Non aux évaluation nationales standardisées!

L’intersyndicale 35 est unanime pour BLOQUER ÉVALUATIONS NATIONALES STANDARDISÉES DU CP AU CM2.

Retrouvons-nous mardi 10 septembre à 13h devant la DSDEN pour déposer les livrets d’évaluation.

blocage-des-evaluations-flyer

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse de l’intersyndicale du 35.

Pour plus d’informations sur la position de SUD éducation sur les évaluations nationales : En grève le 10 septembre : refusons les évaluations nationales !

Pour déposer un préavis de grève pour toute la période : Déclaration d’intention de grève pour les enseignant·es du premier degré – Période 1

Halte aux atteintes à la liberté d’expression ! Plus que jamais mobilisons-nous !

Mardi 11 juin, le cabinet du recteur a envoyé un mail intitulé « Période de réserve électorale » à l’ensemble des chef·fe·s d ‘établissements et IA-IPR mais aussi aux directeurs et directrices d’écoles.

Dans ce mail, le recteur ordonnait « de s’abstenir de participer à toute manifestation ou cérémonie publique de nature à présenter un caractère électoral » « dans le cadre des élections législatives anticipées du lundi 10 juin au dimanche 7 juillet. »

SUD éducation 35 tient à rappeler que ce devoir de réserve ne s’applique pas à tous les personnels de l’éducation mais uniquement aux agent-es exerçant une autorité hiérarchique comme les personnels de direction.

Or, les directeurs et directrices d’école ne sont pas des personnels exerçant une autorité hiérarchique.

Cette grave erreur a très rapidement été signalée par les organisations syndicales et le rectorat a donc envoyé un rectificatif.

SUD éducation 35 considère que cette « erreur » n’est pas innocente : elle contribue à instaurer insidieusement une confusion dans le statut des directeurs et directrices et une forme d’autorité hiérarchique au sein des écoles. Cette erreur de communication du cabinet du recteur à destination des directions d’école en est la preuve.

Cela va dans le sens de la mise en œuvre de la loi Rilhac à laquelle nous nous opposons toujours aussi fermement.

Dans le contexte d’une possible arrivée au pouvoir de l’extrême droite, SUD éducation 35 appelle les personnels à se réunir sur leurs lieux de travail.

SUD éducation 35 appelle à battre l’extrême droite et ne pas redonner une majorité à Emmanuel Macron.

Nous appelons à renforcer et rejoindre tous les cadres collectifs pour se mobiliser ces prochains jours : AG d’établissements, AG de quartiers, caravanes dans les territoires ruraux, initiatives du Nouveau Front Populaire..

Répression antisyndicale : soutien à Edouard Descottes

Le Tribunal administratif a confirmé la sanction de mutation d’office à l’encontre d’un enseignant syndicaliste pour avoir « poussé des mineurs à participer à un mouvement social » et « entravé le service public préfectoral en contestant des arrêtés d’Obligation à Quitter le Territoire Français ».
La sanction est donc clairement antisyndicale et politique.

La sanction est très lourde : mutation d’office et perte de 21 années d’ancienneté .

SUD éducation 35 appelle à un rassemblement de soutien avec le Collectif de soutien du Lycée Jean Macé.
 

Marches des fiertés : dans l’Éducation nationale comme ailleurs, mobilisation ! – SUD éducation 35 appelle à participer aux marches des fiertés samedi 15 juin !

Face à la montée des discours réactionnaires et LGBTQIphobes,

Face à la multiplication des violences tant en France qu’à l’étranger à l’encontre des minorités,

Face aux politiques libérales qui accroissent la vulnérabilité de celles et ceux qui subissent déjà quotidiennement les oppressions,

Repolitisons les Marches des Fiertés, retrouvons l’esprit combatif et revendicatif de Stonewall !

Mobilisons-nous pour l’émancipation et l’épanouissement de toutes et tous !

Pride de nuit, Marches des Fiertés, 

Descendons dans la rue, continuons de nous battre pour de véritables politiques de lutte contre les LGBTQIphobies et contre le sexisme !

REPRENONS L’OFFENSIVE !

Les Marches des Fiertés partout dans le monde trouvent leur origine dans la mobilisation spontanée et combative des gays, lesbiennes, bisexuel·le·s et trans suite à un raid de la police au Stonewall Inn, un bar américain de New York, dans la nuit du 28 juin 1969. Habituellement fréquenté par les LGBT  de la ville, le bar subit fréquemment des descentes de police, mais cette fois-ci les choses tournent autrement. Les client·es du bar s’opposent aux forces de l’ordre jusqu’au lendemain matin. Cet évènement débouche sur plusieurs jours d’émeutes à Greenwich Village. L’année suivante, le 28 juillet 1970, la ville de New York autorise 2 000 manifestant·es à défiler pour la Christopher Street Liberation Day Parade, célébrée chaque année par les Pride du monde entier. Le parc situé près du Stonewall Inn présente deux statues. Gay Liberation, statue de deux hommes et deux femmes peintes en blanc, commandée en 1980 et installée en 1992, a été critiquée pour s’être concentrée sur les personnes cisgenres blanches et pour avoir laissé de côté les personnes trans et les personnes racisées qui faisaient partie des émeutes de Stonewall. En 2021, des militant·es installent un buste de Marsha P. Johnson.  Il s’agit d’une initiative d’activistes qui entendent protester contre la lenteur et les retards dans la réalisation du monument rendant hommage à deux femmes trans, Johnson et Rivera, annoncé par le maire de la ville en 2019. Johnson était une militante trans bien connue des communautés LGBT et VIH/SIDA de New York, activiste dont les contributions au changement social ont persisté longtemps après la fin des émeutes de Stonewall. Elle et Sylvia Rivera ont fondé Street Travestite Action Revolutionaries pour fournir des ressources, des soins et un plaidoyer pour les jeunes LGBT sans-abri.  Les deux sont reconnues pour avoir encouragé le développement d’une communauté trans avec une attention particulière aux problèmes intersectionnels comme la justice raciale, l’itinérance et la réforme de la justice pénale.  La lutte de Stonewall en 1969 a été précédée par d’autres émeutes et luttes : sans marquer un point de départ, celle de Stonewall marque un tournant dans l’émergence, à une large échelle, du militantisme pour les droits des LGBTQI.

Aujourd’hui, la Marche des Fiertés doit retrouver pleinement sa dimension politique combattante, porter avec exigence et force les revendications LGBTQI, lutter sans concession contre les LGBTIphobies et celles et ceux qui les encouragent par leur complaisance.

Les LGBTQIphobies sont bien présentes dans les écoles et les établissements scolaires. Si les élèves en sont les premières victimes, cette question concerne aussi les personnels qui peuvent être  victimes de ces actes LGBTQIphobes. L’éducation nationale est un lieu parmi d’autres d’expressions des discriminations et notamment des LGBTQI-phobies : injures, harcèlements, mépris affiché, « outings » forcés. L’oppression hétérosexiste et les discriminations qui y sont liées ne s’arrêtent pas à la porte de nos lieux de travail.

Depuis plusieurs années, les forces réactionnaires œuvrent et défendent un modèle de société rétrograde, sexiste et LGBTQIphobe, qui nie l’égalité entre tout·es et la pluralité des identités. Après la Floride en mars 2022 qui entérine la loi « Don’t say gay »  interdisant d’enseigner des sujets en lien avec l’orientation sexuelle ou l’identité de genre à l’école primaire pour « ne pas endoctriner les enfants », en avril 2022, Emmanuel Macron prend position contre le fait d’aborder les questions d’ orientation sexuelle et d’identité de genre à l’école primaire et se questionne sur le collège. Blanquer utilise le terme « wokisme » comme une accusation réactionnaire à l’égard de personnels de l’éducation, d’associations et de militant·es… qui se battent contre les discriminations racistes, sexistes et LGBTQIphobes. Des personnels se retrouvent accusés de faire de la propagande.

SUD éducation est au côté des personnels LGBTI de l’Éducation nationale, pour lutter contre toutes les formes de discrimination LGBTQIphobe et hétérosexiste, et appelle à participer aux Marches des Fiertés, contre la haine, pour les droits LGBTQI et l’épanouissement de tou·tes !

La Marche des Fiertés, c’est l’occasion de pointer encore et toujours les discriminations qui pèsent sur les LGBTQI, et réclamer l’égalité de droit. Violences verbales et physiques, discrimination à l’emploi ou au logement, inégalité de droits en termes de filiation ( et ce, même après l’obtention de la PMA en France pour les femmes célibataires et les lesbiennes, excluant encore les personnes trans), passage devant un juge pour la procédure de changement d’état civil pour les trans, mutilation des enfants intersexes, les initiatives parlementaires transphobes et la mobilisation des médias réactionnaires contre la communauté LGBTQIA+… La liste est longue, et non exhaustive.

La Marche des Fiertés, c’est aussi l’occasion d’affirmer que nos luttes sont solidaires et intersectionnelles, de refuser qu’elles soient instrumentalisées pour servir des argumentaires nationalistes et xénophobes et dresser les minorités opprimées les unes contre les autres. Sexisme et LGBTQIphobies traversent toute la société, et pas un groupe social en particulier. Il n’y a pas de place pour l’homonationalisme dans nos fiertés !

C’est par la mobilisation de tou.t.es les LGBTQI et de toutes les forces soucieuses d’émancipation et de progrès social, que l’égalité entre tou·tes pourra être gagnée. Car être visible et défendre ses droits, c’est politique !

 Montrons notre solidarité à l’occasion des Marches des Fiertés !

SUD éducation appelle à se mobiliser durant les Marches des Fiertés LGBTQI qui vont se dérouler de mai à la rentrée 2022.

Pour lutter contre les LGBQTQIphobies à l’école, du primaire à l’université, SUD éducation revendique :

  • La ré-intégration du concept de genre dans des programmes élaborés par la communauté éducative, dans les enseignements et dans les projets.
  • L’effectivité des séances d’éducation à la vie sexuelle et  prévues dans les textes officiels et la prise en compte dans ces séances d’une perspective non hétérocentrée, qui mettent sur un pied d’égalité toutes les orientations sexuelles et toutes les identités de genre.
  • La mise en place de dispositifs permettant aux élèves de réfléchir aux discriminations et de déconstruire les stéréotypes.
  • Le respect du prénom et du pronom d’usage pour les élèves et personnels trans.
  • Une formation initiale et continue sur les problématiques de genre pour toutes les autres catégories de personnel.
  •  L’obligation pour l’administration de soutenir, aider et défendre tous les membres de la communauté éducative qui, du fait de leur identité de genre, subiraient diverses formes de brimades, de harcèlement ou de discriminations, (élèves, administration, collègues, parents). L’administration doit accompagner ces membres dans leurs démarches, y compris dans le cadre d’un changement de genre et/ou d’identité, en veillant à leur assurer un environnement sécurisé pour qu’ils puissent effectuer leur parcours sans être mis en danger dans leur milieu éducatif et professionnel.

Résultats du Mouvement INTRA – 2nd degré : Faire un recours

Le recours doit s’effectuer à partir de la plateforme COLIBRIS.

=> le lien ICI : https://portail-rennes.colibris.education.gouv.fr/personnels-enseignants-deducation-et-psy/


SUD éducation assurera, comme chaque année, le suivi de votre recours !

Vous avez reçu un avis défavorable à votre demande de mutation INTRA ?

Plusieurs situations possibles :

  • Vous n’avez pas obtenu de mutation
  • Vous avez obtenu une affectation en dehors de vos vœux
  • Vous constatez une erreur de barème et d’affectations sur l’un de vos vœux,

Si vous aviez obtenu un affectation à titre provisoire suite à une demande auprès de la DPE en mandatant SUD éducation Bretagne, contactez-nous.

=> en suivant le lien suivant:  https://portail-rennes.colibris.education.gouv.fr/

Lorsque vous êtes sur la page d’accueil: cliquer sur le lien : « Recours suite à la notification de l’affectation obtenue à l’issue du mouvement intra-académique 2024 ».

Vous aurez ensuite 4 pages à remplir:

  • page 1 : identité – adresse – coordonnées personnelles
  • Page 2 : saisir votre situation professionnelle: affectation (2023-2024) – corps – discipline
  • Page 3 : IMPORTANT – Formulation du recours
  • cocher « j’ai obtenu une affectation en dehors de mes voeux » ou « je n’ai pas obtenu de mutation » ou « autres cas (hors recours réglementaire) »
  • dans l’encadré « Sélectionner un syndicat représentatif »: sélectionnez « SUD ÉDUCATION »
  • puis remplir la partie « observations » : vous pouvez nous consulter pour des conseils ou qu’on fasse une relecture + vous pouvez joindre de 1 ou 2 justificatifs en PDF ou JPEG (taille max 10 MO)
  • cocher « J’atteste de la sincérité des informations fournies »
  • Page 4 : Validation
  • Dernière page: code de suivi + conseil: cliquez sur « afficher le détail de la demande »

Faites une copie d’écran et/ou envoyez-nous les éléments de votre recours à syndicat@sudeducation35.fr

Informations complémentaires

N’hésitez pas à nous envoyer vos recours ou vos demandes à syndicat@sudeducation35.fr
=> Nous en assurerons le suivi auprès de la DPE.
=> Il est possible, dans certaines situations « complexes », de demander entretien avec les services de la DPE avec accompagnement de SUD éducation (« bilatérales »).

A titre syndical, nous déplorons cette « individualisation » des suivis des situations, lesquelles étaient auparavant traitées en FPMA, en présence des élu-e-s de tous les syndicats !!!

Les données statistiques et les barres d’accès départementales et communes :

[informations à venir]

Résultats du Mouvement INTRA – 2nd degré : comment faire un recours ?

Le recours doit s’effectuer à partir de la plateforme COLIBRIS.

=> le lien ICI : https://portail-rennes.colibris.education.gouv.fr/personnels-enseignants-deducation-et-psy/


SUD éducation assurera, comme chaque année, le suivi de votre recours !

Vous avez reçu un avis défavorable à votre demande de mutation INTRA ?

Plusieurs situations possibles :

  • Vous n’avez pas obtenu de mutation
  • Vous avez obtenu une affectation en dehors de vos vœux
  • Vous constatez une erreur de barème et d’affectations sur l’un de vos vœux,

Si vous aviez obtenu un affectation à titre provisoire suite à une demande auprès de la DPE en mandatant SUD éducation Bretagne, contactez-nous.

=> en suivant le lien suivant:  https://portail-rennes.colibris.education.gouv.fr/

Lorsque vous êtes sur la page d’accueil: cliquer sur le lien : « Recours suite à la notification de l’affectation obtenue à l’issue du mouvement intra-académique 2024 ».

