École optionnelle avant les vacances : SUD éducation dénonce la désinvolture du gouvernement

Aujourd’hui, le Premier ministre annonçait par voie de presse, que les parents sont invité-e-s à garder au domicile familial les élèves en prévision des fêtes de fin d’année.

Le ministre Blanquer est une nouvelle fois contredit. Il prétendait jusqu’ici, contre l’évidence, que l’école était le lieu le plus sûr pour éviter les contaminations, alors que les statistiques ministérielles sont démenties par celles de Santé publique France. Le Premier ministre souhaite que les enfants se confinent dès le jeudi afin de respecter une période d’incubation de 6 jours. Au lieu d’avoir pris les mesures nécessaires pour que les élèves puissent continuer à se rendre sur leur lieu d’étude jusqu’aux congés, par exemple par le recrutement de personnels titulaires pour aider à la désinfection des locaux et la fourniture de masques à tou-te-s les élèves, le gouvernement préfère, en dehors de tout cadre légal amoindrir le caractère obligatoire de la scolarisation.

Cette situation risque d’accroître les inégalités sociales entre élèves et entre les familles. Pour profiter de cette mesure, il faudrait que l’un-e des deux parents demeure au foyer puisqu’il s’agit de procéder à un confinement anticipant les fêtes. Ce serait alors prioritairement sur les femmes que pèserait ce fardeau. De même, les élèves de classes populaires, qui ont le plus besoin dans la période que nous traversons de continuer les apprentissages, se verraient privé-e-s de deux jours de classe juste avant les congés.

Les personnels quant à eux ont appris la nouvelle par la presse. Certaines académies n’ont toujours pas pris la peine d’indiquer aux enseignant-e-s que cette nouvelle règle est en vigueur. Alors que dans un contexte difficile, ils et elles cherchent à exploiter au mieux le temps d’étude des élèves, ils et elles risquent de voir leurs efforts balayés par un absentéisme validé par le gouvernement.

SUD éducation, une nouvelle fois, dénonce la désinvolture et l’amateurisme qui président aux décisions prises par le gouvernement et le ministère en matière de gestion de la crise sanitaire dans l’Éducation nationale.

Télétravail et réorganisations permanentes du travail : l’importance du collectif de travail

Dans l’urgence sanitaire actuelle et face aux carences du ministère, les équipes professionnelles sont sous tension. Elles doivent faire face à des réorganisations permanentes qui dégradent les conditions d’enseignement pour les élèves et les conditions de travail pour les personnels. Pour éviter les fermetures d’établissements, le dédoublement des classes devient incontournable. Dès lors, le télétravail partiel s’instaure.

Avec le dédoublement des classes, l’urgence est à un allègement des programmes scolaires et donc à une adaptation des évaluations et des examens en conséquence. Cela requiert de repenser l’organisation des apprentissages et leur articulation entre le présentiel et le distanciel. Pour cela, les personnels doivent pouvoir s’appuyer sur leur collectif de travail afin de déterminer ensemble un fonctionnement adapté à leur réalité de travail.

Il s’agit pour les personnels d’articuler des contenus adaptés aux conditions de vie et d’apprentissage des élèves avec leurs propres conditions de travail et d’existence. L’exigence de télétravail va à l’encontre de la conception que les personnels ont de leur métier à bien des égards et les expose à des conflits éthiques. Ils savent que souvent les conditions ne sont pas favorables à l’apprentissage (existence de zones blanches, coût de la connexion, plusieurs personnes utilisant les mêmes outils et connexion, pas d’espace dédié et ambiance bruyante).

Ces arbitrages se font dans un contexte de réorganisations permanentes, de pressions hiérarchiques des chef-fe-s de service pour imposer une organisation du travail, de surcharge liée à l’autoformation pour palier les manquements de l’administration et donc de conflits entre personnels épuisés par l’incurie de l’employeur, à quoi d’ajoutent des pressions de la part des familles, l’isolement, un chevauchement accru de la vie professionnelle et de la vie privée. Devoir travailler dans un tel contexte est source d’épuisement psychique.

Face à cela, faire vivre notre collectif de travail, avec nos collègues, permet de combattre ces risques et constitue notre meilleur rempart pour protéger notre santé et nos conditions de travail. Cela nécessite de se retrouver pour échanger, sur temps de travail. Grâce à ces temps collectifs, les personnels peuvent s’accorder sur les nouvelles modalités de travail et éviter de se mettre en concurrence dans l’exercice de leurs missions. Cela permet également de contrebalancer l’individualisation provoquée par le travail à distance, et d’éviter les conflits entre collègues. SUD éducation rappelle que tout risque doit être évalué et faire l’objet de mesures visant à les supprimer ou les réduire. Cela implique que les CHSCT et les équipes locales soient consulté-e-s sur la mise en place du télétravail et que les mesures de prévention soient intégrées et consultables dans le DUER (document unique d’évaluation des risques professionnels).

Dans le cas où vous subiriez des pressions, il faut se rappeler que l’administration n’a pas le droit de vous obliger à effectuer du travail à distance (si cette modalité de télétravail n’est pas interdite, encore faut-il qu’elle soit soumise à votre accord, et que la partie réalisée en télétravail corresponde réellement à la même durée de service. L’Éducation nationale ne fournit d’ailleurs pas à ses agent-e-s les moyens matériels et la formation nécessaire à ces modalités de travail.

 

Remplacement d’enseignant-e‑s : le ministre choisit l’emploi précaire

Depuis plusieurs mois, SUD éducation exige la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour l’éducation. Il s’agit notamment de recruter massivement des personnels titulaires et formés qui pourront compenser sur le long terme les inégalités accrues par les périodes de confinement et remplacer les personnels en congé-maladie.
Les options disponibles sont nombreuses à combiner : recrutements sur les listes complémentaires aux concours internes et externes, titularisation des contractuel-le-s à temps plein, ouverture de concours de recrutement exceptionnels.
Pourtant, le ministère de l’Éducation nationale a choisi de recruter jusqu’à 6 000 enseignant-e-s contractuel-le-s dans le premier degré pour des contrats d’une durée extrêmement courte : les contrats n’excéderont pas 2021. Le choix du ministère de précariser au maximum les personnels recruté-e-s, alors même que les effets de la crise économique commencent à se traduire par des vagues de licenciements est bien un choix politique.
Pour SUD éducation, la politique de recrutement de personnels sans formation préalable avec une rémunération faible et sans aucune autre perspective que le licenciement dans trois mois est indécente. Ces personnels se verront également exclure du versement la prime d’équipement que le ministère réserve aux personnels contractuels embauchés à l’année scolaire.
Pour le ministre Blanquer, la crise sanitaire agit comme un effet d’aubaine, lui permettant de justifier le recrutement de personnels contractuels dans le premier degré, alors que cette pratique est pour l’heure rare sur l’ensemble du territoire.
SUD éducation exige que ces personnels soient embauchés pour la durée complète de l’année scolaire, et bénéficient d’une véritable formation. Plus largement, SUD éducation revendique la titularisation sans condition de concours ni de nationalité de toutes et tous les contractuel-le-s du ministère de l’Éducation nationale.

