.

Pour SUD éducation, le droit international doit être appliqué, et cela nécessite :

  • le droit au retour des réfugiés
  • la fin de la colonisation et la fin de l’occupation
  • la fin des politiques d’apartheid
  • De reconnaître l’illégalité de la construction du Mur de séparation (avis consultatif de la Cour Internationale de Justice) et du blocus inhumain sur Gaza depuis plus de 15 ans

Parce que notre syndicalisme est internationaliste, en Palestine, comme ailleurs, nous revendiquons le droit à l’autodétermination.

SUD éducation 35 appelle à se mobiliser le samedi 28 mars, à l’occasion de la Journée de la terre pour la défense des droits du peuple palestinien et exiger un cessez-le-feu définitif et la fin du génocide et des sanctions contre Israël.

217 postes supprimés en Bretagne pour la rentrée 2026 !

Le ministère a annoncé la suppression de 3256 postes pour la rentrée 2026 :

1891 suppressions de postes dans le 1er degré

→ et 1365 suppressions de postes dans le 2d degré.

Dans l’académie de Rennes, cela se traduit par la suppression de 217 postes :

de 86 postes dans le 1er degré

et 131 postes dans le 2d degré

Il s’agit donc d’une baisse massive d’emplois, la plus forte depuis 2017 !

Suppressions massives subies par le service public d’éducation depuis 2017 dont 10230 postes en moins rien que dans le 2d degré.

Pour SUD éducation Bretagne, il n’y aura pas d’amélioration des conditions d’enseignement ni d’école égalitaire pour toutes et tous, en supprimant des postes d’enseignant-es.

Soutien au camarade convoqué pour un drapeau palestinien sur son casier !

Sud éducation 35 soutient le collègue professeur convoqué par le rectorat pour avoir affiché son soutien au peuple palestinien victime d’un génocide, de la colonisation et de l’apartheid !

SUD éducation est contre le sionisme et contre la colonisation des territoires palestiniens !

SUD éducation 35 affirme son soutien envers notre camarade de SUD éducation29 injustement attaqué par notre hiérarchie. La liberté d’expression et la liberté syndicale sont des droits fondamentaux.

Signez la pétition : https://framapetitions.org/petition/user/SoutienElorn29/non-a-la-repression-syndicale

Ci-dessous : communiqué intersyndical FO-SNES-SUD du lycée de l’Elorn

Les sections syndicales FO, SNES, SUD éducation 29 du lycée de l’Élorn et les personnels, réunis en heure d’information syndicale ce jeudi 29 janvier 2026, apportent leur soutien entier à leur collègue professeur convoqué par les services du Rectorat le 9 février pour avoir collé un drapeau palestinien sur son casier situé en salle des professeurs et affiché la brochure d’une ONG sur la situation sanitaire à Gaza.

Un manquement au devoir de neutralité est reproché à notre collègue.

Précisons que la salle des professeurs est un lieu réservé aux personnels auquel aucun élève n’a accès.

Précisons que la liberté d’expression est garantie aux fonctionnaires par la Loi Le Pors depuis 1983.
Rappelons aussi que l’État Français a reconnu officiellement l’État Palestinien.
Rappelons que l’ONU a officiellement reconnu que le peuple palestinien était victime d’un génocide.

Les responsables des sections syndicales du lycée avec les personnels sont en conséquence choqués par la convocation de leur collègue qui n’a fait qu’exprimer son soutien aux travailleurs et travailleuses palestinien.ne.s victimes d’un génocide de la part de l’État d’Israël.

Ils, elles dénoncent le fait que la direction de l’établissement ait demandé à leur collègue d’enlever le drapeau palestinien de son casier ainsi que la brochure puis ait reproché à leur collègue de les avoir exposés sur le panneau du syndicat dont il est le représentant dans l’établissement.

Les sections syndicales et les personnels y voient une grave atteinte à la liberté d’expression syndicale au sein de l’établissement.

lls, elles considèrent que cette convocation au Rectorat est inacceptable car elle représente une forme de répression envers toutes celles et ceux qui manifestent leur soutien à un peuple victime d’un génocide, ainsi qu’une entrave à l’exercice du droit syndical et une forme de répression envers un représentant syndical.

En signant cette pétition, je demande à ce que le droit syndical soit respecté et que le Rectorat renonce immédiatement à convoquer notre camarade.

Pour montrer leur solidarité, il et elles appellent tous les personnels à cosigner ce communiqué, à se mettre en grève et à rejoindre les rassemblements qui seront organisés le lundi 9 février 2026.

Lycée de l’ Élorn, le 29 janvier 2026.

MARCHE AUX FLAMBEAUX POUR LA PALESTINE ET POUR UN VRAI CESSEZ LE FEU A GAZA

Après plus de 2 ans de génocide à Gaza, l’accord pour le cessez-le-feu signé vendredi 10 octobre a permis la libération des otages israéliens et celle de 1978 prisonnier·es politiques palestinien·nes de Gaza et de Cisjordanie occupée détenu·es dans les prisons israéliennes.