Vous aurez ensuite 4 pages à remplir:

  • page 1 : identité – adresse – coordonnées personnelles
  • Page 2 : saisir votre situation professionnelle: affectation (2023-2024) – corps – discipline
  • Page 3 : IMPORTANT – Formulation du recours
  • cocher « j’ai obtenu une affectation en dehors de mes voeux » ou « je n’ai pas obtenu de mutation » ou « autres cas (hors recours réglementaire) »
  • dans l’encadré « Sélectionner un syndicat représentatif »: sélectionnez « SUD ÉDUCATION »
  • puis remplir la partie « observations » : vous pouvez nous consulter pour des conseils ou qu’on fasse une relecture + vous pouvez joindre de 1 ou 2 justificatifs en PDF ou JPEG (taille max 10 MO)
  • cocher « J’atteste de la sincérité des informations fournies »
  • Page 4 : Validation
  • Dernière page: code de suivi + conseil: cliquez sur « afficher le détail de la demande »

Faites une copie d’écran et/ou envoyez-nous les éléments de votre recours à syndicat@sudeducation35.fr

Informations complémentaires

N’hésitez pas à nous envoyer vos recours ou vos demandes à syndicat@sudeducation35.fr
=> Nous en assurerons le suivi auprès de la DPE.
=> Il est possible, dans certaines situations « complexes », de demander entretien avec les services de la DPE avec accompagnement de SUD éducation (« bilatérales »).

A titre syndical, nous déplorons cette « individualisation » des suivis des situations, lesquelles étaient auparavant traitées en FPMA, en présence des élu-e-s de tous les syndicats !!!

Les données statistiques et les barres d’accès départementales et communes :

[informations à venir]

L’extrême droite ne doit pas arriver au pouvoir : mobilisons-nous !

SUD éducation 35 appelle à se mobiliser dans tous les établissements par des assemblées générales et à relayer l’appel intersyndical d’Ille-et-vilaine pour manifester contre l’extrême droite :

L’extrême droite cumule près de 40% des suffrages aux élections européennes. La situation est grave car demain nous pourrions être gouverné par l’extrême droite. 

L’extrême droite a toujours été, et demeure plus que jamais l’ennemie mortelle des travailleurs et des travailleuses, des étranger⋅ères, des personnes racisées, des LGBTQIA+ et de la démocratie. Son programme conduit à une accélération de la crise écologique.

Le programme de toutes les extrêmes droites, c’est de préserver les privilèges du patronat et des classes sociales favorisées, en désignant des boucs-émissaires à la colère sociale : les étranger⋅es, les femmes, les personnes non-blanches, les LGBTQIA+…

Le gouvernement a une lourde responsabilité dans la montée de l’extrême droite : en menant une politique antisociale et raciste, avec les réformes des retraites, de l’assurance chômage ou la loi immigration, il a d’une part suscité de la défiance et de la colère envers les cadres institutionnels de notre société et il a d’autre part participé à dédiaboliser le FN/RN. Ainsi dans l’Éducation nationale, le Choc des savoirs et  l’uniforme, l’interdiction du port de l’abaya constituent des mesures tout droit issues du programme de l’extrême droite.

Nous sommes à présent au pied du mur, face à la menace de l’arrivée au pouvoir du FN/RN avec le risque de ministres d’extrême droite, y compris à l’Éducation nationale et dans l’Enseignement supérieur et la Recherche. Les conséquences seraient catastrophiques. À l’Assemblée nationale, le FN/RN s’est opposé à l’augmentation du Smic, c’est-à-dire aux augmentations de salaire pour les personnels AED et AESH. Dans son programme, l’école n’est qu’un prétexte pour taper sur l’immigration et imposer une idéologie nationaliste, raciste, lgbtiphobe et sexiste. L’école doit préparer la société démocratique de demain, avec le FN/RN au pouvoir, on peut craindre la pire des politiques pour l’éducation.

SUD éducation appelle les personnels à se réunir sur leurs lieux de travail, avec leurs collègues et à se mobiliser partout sur le territoire contre l’extrême droite.

SUD éducation mènera le débat en son sein mais aussi avec les autres organisations du mouvement syndical pour faire progresser une véritable alternative sociale et démocratique à l’extrême droite.

Non aux évaluations nationales : construisons ensemble le boycott et la grève !

L’intersyndicale éducation d’Ille-et-Vilaine SUD éducation, CGT éduc’action, FSU-SNUIPP, SE-UNSA, SGEN-CFDT et SNUDI-FO appelle les enseignant-es du 1er degré à participer aux réunions d’informations syndicales en vu de préparer ensemble la rentrée 2024 pour contrer la mise en place des évaluations nationales.

Ces évaluations nationales vont être mises en place à tous les niveaux du CP au CM2, ce qui portera une atteinte lourde à la liberté pédagogique en standardisant les enseignements.

Cette attaque s’inscrit dans la logique du tri social des élèves à l’école, qui s’impose déjà au collège par le Choc des savoirs.

=> Saint-Malo : Lundi 24 juin 17h30 à la Maison du peuple

=> Fougères : mardi 25 juin 17h30 à la salle des conférences des ateliers

=> Rennes : mercredi 26 juin 14h local de SUD éducation (présentiel ou visio)

=> Redon: jeudi 27 juin 17h45 à l’école Anne Sylvestre

***N’hésitez pas à télécharger l’affiche ci-dessous pour l’afficher dans votre salle des maîtres-ses.***

Compte rendu du Groupe de Travail AED du 14 mai 2024

SUD éducation Bretagne était présent au GT AED de l’académie le 14 mai 2024 : le rectorat a annoncé la suppression de 70 Équivalents Temps Pleins d’AED pour les 4 prochaines années , soit 16 suppressions de postes dès la rentrée 2024 !

Ci-dessous, vous trouverez toutes les informations sur les projets de suppressions et créations de postes pour la rentrée de septembre prochain.

AED : non aux suppressions de postes à la rentrée 2024 !

Rennes, le 28 mai 2024

Depuis plusieurs années, le rectorat de Rennes transformait des moyens AESH en poste d’assistant-es d’éducation pour compenser la sous-dotation de moyens AED attribuée par le ministère.

Le rectorat prévoit de mettre un terme à cette mesure académique et annonce un « repositionnement budgétaire des moyens AED sur un calendrier pluri-annuel » : comprendre un échelonnement des suppressions de postes AED !

C’est l’équivalent de 70 temps plein d’AED qui vont être supprimés dans les quatres prochaines années, soit en moyenne 15 à 20 Équivalents Temps Pleins supprimés chaque année pendant 4 ans ! Sans compter les mesures de restriction budgétaire qui pourraient s’ajouter à cette annonce comme la suppression de plus de 1000 postes d’AED en préprofessionalisation au niveau national.

Dès la rentrée 2024, ce sont pour l’instant 16 ETP d’AED qui sont supprimés dans l’académie, majoritairement dans les collèges. Ces suppressions arrivent alors que la plupart des vies scolaires souffrent d’un manque flagrant d’AED et que les dernières annonces gouvernementales laissent entendre que le rôle des vies scolaires sera plus repressif que jamais : ouverture des collèges en quartier populaire de 8h à 18h, travaux d’intéret généraux, retrait de point au brevet et au BAC pour des motifs disciplinaires, mise en place d’ « internat éducatif pour jeunes en décrochages scolaires », etc.

SUD éducation 35 conteste ces suppressions de postes et revendique au contraire des créations de postes alors que les missions des AED s’allourdissent notamment dans le contexte des mesures vigipirates dans les établissements scolaires.

SUD éducation revendique pour les AED :

  • la titularisation sans condition de concours, d’ancienneté ni de nationalité de tou·tes les AED dans un corps de fonctionnaire par la création d’un métier d’éducateur·trice scolaire ;
  • l’augmentation des salaires avec une grille de progression salariale à l’ancienneté ; un salaire minimum à 2200 euros bruts ( soit 1870 euros nets, primes et indemnités comprises);
  • la baisse du temps de travail, pour un temps plein à 32h ;
  • la suppression du forfait nuit en internat ;
  • le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef·fes d’établissement : pour un recrutement académique ;
  • l’accès à une formation initiale et continue, sur temps de service ;
  • la création de brigades de remplacement pour assurer les remplacements des collègues absent·es ;
  • un droit à la mobilité, interacadémique et intra-académique.

Contre le « Choc des savoirs » et le tri social : grèves et actions du 23 au 25 mai

L’intersyndicale d’Ille-et-Vilaine soutient toutes les mobilisations dans les établissements et appelle à amplifier le mouvement par la tenue d’AG, d’HIS, de tractages, de mobilisations, de réunions publiques, de grèves, notamment à partir du 23 mai.

Manifestations du 1er mai en Ille et Vilaine

Comme l’an dernier, et conformément à la volonté de nos syndicats, nous appelons à deux mobilisations sur Rennes : avec l’intersyndicale au quartier Cleunay mais aussi en centre-ville avec des organisations écologistes.

Récapitulatif des lieux de rendez-vous :

  • Rennes :
    • 10h30 rue Jules Valès / quartier Cleunay
    • 12h30 banquet Mail François Mitterrand (avec le Réseau de Ravitaillement des luttes)
    • 14h : manifestation départ Mail Mitterrand (avec Alternatiba et Soulèvements de la Terre)
  • Fougères , 10h30 place Aristide Briand
  • Saint-Malo , 10h30 esplanade Saint Vincent
  • Redon , 11h théâtre urbain

Communiqué de presse de Solidaires 35

Le lien vers notre site : https://solidaires35.fr/1799-2/

STAGE INTERSYNDICAL : Pour un soulèvement de l’école – mardi 21 mai – Rennes

L’intersyndicale éducation d’Ille-et-Vilaine CGT, CNT, FSU, SGEN et SUD propose une formation intersyndicale pour connaître nos droits et réfléchir ensemble à nos modalités d’action pour lutter contre le sentiment d’impuissance face à un gouvernement sourd aux revendications et contestations des personnels face à la multiplication des réformes.

Voir le programme et la fiche d’inscription ci-dessous.

Merci de transmettre votre fiche d’inscription à syndicat@sudeducation35.fr

Mardi 16 avril : occupation générale des établissements

Jeudi 2 avril, une 1ère nuit d’occupation a été organisée avec une dizaine d’établissements pour dénoncer le manque de moyens et la réforme du « Choc des savoirs. »

Mardi 16 avril, de nombreux établissements seront à nouveau occupés pacifiquement par les personnels et parents d’élèves.
Cette forme d’action est également prévue en Loire-Atlantique.

Nous organiserons dans la soirée une diffusion en live des établissements occupés.

Mobilisons-nous contre le Choc des savoirs et la baisse des moyens : manifestation samedi 13 avril

Une mobilisation importante dans l’éducation nationale est en cours pour la défense de l’école publique, contre le « choc des savoirs », le manque de moyens et toutes les mesures et réformes qui détruisent notre service public : bac Blanquer, Parcoursup, réforme de la voie professionnelle, SNU, l’uniforme à l’école…

SUD Education 35 soutient toutes les actions qui sont menées actuellement dans le département.

Nous appelons à poursuivre la mobilisation par tous les moyens, y compris par la grève, dans sa reconduction.

=> RDV à 14h avec 3 départs (métro Clémenceau + métro Kennedy + métro Gros chêne)

PPCR : Formuler un recours pour contester son avis final

C’est la période de réception de l’appréciation finale de votre Rendez-vous de carrière.

L’appréciation finale de la valeur professionnelle qui figure au compte rendu est notifiée dans les deux semaines après la rentrée scolaire suivant celle au cours de laquelle le rendez-vous de carrière a eu lieu, entre le 15 septembre et le 15 octobre.
(article 6 de l’arrêté du 5 mai 2017 relatif à la mise en œuvre du rendez-vous de carrière des personnels enseignants, d’éducation et de psychologues du ministère chargé de l’éducation nationale).

SUD Éducation 35 peut vous aider à formuler votre recours pour contester votre appréciation finale et/ou effectuer une relecture.

Vous pouvez nous contacter :
=> par mail à syndicat@sudeducation35.fr
=> par téléphone au 09 53 77 57 22 ou 07 83 49 31 45
=> venir lors de nos permanences du lundi au jeudi de 9h30 à 17h au local 5, rue de Lorraine.  

Ci-dessous , voici quelques informations si vous êtes concerné-e par l’AVIS FINAL suite à un rendez-vous de carrière.

– Votre appréciation finale est donnée par le IA DASEN (pour le 1er degré), le recteur (pour les certifié.es du 2d degré) ou le ministre pour les agrégé.es.
– Les délais de recours débutent à la date de notification.
– Il faut effectuer le recours sur SIAE Iprof.

La contestation comprend plusieurs étapes :

Étape 1 : Formuler un recours gracieux par écrit

Ce recours doit être formulé dans un délai de 30 jours francs suivant la notification de l’appréciation finale de votre RDV de carrière.

Il faut l’adresser à :
– l’IA-DASEN pour le 1er degré
– au Recteur pour les certifié.es du 2d degré
– au ministre pour les agrégé.es.

Ne pas oublier de mentionner dans votre courrier :
« A l’attention de M. le Recteur, copie DPE… » si vous êtes certifié-e
« A l’attention de M. l’inspecteur d’académie copie à la division des personnels si vous êtes PE »
Le courrier est à remonter par voix hiérarchique.

L’administration a 30 jours pour vous répondre.
Attention : l’absence de réponse est considéré comme un refus de modification de l’appréciation finale.

Vous avez à ce moment-là 30 jours pour saisir la CAPA ou la CAPD (C’est l’étape 2, ci-dessous) :

Étape 2 : Saisine de la CAPD ou de la CAPA

Si vous n’avez pas obtenu modification de l’avis final porté ou si vous n’avez pas reçu de réponse, il est possible de saisir la la CAPD (pour le 1er degré) ou la CAPA (pour le 2d degré).

Il faut effectuer la demande par écrit et par voie hiérarchique dans un délai de 30 jours.

Votre courrier doit être argumenté : avis illogiques ou contradictoires, procédure non respectée, missions ou activités non prises en compte, mentions illégales d’activités syndicales ou d’arrêt maladie ou temps partiels, contradiction avec de précédents avis et rapports d’inspection…

L’objet du recours sera formulé ainsi : « Demande de révision de l’avis appréciation finale portée suite au rendez-vous de carrière ».

Lors de la CAPA ou de la CAPD, nos élu-e-s défendront vos demandes de révision :
contactez-nous pour nous informer de votre recours pour qu’on puisse vous défendre au mieux !
Envoyez-nous un mail [Recours CAPA-CAPD] à syndicat@sudeducation35.fr

Les guides de SUD Éducation à consulter :

Les textes de référence :

* Arrếté du 5 mai 2017 relatif à la mise en œuvre du rendez-vous de carrière des personnels enseignants, éducation et de psychologues du ministère chargé de l’EN : https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000034632395/

+ Lien vers le guide du ministère (voies et délais de recours -page 6) : file:///C:/Users/CASSIO~1/AppData/Local/Temp/guide-du-rendez-vous-de-carri-re-des-personnels-enseignants-d-ducation-et-psychologues-de-l-ducation-nationale-48144_0.pdf

90 enseignants en moins en Bretagne pour la rentrée 2023 : stop !

Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé le 13 décembre la suppression de 1500 ETP, dont 90 en Bretagne. 60 postes seront supprimés dans les écoles de la région, et 30 dans les collèges et lycées.

Ces annonces interviennent dans un contexte extrêmement tendu. Nombre d’établissements scolaires fonctionnent avec des effectifs de classe surchargés, ce qui entraîne une mise en difficulté des personnels et des élèves. Cela va encore s’aggraver à la rentrée prochaine.

Les élèves en moins dans le premier degré auraient dû permettre au ministère d’augmenter le nombre de remplaçant·es et de baisser le nombre d’élèves par classe, au contraire le gouvernement a fait le choix de l’austérité budgétaire en supprimant 60 postes de professeurs des écoles dans l’académie de Rennes.

Dans le second degré, le ministère annonce 30 nouvelles suppressions de postes alors que 62 postes avaient déjà été supprimés à la rentrée 2022 et 80 en 2021. Ces suppressions de postes annoncent une baisse de l’offre de formation (en particulier dans les lycées professionnels), une augmentation du nombre d’élèves par classe, une dégradation continue des conditions de travail ainsi qu’un mouvement entravé pour les personnels.

Pour SUD éducation 35, la baisse du nombre d’élèves dans notre académie doit permettre de remettre le système éducatif à flot, pas de faire encore des économies.

Cette politique de suppression de postes a pour effet d’aggraver les inégalités sociales. Le gouvernement a fait le choix d’une école du tri social, qui abandonne les élèves les plus vulnérables et qui ne se donne pas les moyens de lutter contre les discriminations sexistes, racistes et validistes. 

SUD éducation 35 est particulièrement inquiet de la santé et de la sécurité des personnels dans ce contexte de dégradation du service public d’éducation. Cette année encore, l’enseignement public est davantage impactée par les suppressions de postes que l’enseignement privé avec trois fois plus de suppressions dans le public que dans le privé.

Pourtant l’école a besoin d’un plan d’urgence : les personnels revendiquent une augmentation des salaires, des recrutements, la titularisation des personnels contractuels, une formation adaptée au terrain, une amélioration des conditions de travail et des moyens pour l’école inclusive à commencer par la création d’un statut de la Fonction publique pour les personnels AESH.

SUD éducation exige un plan d’urgence pour l’école, qui passe par des recrutements massifs de personnels titulaires afin de construire une école publique laïque et émancipatrice pour toutes et tous.

Mardi 18 octobre : on entre dans la grève !

La situation sociale exige une riposte déterminée, chacun·e de nous est concerné·e. C’est pour cela que SUD éducation avec son Union syndicale Solidaires ont pris la responsabilité d’appeler à la grève l’ensemble des salarié·es et des personnels le mardi 18 octobre.

Manifestation : RDV à 11h Place de la République à Rennes

Le 18 octobre, toutes et tous en grève !
SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à se réunir dès maintenant en assemblée générale et à converger dans l’action et dans la grève le mardi 18 octobre.

Manifestation contre le fascisme et le racisme

SUD Éducation 35 relaie l’appel du collectif inter-orga de soutien aux personnes exilées de Rennes à manifester ce samedi pour dire non au fascisme et au racisme.

MANIFESTATION SAMEDI 16 AVRIL – 15H – RÉPUBLIQUE

tract-16avril-verso

+ l’événement Facebook à relayer : https://fb.me/e/1lInfJ9yc

Pour plus d’informations, voici le lien vers le site de l’Union Syndicale Solidaires: https://solidaires.org/sinformer-et-agir/actualites-et-mobilisations/communiques/plus-que-jamais-pas-une-voix-pour-lextreme-droite/

et le lien vers le dossier de SUD Education: https://www.sudeducation.org/contre-lextreme-droite-et-ses-idees-mobilisation-dossier-complet/

Soutien aux expulsé·es du gymnase de la Poterie

L’expulsion des personnes éxilé·e·s du gymnase de la Poterie a eu lieu ce matin 30 mars 2022. Cette occupation qui durait depuis 2 mois était le fruit du manque de prise en charge de la Préfecture depuis l’été dernier, il y a plus de 9 mois.

La centaine de personnes qui s’y logeaient dont un tiers d’enfants se trouvaient là parce qu’elles·ils n’avaient pas d’autre solution.

Comment peut-on expulser des personnes et familles à la rue sans qu’aucune solution d’hébergement ne leur soit proposée à toutes et à tous ? Depuis ces longs mois, la préfecture se refuse à mettre à l’abri les demandeurs et demandeuses d’asile et de fait ne respecte pas ses obligations légales en la matière y compris auprès des personnes vulnérables. L’expulsion s’est déroulée au moment où les enfants de l’école attenante entraient en classe. Nombre de familles et personnel·le·s ont été choquées ; des parents ont dû subir une fouille de la part de la police sur place alors qu’elles·ils déposaient leurs enfants à l’école.


Ce spectacle n’était nullement nécessaire !


Il permet à la Préfecture de faire un coup de communication sur une expulsion mais pour rassurer qui ? Certainement pas les personnes exilé·e·s. La mise à l’abri de toutes et tous les enfants du gymnase et leurs familles est une nécessité.

Celle-ci a, encore une fois, été mal anticipée avant l’évacuation. Ces multiples déplacements causent des ruptures de scolarité inacceptables pour les enfants. Ce sont de solutions dont ont besoins tou·t·es les exilé·e·s :

  • être mis à l’abri quels que soient leurs statuts et leur pays d’origine ;
  • accéder à des logements dignes et pérennes ;

et pour les personnes sans-papiers :

  • être toutes régularisées ;
  • obtenir le droit de travailler afin de pouvoir vivre sans dépendre de personne.

L’urgence est de s’occuper des personnes dans le besoin, pas de les expulser.

MUTATIONS INTRA 2D DEGRÉ 2022

C’est parti pour les mutations intra !

Chaque académie définit ses pratiques tout en ayant à respecter certaines règles définies au niveau national (concernant les priorités liées au handicap, aux situations familiales…). Les règles et bonifications changent peu d’une année sur l’autre.

Nouveauté : cette année, les bonifications pour « Situation de Parent isolé » sont réduites à 6.9 points sur vœux larges (DPT-ACA-ZRD ou voeu COM uniquement si vous exercez déjà sur la commune demandée. Le rectorat voulait supprimer la bonification mais, suite à l’intervention des organisations syndicales dans les instances, des bonifications ont été maintenues mais de façon symboliques…

CONSULTEZ LES RÈGLES ET GUIDE DU MOUVEMENT INTRA dans l’Académie de Rennes:

https://www.ac-rennes.fr/mobilite-des-enseignants-du-2nd-degre-public-cpe-psyen-intra-academique-121996

CONSULTEZ LES BARRES DÉPARTEMENTALES ET COMMUNES DE 2021:

Mais, les mutations intra-académiques sont un mouvement qui contient son lot de subtilités. Nous pouvons vous conseiller.

Écrivez à l’adresse : syndicat@sudeducation35.fr ou téléphonez-nous au 07 83 49 31 45

Nous vous accueillons aussi à nos permanences tous les jeudis de 10h à 17h

LES ÉTAPES DU MOUVEMENT INTRA 2022

Le vendredi 18 Mars (12h)Ouverture du serveur (SIAM, sur Iprof) :
saisie des vœux du mouvement et de la phase d’ajustement des TZR
Le vendredi 1er Avril (12h)Fermeture du serveur
– NOUVEAU –
Du 2 au 8 Avril (23h59)
Éditer sa confirmation de demande de mutation, la remplir, la signer avec envoi des pièces justificatives.
Attention : il faut à présent éditer soi-même la confirmation de demande de mutation : sur Iprof et réception dans la boîte mail académique si vous avez indiqué cette adresse comme adresse de réception.
(Pensez à vérifier vos spams si vous utilisez votre adresse perso, ce qui est déconseillé).
Cette feuille de confirmation ne sera pas mise dans le casier par le secrétariat
Du 3 Mai (16h) au 22 Mai (23h59)Consultation des barèmes retenus (possibilité de contestation en cas de désaccord)
Le mardi 14 JuinRésultats des mutations
A partir du 14 JuinDemandes de révision d’affectation: recours via la plateforme Colibris

ATTENTION: si vous êtes TZR, même si vous ne demandez pas de poste fixe et que vous ne changez pas de ZR, vous devez également vous connecter sur Iprof/SIAM, pour formuler des préférences afin d’orienter votre affectation à la prochaine rentrée.

Si vous n’obtenez aucun de vos vœux, ou si vous êtes candidat-e-s obligatoires et êtes affecté-e-s sur un vœu que vous n’avez pas demandé, vous pourrez faire un recours ou demande de révision d’affectation, soit seul-e face à l’administration ou en nous mandatant pour vous représenter. Donc, n’hésitez pas à nous contacter dès maintenant.

NON à l’expulsion de la famille Silagadze ! Signez la pétition.



Mariam Silagadze et sa famille sont arrivées en France il y a 3 ans. Elle est scolarisée au lycée Bréquigny à Rennes depuis septembre 2020. Mariam possède elle-même un titre de séjour. Mais ses parents et sa petite sœur Ekaterine ont reçu une Obligation de Quitter le Territoire Français. Déboutée du droit d’asile, sa famille est menacée d’expulsion.

Les conséquences d’une expulsion seraient désastreuses tant pour la famille que pour notre élève. Mariam est actuellement en première générale et suit une spécialité Arts Plastiques. C’est une élève très sérieuse qui possède des capacités exceptionnelles dans cette discipline attestées par son enseignante de spécialité. Elle a déjà un projet professionnel et projette de s’inscrire aux Beaux Arts.

Mais, pour Mariam, il n’est pas envisageable de rester en France, isolée de sa famille et sans ressources suffisantes pour y vivre et suivre ses études. Tous les progrès qu’elle a faits et les liens qu’elle a tissés avec la communauté scolaire seraient anéantis du fait de cette expulsion. Et comment expliquer une telle décision à ses camarades de la classe et du lycée ?

Nous, personnels enseignants et non enseignants, parents d’élèves, ami.es ou simples citoyen.nes, ne pouvons l’accepter. Nous défendons le droit à l’accès à l’école pour tous et toutes et le respect de l’article 3 de la convention internationale des droits de l’enfant qui stipule que « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale. »

L’intérêt de Mariam et de sa petite sœur Ekaterine, scolarisée en CE2 à l’école Colombier, n’est pas qu’elles soient renvoyées de force en Géorgie, dans un pays où la sécurité de leurs parents est en danger. L’intérêt de ces enfants est de pouvoir continuer à vivre ici avec leur famille, parmi nous, en toute sécurité.

Pour toutes ces raisons, nous demandons l’annulation de l’obligation de quitter le territoire français et la délivrance d’un titre de séjour pour toute la famille, pour que Mariam et Ekaterine puissent poursuivre leur scolarité et leurs projets d’étude en France et qu’elles puissent continuer à vivre avec nous.

SIGNEZ LA PETITION EN LIGNE : https://reseau-resf.fr/Mariam-doit-rester-a-Rennes-avec-sa-famille-annulation-de-l-OQTF-de-la-famille

Rentrée 2021 : à deux semaines de l’échéance, une préparation insuffisante

La rentrée a lieu dans quinze jours en France métropolitaine, après avoir commencé à la Réunion et en Kanaky. Mayotte suivra le 23 août. À ce stade, aucune communication ministérielle autre que le protocole sanitaire publié fin juillet n’a eu lieu pour préciser ses conditions. Au vu d’un certain nombre de données concernant le variant Delta, ce silence a de quoi inquiéter.

Rappelons que le protocole sanitaire prévoit une gradation des mesures du protocole sanitaire en quatre catégories, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire. Or, nous n’avons à ce stade aucune information concernant les critères utilisés pour définir le classement des territoires dans l’une ou l’autre des catégories. L’exemple récent de la rentrée à la Réunion montre bien qu’à défaut de critères objectifs, le classement est bel et bien politique : dans ce territoire, le préfet a décrété un couvre-feu et le confinement, et pourtant le rectorat a classé le territoire en zone 2 – jaune. Ce flou est inacceptable : SUD éducation revendique de toute urgence la publication des critères sur lesquels se fonde un tel classement, et qu’ils s’appliquent sur l’ensemble du territoire métropolitain et ultra-marin. Par ailleurs, le classement des territoires dans les différentes catégories pour la rentrée doit être annoncé dès à présent, afin de permettre à l’ensemble des acteurs – personnels, élèves, familles – d’anticiper les conditions de rentrée et de s’y préparer au mieux. 

Le protocole sanitaire est excessivement laconique au sujet de l’organisation des enseignements. Une hybridation des enseignements est évoquée dans les catégories 3 et 4 concernant les lycées et les classes de 4e et 3e. Une nouvelle fois, la décision sera vraisemblablement renvoyée au local, au moins pour la catégorie 3. Par ailleurs, dans ce cas de figure, c’est la mise en place de demi-groupes qui doit être systématisée avec un aménagement des programmes, et non une hybridation qui impliquerait nécessairement un accroissement du temps de service de la part des enseignant-e-s. Pour éviter une nouvelle année de flou et d’arbitraire local, des garanties doivent être immédiatement données sur ce point dans le cadre d’instructions effectuées au niveau national. 

Dans les écoles, aucune nouveauté n’est prévue pour cette rentrée. Les mesures préconisées par les différentes variantes du protocole sanitaire restent difficiles à mettre en œuvre, en particulier la désinfection des surfaces, faute de personnels en nombre suffisant. Le protocole prévoit également la fermeture de la classe dès le premier cas. L’Éducation nationale doit donc mettre en œuvre des campagnes de tests adaptés à l’âge des élèves ainsi qu’aux personnels des écoles afin de détecter au plus vite d’éventuelles contaminations. De même une information renforcée doit être diffusée aux familles en cas de cas de personnes porteuse du virus dans l’entourage de l’élève. Cette responsabilité ne peut incomber uniquement aux enseignant-e-s : il faut créer immédiatement des postes médico-sociaux dans les écoles. Enfin, l’an passé, le nombre d’enseignant-e-s non remplacé-e-s dans le 1er degré a explosé du fait de la pandémie. Les créations de postes sont nécessaires afin de garantir la présence d’enseignant-e-s devant les élèves dans un contexte de circulation importante du virus. De plus, rien n’a été prévu pour lutter contre les inégalités d’apprentissage engendrées par les non-remplacements dus à la pandémie. En effet, certain-es élèves ont vu leurs nombres d’heures d’enseignement baissés. A SUD éducation, nous dénonçons cette inégalité de traitement entre les établissements où les cours ont été assurés et les autres. Nous revendiquons, en plus d’un recrutement massif de remplacant-es titulaires, un recrutement de maître-sses spécialisé-es ( maître-sses  E, G) afin de pallier à l’augmentation des difficultés scolaires dans certaines écoles, ainsi que le recrutement de maître-sses supplémentaires.