SUD éducation écrit au Conseil supérieur des programmes

Madame la présidente du Conseil supérieur des programmes,

Le 17 juin dernier, puis le 10 septembre, nous vous avions écrit afin de vous alerter sur la nécessité d’un allègement des programmes scolaires pour l’année 2020-2021. Il s’agissait alors de laisser le temps aux enseignant-e-s de compenser en début d’année les inégalités scolaires qui s’étaient accrues durant le confinement.

Alors que des dizaines de classes ont été fermées, que le virus circule activement sur le territoire, et face à la mobilisation des personnels, le ministre de l’Éducation nationale a dû admettre que l’accueil des élèves doit évoluer. Le ministre reconnaît lui-même implicitement que les programmes sont impossibles à tenir, car il a annoncé aux personnels dans un courrier électronique que les épreuves communes seront annulées cette année scolaire.

Les programmes, trop lourds en temps ordinaire, ne pourront être achevés durant cette année scolaire. Les établissements du second degré passent en effet progressivement au dédoublement des classes avec une mise en œuvre d’une continuité pédagogique. Refuser tout aménagement des programmes scolaires dans ce cadre est intenable autant pour les personnels que pour les élèves.

Pour SUD éducation, le caractère national des diplômes tels que le baccalauréat et le diplôme national du brevet constituent en outre un enjeu d’égalité pour les élèves. Par conséquent, SUD éducation vous demande de nouveau de vous saisir de la question de l’allègement des programmes, nécessaire dans la période que nous traversons. Nous vous demandons également de vous saisir de la question du report des épreuves de spécialité en terminale.

Veuillez croire, madame la Présidente, en notre attachement au service public d’éducation.

Dédoublements : les annonces ministérielles doivent nous engager à l’action !

Ce jeudi 5 novembre, les personnels ont reçu un message du ministre Blanquer. Il cède face à la mobilisation des personnels et des lycén-ne-s. Il indique que les trois sessions d’épreuves de contrôle continu seront annulées, et que les établissements pourront mettre en œuvre les dédoublements exigés par les personnels.

Il s’agit d’une première réponse aux revendications des personnels pour des dédoublements et le respect des protocoles décidés par les équipes, mais aussi contre les épreuves de contrôle continu dénoncés par les équipes depuis leur mise en œuvre.

Pour SUD éducation, ces annonces demandent un certain nombre de garanties, et nécessitent d’aller plus loin.  Il s’agit désormais d’imposer les dédoublements pour tous les niveaux. D’une part, une telle réorganisation des enseignements doit se faire dans le cadre de temps banalisés pour permettre aux équipes d’en décider les modalités qui ne sauraient donner lieu à une double charge de travail : en présentiel et à distance. D’autre part, elle doit se faire dans le cadre des obligations statutaires et réglementaires des enseignant-e-s : la réorganisation des enseignements ne doit pas impliquer un dépassement des maxima de services. Les programmes scolaires, déjà trop denses si l’année avait pu se dérouler normalement et compte-tenu des remédiations rendues nécessaires en ce début d’année par les perturbations liées au premier confinement, doivent impérativement être allégés. Les épreuves de spécialité doivent être passées en fin d’année scolaire.

Cette mesure de diminution immédiate des effectifs ne peut concerner les seuls lycées mais également les collèges et les écoles primaires. En particulier, de nombreux collèges se sont mis en grève pour obtenir cette mesure, et leur revendication doit être également immédiatement satisfaite.

Les personnels en grève depuis lundi ont utilisé leur temps libéré par la grève pour élaborer des protocoles locaux : ils ont fourni du travail qui aurait dû être réalisé par les services académiques, et doivent être payés en conséquence. SUD éducation demande le paiement des journées de grève.

Les dédoublements ne sont pas une fin en soi : pour permettre de manière durable d’affronter la crise sanitaire en maintenant les établissements ouverts, il faut d’urgence créer des postes et agrandir les capacités d’accueil des élèves à tous les niveaux. C’est une question de choix politique : SUD éducation revendique l’admission immédiate des candidat-e-s inscrit-e-s sur les listes complémentaires, des admissibles aux concours internes et l’ouverture de concours supplémentaires partout où cela sera nécessaire. Les enseignant-e-s contractuel-le-s doivent être titularisé-e-s sans délai à temps complet. SUD éducation revendique également la réquisition et la construction de locaux destinés à accueillir simultanément l’ensemble des demi-groupes. Il ne s’agit pas là d’une revendication nouvelle : c’est tout simplement le plan d’urgence que réclame SUD éducation depuis le printemps, et qu’il s’agit maintenant d’obtenir.

 

Pour SUD éducation, cette information doit conforter les personnels dans le choix de s’engager dans la grève du 10 novembre sur les deux mots d’ordres :

dédoublements et respect des protocoles décidés par les équipes ;

plan d’urgence pour l’éducation, comprenant les créations de postes nécessaires et des constructions de locaux adaptés.

Appel à la grève du mardi 10 novembre

Sud Education 35 appelle les personnels du département à se mettre en grève le mardi 10 novembre. Un rassemblement aura lieu devant le DSDEN 35 à 1 1 H00.
Sud Education appelle également les personnels à se réunir en AG et à établir leurs revendications.
 
Face au mépris et l’autoritarisme du ministre Jean-Michel Blanquer, nous dénonçons l’impréparation de cettre rentrée scolaire et la mise en danger des personnels, des élèves et de leurs familles. Nous voulons que les écoles restent ouvertes avec un protocole adapté qui garantisse la sécurité de toutes et tous.
 
Nous revendiquons un plan d’urgence pour l’Education:
– Allègement des effectifs dans les écoles, collèges et lycées par la mise en place de demi-groupes
– Fournitures de masques gratuits et réellement protecteurs pour les élèves et les personnels
– Recrutement massif de personnels enseignants, techniques et administratifs notamment pour palier aux absences dûes aux dépistages COVID et aux arrêts maladies.
– Plan d’investissement massif dans la construction et la rénovation du bâti scolaire
– Amènagement des programmes scolaires et retour à un bac national en fin d’année
– Arrêt du recrutement de contractuel-le-s et titularisation sans conditions.
 
Enfin SUD Education 35 demande l’abandon des sanctions contre nos camarades de Melle sanctionné-e-s pour fait de grève.
 

Déclaration d’intention de grève

Pour les camarades du premier degré, voici ci-dessous le formulaire de déclaration préalable d’intention de grève couvrant entièrement la période 2.

Pour information, remplir la déclaration n’oblige pas à faire grève le jour venu.

Trop, c’est trop !

Le dernier jour de classe a été marqué par l’effroyable assassinat de Samuel Paty. S’attaquer à un enseignant, c’est s’attaquer à l’école qui est un lieu de construction d’un savoir critique, de rencontre de l’autre, de la formation de futur-e-s adultes libres et éclairé-e-s. Depuis, un nouvel attentat a eu lieu, et le plan Vigipirate a été élevé à son maximum. Blanquer a annulé au détour d’un message aux personnels le temps de concertation des personnels enseignants prévu le lundi 2 novembre. La rentrée devait être un moment d’échange entre collègues puis avec les élèves. Le ministre dénie ce temps de concertation aux personnels durement touchés par l’assassinat de notre collègue.