Cet accord de cessez-le feu a depuis été largement rompu (plus de 1000 fois) par Israël qui a mené de nouveaux bombardements massifs sur Gaza (plus de 400 morts en 2 mois) tandis que les massacres et les exactions de l’armée israélienne et des colons en Cisjordanie se poursuivent impunément. Israël poursuit par ailleurs sa politique de colonisation et d’emprisonnement des militant(e)s Palestinien(ne)s.

Le « plan Trump » ignore le droit international : il ne prévoit pas la fin de l’occupation, de la colonisation, ni du régime d’apartheid, il ne dit rien des ordonnances ou des avis de la Cour Internationale de Justice (CIJ), ni de l’application des résolutions de l’ONU.

Nous manifesterons pour que :

– Les États prennent les mesures nécessaires pour contraindre Israël à un cessez-le feu permanent en Palestine mais aussi en Syrie et au Liban,

– Tous les militant(e)s palestinien(ne)s emprisonné(e)s soient libéré(e)s et qu’une commission internationale enquête sur les cas de tortures et d’assassinats dans les prisons Israéliennes (plus de 100 morts en 2 ans),

– Les États appliquent des sanctions économiques, politiques et diplomatiques contre Israël pour le contraindre à respecter le droit qu’il bafoue depuis sa création.

– La France, les États de l’Union Européenne doivent notamment suspendre l’accord d’association UE-Israël (une clause le prévoit en cas de non-respect des droits humains) et mettre fin à tout commerce d’armes avec Israël.

– La France, après avoir reconnu l’Etat palestinien doit proposer des moyens et des sanctions à l’encontre d’Israël pour imposer la création d’un Etat Palestinien, sans quoi ce positionnement risque fort de rester au stade de la seule déclaration d’intention.

Signataires : AFPS-Rennes, Attac-rennes, LDH, Association Tous pour la Syrie, La Libanaise, Union départementale Solidaires 35, Union Départementale CGT35, FSU 35 ; SUD éducation 35, FSE-Rennes, Organisation Communiste de France, NPA l’Anticapitaliste ;MRJC 35 …

Contre les conditions de travail dans le 1er degré, mobilisons nous le 27 janvier !

Pour protester contre l’ extrême dégradation des conditions de travail dans le 1er degré et pour demander plus de moyens, notamment pour l’inclusion, l’intersyndicale 35 appelle à une première journée de mobilisation le mardi 27 janvier. Rdv à 10h30 devant le rectorat avec vos fiches SST, pour un rassemblement et une demande d’audience avec la rectrice. Une AG Education suivra à 12H30 à l’hotêl Pasteur. Venez nombreus.ses !

https://www.sudeducation35.fr/2025/12/18/declaration-dintention-de-greve-periode-3/

Blocage d’un lycée privé par des personnels du public !

Communiqué de presse de l’Assemblée Générale Éducation 35

Nous relayons ici le communiqué de presse de l’Assemblée Générale Éducation de l’Ille-et-Vilaine (35), qui a mené une action spectaculaire ce matin, dans un contexte d’austérité budgétaire et d’accaparement de l’argent public par des minorités favorisées au détriment de la masse de la population et du service public. RENDONS L’ARGENT PUBLIC AU SERVICE PUBLIC !

Le 23.09.2025, à Rennes – Communiqué de presse de l’Assemblée Générale Éducation de l’Ille et Vilaine (35)


Dans la continuité de l’appel citoyen du 10 septembre, puis de l’appel intersyndical du 18 septembre, nous, personnel.les et étudiant.es de l’éducation de Rennes en lutte, avons décidé de bloquer l’accès du lycée privé Saint-Martin de Rennes ce mardi 23 septembre au matin.

Nous dénonçons le financement public de l’enseignement privé, vecteur d’inégalités sociales. Nous rappelons que le Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine verse plus d’1,1 million d’euros de subventions non-obligatoires à l’enseignement privé alors qu’il réduit sa subvention de 451 000 euros aux collèges publics et ne remplace plus les agent.es des collèges lors d’absences inférieures à 15 jours. En France, l’argent public finance à plus de 75 % les établissements privés, notamment par des contributions facultatives accordées hors de tout contrôle. Nous rappelons que la part des élèves issu.es de familles très favorisées est passée de 26,4% à 40,2% dans les établissements privés entre 2000 et 2021. L’enseignement privé choisit ses élèves et s’adresse à des familles de plus en plus favorisées.

Nous réaffirmons notre attachement à une réelle mixité sociale au sein de nos établissements. Nous voulons une école qui s’adresse à tous.te.s sans distinction. Nous rappelons qu’aujourd’hui plus de 180 établissements privés sont concernés par des plaintes pour violence et abus sexuels. L’argent public ne peut pas être donné sans aucun contrôle de l’Etat. Nous continuerons à nous mobiliser contre ces financements injustes. A l’heure où 44 milliards d’économies sont demandés aux Français.es, nous dénonçons l’argent public qui sert des intérêts privés y compris dans l’Education. Notre mot d’ordre est simple : rendons l’argent public aux services publics !