En ce qui concerne la vaccination, la mise en place des annonces gouvernementales est toujours insuffisamment précisée. En ce qui concerne l’éviction des cas-contacts non-vacciné-e-s, on ne sait pas qui serait en charge d’effectuer le traçage. Il serait inacceptable que cela fasse partie des missions des personnels de l’Éducation nationale. La campagne de vaccination sur site se doit d’être une réussite. Mais à ce stade, on n’a aucune information précise sur son ampleur, le nombre d’établissements concernés, les catégories de personnels en charge de la mettre en œuvre. Pour SUD éducation, elle doit être effectuée par des personnels formés, en ayant recours à des personnels extérieurs aux établissements pour ne pas alourdir la charge de travail des personnels médicaux, dans le cadre d’une enveloppe budgétaire spécifique. 

Pour SUD éducation, affronter durablement la crise sanitaire implique l’attribution de moyens spécifiques, que SUD éducation revendique sous le terme de plan d’urgence. La réduction des effectifs doit être pérenne : il faut pour cela procéder en urgence aux recrutements nécessaires, par le biais du recours aux listes complémentaires, l’admission des admissibles aux concours, en particulier internes, par la création de concours supplémentaires, par la titularisation des non-titulaires. Des moyens supplémentaires doivent être également débloqués rapidement pour financer, à court terme, l’acquisition de purificateurs d’air, qui semblent un palliatif utile. Cette acquisition doit être faite par l’Éducation nationale et non renvoyée aux collectivités, ce qui conduirait à des inégalités territoriales dans l’accès à ce matériel.

Enseignant‑e‑s et CPE stagiaires : bienvenue dans le métier ! – Dossier complet

Nous vous souhaitons tout d’abord de prendre du plaisir, de vous épanouir, de participer à l’émancipation des élèves, de donner un sens à un métier qui est socia-lement utile, au service de l’égalité et de la justice sociale. L’année de stage est un moment particulier de la carrière des enseignant-e-s. Comment débute mon année de stage ? Quel est le calendrier ? Quelle sera ma rémunération ? Comment se déroule la phase d’affectation à laquelle je participerai ?

Pour répondre à toutes ces questions, et faire face aux difficultés de l’entrée dans le métier, il existe un outil incontournable  : l’adhésion à un syndicat. C’est grâce au syndicat que l’on obtient les informations importantes sur l’actualité, que l’on peut être aidé-e-s dans les démarches, que l’on peut être défendu-e-s et accompagné-e-s, par exemple dans les instances paritaires. Les délégué-e-s SUD éducation, dans les écoles, les établissements et instances sauront se montrer pugnaces face à la hié-rarchie et vous défendre avec efficacité !

Vous trouverez ci-dessous: 

-le guide syndical des enseignant-e-s et CPE stagiaires du 2d degré :

https://www.sudeducation.org/guides/guide-syndical-des-enseignant-e-s-stagiaires-du-second-degre/embed/#?secret=ZeqB0gtMnp

-le guide syndical des enseignant-e-s stagiaires du 1er degré :

https://www.sudeducation.org/guides/guide-syndical-des-enseignant-e-s-stagiaires-du-premier-degre/embed/#?secret=CzfGSzqTbY

Adhérer à SUD éducation, c’est adhérer à un syndicat :

-impliqué dans toutes les luttes syndicales récentes (contre les réformes Blanquer, la réforme des retraites par exemple)

-qui articule à l’activité syndicale les luttes contre les discriminations : nous sommes résolument antisexistes, antiracistes, anti-lgbtiphobes

-qui défend l’importance des pédagogies émancipatrices : vous trouverez de nombreux outils et fiches pratiques sur notre site www.sudeducation.org rubrique Ressources – Pédagogie

Les revendications de SUD pour les stagiaires :

-Un allègement de service : pas plus d’un tiers du temps de service devant les classes, comme cela était le cas jusqu’à la masterisation

-Une formation renforcée sur le temps de service, assurée par des formateurs-trices pour tou-te-s les stagiaires

-Une formation de qualité avec une décharge de service pour les tuteurs et les tutrices

-Un dispositif particulier pour soutenir celles et ceux qui sont en difficulté

-Une formation aux pédagogies coopératives ou alternatives ( Freinet, pédagogie nouvelle, pédagogie institutionnelle, GFEN, etc.) pendant la formation initiale

-Une harmonisation des procédures de titularisation dans toutes les académies, garantissant l’équité et les droits des stagiaires avec un contrôle paritaire lors des étapes de titularisation

-L’abandon de la réforme en cours de la formation initiale et le retour à un concours de recrutement à Bac+3 licence), suivi de 2 années de formation rémunérées et validées par l’attribution d’un Master pour tou-te-s les professeur-e-s.

Et le tract de SUD éducation à destination des stagiaires :

https://www.sudeducation.org/tracts/enseignant-e-s-et-cpe-stagiaires-bienvenue-dans-le-metier/embed/#?secret=m2FODolLln

Toutes et tous en grève le 10 novembre : pour des demi-groupes, pour un plan d’urgence

Le dernier jour de classe a été marqué par l’effroyable assassinat de Samuel Paty. S’attaquer à un enseignant, c’est s’attaquer à l’école qui est un lieu de construction d’un savoir critique, de rencontre de l’autre, de la formation de futur-e-s adultes libres et éclairé-e-s. Depuis, un nouvel attentat a eu lieu, et le plan Vigipirate a été élevé à son maximum. Blanquer a annulé au détour d’un message aux personnels le temps de concertation des personnels enseignants prévu le lundi 2 novembre. La rentrée devait être un moment d’échange entre collègues puis avec les élèves. Le ministre dénie ce temps de concertation aux personnels durement touchés par l’assassinat de notre collègue.

Macron a annoncé qu’il faut s’attendre à la saturation des hôpitaux d’ici une dizaine de jours. La circulation du virus est devenue incontrôlable. La seule réponse dans l’éducation est un protocole sanitaire indigent. Blanquer refuse le dédoublement des classes prévu dans ce cas de figure. Si l’on ne l’impose pas maintenant, les écoles et établissements risquent de fermer complètement dans les semaines à venir.  Le ministre envoie au casse-pipe un million de personnels, douze millions d’élèves et au-delà l’ensemble de la population.

SUD éducation ne peut accepter un tel mépris, et appelle les collègues à se réunir au plus vite afin d’organiser la riposte. SUD éducation a d’ores et déjà déposé un préavis de grève. SUD porte depuis le printemps un plan d’urgence. Depuis l’annonce du président Macron, SUD éducation revendique des dédoublements de l’ensemble des classes conformément aux protocoles en cas de circulation active du virus ainsi que la banalisation des lundi et mardi pour réorganiser les enseignements.

Face aux choix irresponsables et au mépris du ministre, SUD éducation appelle les personnels à se réunir en Assemblée générale et à mettre au vote la grève pour : 

  •    protester contre la maltraitance institutionnelle que représente la réorganisation de la rentrée du lundi 2 novembre
  •    obtenir satisfaction concernant les garanties sanitaires nécessaires, à commencer par les dédoublements

Lundi 2 novembre, nous sommes retourné-e-s dans nos écoles, collèges et lycées avec colère et consternation face au mépris du ministre, qui nous a refusé les deux heures banalisées pour organiser ensemble l’hommage à Samuel Paty, notre collègue assassiné. Auparavant, nous avions découvert un protocole très loin de pouvoir faire face à la crise sanitaire : aucun changement, mis à part les masques pour les élèves  à partir de 6 ans !

Les écoles, collèges et lycées doivent rester ouverts le plus longtemps possible. Dédoubler toutes les classes, favoriserait le respect des gestes barrières et éviterait qu’écoles et établissements ne deviennent des foyers de contamination et soient obligés de fermer. SUD éducation revendique ces demi-groupes et l’a demandé par courrier au ministre : cela doit être fait immédiatement !

Au-delà des dédoublements, pour pouvoir faire face à la crise sanitaire il faut créer des postes et construire des locaux pour baisser les effectifs. Pour cela, il faut immédiatement admettre comme fonctionnaires les candidat-e-s sur les listes complémentaires et les admissibles aux concours internes. Il faut un plan d’urgence pour l’éducation, comme le revendique SUD éducation depuis le printemps !

Depuis lundi 2 novembre, de nombreux-ses collègues sont en grève à travers le territoire, souvent à l’appel des sections SUD.

La date du 10 novembre doit être un moyen d’élargir la grève, et entraîner  toujours plus de collègues dans la mobilisation, pour obtenir les dédoublements et un véritable plan d’urgence pour l’éducation !

Toutes et tous en grève le 10 novembre : pour des demi-groupes, pour un plan d’urgence !

Les risques psychosociaux de la « continuité pédagogique »

Dans un contexte d’urgence sanitaire, les personnels de l’éducation nationale et des universités déploient leur  engagement professionnel et leur bon sens pour faire face autant que possible aux enjeux du moment. C’est avec leurs ressources propres qu’ ils et elles doivent répondre aux nécessités du terrain. Le télétravail risque de se poursuivre au-delà de la réouverture des lieux de travail. Le confinement a permis d’ imposer ces modalités de travail pathogènes d’où la nécessité de s’outiller syndicalement. C’est notre travail qui est malmené, notre santé qui est entamée, notre vie personnelle qui est aspirée.

UN CONTEXTE PATHOGÈNE IDENTIFIABLE

Mépris des conditions matérielles de télétravail : les agents utilisent leur matériel personnel et leurs abonnements en dépit des réglementations. Ce qui constitue un premier point de dénigrement.

Des missions impossibles : « Ne laisser aucun élève au bord du chemin ». En temps normal notre école souffre de l’absence de classes relais et de structures médico-psychologiques, de mesures sociales et éducatives opérantes… Dans cette situation «, exceptionnelle, » c’est d’autant plus mission impossible. Il n’y a pas d’informatique magique !

Des transformations brutales de nos missions : Dans un premier temps on nous a demandé de leur téléphoner… Le but était laissé à la libre interprétation de chacun.e, : assistance technique, assistance morale, soutien psychologique, surveillance des connexions. Ainsi ballotté.es entre le souci de bien faire et la peur de mal faire, nous sommes confronté.e.s à un changement de nos missions. Cela donne une dimension culpabilisante, un sentiment d’incompétence et un conflit de valeur.

Surcharge de travail : pour donner du travail à nos élèves nous avons dû revoir nos modes de communication. L’information en présence passe à 70% par du non verbal. Malgré nos efforts, de nombreuses questions ont atterri dans nos messageries, messages d’élèves, de parents auxquels s’ajoutaient les discussions de collègues concernant le suivi des élèves et les questions techniques (comment on fait ci, où on met ça, etc…)

Zéro protection, zéro prévention concernant d’éventuels abus, violence verbale ou harcèlement en ligne (ou téléphonique). Aucune protection des données assurée sur les plateformes validées par le ministère. Aucune garantie de propriété intellectuelle. Aucune assurance du respect du droit à l’image en visioconférences…

Injonctions contradictoires : inciter les parents à s’équiper en informatique a pour conséquence de les inciter à faire des dépenses et/ou se déplacer (donc s’exposer à des risques de contagion et de verbalisation des forces de l’ordre). Par ailleurs le numérique étant une catastrophe écologique, le « dispositif » constitue un problème éthique.

Un travail inutile ? une mère d’élève écrit pour dire que sa fille ne pourra pas faire son travail parce qu’elle a trop de travail dans d’autres matières… Un collègue apprend que les notes qu’il donne ne compteront pas… Le temps passé à réaliser une activité et seulement quelques élèves y répondent.

Problème de séparation entre l’espace de travail et l’espace privé ce qui pose un risque psychosocial propre au télétravail. Ce risque est augmenté par le confinement et l’absence d’interactions sociales extérieures, de libertés…

C’est le moment de ne pas rester isolé-e-s. Contactons-nous entre collègues pour nous parler du travail, de notre manière de l’envisager, de le réaliser, organisons-nous pour lutter contre les demandes ou organisations qui nous éloignent du cœur de notre métier, mettons aussi en mots et en débats l’intérêt de l’école avec les usager-e-s, parlons de ce qui s’y joue et du lien fécond à tisser avec les familles.

Socialisons nos questionnements, collectivisons nos luttes.


SUD éducation revendique :
• la protection de la santé des personnels, l’intérêt et l’égalité des usager-e-s avant tout,
• que le numérique ne soit pas un outil de casse des liens sociaux au travail et avec les
usager-e-s ni un outil de contrôle des personnels et des populations, ni un outil de rente pour les firmes privées,
• le droit à la déconnexion avec le respect du temps de repos, de congés, ainsi que la vie personnelle, et familiale,
• l’analyse par les CHSCT de ce mode de travail sur la période et l’évaluation réelle et approfondie des risques provoqués par ce mode de travail,
• que le ministère recule sur le tout numérique et la mise en place du télétravail au nom d’une pseudo « continuité pédagogique »,
• l’école comme lieu de socialisation des connaissances et des tâtonnements pour construire les apprentissages

Pressions pour favoriser l’éviction du représentant SUD éducation à Rennes 2 ?

Des représentants de la CFDT Rennes 2 exercent-ils des pressions pour favoriser l’éviction du représentant Sud Éducation ?

Dans une alerte adressée à la commission santé et sécurité de l’université et datée du 27 mars, deux représentant·es de la section CFDT de Rennes 2 s’en prennent violemment à notre syndicat.

Iels nous reprochent « des prises de position publiques irresponsables, des accusations infondées et une instrumentalisation manifeste des instances des santé et sécurité au travail à des fins de pression syndicale », « une stratégie de mise en cause publique, d’intimidation et de déstabilisation ». Alors que nous alertons depuis plusieurs mois sur une dégradation des conditions de travail au CREA, des faits de harcèlement et de discrimination, les deux auteur·ices balayent la question : il s’agit pour eux et elles « d’accusations graves et non étayés », « d’une volonté manifeste de transformer des difficultés organisationnelles complexes en procès politique » et « d’une attitude qui aggrave la souffrance au travail ».