Macron a annoncé qu’il faut s’attendre à la saturation des hôpitaux d’ici une dizaine de jours. La circulation du virus est devenue incontrôlable. La seule réponse dans l’éducation est un protocole sanitaire indigent. Blanquer refuse le dédoublement des classes prévu dans ce cas de figure. Si l’on ne l’impose pas maintenant, les écoles et établissements risquent de fermer complètement dans les semaines à venir.  Le ministre envoie au casse-pipe un million de personnels, douze millions d’élèves et au-delà l’ensemble de la population.

SUD éducation ne peut accepter un tel mépris, et appelle les collègues à se réunir au plus vite afin d’organiser la riposte. SUD éducation a d’ores et déjà déposé un préavis de grève. SUD porte depuis le printemps un plan d’urgence. Depuis l’annonce du président Macron, SUD éducation revendique des dédoublements de l’ensemble des classes conformément aux protocoles en cas de circulation active du virus ainsi que la banalisation des lundi et mardi pour réorganiser les enseignements.

Face aux choix irresponsables et au mépris du ministre, SUD éducation appelle les personnels à se réunir en Assemblée générale et à mettre au vote la grève pour : 

  •    protester contre la maltraitance institutionnelle que représente la réorganisation de la rentrée du lundi 2 novembre
  •    obtenir satisfaction concernant les garanties sanitaires nécessaires, à commencer par les dédoublements

Masques à partir de 6 ans : la mesure à prendre, est le dédoublement des classes

Le premier ministre a annoncé qu’à partir de la rentrée lundi 2 novembre tou-te-s les élèves à compter de 6 ans sont dans l’obligation de porter un masque à l’école.

C’est la seule mesure nouvelle annoncée par le gouvernement alors que la circulation du virus est hors de contrôle et que le confinement est une nouvelle fois décrété.

Le port du masque chez les jeunes enfants ne va pas sans poser de questions.

Tous les personnels du premier degré savent que les élèves ne seront pas en capacité de porter le masque continuellement sans le toucher, ou le mettre correctement, sans parler de le ranger et que le port du masque risque d’être anxiogène pour les plus jeunes.

De même, tous et toutes savent que la lecture labbiale comme les expressions faciales sont essentielles à l’apprentissage de la lecture et à la phonologie.

De plus, tout comme pour les élèves du secondaire, les masques sont à la charge des familles, qui doivent se les procurer en urgence. Un masque devant être changé toutes les 4 heures, il s’agit d’un coût exhorbitant , en particulier pour les familles des classes populaires, sur qui en cas de défaillance le gouvernement fera peser la responsabilité des contaminations. C’est à l’État de prendre ses responsabilités et de fournir les masques !

La mesure immédiate indispensable que revendiquent SUD éducation et l’intersyndicale pour limiter les contaminations dans les écoles et éviter au maximum les fermetures qui sont une catastrophe au plan pédagogique est le dédoublement des classes avec une adaptation de l’emploi du temps des élèves.

Rapidement, il faut que le ministère recrute massivement de nouveaux personnels pour éviter les effectifs en surnombre en raison des nombreux personnels qui seront placés en autorisation d’absence car vulnérables ou cas contacts, et placés en congé maladie. Cela passe par le recrutement immédiat des personnels sur liste complémentaire aux concours, et la titularisation à temps plein des contractuel-le-s.

SUD éducation revendique :

  • le dédoublement des classes

  • l’ouverture des listes complémentaire, et la titularisation à temps plein des contractuel-le-s

  • la gratuité des masques pour tou-te-s les élèves

SUD éducation appelle les personnels à se réunir en AG et à mettre au vote la grève pour obtenir satisfaction concernant les garanties sanitaires nécessaires, à commencer par les dédoublements.

Protection sanitaire : soutien aux grèves des personnels et aux blocus des élèves ! Non à la répression policière !

Ce mardi 3 novembre plusieurs lycées ont été bloqués par les élèves, protestant contre les non mesures de protection sanitaire prises par le ministère de l’Éducation nationale.

Devant certains lycées, la police est intervenue pour déloger les élèves et débloquer l’entrée à grand renfort de gaz lacrymogène et de coups de matraques comme au lycée Colbert à Paris.

Des personnels ont décidé de se mettre en grève. D’autres ont utilisé leur droit de retrait. De nombreuses assemblées générales se sont tenues depuis la rentrée. SUD éducation apporte son soutien à toutes les initiatives prises pour imposer des mesures sanitaires garantissant la sécurité des personnels, des élèves et de leurs familles, notamment par la mise en place de dédoublements.

 

SUD éducation condamne fermement l’intervention de la police contre des lycéen-ne-s qui exercent leur droit de réunion et d’expression.

SUD éducation appelle à renforcer la mobilisation : assemblées générales, débrayages, grève et apporte son soutien aux collègues qui exercent leur droit d’alerte et leur droit de retrait.

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à rejoindre ce mouvement de grève et à se réunir en assemblée générale pour construire la mobilisation et exiger la mise en place de mesures de protections sanitaires réellement efficaces, à commencer par les dédoublements sur toutes les classes.

Masques DIM : le point

Tous les masques EN sont-ils concernés ?

Sur les 333 millions de masques commandés par l’État, 60 millions ont été commandés auprès de la marque DIM et distribués dans l’Éducation nationale et d’autres ministères. Ce sont eux qui sont incriminés pour leur potentielle toxicité. Ils sont repérables par leur conditionnement qui comporte le logo DIM. Tous les autres masques ne sont donc pas concernés.

 

Sont-ils définitivement retirés ?

Jusqu’au 19 octobre la ministre de la Fonction pubique refusait d’appliquer le principe de précaution demandé par les syndicats. La Fonction publique et l’Éducation nationale sont depuis revenues à la raison. Mais ce retrait n’est à ce stade que temporaire en l’attente d’expertises plus complètes. Dès le 14 octobre, SUD éducation a écrit au ministre pour lui demander de fournir aux personnels une solution alternative.

 
Et maintenant ?

Les masques lavables distribués à la rentrée arrivaient justement à expiration aux vacances d’automne. SUD éducation revendique la fourniture en nombre suffisant de nouveaux masques à l’ensemble des personnels et des élèves, garantissant une réelle protection et bien sûr sans aucun danger pour la santé ni l’environnement.

Covid19 : Stop à la mascarade !

Avec un protocole sanitaire allégé et surtout aucun moyen pour le faire respecter, nous savons depuis la rentrée que nous courons à la catastrophe. Aujourd’hui le gouvernement adopte un discours culpabilisateur et Macron vient d’annoncer ce mercredi 14 octobre de nouvelles restrictions. Pour SUD éducation l’heure est à la prise de mesures fortes pour protéger l’ensemble des salarié-e-s et les usagers et usagères des services publics.