Tract distribué à plusieurs centaines d’exemplaires aux élèves et personnels du lycée privé St Martin de Rennes bloqué-e-s, aux passant-e-s dans la rue et aux policiers en intervention pour débloquer le lycée en pièce jointe

CSA académique : RSU / Plan égalité diversité

Le CSA académique de novembre était consacré à la lecture du Rapport Social Unique (RSU) et du Plan académique Égalité professionnelle et Diversité.

Vous trouverez ci-dessous le compte rendu du CSA-A et la déclaration de SUD éducation Bretagne. 

Le RSU est un document dans lequel on peut trouver les données essentielles sur les effectifs, les rémunérations, les accidents de services, les congés, les promotions, … il fait 192 pages mais il peut vous être utile pour trouver des réponses à vos questions lors des heures d’informations syndicales ou pour rédiger des tracts.

Par exemple, il y a des informations sur la Protection fonctionnelle : en 2024, le rectorat a reçu 170 demandes de protection fonctionnelle et en a accordé 110. Les organisations syndicales et les représentants du rectorat ont convenu que les plaintes contre les enseignants déposées par les familles est un sujet qui monte dans le 1er degré ; la secrétaire générale a affirmé qu’il y avait des critères d’urgence comme les faits de violences ou attaques sur les réseaux sociaux qui sont pris en compte dans la rapidité de la protection fonctionnelle. Les demandes sont gérés par le service juridique de l’académie.

Mesdames et Messieurs les membres du CSA de l’Académie de Rennes,

Que dire de l’état désastreux dans lequel se trouve le service public d’éducation? Les ministres se succèdent, mais la politique austéritaire reste la même.

C’est l’histoire d’un ministère qui tombe du 51e étage et qui se dit, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien.

Et pour cause, les casseurs des services publics sont au pouvoir !

Car, ce sont encore 4018 postes qui seront supprimées l’an prochain dont 3256 dans l’enseignement public. Le prétexte avancé est comme à chaque fois la démographie scolaire mais, plutôt que de profiter de cette baisse globale du nombre d’élèves pour réduire la taille des classes et améliorer les conditions d’enseignement et de travail, le gouvernement « Lecornu 2 » continue de dégrader le service public d’éducation et se refuse à toute politique ambitieuse de lutte contre les inégalités sociales et scolaires.

En effet, s’il existe un domaine dans lequel le système scolaire français arrive en tête : c’est celui des inégalités ! Ainsi, nous rappelons que l’observatoire des inégalités a effectué la synthèse des résultats TIMSS et PISA, et cocorico, dans le classement des inégalités au sein des pays de l’OCDE, la France se situe ainsi en première position. Triste constat que nous connaissons tous et toutes depuis plusieurs années.

La priorité doit être de garantir un enseignement de qualité pour tous et toutes avec des personnels formés et qui voudront rester dans l’éducation nationale. Le turn-over n’est jamais un bon signe.

Et notre ministère est en proie depuis de nombreuses années à une crise de la vocation, une crise du recrutement. Dans le rapport social unique que nous étudions aujourd’hui, vous notez que « les ruptures conventionnelles restent stables : 134 ruptures conventionnelles en 2023, 136 en 2024 » : ainsi les enseignants et personnels non-enseignants de notre académie veulent toujours autant quitter l’Éducation nationale.

Les conditions de travail sont tellement dégradées qu’elles en deviennent maltraitantes ; nos collègues sont toujours plus nombreuses et nombreux à vouloir changer de métier, quitter l’Éducation nationale voire même le service public en général.

Supprimer les postes n’est pas la solution pour lutter contre la crise du recrutement. Il faut baisser les effectifs par classe, cesser avec la multiplication des missions non rémunérées qui ne sont rien d’autre que du travail gratuit dissimulé et augmenter les salaires.

Au-delà de l’école, ce budget d’austérité « Lecornu 2 » va renforcer les inégalités sociales. Le gel des prestations sociales, dont les APL et l’allocation adulte handicapé ainsi que le doublement des franchises médicales vont encore plus paupériser les collègues les plus précaires.

Alors que nous étudions aujourd’hui le « Plan académique Égalité professionnelle femmes-hommes /diversité » et que le 25 novembre prochain sera la journée internationale contre les violences sexistes et sexuelles, SUD éducation Bretagne souhaite rappeler que les féminicides continuent d’augmenter : nous en étions au 140 féminicide hier. Là encore, aucun budget digne de ce nom n’est alloué à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Au contraire, les associations qui prennent en charge les victimes de violences voient leurs ressources diminuer.

SUD éducation appelle donc l’ensemble des personnels de l’académie à se mobiliser par la grève et la manifestation le mardi 25 novembre à 18h place de la République à Rennes et le mardi 2 décembre.

Pas d’économies sur l’école publique ! Pas d’économies sur nos vies ! Abrogation de la réforme des retraites !

SUD éducation Bretagne