Rarement on a vu un syndicat défendre avec tant d’ardeur une équipe de direction, minorer avec tant de négligence la souffrance d’agent·es, relayer avant tant de complaisance des éléments de discours managériaux. Rappelons que 11 agent·es du service ont été en arrêt de travail cette année, parfois pendant plusieurs mois, leur courrier n’en fait même pas mention.

Peut-être que nos représentant·es syndicaux·ales doivent obtenir l’aval de la CFDT pour oser s’exprimer sur ces sujets ? Les représentant·es de la CFDT s’arrogeraient-iels le droit de définir qui est responsable etqui ne l’est pas ?

Car, en réalité, les auteur·ices de ces lignes sont peu soucieux·ses de l’éthique syndicale. Une des co-signataires de cette alerte n’est ni plus ni moins que la supérieure hiérarchique de notre représentant syndical.

Actuellement déchargée à 100%, elle était encore en poste comme directrice adjointe du CREA au moment des premières alertes déposées par notre représentant syndical. Elle demande aux « instances compétentes » qu’elles « rappellent fermement que le dialogue social ne peut être confisqué par des méthodes d’intimidation […] », la question est en suspens : la directrice adjointe du CREA aurait-elle usé de sa position syndicale pour évincer un agent qui posait des questions gênantes ?

La présidence de l’université avait connaissance de cette alerte dès son dépôt au registre et n’a pas cru nécessaire d’investiguer davantage lorsque le directeur du CREA a souhaité se débarrasser de notre représentant. L’empressement de la présidence à valider le non-renouvellement de notre représentant, sur la foi d’un dossier vide et au terme d’une procédure bâclée, interroge sur sa collusion dans l’affaire.

SUD Éducation 35 s’insurge contre cette atteinte à notre liberté d’expression et aux libertés syndicales dans leur ensemble.

SUD Éducation 35 attend de la présidence de l’université qu’elle délivre une copie officielle de cette alerte déposée au registre santé et sécurité au travail, comme nous l’avons demandé.

SUD Éducation 35 appelle à un rassemblement devant la présidence de Rennes 2 à l’occasion du prochain Comité Social d’Administration (CSAe), le mardi 30 juin à 12h30, afin d’exiger l’arrêt de la répression syndicale et laréintégration du représentant de notre syndicat.

Fortes chaleurs et canicule : guide syndical pratique pour se protéger

Ce guide a été élaboré par le Groupe de Travail Conditions de travail de SUD éducation 35. Vous y trouverez les repères juridiques, les seuils techniques et les procédures concrètes pour protéger votre santé, celle de vos collègues et celle de vos élèves lors des épisodes de fortes chaleurs dans les écoles et établissements d’Ille-et-Vilaine.

A partir de quelle température dois-je m’inquiéter ? ⤴️​

Il n’existe pas de seuil réglementaire de température minimale ou maximale entraînant l’obligation d’interrompre le travail ou de fermer un établissement : ni le Code du travail, ni le Code de l’éducation ne fixent de températures. Nous choisissons de nous appuyer sur les données scientifiques de l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) et de l’OMS, pour avoir des repères.

Comment faire valoir mes droits face aux fortes chaleurs ? ⤴️

L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs
Ces mesures comprennent :
1° Des actions de prévention des risques professionnels, y compris ceux mentionnés à l’article L. 4161-1 ;
2° Des actions d’information et de formation ;
3° La mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.
L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes.

Article L4121-1 du Code du Travail

SUD éducation 35 rappelle que notre employeur est légalement tenu de garantir notre santé et notre sécurité au travail. Nous devons pouvoir exercer notre activité dans des conditions de sécurité, sans altération de notre santé. Précisons qu’il y a notamment une obligation de résultats (Article L. 4121-1 du Code du travail) et une priorité donnée aux protections collectives sur les consignes individuelles (Article L. 4121-2).

SUD éducation 35 soutient tous les personnels dans leurs actions nécessaires à la protection de leur santé : rédactions de fiches SST, exercices des droits d’alerte et de retrait, déclarations d’accidents de service ou demandes d’Autorisation Spéciale d’Absence pour les personnels vulnérables… Retrouvez ci-dessous les procédures concrètes pour exercer ces droits.

✅ Déposez massivement des signalements dans le RSST ⤴️​​

Sud éducation 35 vous recommande a minima de faire des fiches SST pour documenter et alerter sur les conditions de travail, notamment en relevant les températures dans les salles de classe et en signalant l’absence de dispositifs de rafraichissement.

Le Registre Santé et Sécurité au Travail (RSST) est entièrement dématérialisé dans l’académie de Rennes. Il est accessible depuis votre espace professionnel Toutatice. Pour être efficace, le signalement doit être strictement factuel et descriptif. Vous pouvez déposer autant de fiches que besoin et toustes les collègues peuvent signaler le même risque.

⚠️ Faites une capture d’écran ou imprimez votre fiche SST. Transmettez-en une copie à votre syndicat.

⚠️ Si vous subissez des pressions pour vous décourager, voire vous interdire de continuer à rédiger des fiches SST, contactez-nous !

Modèle de texte à adapter et à copier-coller dans le RSST :
« Ce jour [Date], dans la salle [Numéro ou nom du local], la température mesurée à l’aide d’un thermomètre a atteint [XX]°C à [Heure]. Cette situation présente un risque thermique pour la santé des enfants et des personnels contraints d’y travailler. Plusieurs élèves présentent des sueurs abondantes, des signes de fatigue prononcés et se plaignent de maux de tête. L’employeur ne garantit pas des conditions de travail adaptées à la sécurité des agentes et agents. »

✅ Exercez vos droits d’alerte et de retrait face à un Danger Grave et Imminent (DGI) ⤴️​​

« L’agent alerte immédiatement l’autorité administrative compétente de toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que de toute défectuosité qu’il constate dans les systèmes de protection. »

(Article 5 – 6 du décret n°82 – 453)

Face à des températures élevées sur votre lieu de travail, avec ou sans dispositif de rafraichissement, vous pouvez estimer que cela constitue une situation de Danger Grave et Imminent (DGI). Vous pouvez alors user de votre droit d’alerte et de retrait. C’est un droit individuel mais il peut être exercé simultanément pour donner une dimension collective. Nous vous le conseillons.

⚠️ Ces situations et ces démarches, peu fréquentes et complexes, peuvent nécessiter un accompagnement syndical, n’hésitez pas à contacter SUD éducation 35 !

Procédure pour les droits d’alerte et de retrait :

  • Stoppez le travail, prenez en charge les élèves/étudiant·es et allez vous réfugier dans un lieu sécurisé (ici, le le lieu le plus frais à disposition). Les élèves doivent rester sous la surveillance réglementairement prévue.
  • Une fois les élèves/étudiant·e·s et les personnels hors du danger, il faut alerter votre supérieur hiérarchique par téléphone en expliquant que vous faites usage de votre droit de retrait (« Pour des motifs sérieux et raisonnables d’atteintes à la santé, j’amène mes élèves/étudiant·es dans un autre lieu et vous informe que je fais donc usage de mon droit de retrait, encadré par le décret 82-453 »).
    ⚠️ Chaque personnel concerné·e par le droit de retrait doit personnellement faire cette démarche auprès du/de la supérieur·e hiérarchique.
  • Doublez cette information par un e-mail de sa boite professionnelle personnelle à son/sa supérieur·e hiérarchique. Le mail est très succinct et peut prendre la forme suivante :

    « Madame/Monsieur l’inspecteur·trice/ le·la directeur·trice/le·la chef·fe d’établissement, [Contextualiser éventuellement le danger si des démarches antérieures ont été effectuées, telles qu’alertes autres, fiches RSST, etc.] Aujourd’hui, entre XX heure et XX heure, [décrire le danger]. Il est de ma responsabilité de protéger les élèves/étudiant·e·s qui me sont confiés ainsi que de protéger ma propre santé. C’est pourquoi je vous informe que, dans le carde du décret 82-453, je fais usage de mon droit de retrait : j’ai évacué avec mes élèves/mes étudiant·e·s ma classe et nous nous sommes réfugié·e·s [lieu de refuge]. Cet écrit fait suite à mon appel téléphonique qui vous a averti de la situation. »
  • Contactez en urgence un·e membre de la F3SCT (écrivez à syndicat@sudeducation35.fr ou appelez le 07 83 49 31 45) pour nous avertir que vous vous êtes placé·e·s en droit de retrait. Un.e membre de la F3SCT doit venir immédiatement sur place constater le danger grave et imminent auquel vous êtes confronté·e·s, puis à l’issue du déplacement et constat, cette personne inscrira un signalement au Registre Danger Grave et Imminent (RDGI) ce droit d’alerte.

✅ Déclarez des accidents de service ⤴️​​

En cas de malaise ou de maladie liés à la chaleur suite aux conditions de travail (trajet compris), il faut penser à le déclarer comme un accident de service, que ce soit avec ou sans arrêt de travail. Déclarer un accident de service, c’est essentiel. Individuellement, ça permet une prise en charge par l’employeur de tous les frais liés à l’accident et le maintien intégral du salaire. Collectivement, ça met notre employeur face à ses responsabilités : garantir notre santé et notre sécurité au travail !

✅ Demandez des Autorisations Spéciales d’Absence (personnel vulnérable) ⤴️​​

En Ille-et-Vilaine, les personnels vulnérables ont été les grands oubliés de cette crise. L’administration a demandé in extremis, dimanche 21 juin dans l’après-midi, aux chef.fes de service, directeurices et chef.fes d’établissement de recenser les personnes vulnérables par elles-mêmes. S’en sont suivies lundi une diversité de consignes contradictoires sur le terrain.

⚠️ Aujourd’hui, mardi 23 juin 2026, en GT CSA-D, M. Ruban (adjoint au DASEN) a assuré qu’il était possible de demander une Autorisation Spéciale d’Absence (ASA) en raison du contexte, avec certificat médical à l’appui. Cependant, il a précisé qu’il y aurait une « grande souplesse » dans les ASA (ex : femmes enceintes ou personnes sans possibilité d’avoir un certificat médical).

SUD éducation 35 dénonce un cadre flou qui ne garantit pas la protection de la santé des personnels les plus vulnérables. Si votre ASA est refusée, contactez-nous !

Congé de Formation Professionnelle : mise en place d’un système de bonifications

Compte-rendu du Groupe de Travail – Congés de Formation Professionnel

Bilan de la campagne des congés de Formation Professionnelle 2023-2024 :

  • L’académie priorise les agent-es en situation de handicap (bénéficiant d’une RQTH) dans l’attribution des congés de formation professionnelle ; la conséquence est un manque d’accès au CFP pour les autres agent-es : de très nombreux refus l’an dernier.
  • Depuis plusieurs années, les personnels savaient qu’il fallait effectuer au moins 10 demandes avec 10 refus avant d’obtenir l’accès au congé de formation professionnelle lors de la 11e année. Suite aux nombreux refus de l’an dernier, les collègues vont devoir effectuer une 11e demande…
  • La procédure actuelle date de 2001 et n’a jamais été revue depuis ; elle semble arriver à épuisement et ne satisfait plus grand monde.

L’académie va conserver la priorisation pour les personnels en situation de handicap mais souhaite aussi valoriser les projets de formation et d’évolution professionnelle.

Il faut une meilleure compréhension des règles :

– priorité aux agent-es en situation de handicap

– répondre aux vœux d’évolution professionnelle

– appuyer des situations individuelles lors des besoins de reconversion

Rappel de le procédure d’attribution des Congés de Formation Professionnelle :

  1. répartition du contingent en mois sur les différents Budget Opérationnel de Programme (BOP 141 = enseignant-es du 2d degré – BOP 230 = CPE + AESH)
  2. priorité aux agent-es avec RQTH
  3. Priorité académique = formation en breton => les moyens sont intégrés dans un autre dispositif avec système de décharge à temps complet pour ne pas épuiser tous les moyens attribués au CFP
  4. Important : pour un-e AESH, une-e CPE ou Psy-EN, la probabilité d’obtenir son Congé de Formation Professionnelle pour un-e AESH, un CPE ou Psy En est plus forte et moins longue (3 ans) ; ce sont surtout les enseignant-es qui doivent attendre au minimum 11 ans.

Nouveauté à partir de la campagne 2024-2025 :

=> priorisation des candidatures par la mise en place d’un système de points et bonifications

Attention : il s’agit de documents de travail ! il peut y avoir des changements : nous vous tiendrons informé-es !
Si vous avez des remarques sur ces propositions du rectorat : contactez-nous ; nous ferons les remontées auprès des services.

avec 2 critères principaux :

  1. l’ancienneté & handicap
  2. le type de projet de formation

Les collègues vont être informé-es de cette évolution.

La FSU demande que la priorité soit donnée aux collègues de l’an dernier qui n’ont rien eu et qui sont donc à leur 11e demande.

=> la cheffe DPE répond que le système de points tient compte de l’ancienneté de service et de l’ancienneté de la demande : donc les personnels ne doivent pas renoncer à faire la demande de CFP malgré le changement de système.

SUD éducation constate et conteste la valorisation faite aux concours de cadres (20 points) par rapport aux autres formations diplômantes (10 points) ; la préparation à l’agrégation est très demandée mais pas forcément la préparation au concours de PERDIR ; SUD éducation demande que cela soit revu. 

=> La DRH répond qu’une formation diplômante vers une autre discipline est également valorisée par 20 points et pas uniquement le concours de PERDIR ;

=> La FSU intervient en disant que ce sont toutes les préparations aux concours de l’EN qui vont bénéficier des 20 points de bonifications.

Donc suite à cet échange : il est probable que la préparation au concours de PERDIR soit maintenue avec une bonif de 20 points par rapport à une autre formation diplômante pourtant souvent davantage demandée…

Quelle stratégie ?

Faire des demandes de congés de formation professionnelle pour « agrégation » puis affiner son projet de formation lorsqu’on approche de la réponse positive…

Combien de points par année (cela n’est pas précisé dans le doc de travail) ?

Prise en compte de l’ancienneté générale de service donc 1 point par année.

=> 1 année d’ancienneté = 1 point

=> Pour les temps partiels : une année à temps partiels comptera pour une année afin de ne pas pénaliser les femmes qui sont majoritaires à prendre des temps partiels.

=> en cas de points équivalents : sélection entre les agent-es à l’ancienneté au mois, au jour près, etc.

Calendrier de la campagne pour les Congés de Formation professionnelle

objectif pour année 2024-2025 :

  1. candidature fin novembre
  2. date de la CAPA-CFP pour les recours : fin février – début mars
  3. notification courant mars

Les CFP (Congé de Formation Professionnelle) sont pris en charge par les différents service de gestion (DPE, DIPATE…) ainsi que le CPF (Compte Personnel de Formation) via l’École Académique de Formation Continue (EAFC).