Pas de moyens supplémentaires

Alors que l’Éducation nationale a été durement impactée par l’épidémie avec une longue fermeture des établissements scolaires, rien n’a pourtant été organisé pour permettre une rentrée garantissant l’accueil des élèves comme la sécurité des personnels.
Pour SUD éducation, répéter l’expérience des fermetures d’établissements n’est pas souhaitable. C’est pour ça que le gouvernement devrait tout faire pour l’éviter. Force est de constater que nous en sommes loin : aucun recrutement significatif, pas de plan de constructions ou de réquisitions de locaux, pas de dédoublements, pas d’investissements, pas de dotation en masques gratuits pour les élèves et le rationnement en masques pour les personnels.

La gestion de l’épidémie par le déni

Au contraire, l’Éducation nationale pratique la politique de l’autruche. Alors que ce qui était bon en juin dernier n’est plus valable en septembre, plus le nombre de cas augmente et moins ils sont comptabilisés. Presque aucun cas contact sur nos lieux de travail, pas de test systématique des élèves lorsqu’il y a des cas dans une classe, mesures d’isolement au compte goutte : à force de vouloir cacher l’épidémie pour valider les décisions politiques désastreuses on la nourrit. Les établissements ne fermant pas en cas de personnels positifs dans le premier degré, même dans le cas où toute l’équipe est atteinte, se sont des enseignant-e-s remplaçant-e-s qui se déplacent d’écoles en écoles, parfois par demi-journée avec le risque accru d’attraper le virus. De plus, au lieu de prendre leurs responsabilités, de nombreux-ses DASEN et IEN culpabilisent les équipes en les accusant de négligence pendant leur pause repas. Par ailleurs l’administration n’anticipe aucunement d’éventuelles fermetures d’établissements à des échelles plus larges : rien sur l’attribution de matériel aux familles, et aux élèves et aux enseignant-e-s, rien sur le cadrage réglementaire de l’enseignement à distance, rien sur l’organisation à prévoir des enseignements et l’accueil des publics fragiles par exemple. Comme début mars, le ministère répète en boucle “on est prêts”, alors qu’il n’a rien communiqué sur le sujet depuis une circulaire laconique de début juillet. Ce n’est pas acceptable : les personnels doivent avoir des éléments d’anticipation pour débattre, entre eux, des meilleures manière d’assurer la continuité des apprentissage dans le respect de leurs statuts et de leurs conditions de travail.

Il faut un plan d’urgence

Plutôt que de tout renvoyer à la responsabilité individuelle, il faut des mesures fortes. SUD éducation propose depuis juin dernier un plan d’urgence pour l’éducation. Du retard a été pris mais il n’est pas trop tard ! SUD éducation propose 34 mesures à appliquer immédiatement ! Nous appelons les personnels à s’organiser dans les établissements pour faire imposer les mesures sanitaires essentielles et à continuer de faire remonter toutes les difficultés rencontrées localement.
SUD éducation appelle les personnels à se mobiliser par tous les moyens pour faire appliquer ces 34 mesures.

Covid-19 : SUD éducation revendique un plan d’urgence pour l’éducation

La rentrée de septembre 2020 a montré l’étendue de l’impréparation du ministère. Aucun poste n’a été créé, le protocole sanitaire de juillet n’a été adapté qu’à la marge, et la gestion des  cas de Covid-19 est toujours davantage renvoyée au local. SUD éducation revendique depuis le printemps un plan d’urgence  pour l’éducation, à même de garantir les meilleures conditions de travail possibles pour les personnels, dans des conditions sanitaires acceptables. Il doit notamment comprendre des recrutements massifs de personnels, la titularisation de l’ensemble des non-titulaires sans condition de concours ni de nationalité, et un plan d’investissement massif dans la construction et la rénovation du bâti scolaire permettant d’accueillir les élèves avec davantage d’espaces. Il s’agit également dans ce cadre et dès à présent de réfléchir aux modalités pédagogiques adaptées à cette période de réouverture en septembre, en tenant compte des inégalités qui se sont accrues.

Ce plan d’urgence est toujours d’actualité : les créations de postes peuvent se faire à n’importe quel moment de l’année, par le biais du recours aux listes complémentaires, de la titularisation à temps plein des contractuel-le-s, de l’ouverture de concours exceptionnels.

Volet sanitaire

À l’heure où la deuxième vague épidémique se développe et que des mesures drastiques sont mises en oeuvre dans différentes parties du territoire, force est de constater que c’est la politique de l’autruche qui prévaut dans l’Éducation nationale. Pourtant, un certain nombre de mesures simples peuvent être prises immédiatement :

-installer des points d’eau et du savon en quantité suffisante ;

une gestion des cas Covid-19 qui soit cadrée nationalement et non renvoyée au dialogue entre les ARS et les services académiques, en revenant aux critères d’évictions en vigueur au début de l’année (éviction d’une classe lors de l’apparition d’un cas), et sans application du jour de carence pour les personnels ;

une politique de dépistage facilitée pour l’ensemble des personnels, des élèves et des étudiant-e-s ;

la mise en place d’une médecine de prévention et scolaire efficiente, par le biais de la création de postes suffisants ;

la reconnaissance immédiate du Covid-19 comme maladie professionnelle ;

réduire immédiatement les effectifs par classe en créant le nombre de postes nécessaires ;

agrandir les locaux avec des constructions d’extensions, de nouvelles écoles et de nouveaux établissements, ce qui est en enjeu pour la salubrité de manière générale ;

augmenter massivement l’acquisition de masques par l’Éducation nationale, pour que les masques puissent être donnés gratuitement aux personnels et aux élèves en quantité suffisante.

Volet postes

Les enjeux liés à la crise sanitaire, que ce soit sur le plan des précautions sanitaires ou sur le plan pédagogique, nécessitent des créations de postes supplémentaires. Cela n’a pas été le cas en cette rentrée, et pourtant c’est encore possible. Pour SUD éducation, il y a plusieurs leviers pour créer dans l’urgence les postes nécessaires :

la titularisation à temps plein de l’ensemble des enseignant-e-s non titulaires, sans condition de concours ni de nationalité : les collègues en question sont déjà souvent en poste depuis longtemps, et ont déjà été employé-e-s devant élèves, il n’y a aucune raison pour qu’ils et elles ne bénéficient pas du statut de fonctionnaire ;

l’admission de l’ensemble des admissibles, aux concours internes comme externes : les recalé-e-s des oraux des concours constituent un nombre très important de potentiel-le-s futur-e-s collègues ; au vu de l’urgence de la situation, il est souhaitable qu’ils et elles  soient stagiarisé-e-s dans leur totalité ;

l’organisation de concours exceptionnels : il est arrivé, encore récemment, que des concours supplémentaires soient organisés en fonction des besoins pour le recrutement des professeur-e-s des écoles ; ce dispositif pourrait être généralisé, en fonction des besoins locaux, dans les départements ;

l’embauche de personnels aidant à la direction pour le primaire, avec un réel statut ;

l’embauche massive d’AESH et la titularisation dans le cadre d’emplois statutaires d’éducateurs-trices scolaires ;

le rétablissement des moyens en remplacement dans le 1er et le 2nd degré.

Volet social

La crise sanitaire a représenté une catastrophe sociale pour de très larges pans de la population, y compris bien sûr une part importante des élèves et des parents. L’Éducation nationale a une part de responsabilité dans cet état de fait, notamment en n’ayant pas compensé automatiquement l’absence de demi-pension par une attribution de fond social exceptionnel aux familles. Dans le cas de mesures d’évictions ou de confinements locaux, ces situations vont se renouveler.  Pour faire face à ces situations, SUD éducation revendique dès à présent :

-soit compensée dans son entièreté la baisse des fonds sociaux qui est intervenue au cours des années précédentes ;

-soient augmentées les aides à la demi-pension et les bourses ;

-soit anticipé, en cas de nouvelle crise sanitaire, le versement d’une attribution exceptionnelle aux familles pour compenser une nouvelle fermeture des services de demi-pension ;

-l’attribution ou le prêt de matériel informatique à chaque famille dans le besoin.

Volet pédagogique

La crise sanitaire a accru les inégalités scolaires. Durant le confinement, certain-e-s élèves ont pu bénéficier des conditions permettant de poursuivre en partie les apprentissages, les autres non. Le retour en classe de l’ensemble des élèves doit avoir pour objectif principal de compenser ces écarts. Pour cela, SUD éducation revendique plusieurs mesures immédiates :

la limitation des effectifs pour favoriser la différenciation, le travail coopératif entre élèves pour niveler les écarts de niveaux et permettre une reprise de contact avec l’école qui se fasse dans la sérénité. À titre de repère, la revendication générale de SUD éducation est de 20 élèves maximum en école élémentaire et en collège, et de 25 en lycée, mais les circonstances exceptionnelles impliquent de descendre encore en-deçà ;

l’aménagement des programmes, afin que les enseignant-e-s puissent mettre en oeuvre au mieux une pédagogie permettant de compenser les inégalités scolaires ;

la liberté pédagogique et de support notamment en CP dans le cadre de l’apprentissage de la lecture ;

une formation initiale et continue qui tienne compte de ces problématiques et de ces enjeux, qui vont nécessairement impliquer des pratiques pédagogiques particulières ;

-un retour des PDMQDC, y compris dans les classes à 12, et un rétablissement des RASED dans leur totalité ;

l’abandon de Parcoursup et de la sélection à l’entrée à l’université, qui cette année plus encore qu’à d’autres moment va fonctionner comme une machine de tri social, le ministère ayant maintenu coûte que coûte les délais.

Volet éducation prioritaire

Les conséquences négatives de la crise sanitaire ont été plus élevées dans les quartiers populaires qu’ailleurs, sur le plan économique et social, comme sur le plan pédagogique. Cette situation justifie un plan exceptionnel pour les écoles et établissements des quartiers populaires. SUD éducation porte à ce titre des revendications pour l’éducation prioritaire depuis longtemps : elles doivent être immédiatement mises en oeuvre pour répondre aux enjeux de la crise sanitaire.

une baisse des effectifs par classe. À titre de repère, la revendication générale de SUD éducation est de 16 élèves maximum en éducation prioritaire, tout en maintenant les CP et CE1 à 12 maximum ;

une vie scolaire renforcée pour les élèves : 1 CPE pour 120 élèves dans les collèges ordinaires et 1 pour 100 en éducation prioritaire et 1 personnel de vie scolaire pour 50 élèves en collège ordinaire et 2 pour 50 en éducation prioritaire ;

des dispositifs d’aide et de prévention complets : 1 RASED complet par groupe scolaire et 1 enseignant-e supplémentaire pour cinq classes (pour le 1er degré) et un recrutement massif de personnels médico-sociaux (assistance sociale, infirmerie, psychologue) ;

l’extension de la prime REP-REP+ à tous les personnels, et la baisse du temps de travail devant élèves pour favoriser la concertation, qui va s’avérer indispensable au vu des difficultés rencontrées depuis la rentrée  ;

l’abandon immédiat du projet de réforme de l’éducation prioritaire basée sur le rapport Mathiot-Azéma et l’ouverture de discussions sur la base des légitimes revendications des personnels, et notamment sur le maintien de la carte de l’éducation prioritaire et son élargissement aux lycées.

Volet enseignement adapté

La crise sanitaire a fragilisé encore davantage les élèves les plus fragiles, à commencer par les élèves en situation de handicap. L’éloignement de l’école pendant une longue période pose un certain nombre de difficultés spécifiques avec le retour à l’école, et les conditions actuelles de l’inclusion ou de la prise en charge du handicap ne permettent pas de le faire de manière satisfaisante. La crise sanitaire a en outre accentué les injonctions contradictoires endurées par les personnels de l’Education nationale en poste dans ces établissements médicaux sociaux considérés comme prioritaires et donc ouverts pendant le confinement. Les collègues AESH sur des postes d’ULIS n’ont pas été respecté-e-s par les chef-fe-s d’établissement qui ont profité de leur précarité pour palier les besoins, notamment administratifs, dans les collèges. SUD éducation porte à ce titre des revendications pour l’ASH depuis longtemps. Elles doivent être immédiatement mises en oeuvre pour répondre aux enjeux de la crise sanitaire :

-des moyens supplémentaires dans les établissements scolaires ordinaires pour permettre une réelle inclusion de ces élèves également accueillis dans des CMS ;

une baisse des effectifs par classe. À titre de repère, la revendication générale de SUD éducation pour la SEGPA est de 12 élèves maximum ;

des dispositifs d’aide et de prévention complets : 1 RASED complet par groupe scolaire et 1 enseignant-e supplémentaire pour cinq classes (pour le 1er degré) et un recrutement massif de personnels médico-sociaux (assistance sociale, infirmerie, psychologue);

l’extension de la prime “spécialisée” à tous et toutes les AESH  ;

une formation en accord avec les besoins rencontrés par les collègues en poste dans l’ASH.

Affiche sur les droits COVID 19

Le ministre l’a claironné haut et fort dans les médias à la rentrée, il est prêt à toute éventualité. S’il a bien prévu l’obligation de la continuité pédagogique, du port du masque, il a totalement oublié de préciser les droits des agent·es dans le contexte de la crise sanitaire. Un peu comme si le sort des personnels dont il a la responsabilité ne lui importait guère… Les textes arrivent au compte goutte et descendent tout doucement du ministère jusqu’aux oreilles des gestionnaires.

Vous trouverez donc ici une affiche qui résume les différents droits et obligations liés au COVID 19 à ce jour.

! MAJ des droits en temps de crise sanitaire, notamment avec le nouveau décret « personnel vulnérable » (10.11.2020) : https://www.sudeducation.org/covid-19-presence-de-symptomes-contact-avec-une-personne-positive-quels-sont-mes-droits-et-obligations/

Vous pouvez la télécharger ici (pdf couleurs) : https://cloud.sudeducation35.fr/index.php/s/AcPkM94QgefE64Y

Vous pouvez la télécharger ici (pdf NB) : https://cloud.sudeducation35.fr/index.php/s/JWP9jNrqTrkmy9j

 

Alerte rouge dans l’éducation nationale

 

Toute la communication de l’exécutif est actuellement axée sur les signes inquiétants de reprise épidémique. De nombreux indicateurs soulignent une hausse des taux de positivité, taux de dépistage, taux d’incidence, nombre d’hospitalisation, de réanimation, de décès…
Plusieurs pays retournent au confinement total (Israël) ou partiel (Espagne), et durcissent les mesures de protection.