Rappels :

=> il faut 3 ans de services pour l’éligibilité de la demande

=> on doit rester dans la fonction publique au moins 3 fois le temps de formation après avoir bénéficié d’un Congé de Formation Professionnelle.

=> Le Compte Personnel de Formation (CPF) sert à la prise en charge des frais de formation (pas de garantie quant à l’intégralité de la prise en charge), toutes les informations sont disponibles sur Toutatice, à l’onglet formation .

« Contre la répression syndicale, à Rennes 2 et ailleurs »

Dans le contexte actuel de montée des idées et des politiques réactionnaires, les mouvements sociaux sont de plus en plus réprimés. C’est vrai pour les mobilisations dans la rue, mais c’est aussi vrai sur les lieux de travail ou d’étude. Dans un grand nombre d’entreprises, des syndicalistes subissent des mesures de rétorsion, des mises à pied ou des licenciements lorsqu’ils s’opposent aux mesures anti-sociales. C’est le cas à la Poste, à la SNCF, dans les hôpitaux, à l’inspection du travail, etc.

En février 2026, la CGT a rendu publique une liste de plus de 1 000 militantes et militants CGT visé·es aujourd’hui par des procédures administratives, disciplinaires et judiciaires. Un rapport récent de la Confédération syndicale internationale a
pointé « un déclin prolongé des droits des travailleurs, notamment caractérisé par une répression des militants syndicaux et
des restrictions imposées aux manifestations ».

Dans les universités aussi, on constate une répression grandissante : banalisation des interventions de la police sur les campus, présidences d’universités qui tentent d’interdire des mobilisations antifascistes et antiracistes (notamment contre les frais différenciés et la préférence nationale ou encore en soutien à la Palestine), mise en place des règlements intérieurs restrictifs,
sanctions disciplinaires, distributions d’amendes, etc. Récemment, un militant syndical, co-secrétaire de la CGT Sorbonne Université, a été gravement blessé lors d’un rassemblement à la Sorbonne dans le cadre d’une mobilisation contre la hausse
xénophobe des frais d’inscription pour les étudiant·es étranger·es extra- communautaires. Mediapart, dans un article publié ce lundi 8 juin titre que les facs sont confrontées « à des répressions inédites » : https://www.mediapart.fr/journal/france/080626/sciences-po-paris-i-toulouse-les-facs-confrontees-des-repressions-ineditesonfrontees-des-repressions-inedites

L’Université Rennes 2 n’est malheureusement pas épargnée par ces tendances préoccupantes. Depuis trop longtemps, les instances représentatives des personnels sont méprisées et réduites à de simples chambres d’enregistrement. Les droits et les outils syndicaux sont régulièrement entravés (droit d’alerte, signalements dans le registre santé sécurité au travail, restriction de la communication syndicale et exigence d’un droit de regard sur les publications pour certaines organisations). La liberté syndicale est également remise en question, notamment avec des tentatives de la présidence d’empêcher la tenue de conférences organisées par les syndicats.
Ainsi, au printemps dernier, le « Village antifasciste », co-organisé par des syndicats des personnels et des organisations étudiantes, a été pris pour cible. La présidence a tenté de faire enlever le mot « antifasciste » du titre de l’événement pour éviter de déplaire « sur le plan médiatique et partenarial ». En représailles à notre refus, elle a suspendu certains droits syndicaux afin d’entraver l’organisation de cette journée.

Aujourd’hui, l’université Rennes 2 n’a pas renouvelé le contrat du représentant syndical de Sud Éducation dans le but de l’évincer. Cette décision intervient alors que ce représentant avait alerté sur la dégradation des conditions de travail au sein de son service, soulevant ainsi des préoccupations légitimes, également observées par la F3SCT. À cette occasion, la commission consultative paritaire (CCP), compétente pour contrôler l’absence de lien entre cette décision et l’exercice du mandat syndical, s’est réunie dans des conditions particulièrement dégradées, ne permettant pas de garantir le respect du débat contradictoire ni l’absence de discrimination dans ce choix de non-renouvellement du contrat.

Avec la précarisation massive de l’enseignement supérieur et une part toujours plus importante de contractuels parmi les personnels, cette ultime attaque représente une ligne rouge franchie et établit un précédent à Rennes 2. Elle nuit directement à l’engagement des personnels contractuels dans les organisations syndicales, les instances représentatives et la vie de l’établissement.
À quelques mois des élections professionnelles, cette mesure envoie un message profondément inquiétant à nos collègues contractuels, qui pourront craindre à l’avenir d’être évincés de leur poste en raison de leur engagement.

Cette situation est de plus en plus préoccupante et nous affirmons qu’il est impératif de mettre un terme à ces entraves aux droits syndicaux à l’université Rennes 2. Nous ne pouvons plus rester silencieux face à cette atteinte aux libertés fondamentales.

L’intersyndicale CGT FERC Sup Rennes 2 – SUD – Solidaires Etudiant.es – Union Pirate – Le Poing Levé – FSE dénonce cette répression qui menace l’exercice des libertés syndicales et demande la réintégration du représentant syndical de Sud Éducation.

L’intersyndicale CGT – SUD – Solidaires Etudiant.es – Union Pirate – Le Poing Levé – FSE s’inscrit dans la dynamique nationale de l’appel contre toutes les répressions, signé par un grand nombre d’organisations, de mouvements de jeunesse et de personnalités. Elle appelle à rejoindre la manifestation parisienne le samedi 20 juin.

Pour signer l’appel : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfxBYKmUgh6IMvJFQyBxkoGWt6oYgAjzEnCW-hqAHhI09mUUA/viewform?pli=1

Elle appelle également à se rassembler à l’occasion du Comité Social d’Administration d’établissement (CSAe), mardi 30 juin à 12h30 devant la présidence du campus Villejean, afin d’exiger le respect du droit syndical à l’université Rennes 2.

CSA Acad. sur la formation, management, postes infirmier-ères, MNA, stagiaires…


Ce CSA académique est notamment consacré au Plan académique de formation continue 2026-2027 ainsi qu’au bilan de la feuille de route RH de l’académie.

SUD éducation a dénoncé une évolution de la formation continue vers des dispositifs hybrides ou à distance imposés, des formations réalisées hors temps de travail, et un plan de formation qui répond davantage aux injonctions institutionnelles et non aux besoins réels des personnels.

Le bilan de la feuille de route RH de l’académie illustre une transformation du vocabulaire et des pratiques de notre institution. Les notions de « marque employeur », « d’attraction des talents » ou encore de « fidélisation des agents » témoignent d’une importation du vocabulaire et des méthodes de management du secteur privé dans le service public d’éducation.

Pour SUD éducation, la crise de recrutement actuelle ne sera pas résolue par des campagnes de communication ou des forums métiers. En réalité, les difficultés de recrutement se situent dans des salaires insuffisants, des conditions de travail qui se dégradent, une perte de sens des métiers, une inflation des tâches administratives, une école inclusive sans moyens suffisants, une précarité massive, notamment pour les AESH et les AED. Nos constats ne sont pas nouveau et nous faisons toujours face à la même surdité vis-à-vis des revendications des personnels.

Crucifix hors des centres d’examens !

A quelques jours du début des examens nationaux, SUD éducation a interpellé le rectorat sur le respect du principe de neutralité du service public dans les centres d’examen accueillis par des établissements privés sous contrat.
SUD éducation exige que toutes les mesures nécessaires soient prises en amont des épreuves afin que les établissements privés accueillant des examens soient rappelés à leurs obligations de neutralité. Nous demandons également que des contrôles effectifs soient réalisés par les services académiques et que des suites soient données si des manquements devaient être constatés.

Notre déclaration préalable complète sur la formation, les AED, AESH, le soutien au peuple palestinien et les crucifix dans les salles d’examens :

Déclaration préalable de SUD éducation Bretagne

Le compte rendu du CSA académique du 4 juin 2026 :

Pour avoir accès aux annexes : contactez-nous à syndicat@sudeducation35.fr

Témoignage d’AESH numéro 1 : la réalité est souvent édulcorée

« J’ai longtemps travaillé dans la grande distribution, et je retrouve aujourd’hui un état d’esprit similaire [dans l’éducation nationale]. Les consignes sont données de manière très descendante, souvent maladroite. On nous demande, par exemple, si nous faisons grève, ou si nous pouvons remplacer des collègues grévistes. Ce type de pratiques se banalise et la situation se dégrade fortement.

J’ai le sentiment de ne plus vraiment appartenir à l’Éducation nationale, ni même au monde de l’instruction. On se rapproche davantage du fonctionnement d’une grande entreprise, sans bienveillance. Heureusement, il y a les élèves et une équipe enseignante globalement agréable. Sans cela, je serais déjà retournée dans la grande distribution, quitte à être maltraitée mais mieux payée.

Aujourd’hui, je cumule deux emplois : je travaille dans un collège et également dans une MFR, pour le ministère de l’Agriculture. Je fais environ 42 heures par semaine pour 1 600 euros. Pendant longtemps, j’ai aussi travaillé comme animatrice les mercredis et pendant les vacances pour pouvoir vivre. Après 15 ans de carrière, je gagne 1 200 euros pour 29 heures hebdomadaires. Les conditions de travail, combinées au salaire, rendent la situation très difficile.

Je suis confrontée à des élèves que je ne vois qu’une heure tous les quinze jours, alors qu’ils auraient besoin d’un accompagnement régulier. Certains arrivent en sixième avec un niveau de CE1. D’autres relèveraient d’une ULIS mais se retrouvent en classe ordinaire faute de place. Certains enseignants adaptent leurs pratiques, d’autres refusent totalement. Résultat : ces élèves passent leurs journées à ne rien comprendre, à s’ennuyer et à se sentir en échec. Ils se sentent inférieurs, isolés, et développent un profond mal-être.

Nous sommes censés les accompagner, mais dans les faits, nous les laissons tomber faute de moyens. Cela devient une forme de maltraitance institutionnelle. Les familles, qui ont souvent constitué des dossiers complexes auprès de la MDPH, pensent que leur enfant est correctement accompagné. En réalité, beaucoup ne le sont que très peu, voire pas du tout.

Je fais ce métier depuis 15 ans. J’y suis arrivée par hasard, après divers emplois dans le commerce. J’ai commencé comme EVS, puis je suis devenue AVS et enfin AESH. J’ai signé un CDI en 2018. Malgré les difficultés, je m’accroche.

Je crois profondément en l’inclusion. Tous les élèves ont leur place à l’école, et cela apporte aussi beaucoup aux autres élèves, qui font preuve d’une grande bienveillance. Mais l’inclusion a ses limites : certains élèves ne sont pas au bon endroit, et nous ne sommes pas suffisamment formés ni accompagnés pour répondre à tous les besoins.

J’ai connu des situations très positives. Par exemple, un élève avec trouble du spectre autistique que j’ai accompagné de manière quasi individuelle a pu progresser jusqu’à apprendre à lire, grâce à des adaptations que j’ai mises en place. Mais ce type de suivi devient impossible avec la mutualisation actuelle.

Lors de ma première année, j’ai accompagné un élève atteint de trisomie, non verbal et agressif. Grâce à un travail patient et adapté, il a progressé, s’est apaisé et a réussi à écrire son prénom. Ce fut une expérience extrêmement forte, mais aussi très éprouvante. Ce type de réussite repose sur un accompagnement constant, difficile à maintenir aujourd’hui.

Nous sommes très peu formés. La plupart du temps, nous nous auto-formons, échangeons entre collègues et bricolons avec les moyens du bord. Les enseignants eux-mêmes sont souvent démunis.

Le manque de reconnaissance est flagrant. Notre parole est peu considérée, notamment lors des réunions. On nous rappelle régulièrement notre place. Les différences de traitement avec les enseignants sont nombreuses, que ce soit dans les conditions de travail ou la considération.

La mutualisation est aujourd’hui la principale difficulté. Elle empêche tout suivi cohérent des élèves et nous place dans une position intenable. Lors des réunions, la réalité est souvent édulcorée. On n’ose pas dire aux familles que leur enfant est très peu accompagné.

Je pense qu’il faudrait reconnaître pleinement notre métier, évaluer nos compétences et nous accorder un véritable statut. Nous faisons partie intégrante de l’Éducation nationale et devrions être considérés comme tels. Il faudrait également mettre fin à la mutualisation pour permettre un accompagnement digne de ce nom.

Malgré tout, ce sont les élèves qui nous donnent la force de continuer. Lorsqu’un ancien élève nous remercie et nous dit que nous avons été importants pour lui, cela reste la plus belle des reconnaissances.

Mais aujourd’hui, le métier ne fait plus rêver. Beaucoup de collègues démissionnent, épuisés et découragés. Le manque de moyens, de reconnaissance et de perspectives rend la situation de plus en plus difficile. »

C.

AESH : prenons la parole !

Aujourd’hui, nous ouvrons un espace de parole qui relève autant du témoignage que de l’analyse sociale. Un espace où les AESH prennent la parole sur leur condition, leur place et leur rôle réel dans le champ scolaire.

Il s’agit ici de rendre visibles des rapports de domination souvent naturalisés, devenus si ordinaires qu’ils en paraissent légitimes. Le manque de droits, la précarité statutaire, la faible reconnaissance institutionnelle ne relèvent pas du hasard : ils participent à produire un déficit de capital symbolique qui pèse sur les pratiques, les corps et les trajectoires professionnelles des AESH.

Ces témoignages interrogent également le rapport hiérarchique qui structure le quotidien scolaire. 

Mais cet espace de parole ne parle pas seulement de domination. Il parle aussi de ce qui résiste.

Car malgré l’invisibilisation et la faible reconnaissance, les AESH développent au quotidien un savoir pratique, une intelligence du terrain, un rapport fin aux élèves et aux situations pédagogiques. Un savoir empirique, incorporé, construit dans l’expérience, qui ne trouve pas toujours sa traduction institutionnelle mais qui existe, agit et transforme. 

On peut penser ce travail à partir de la figure du bricoleur de Claude Lévi-Strauss : celui qui compose avec les moyens disponibles, observe, essaie, ajuste, invente des solutions concrètes. Les AESH bricolent, au sens noble du terme. Elles et ils construisent des médiations, inventent des outils, adaptent les situations, produisent des formes d’accompagnement qui ne figurent dans aucune fiche de poste mais qui rendent pourtant possibles de nombreuses situations d’apprentissage.

Dans l’école, la reconnaissance circule selon les positions, les titres et les appartenances, bien plus que selon l’engagement réel ou la connaissance intime du terrain. C’est précisément ce décalage que ces témoignages cherchent à éclairer. Nous donnons le droit de parler à celles et ceux qui sont « bien placé·s », sans toujours interroger ce que vivent réellement celles et ceux dont on attend pourtant qu’iels accompagnent, ajustent, soutiennent, rassurent, inventent.