Mais en France, l’exécutif continue de se singulariser par une stratégie originale : l’incohérence et la réaction. Depuis janvier, rien n’a changé en ce domaine.

Mesures générales : des discours et des actes en décalage

Pays centralisé au possible, le gouvernement choisit pourtant en pleine crise majeure et totalement inédite de déléguer les urgences sanitaire, éducative et de droit à l’échelon local, renvoyant toutes les décisions et responsabilités aux ARS, aux Rectorats et aux Préfets.
L’heure est grave, mais le gouvernement n’est plus responsable de rien. Aucun service administratif n’est prêt à gérer cela à la place des ministères, au pied levé !

En mars, le gouvernement n’avait pas assez de masques à distribuer : ils étaient donc « inutiles », et mêmes dangereux.
Aujourd’hui, ne pas en porter peut nous coûter 135€. Nous devons porter le masque partout, tout le temps : dans la rue, dans les commerces, sur les lieux de travail, dans les écoles et établissements… Entre les temps de trajet, les temps de classe, les temps de réunion, les personnels de l’Éducation Nationale et de l’ESR passent en moyenne 8 à 10h par jour avec un masque sur le visage.

A partir de mai, la campagne de dépistage a été lancée. « Tester, tracer, isoler ».
Aujourd’hui chacun-e constate des difficultés pour obtenir un rendez-vous, pour obtenir des résultats dans des délais compatibles avec le risque de transmission de la maladie. Les laboratoires manquent de tests, de réactifs, de machines, de personnels…
Le gouvernement est toujours incapable de porter une campagne de dépistage d’ampleur et efficace. Nous sommes donc toujours aveugles, ou particulièrement malvoyant-es en ce qui concerne la propagation du virus…

Éducation Nationale : un monde à part

Le milieu scolaire est le 4ème lieu le plus propice au développement de foyers d’infection, et pourtant, le ministre de l’Education choisit d’alléger encore le protocole sanitaire.
Nous n’avions déjà plus de distanciation sociale, plus d’interdiction de brassage des groupes, plus de protection des personnels vulnérables.
Les masques DIM, fournis par l’EN mais dénoncés par l’ARS (de Bretagne, par exemple), deviennent soudain suffisants pour empêcher les porteurs de devenir des cas contacts (merci le Haut Conseil pour la Santé Publique – HCSP).

Désormais, pour éviter d’avoir trop de classes fermées et de personnels en ASA, les règles sont modifiées : nous devons apprendre à distinguer à l’école les cas contacts « à risque », et les cas contacts « non risqués ». Il faut au moins 3 cas positifs dans une classe pour envisager sa fermeture (on attend donc de développer des clusters). Les règles de traçage et d’isolement qui s’appliquent dans la société ne s’appliquent plus de la même manière dans les écoles et établissements…

Toutes ces décisions sont prises alors même que le nombre de clusters hors EHPAD, et notamment en milieu scolaire/universitaire augmente fortement dans la région, et particulièrement dans l’Ille et Vilaine.

L’analyse est simple : le ministre veut à tout prix que l’école remplisse sa fonction de « garderie des enfants de salarié-es » afin de servir la relance de la sacro-sainte économie, et modifie à l’avenant les outils de mesure et de protection des personnels et usagers. Blanquer, Castex et Macron jouent délibérément avec notre santé.

Résister, se protéger

L’action collective est toujours la plus efficace pour défendre nos droits et en gagner de nouveaux.

Nous vous recommandons d’utiliser le plus régulièrement possible le RSST, afin de signaler à l’institution chaque défaillance dans la protection des personnels et des usagers. N’hésitez pas à faire des fiches quotidiennement, sur :
• la qualité des masques DIM (trop petits, trop épais, glisse tout le temps…)
• le nombre de masques attribués
• le nettoyage des masques, qui doit être géré par l’employeur et non par le personnel
• la qualité du nettoyage des locaux, la fréquence…
• le nombre de sanitaires disponibles pour procéder régulièrement au lavage des mains
• l’exigüité des locaux, en lien avec les effectifs chargés
• …

L’institution a le devoir de répondre aux dysfonctionnements signalés par les personnels.

Nos revendications

La demande est simple :

→ Soit les indicateurs augmentent dangereusement, le risque est réel, et il faut donc prendre des mesures pour augmenter la protection des personnels et usagers :
• réduction des effectifs
• augmentation du nombre de locaux, du nombre de sanitaires
• augmentation de la fréquence du nettoyage des locaux
• recrutement de personnels
• remise en sécurité des personnels vulnérables
• fourniture de masques chirurgicaux, plus légers, pour laisser passer la voix des enseignant-es

→ Soit la communication est mensongère et le risque stabilisé, et donc les mesures peuvent être globalement allégées :
• fin du protocole sanitaire
• port du masque recommandé mais non obligatoire
• rétablissement des libertés publiques

L’exécutif ne peut pas continuer de jouer sur les deux tableaux, en espérant nous priver de toutes nos libertés, en ne nous laissant que la possibilité d’aller travailler et rentrer chez soi.

Si l’éducation et la santé sont bien des investissements et non des dépenses, comme l’affirme Blanquer dans les médias (interview du 2 juin), alors il faut cesser d’agir pour la réduction des coûts, des effectifs et l’augmentation des inégalités, et au contraire considérer avec sérieux les propositions faites par celles et ceux qui sont au plus près du terrain.

Depuis des mois, la fédération SUD éducation propose et revendique un plan d’urgence pour l’éducation :

→ soutenir financièrement les collectivités territoriales pour qu’elles aménagent les locaux scolaires et recrutent massivement du personnel pour leur nettoyage
→ recruter massivement du personnel : enseignant-es, psychologues de l’EN, enseignant-es spécialisé-es (RASED), AESH, AED… afin de constituer et d’encadrer des effectifs réduits pour tous les niveaux, d’accompagner les élèves en difficulté et en en situation de handicap
→ recruter du personnel médical pour enfin constituer une médecine scolaire (usagers) et une médecine de prévention (personnels) dignes de ce nom
→ recruter des assistant-es sociales-aux pour accompagner les familles victimes de la crise économique qui se profile
→ aménager les programmes pour tenir compte de la situation inédite que nous venons de vivre

Pour SUD éducation, les missions de service public doivent être effectuées par des agent-es du service public : des fonctionnaires, dont le statut garantit l’indépendance de toute influence extérieure (financière, idéologique, sociale…). Battons-nous pour préserver ce statut ou l’obtenir (pour les AED et les AESH) : le statut préserve la qualité du service public.

Écoles maternelles et élémentaires : le ministère ne protège ni les personnels, ni les élèves

Le ministère a fourni, tardivement, des masques aux personnels affectés dans les écoles maternelles et élémentaires. Toutefois, il ne fournit aucun dispositif de protection pour les élèves, et les mesures d’hygiène ont été considérablement allégées. À ce stade, les masques ne sont d’ailleurs toujours pas arrivés en quantité suffisante pour répondre aux besoins fixés par le protocole sanitaire lui-même, à savoir deux masques par jour et par adulte. Par ailleurs, les personnels ont reçu, au mieux, des masques en tissu qui ne constituent pas, du point de vue de l’agence nationale de santé, une protection suffisante. Le ministre prend donc sciemment la responsabilité, alors que plus de 260 classes sont déjà fermées, d’exposer les personnels et les élèves à la contamination.
Plus largement, il prend la responsabilité de favoriser l’apparition de clusters dont la conséquence sera la fermeture de classes, d’écoles ou d’établissements. En effet, l’agence nationale de santé définit clairement comme cas contact tout-e élève ou enseignant-e de la même classe qu’un-e élève ou personnel testé positif à la Covid-19, si l’un-e des deux ne porte pas de masque. Cela signifie que si un-e enseignant-e est testé-e positivement, toute la classe devra être mise en quatorzaine et testée. Cela signifie également que si un-e élève est testé-e positif ou positive, alors l’enseignant-e sera un cas contact également s’il ou elle n’était pas doté-e d’un masque chirurgical.

Pour SUD éducation, cela confirme la désinvolture avec laquelle le ministère et le ministre Blanquer ont préparé cette rentrée.
Les personnels contaminés par la Covid-19 doivent bénéficier de la reconnaissance en maladie professionnelle, et donc la journée de carence ne doit pas leur être décomptée.
SUD éducation revendique la mise en œuvre urgente de mesures permettant de limiter les risques de contamination, par le respect des mesures indispensables d’hygiène et de protection des élèves et des personnels, ainsi qu’une baisse significative des effectifs par classe permettant de réduire les risques de contamination.
Cela suppose des recrutements importants de personnels, en puisant dans le vivier des listes complémentaires aux concours, ainsi qu’au-delà dans les vivier des candidat-e-s admissibles aux concours.

« Tout est prêt », dit le ministre… SUD éducation 35 le dément !

« Tout est prêt », c’est ce que claironne partout Jean-Michel Blanquer. Sur le terrain, SUD éducation 35 ne fait pas le même constat. Le protocole sanitaire, réduit au strict minimum, entraîne de fortes inégalités sur le plan local. Nous constatons d’importantes disparités dans l’appréciation de ce protocole et dans les mesures sanitaires prises par les chef.fe.s d’établissements.

En Ille-et-Vilaine, les personnels n’ont pas reçu le même nombre de masques à la rentrée (4 au lycée professionnel Bel air à Tinténiac, 2 au collège René Cassin de Cancale…) ; certains établissements ont distribué des masques en tissu dits « grand public » à leurs élèves (Collège Morvan Lebesque à Mordelles), d’autres non ; au lycée Bréquigny, le personnel dénonce l’absence totale de gel hydroalcoolique et de produits virucides dans les salles de classe alors qu’on en trouve partout ailleurs… D’un établissement à un autre, élèves et personnels ne bénéficient plus du tout des mêmes protections sanitaires ; pour SUD éducation 35, c’est inacceptable.

Dans tous les cas, le nombre de masques distribués au personnel est largement insuffisant : pour une semaine de 5 jours, il faut au minimum 10 masques par agent.e enseignant.e et non-enseignant.e. Partout, nous constatons que nos collègues ont cassé leur tire-lire en achat de masques et de gel hydroalcoolique pour se protéger. Ce n’est pas au personnel d’assurer sa propre protection. Comme pour le matériel pédagogique, l’Éducation Nationale se repose encore une fois sur la bonne volonté de ses personnels. Mais pour nous, ces pratiques ont assez duré ; c’est à l’État employeur de nous fournir le matériel nécessaire pour travailler et assurer notre protection sanitaire.

Autres constats faits sur le terrain : la distanciation physique est une chimère. Jean-Michel Blanquer avait annoncé une rentrée « la plus normale possible » ; nos classes sont donc surchargées. SUD éducation 35 dénonce une contradiction totale entre les préconisations faites dans les médias et leurs applications concrètes sur le terrain. Les cas de Covid et de quatorzaine apparaissent dans nos établissements mais le protocole sanitaire ne prévoit pas de cadre réglementaire national : la gestion des personnes diagnostiquées et des « personnes contact » diffère donc d’un établissement à un autre et augmente ainsi le risque d’apparition de clusters.

Plus que jamais, SUD éducation revendique la gratuité des masques et du matériel sanitaire ainsi qu’un Plan d’Urgence pour l’éducation avec une baisse des effectifs par classe, la création de postes supplémentaires et la titularisation de l’ensemble des personnels non-titulaires, la rénovation des locaux et la construction de nouvelles écoles…

Rentrée 2020 : SUD éducation dénonce l’illusion du “plan de continuité pédagogique” du ministère

Le ministère a publié, tardivement, plusieurs textes de préparation de la rentrée :
• la circulaire de préparation de la rentrée, parue le 10 juillet 2020 ;
• le protocole sanitaire dans sa quatrième version, révisée fin juillet, publiée début août 2020 ;
• enfin, un “plan de continuité pédagogique”.
Ce dernier document, qui s’appuie sur la circulaire de rentrée et renvoie essentiellement à des fiches éduscol, évoque deux scenarii possibles en cas de reprise importante de l’épidémie.
Ce texte est présenté comme une circulaire sur le site du ministère, mais il n’est ni daté, ni signé. Sa valeur est donc largement sujette à caution.

Précisons que SUD éducation rejette le terme de “continuité pédagogique”, qui laisse entendre qu’en cas de confinement l’enseignement peut se poursuivre dans des conditions normales. Pour SUD éducation, ce postulat conduit mécaniquement à accroître les inégalités scolaires, du fait des conditions matérielles très différentes d’une famille à l’autre. Pour SUD éducation, il faut parler de “lien scolaire” : en période de confinement, les enseignant-e-s font tout ce qu’ils et elles peuvent pour maintenir un lien avec leurs élèves, éviter le décrochage, proposer des activités. En revanche, nous dénonçons la pression qu’exerce le ministre sur les enseignant-e-s, les élèves et leurs familles en laissant entendre au grand public avec l’expression “continuité pédagogique” que de nouvelles notions ou éléments de programmes doivent être assimilés par les élèves.

Premier scénario : l’hypothèse du renforcement du protocole sanitaire

Pour la première fois, le ministère admet à demi-mot qu’un nouveau renforcement du protocole sanitaire est envisageable, en cas de reprise importante de l’épidémie.
Dans ce cas, il faudrait s’attendre à un protocole similaire à celui qu’ont connu les personnels lors du déconfinement, avec pour principale orientation la scolarisation obligatoire de toutes et tous les élèves, même si elle aura lieu de manière réduite.
Le texte prévoit dans ce cas que le mode d’organisation retenu sera supposé permettre de :
“recréer le lien social entre les élèves et entre les élèves et les équipes éducatives ;
• offrir aux élèves un cadre bienveillant, permettant la reprise des apprentissages dans les meilleures conditions possibles ;
• offrir un accompagnement adapté à chaque élève, en particulier ceux qui risquent de rencontrer des difficultés les empêchant de suivre le rythme des apprentissages”.

Les élèves porteurs et porteuses de handicap, sont présenté-e-s comme “prioritaires”, tandis que les élèves de CP et CE1 en REP et REP+ devront “impérativement” être scolarisé-e-s à temps plein, sans que les modalités soient précisées.