Et si l’on acceptait de penser que la force pédagogique ne circule pas uniquement du haut vers le bas ?
Et si l’on reconnaissait que l’école inclusive se construit aussi à partir de ces savoirs discrets, de ces pratiques ajustées, de ces expériences incarnées ?

Donner la parole aux AESH, ce n’est pas seulement recueillir des récits : c’est produire une forme d’enquête sur le travail réel, interroger les fondements mêmes de l’institution scolaire, ses hiérarchies, ses aveuglements et ses possibles.

Les AESH sont souvent des figurant·es : présent·es partout  – dans les couloirs, dans les classes, dans la vie scolaire – mais représenté·es nulle part, rarement mis·es au centre. Leur travail apparaît sans exister pleinement. Iels agissent, mais l’institution ne les figure pas.

L’école repose sur un partage du travail éducatif qui n’est jamais complètement explicité, et qui distribue les responsabilités sans distribuer la reconnaissance. Les tâches effectives s’écartent souvent des tâches prescrites, et cet écart produit une forme d’injustice structurelle.

Ainsi, l’identité réelle – celle d’un·e accompagnant·e compétent·e, inventif·ve, engagé·e – se heurte à l’identité assignée par l’institution : celle d’un·e auxiliaire interchangeable. Une tension entre identité vécue et identité prescrite, qui traverse profondément le métier.

Pourquoi alors recueillir ces témoignages ?

Parce qu’il ne s’agit pas d’écrire sur, mais d’écrire avec. Donner la parole aux AESH, c’est faire émerger des savoirs situés, rendre perceptible ce que les cadres institutionnels peinent à voir : les gestes discrets, les ajustements permanents, les intuitions construites, les compétences acquises en situation.

Ces témoignages donnent accès à une connaissance du terrain qui échappe largement aux discours officiels. Ils permettent de faire apparaître un savoir souvent maintenu à la marge, un savoir efficace mais peu légitimé.

Dès lors, l’enjeu de ce travail est moins de dénoncer que de rendre visible. Faire apparaître ce qui, d’ordinaire, reste figurant. Redonner du poids à des voix que l’on réduit trop souvent à une simple fonction d’exécution, alors même qu’elles relèvent d’une véritable compétence relationnelle, pédagogique et pratique.

Ce recueil de témoignages vise ainsi à combler un écart devenu trop important entre ce que les AESH font réellement et ce que l’institution dit qu’iels font. Il s’agit de restituer une forme de justesse dans la compréhension de ce métier, en prenant au sérieux l’expérience de celles et ceux qui l’exercent.

Ce travail est enfin une manière de rappeler que l’école inclusive ne se construit pas uniquement à partir des prescriptions descendantes, mais aussi à partir de ces pratiques discrètes, de ces savoirs incorporés, de ces expériences situées. Autrement dit, à partir de celles et ceux qui, au quotidien, font tenir concrètement l’institution.

Si vous souhaitez participer à cette enquête, envoyez nous votre témoignage à syndicat@sudeducation35.fr.

Témoignage numéro 1 : la réalité est souvent édulcorée.

Communiqué de presse : non aux frais d’inscriptions racistes

Macron et son gouvernement, par l’intermédiaire de Philippe Baptiste, ministre de l’ESR, veulent interdire les exonérations des frais d’inscription pour les étudiant·es extra-communautaires.
Autrement dit, le ministre annonce la généralisation des frais différenciés pour les étudiant·es étranger·es extra-communautaires : ce sera 2 895 euros pour une licence et 3 941 euros pour un master pour un·e étudiant·e qui n’est pas de
nationalité européenne.


Le 12 Mai, le CNESER a rejeté de manière écrasante le décret par
un vote quasi unanime (62 contre, 2 pour, 4 abstentions). Ce vote confirme l’opposition unitaire contre cette mesure
discriminatoire aux forts relents xénophobes de préférence nationale.
Après plusieurs dates de mobilisations, le ministre a reculé sur le pourcentage d’exonération.
En effet, le plafond d’exonération sera fixé à 30 % dès la prochaine rentrée, avant d’être abaissé à 25 % en 2027, alors que la précédente version du décret limitait ce taux à 10 %.

La mobilisation est donc efficace et doit continuer, notamment dans les universités n’ayant toujours pas annoncé
leur refus d’appliquer ces frais différenciés racistes, dont l’Université de Rennes. Pourtant le ministre a publié le 20 mai 2026 le décret. Alors qu’il y a quelques mois Philippe Baptiste choisissait de supprimer les APL aux étudiant·es étranger·es extra-
communautaires
, le gouvernement enfonce encore le clou.
Privé·es des principales aides sociales disponibles pour étudier en France (bourses sur critères sociaux et APL), les étudiant·es étranger·es étaient déjà condamné·es à la précarité.
Maintenant, on demande à ces étudiant·es de payer de frais d’inscription 16 fois plus cher que leurs camarades européen·es.

Nous n’y voyons pas autre chose que de la préférence nationale. Les macronistes et leurs allié·es qui prétendent depuis 2017 lutter contre la montée de l’extrême droite récupèrent et appliquent son programme. Cette généralisation des frais d’inscription sera une catastrophe pour les étudiant·es étranger·es et pour nos universités. Là où ces frais s’appliquent, les conséquences
sont déjà sans appel.


À Strasbourg, 47 étudiants sont en procédure de désinscription, annulant leur diplôme déjà entamé. À Paris 1, des centaines ’étudiant·es ont dû mettre fin à leurs études du fait des frais exorbitants. Contrairement à elles, certaines université comme Rennes 2 ont annoncé refuser d’appliquer ces frais différenciés.

Mais ne nous y trompons pas, si ces frais sont déjà exorbitants pour beaucoup d’étudiants, le projet du gouvernement est clair :
financer l’université sur le dos de l’endettement des étudiant·es étranger·es, avec des frais d’inscription qui augmenteront année après année. Cette offensive pourrait bientôt être généralisée à l’ensemble des étudiant·es, à qui le gouvernement veut faire payer la crise.


Nous revendiquons :

  • La fin du plan raciste “Bienvenue en France” permettant aux universités de multiplier par 16 les frais d’inscriptions des étudiant·es étranger·es extra-communautaires.
  • Le maintien de l’exonération des frais d’inscription pour tou·es les étudiant·es, sans distinction de nationalité.
  • Le financement public massif de nos universités à la hauteur des besoins.

Nous ne laisserons pas passer cette attaque !

Rejoignez la mobilisation pour défendre une université publique, gratuite et ouverte à toutes et tous sans condition !

Non aux frais différenciés, non à la préférence nationale !

Stage « Luttons pour améliorer nos conditions de travail » les 8 et 9 juin à Rennes

Conditions de travail dégradées, pressions hiérarchiques, remarques déplacées, demandes abusives, injonctions contradictoires, locaux vétustes ou inadaptés, relations conflictuelles avec la mairie, avec des collègues ou avec des parents.… Nous sommes de plus en plus nombreux.ses à développer des problèmes de santé directement liés aux conditions d’exercice de notre métier car notre employeur ne respecte pas toujours ses obligations à ce sujet. Des outils existent pour l’y contraindre. Comment s’en saisir efficacement?

Prenez deux jours pour sortir de la classe, du bureau, de l’établissement et venir échanger, partager et vous informer lors du stage « Luttons pour améliorer nos conditions de travail » proposé les lundi 8 et mardi 9 juin dans les locaux de SUD Éducation 35 à Rennes (3-5 square de Lorraine).

Ce stage est ouvert à tous les personnels de l’Éducation Nationale : PE, professeur.e.s des collèges et lycées, AED, AESH, CPE, Psy-EN, agents administratifs…

Chaque fonctionnaire ou agent·e non-titulaire, syndiqué·e ou non syndiqué·e, peut bénéficier de 12 jours de formation syndicale par an, fractionnables à volonté (une journée minimum). Ces journées de formations ne modifient pas le salaire et ont lieu sur une journée de travail.

Pour en bénéficier, il vous suffit :

-de faire votre demande auprès de votre supérieur·e au moins un mois avant la date, soit avant le 8 mai. Plus d’infos sur les démarches ici.

-de vous inscrire par mail à syndicat@sudeducation35.fr.

Modalités pratiques : le stage aura lieu de 9h à 17h et chacun pourra apporter quelque chose pour que nous déjeunions ensemble sur place.

N’hésitez pas à nous contacter pour toute remarque ou proposition de contenu.

Évacuez les étudiant·es de Gaza inscrit·es dans nos universités à Rennes !

Dix étudiant·es de Gaza, admis·es dans les universités rennaises, sont aujourd’hui empêché·es de rejoindre leurs formations. Bloqué·es dans un territoire dévasté par la guerre, exposé·es à des conditions de vie indignes, ils et elles sont privé·es de leur droit fondamental à l’éducation.

Pour SUD éducation, cette situation n’est pas seulement inacceptable : elle est politiquement intolérable.

Ces étudiant·es ne sont pas des numéros de dossier. Ce sont des jeunes dont les parcours ont été reconnus par nos établissements, dont les projets ont été validés, et à qui l’on refuse aujourd’hui concrètement l’accès aux études.

  • Mohammed Naim, inscrit en BUT Gestion des Entreprises et des Administrations à l’IUT de Rennes
  • Akram Abu Ajwa, inscrit en Licence Biologie, Environnement et Chimie du Vivant à l’Université de Rennes
  • Mohammed Abu Shammala, inscrit en Master Études anglophones à l’Université Rennes 2
  • Ahmed Ali, inscrit en Master Approches créatives de l’espace public à l’Université Rennes 2
  • Ahmed Essa, inscrit en Licence Arts du spectacle – théâtre à l’Université Rennes 2
  • Eman Ouda, inscrite en Licence Arts du spectacle – théâtre à l’Université Rennes 2
  • Yazan Al-Waheidi, inscrit en Licence Arts du spectacle – théâtre à l’Université Rennes 2
  • Baraa Al-Belbeisi, inscrit en Licence d’études arabes à l’Université Rennes 2
  • Shahed Awaja, inscrite en Licence d’études arabes à l’Université Rennes 2
  • Ghaida Al-Ajouz, inscrite en Licence d’études arabes à l’Université Rennes 2

Aujourd’hui, la plupart attendent toujours une réponse du consulat général de France à Jérusalem, et surtout une possibilité réelle d’évacuation. Cette attente est insoutenable pour des personnes confrontées depuis plus de 28 mois à un génocide, à la destruction massive de leurs maisons, de leurs universités et écoles, de leurs hôpitaux, et à une situation humanitaire dramatique.

L’État doit agir, maintenant !

Dans un contexte où 90% des établissements éducatifs de Gaza sont détruits ou hors d’usage, où l’aide humanitaire reste largement insuffisante, il est de notre responsabilité de mettre en œuvre une solidarité concrète.

À Rennes, personnels, étudiant·es, organisations syndicales, collectifs et associations se mobilisent pour leur accueil. De leur côté, les établissements universitaires bretons ont pris leurs responsabilités.

Il appartient désormais à l’État français de lever immédiatement les obstacles administratifs, diplomatiques et logistiques qui empêchent l’évacuation de ces étudiant·es.

Ne pas agir, c’est accepter de sacrifier une génération entière d’étudiant·es.

Nous exigeons :

  • L’évacuation immédiate des étudiant·es de Gaza inscrit·es ou admis·es dans les universités de Rennes et ailleurs en France
  • l’inscription de droit dans les établissements de l’ESR des étudiant·es gazaoui·es comme cela a été le cas pour les étudiant·es d’Ukraine ou du Liban ;
  • le soutien humain et financier pour garantir à ces étudiant·es réfugié·es des conditions de vie et d’études décentes, par exemple par la création de bourses spécifiques destinées aux étudiant·es réfugié·es gazaoui·es, quel que soit leur niveau d’étude.

Signez la pétition intersyndicale :

https://framapetitions.org/petition/user/sudeduc35/evacuez-les-etudiantes-de-gaza-inscrites-dans-nos-universites-a-rennes

Compte-rendu des GT cartes scolaires du 25 mars : vers une mobilisation d’ampleur la semaine du 30 mars !

Mercredi 25 mars ont eu lieu les Groupes de Travail « carte scolaire » départementaux des 1er et 2nd degrés.

Le GT 2nd degré s’est déroulé comme attendu : des pertes de postes sont annoncées en Ille et Vilaine : 63 en collège, 4 en lycée général et technologique; 21 postes sont créés en lycée professionnel. Les organisations syndicales ont fait 32 demandes d’annulation de suppression ou de création de postes en collège ; 15 en lycée général et technologique, et 10 en lycée professionnel. Ce taux élevé de demandes de la part des OS ( 57 demandes alors qu’il y en a traditionnellement environ 40 ) témoigne de l’ampleur sans précédent récent des suppressions de poste prévues cette année dans le département, et confirme la nécessité de boycotter l’instance CSA-sd de vendredi 27 mars et de lutter par des grèves et des mobilisations massives la semaine du 30 mars au 3 avril.

Dans le 1er degré, le GT s’est déroulé de manière inattendue: l’adjoint au DASEN a refusé de donner le projet précis de carte scolaire aux représentant.es des syndicats. Il s’est contenté de passer en revue chaque école du département en prenant les doléances « à l’aveugle » ainsi que les écarts potentiels d’estimations des effectifs d’élèves. Les syndicats ont dû s’exprimer sans savoir où les 29 postes que l’administration prévoit de supprimer seront prélevés. Cette façon de faire, si elle est courante dans d’autres départements, est nouvelle dans le 35 et a empêché les différentes organisations syndicales de faire leur travail de protection et d’argumentation au cas par cas pour chaque école faisant l’objet d’une mesure de carte. Suite à ce GT, SUD Education 35, aux côtés de FO et de la CGT, maintient la décision de boycotter l’instance CSA-1d prévue jeudi 26 mars. Les autres organisations syndicales ont pris la décision d’annuler le boycott et de siéger à cette instance.

Ces nouvelles informations ne font que confirmer la nécessité d’être toutes et tous présent.es dans la rue, pour une semaine de mobilisation massive du 30 mars au 3 avril, autour de la journée de grève du 31 mars, pour enfin faire plier le gouvernement et l’empêcher de poursuivre son travail de sape de l’enseignement public.

19 mars – Sud Education 35 s’exprime devant la DSDEN

Nous étions 400 à manifester ce jeudi 19 mars pour protester contre les suppressions de poste dans l’académie dans un contexte de dégradation de nos conditions de travail. Avec 217 postes supprimés, notre académie fait partie des plus touchées.

Nous nous sommes arrêtés devant la DSDEN pour exprimer nos revendications. Merci aux deux camarades qui ont pris la parole :

 » Depuis la rentrée, 1600 signalements sur le registre SST (santé sécurité au travail) témoignent de la souffrance des personnels de l’éducation dans le département. 