Pour SUD éducation, il est évident que les moyens manqueront d’autant plus cruellement pour assurer la poursuite des apprentissages qu’ils font déjà défaut. Une fois de plus, le ministre renvoie à l’échelon local la responsabilité de gérer une crise sanitaire au plan pédagogique sans moyens. Les autorités médicales s’inquiètent déjà des conséquences en termes de risques psycho-sociaux de ce type de management. Le ministre Blanquer, responsable de la santé et de la sécurité au travail des personnels, porte la responsabilité de la dégradation des conditions de travail.

Pour faire face aux enjeux, SUD éducation revendique la mise en œuvre d’un plan d’urgence dans l’éducation, permettant notamment :
• la réduction des effectifs.
• l’aménagement des programmes,
• l’abandon de Parcoursup et de la sélection à l’entrée à l’université,
• des moyens supplémentaires dans les établissements scolaires ordinaires pour permettre une réelle inclusion des élèves en situation de handicap également accueilli-e-s dans des CMS.
• Des dispositifs d’aide et de prévention complets : 1 RASED complet par groupe scolaire et 1 enseignant-e supplémentaire pour cinq classes (pour le 1er degré)
• Un recrutement massif de personnels médico-sociaux (assistance sociale, infirmerie, psychologue)
• l’admission de l’ensemble des admissibles, aux concours internes comme externes,
• l’organisation de concours exceptionnels,
• L’embauche de personnels aidant à la direction pour le primaire, avec un réel statut
• L’embauche et la titularisation massive d’AESH

Second scénario : en cas de fermetures d’écoles ou d’établissements

Dans le cas où des écoles ou établissements seraient amenés à fermer, le texte prévoit d’imposer l’enseignement à distance “intégralement”.
Il faut d’abord noter que les moyens alloués aux familles pour suivre cet enseignement à distance quel que soit leur niveau de revenu ou de maîtrise de la langue n’ont fait l’objet que d’annonces vagues du ministre Blanquer ou se réduit à des déclarations de bonnes intentions dans des fiches éduscol, et ne sont pour l’heure suivies d’aucun effet. Les facteurs d’inégalité sont multiples : accès à un appareil, nombre de dispositifs utilisables par enfant dans le foyer, qualité de la connexion Internet lorsqu’elle est disponible, capacité à utiliser les dispositifs pour n’en citer que quelques uns.

Ce second scénario pose aussi la difficulté du télétravail pour les personnels, pour lesquels le ministère ne répond toujours pas aux critères légaux.

1) Le télétravail :
Le télétravail a une définition simple : toute forme d’organisation du travail dans laquelle les fonctions qui auraient pu être exercées par un agent dans les locaux où il est affecté sont réalisées hors de ces locaux en utilisant les technologies de l’information et de la communication (décret 2016-151). Le télétravail est encadré strictement par les textes réglementaires.
L’organisation du télétravail :
• L’administration doit en principe attendre une demande de l’agent-e ;
• Elle peut ensuite accorder son autorisation, qui doit comporter les formes suivantes :
– Les fonctions exercées en télétravail
– Le lieu d’exercice du télétravail
• Les modalités de mise en œuvre, les plages horaires durant lesquelles l’agent-e doit être joignable, sans excéder les plages horaires habituelles
• La période (date de début et de fin) du télétravail
Le cadrage du télétravail pour les personnels n’a toujours pas été défini.

2) équipements des personnels

Il est demandé aux personnels de contacter les élèves une fois par semaine et de poursuivre le travail en distanciel. SUD éducation revendique l’équipement des personnels de l’Éducation nationale par leur employeur. Un-e enseignant-e doit bénéficier d’un ordinateur professionnel. Les personnels dont on exige qu’ils et elles soient joignables (chargé-e-s de direction, suivi de PFMP…) doivent disposer d’un téléphone et d’une ligne professionnels. L’administration doit verser sans délai une indemnité afin de couvrir les frais engagés par la mise en œuvre de la « continuité pédagogique », à l’image de ce que le code du travail impose aux entreprises.

3) Impréparation de l’enseignement à distance

Après 6 mois de débordement, Le CNED n’est toujours pas sécurisé. À de nombreuses reprises, les outils de communication entre enseignant-e-s et élèves dans le cadre de l’enseignement à distance, y compris les outils mis à disposition par le CNED, ont fait l’objet de “troll”, c’est-à-dire d’utilisation anonyme, malveillante et de l’ordre du harcèlement. Le ministère n’a toujours rien mis met en place pour assurer la protection des personnels. Les plateformes existantes ne sont ni sécurisées ni sécurisables. La “classe virtuelle” mise à disposition par le CNED peut en effet permettre à des élèves de se connecter avec un pseudonyme sans aucun mode d’authentification.
Faute de garanties rapides données quant à leur sécurisation, SUD éducation exigera l’arrêt immédiat des classes virtuelles qui n’assurent la protection ni des personnels ni des élèves.

SUD éducation revendique :
• la protection de la santé des personnels, l’intérêt et l’égalité des usager-e-s avant tout,
• que le numérique ne soit pas un outil de casse des liens sociaux au travail et avec les usager-e-s ni un outil de contrôle des personnels et des populations, ni un outil de rente pour les firmes privées,
• le droit à la déconnexion avec le respect du temps de repos, de congés, ainsi que la vie personnelle, et familiale.

Recrudescence de cas de Covid-19 dans les écoles : SUD éducation exige des garanties pour la santé des personnels

Le ministre Blanquer veut faire croire que les élèves comme les personnels peuvent retourner sur leurs lieux de travail sans précautions. Il pérore d’un plateau de média à l’autre, et répète à qui veut l’entendre que les risques sont désormais négligeables.
Pourtant, les fermetures d’écoles se sont multipliées ces derniers jours, à Paris, Lyon, Toulouse, en Seine-Maritime… sans que l’administration communique jamais de manière transparente. Dans certaines circonscriptions, la hiérarchie va jusqu’à refuser de fermer les écoles.

Depuis le début de la crise sanitaire, SUD éducation dénonce l’indigence de la médecine de prévention ainsi que de la médecine scolaire. Au lieu de renforcer les moyens de prévention et de dépistage, le ministère préfère couler une chape de plomb sur les écoles et les établissements où des cas de Covid-19 sont diagnostiqués.

SUD éducation exige que toutes les garanties sanitaires soient données aux personnels et que les équipes soient systématiquement associées aux décisions les concernant. Le ministre Blanquer porte directement la responsabilité des contaminations qui ont lieu dans les écoles et établissements.

Le Conseil scientifique déclare qu’une « reprise de l’épidémie, qui pourrait intervenir ces prochaines semaines ou mois » n’est pas à exclure, et l’OMS s’inquiète de la recrudescence de nouveaux cas dans le monde et en Europe. Pour SUD éducation, ce sont autant d’indicateurs qui devraient inciter le ministre et son gouvernement à la plus grande prudence, ainsi qu’à travailler à un plan de préparation de la rentrée scolaire 2020-2021. Ce plan doit nécessairement prendre en compte l’impératif sanitaire, et prévoir un investissement massif notamment dans le recrutement de personnels.