Le 27 janvier, plus de 300 personnes se sont rassemblées devant le rectorat pour demander une dotation à la hauteur des besoins pour la future carte scolaire. Une dotation qui prenne en compte les difficultés de notre département : notre taux d’encadrement fait partie des plus faibles du pays.

La réponse du ministère ne s’est pas fait attendre: avec ses 217 suppressions de postes (86 dans le 1er degré, 131 dans le 2nd), l’académie de Bretagne est l’une des plus touchées. Cela illustre bien l’étendue du mépris à l’égard de nos métiers et de nos élèves.

Le ministère a une autre stratégie pour faire baisser les chiffres du mal-être au travail : compliquer la rédaction des signalements et permettre que certains soient supprimés parce qu’ils ne seraient plus conformes. Quand on ne veut pas faire baisser la température, on casse le thermomètre. Et on contrôle l’un des seuls espaces d’expression facilement accessibles aux collègues. Quand on ne veut pas faire baisser la température, on casse le thermomètre.

Bordeaux, Clermont-Ferrand, Périgueux, Tours, Dijon, Pau, Auxerre, Lille, Agen, Paris, Créteil, Versailles… partout nos collègues se mobilisent contre ces mesures austéritaires et de casse du service public d’éducation.

Soyons nombreuses et nombreux encore le samedi 21 mars à 14h place de la République à Rennes pour défendre l’école publique !« 

Mobilisons-nous le 28 mars pour la Journée de la terre, en solidarité avec le peuple palestinien !

Pour les Palestiniens, le jour de la terre symbolise la résistance continue contre l’expansion des colonies en Cisjordanie, contre les démolitions de maisons à Jérusalem Est, et pour le droit au retour des réfugiéEs. Ce jour du 50eme anniversaire marque l’attachement viscéral des PalestinienEs à leur sol et leur refus de l’expropriation territoriale.

Oui, la question palestinienne est une question syndicale, parce que les entreprises dans lesquelles nous travaillons, les universités que nous fréquentons sont parfois liées à l’économie israélienne. Et dans un contexte où les gouvernements ne prennent aucune sanction contre un pays qui bafoue toutes les règles internationales, commet un génocide, agit au-delà de toute morale, notre devoir est de faire pression depuis nos lieux de travail, de refuser que les travailleurs et les travailleuses participent, d’une quelconque manière que ce soit à ces violations du droit international.

Depuis octobre 2025, plus de 600 Palestiniens et Palestiniennes ont été tuées à Gaza : les bombardements israéliens restent quotidiens dans ce territoire palestinien occupé. Ces morts s’ajoutent aux plus de 70 000 personnes tuées et plus de 170 000 blessées depuis octobre 2023. La guerre destructrice menée par le gouvernement israélien n’est pas terminée : elle continue à plus bas bruit.

Le blocus de Gaza persiste et les obstacles logistiques à l’entrée de l’aide alimentaire, dénoncés par l’ONU, restent nombreux. Le terminal de Rafah est à nouveau fermé , après une ouverture brève sous domination militaire israélienne, qui n’a permis aux Gazaoui.es ni de circuler librement, ni aux réfugié.es qui le souhaitaient de revenir à Gaza..

Pourtant plus de 18 500 malades et blessées attendent toujours leur évacuation en urgence. La fermeture du territoire ralentit le déblaiement et la reconstruction : 90 % de la population vit au milieu des 68 millions de tonnes de gravats provoqués par les destructions. Pour deux millions de Gazaoui-es, les conditions d’existence, aggravées par les tempêtes hivernales, restent catastrophiques avec de la malnutrition et des campements précaires où l’accès à l’eau et à l’énergie est un défi de chaque instant. Plus de 60 % des enfants n’ont pas accès à l’éducation et le système de santé reste largement détruit, alors que les besoins de soins sont énormes.

En Cisjordanie, ce sont plus de 1 000 morts qui sont à déplorer. La colonisation se poursuit ouvertement, la terreur sur le terrain, avec les villages et les moyens de subsistance détruits, les agressions et assassinats perpétrés par des colons couverts par l’armée, se doublent désormais de décisions officielles du gouvernement israélien qui met en œuvre de nouvelles mesures foncières. En finançant l’achat de terres, en renforçant le contrôle israélien sur les Zones A et B et en imposant l’enregistrement foncier des transactions dans la Zone C, qui représente 60 % du territoire de la Cisjordanie, l’État israélien promeut une annexion officielle des territoires palestiniens. Ces mesures sont illégales au regard du droit international, contreviennent à l’avis de la Cour Internationale de Justice du 19 juillet 2024 et compromettent gravement toute perspective de paix juste et durable.

Sur le plan social, les conditions de vie des travailleurs et travailleuses· palestinien-nes s’aggravent : l’immense majorité est empêchée de travailler en Israël depuis le 7 octobre 2023 et des permis supplémentaires ont été mis en place entravant la mobilité. Dans le secteur public, les salaires sont amputés en raison des blocages des fonds dus à l’Autorité Palestinienne par le gouvernement israélien.

Dans ce contexte, nous appelons à faire pression depuis nos lieux de travail pour que cessent les collaborations des entreprises et des institutions françaises et européennes avec l’État israélien accusé de crimes de guerre et de génocide envers le peuple palestinien par de nombreuses organisations internationales. Nous refusons que les travailleurs et travailleuses soient rendus complices de la colonisation et de crimes de guerre.

Pour SUD éducation, le droit international doit être appliqué, et cela nécessite :

  • le droit au retour des réfugiés
  • la fin de la colonisation et la fin de l’occupation
  • la fin des politiques d’apartheid
  • De reconnaître l’illégalité de la construction du Mur de séparation (avis consultatif de la Cour Internationale de Justice) et du blocus inhumain sur Gaza depuis plus de 15 ans

Parce que notre syndicalisme est internationaliste, en Palestine, comme ailleurs, nous revendiquons le droit à l’autodétermination.

SUD éducation 35 appelle à se mobiliser le samedi 28 mars, à l’occasion de la Journée de la terre pour la défense des droits du peuple palestinien et exiger un cessez-le-feu définitif et la fin du génocide et des sanctions contre Israël.

Enquête : islamophobie à l’école

Suite à une décision d’AG, nous relayons ici le travail des camarades de SUD éducation 59. Merci à eulles !

Cette enquête vise à recueillir le témoignage de personnes musulmanes ou perçues comme telles, hommes ou femmes, de plus de 18 ans, ayant fréquenté l’enseignement secondaire public français : élèves, anciens élèves, parents d’élèves, personnels ou accompagnateurs éducatifs.

Ce questionnaire est anonyme. Les réponses collectées seront utilisées dans le cadre d’une enquête pilotée par le syndicat Sud Éducation 59, la section de Lille des Étudiants musulmans de France (EMF), Solidaires Étudiant.e.s 59, l’association Les Coopérantes, la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) afin de mieux comprendre l’expérience des élèves et des usager.ères musulman.e.s de l’école publique.

Temps estimé de réponse au questionnaire : 10 à 25 min.
Il y a 32 questions dans ce questionnaire

Pour celles et ceux qui le souhaitent dans un second temps, il sera possible d’envisager un entretien personnalisé offrant les mêmes garanties d’anonymat.
Nous vous remercions de répondre avec sincérité à ce questionnaire, votre expérience personnelle est ce qui nous intéresse, quelle qu’elle soit.

Toustes en grève le 19 mars !

Notre académie est de celle qui souffre le plus des suppressions de poste avec 86 postes dans les écoles et 131 dans les collèges et lycées. 

Voici la réponse apportée à notre souffrance et à la détérioration de nos conditions de travail !

Notre avenir sera décidé lors des instances sur les cartes scolaires qui auront lieu les 25, 26, 27 mars.

N’attendons pas pour nous mobiliser et retrouvons-nous le jeudi 19 mars à l’appel de l’intersyndicale 35 :

– place de la République pour partir en manifestation à 10h30 

– en AG à l’hôtel Pasteur à 13h pour organiser la suite. 

217 postes supprimés en Bretagne pour la rentrée 2026 !

Le ministère a annoncé la suppression de 3256 postes pour la rentrée 2026 :

1891 suppressions de postes dans le 1er degré

→ et 1365 suppressions de postes dans le 2d degré.

Dans l’académie de Rennes, cela se traduit par la suppression de 217 postes :

de 86 postes dans le 1er degré

et 131 postes dans le 2d degré

Il s’agit donc d’une baisse massive d’emplois, la plus forte depuis 2017 !

Suppressions massives subies par le service public d’éducation depuis 2017 dont 10230 postes en moins rien que dans le 2d degré.

Pour SUD éducation Bretagne, il n’y aura pas d’amélioration des conditions d’enseignement ni d’école égalitaire pour toutes et tous, en supprimant des postes d’enseignant-es.

Soutien au camarade convoqué pour un drapeau palestinien sur son casier !

Sud éducation 35 soutient le collègue professeur convoqué par le rectorat pour avoir affiché son soutien au peuple palestinien victime d’un génocide, de la colonisation et de l’apartheid !

SUD éducation est contre le sionisme et contre la colonisation des territoires palestiniens !

SUD éducation 35 affirme son soutien envers notre camarade de SUD éducation29 injustement attaqué par notre hiérarchie. La liberté d’expression et la liberté syndicale sont des droits fondamentaux.

Signez la pétition : https://framapetitions.org/petition/user/SoutienElorn29/non-a-la-repression-syndicale

Ci-dessous : communiqué intersyndical FO-SNES-SUD du lycée de l’Elorn

Les sections syndicales FO, SNES, SUD éducation 29 du lycée de l’Élorn et les personnels, réunis en heure d’information syndicale ce jeudi 29 janvier 2026, apportent leur soutien entier à leur collègue professeur convoqué par les services du Rectorat le 9 février pour avoir collé un drapeau palestinien sur son casier situé en salle des professeurs et affiché la brochure d’une ONG sur la situation sanitaire à Gaza.

Un manquement au devoir de neutralité est reproché à notre collègue.

Précisons que la salle des professeurs est un lieu réservé aux personnels auquel aucun élève n’a accès.

Précisons que la liberté d’expression est garantie aux fonctionnaires par la Loi Le Pors depuis 1983.
Rappelons aussi que l’État Français a reconnu officiellement l’État Palestinien.
Rappelons que l’ONU a officiellement reconnu que le peuple palestinien était victime d’un génocide.

Les responsables des sections syndicales du lycée avec les personnels sont en conséquence choqués par la convocation de leur collègue qui n’a fait qu’exprimer son soutien aux travailleurs et travailleuses palestinien.ne.s victimes d’un génocide de la part de l’État d’Israël.

Ils, elles dénoncent le fait que la direction de l’établissement ait demandé à leur collègue d’enlever le drapeau palestinien de son casier ainsi que la brochure puis ait reproché à leur collègue de les avoir exposés sur le panneau du syndicat dont il est le représentant dans l’établissement.

Les sections syndicales et les personnels y voient une grave atteinte à la liberté d’expression syndicale au sein de l’établissement.

lls, elles considèrent que cette convocation au Rectorat est inacceptable car elle représente une forme de répression envers toutes celles et ceux qui manifestent leur soutien à un peuple victime d’un génocide, ainsi qu’une entrave à l’exercice du droit syndical et une forme de répression envers un représentant syndical.

En signant cette pétition, je demande à ce que le droit syndical soit respecté et que le Rectorat renonce immédiatement à convoquer notre camarade.

Pour montrer leur solidarité, il et elles appellent tous les personnels à cosigner ce communiqué, à se mettre en grève et à rejoindre les rassemblements qui seront organisés le lundi 9 février 2026.

Lycée de l’ Élorn, le 29 janvier 2026.

MARCHE AUX FLAMBEAUX POUR LA PALESTINE ET POUR UN VRAI CESSEZ LE FEU A GAZA

Après plus de 2 ans de génocide à Gaza, l’accord pour le cessez-le-feu signé vendredi 10 octobre a permis la libération des otages israéliens et celle de 1978 prisonnier·es politiques palestinien·nes de Gaza et de Cisjordanie occupée détenu·es dans les prisons israéliennes.

Cet accord de cessez-le feu a depuis été largement rompu (plus de 1000 fois) par Israël qui a mené de nouveaux bombardements massifs sur Gaza (plus de 400 morts en 2 mois) tandis que les massacres et les exactions de l’armée israélienne et des colons en Cisjordanie se poursuivent impunément. Israël poursuit par ailleurs sa politique de colonisation et d’emprisonnement des militant(e)s Palestinien(ne)s.

Le « plan Trump » ignore le droit international : il ne prévoit pas la fin de l’occupation, de la colonisation, ni du régime d’apartheid, il ne dit rien des ordonnances ou des avis de la Cour Internationale de Justice (CIJ), ni de l’application des résolutions de l’ONU.

Nous manifesterons pour que :

– Les États prennent les mesures nécessaires pour contraindre Israël à un cessez-le feu permanent en Palestine mais aussi en Syrie et au Liban,

– Tous les militant(e)s palestinien(ne)s emprisonné(e)s soient libéré(e)s et qu’une commission internationale enquête sur les cas de tortures et d’assassinats dans les prisons Israéliennes (plus de 100 morts en 2 ans),

– Les États appliquent des sanctions économiques, politiques et diplomatiques contre Israël pour le contraindre à respecter le droit qu’il bafoue depuis sa création.

– La France, les États de l’Union Européenne doivent notamment suspendre l’accord d’association UE-Israël (une clause le prévoit en cas de non-respect des droits humains) et mettre fin à tout commerce d’armes avec Israël.

– La France, après avoir reconnu l’Etat palestinien doit proposer des moyens et des sanctions à l’encontre d’Israël pour imposer la création d’un Etat Palestinien, sans quoi ce positionnement risque fort de rester au stade de la seule déclaration d’intention.

Signataires : AFPS-Rennes, Attac-rennes, LDH, Association Tous pour la Syrie, La Libanaise, Union départementale Solidaires 35, Union Départementale CGT35, FSU 35 ; SUD éducation 35, FSE-Rennes, Organisation Communiste de France, NPA l’Anticapitaliste ;MRJC 35 …

Contre les conditions de travail dans le 1er degré, mobilisons nous le 27 janvier !

Pour protester contre l’ extrême dégradation des conditions de travail dans le 1er degré et pour demander plus de moyens, notamment pour l’inclusion, l’intersyndicale 35 appelle à une première journée de mobilisation le mardi 27 janvier. Rdv à 10h30 devant le rectorat avec vos fiches SST, pour un rassemblement et une demande d’audience avec la rectrice. Une AG Education suivra à 12H30 à l’hotêl Pasteur. Venez nombreus.ses !

https://www.sudeducation35.fr/2025/12/18/declaration-dintention-de-greve-periode-3/