Mouvement 1er degré 2022 : dossier complet de SUD éducation 35

Le mouvement départemental 2022 a débuté le lundi 4 avril et a lieu jusqu’au mardi 19 avril, date de fermeture du serveur.

SUD éducation 35 siège en CAPD (Commissions Administratives Paritaires Départementales) mais, depuis la loi de transformation de la fonction publique (loi n° 2019-828 du 6 août 2019), les syndicats ne siègent plus pour les opérations de mouvement. C’est l’administration qui a entièrement la main.

Sud éducation 35 est disponible pour suivre votre dossier et répondre à vos questions à l’adresse suivante : syndicat@sudeducation35.fr

RESSOURCES & OUTILS de SUD éducation 35

Le calculateur de barème 2022
(en cours de mise à jour)

ATTENTION
La fiche de renseignement n°1 est à compléter par tous·tes les participant·es au mouvement 2022

Les cartes du département à la rentrée 2022

Accéder à la page Mouvement intra-départemental 2022 – ILLE ET VILAINE sur toutatice.fr

MUTATIONS INTRA 2D DEGRÉ 2022

C’est parti pour les mutations intra !

Chaque académie définit ses pratiques tout en ayant à respecter certaines règles définies au niveau national (concernant les priorités liées au handicap, aux situations familiales…). Les règles et bonifications changent peu d’une année sur l’autre.

Nouveauté : cette année, les bonifications pour « Situation de Parent isolé » sont réduites à 6.9 points sur vœux larges (DPT-ACA-ZRD ou voeu COM uniquement si vous exercez déjà sur la commune demandée. Le rectorat voulait supprimer la bonification mais, suite à l’intervention des organisations syndicales dans les instances, des bonifications ont été maintenues mais de façon symboliques…

CONSULTEZ LES RÈGLES ET GUIDE DU MOUVEMENT INTRA dans l’Académie de Rennes:

https://www.ac-rennes.fr/mobilite-des-enseignants-du-2nd-degre-public-cpe-psyen-intra-academique-121996

CONSULTEZ LES BARRES DÉPARTEMENTALES ET COMMUNES DE 2021:

Mais, les mutations intra-académiques sont un mouvement qui contient son lot de subtilités. Nous pouvons vous conseiller.

Écrivez à l’adresse : syndicat@sudeducation35.fr ou téléphonez-nous au 07 83 49 31 45

Nous vous accueillons aussi à nos permanences tous les jeudis de 10h à 17h

LES ÉTAPES DU MOUVEMENT INTRA 2022

Le vendredi 18 Mars (12h)Ouverture du serveur (SIAM, sur Iprof) :
saisie des vœux du mouvement et de la phase d’ajustement des TZR
Le vendredi 1er Avril (12h)Fermeture du serveur
– NOUVEAU –
Du 2 au 8 Avril (23h59)
Éditer sa confirmation de demande de mutation, la remplir, la signer avec envoi des pièces justificatives.
Attention : il faut à présent éditer soi-même la confirmation de demande de mutation : sur Iprof et réception dans la boîte mail académique si vous avez indiqué cette adresse comme adresse de réception.
(Pensez à vérifier vos spams si vous utilisez votre adresse perso, ce qui est déconseillé).
Cette feuille de confirmation ne sera pas mise dans le casier par le secrétariat
Du 3 Mai (16h) au 22 Mai (23h59)Consultation des barèmes retenus (possibilité de contestation en cas de désaccord)
Le mardi 14 JuinRésultats des mutations
A partir du 14 JuinDemandes de révision d’affectation: recours via la plateforme Colibris

ATTENTION: si vous êtes TZR, même si vous ne demandez pas de poste fixe et que vous ne changez pas de ZR, vous devez également vous connecter sur Iprof/SIAM, pour formuler des préférences afin d’orienter votre affectation à la prochaine rentrée.

Si vous n’obtenez aucun de vos vœux, ou si vous êtes candidat-e-s obligatoires et êtes affecté-e-s sur un vœu que vous n’avez pas demandé, vous pourrez faire un recours ou demande de révision d’affectation, soit seul-e face à l’administration ou en nous mandatant pour vous représenter. Donc, n’hésitez pas à nous contacter dès maintenant.

Calendrier du mouvement intra-académique

Les étapes du mouvement

  • Du mardi 8 mars au vendredi 25 mars : consultation des postes vacants, de son dossier et éventuellement modification du dossier.
  • Du 18 mars au 1er avril : saisie des voeux du mouvement et de la phase d’ajustement des TZR, barèmes, commencer à envisager la fiche navette si cas particulier à faire valoir (bien préparer ses papiers/ justificatifs : par exemple, redonner chaque année ses justificatifs de rapprochement de conjoint/enfant-s (poste fixe et TZR))
  • Du 02 avril au 08 avril : éditer et envoyer sa fiche de confirmation (Attention : il faut à présent éditer soi-même la confirmation de demande de mutation : voir sur iprof et réception dans la boîte mail académique si vous avez indiqué cette adresse comme adresse de réception (Attention aux spams si vous utilisez votre adresse perso, ce qui est déconseillé). Cette feuille de confirmation ne sera pas mise dans le casier par le secrétariat (changement de pratique suite au premier confinement covid) + faire signer le chef d’établissement).
  • Résultats : mi juin sur iprof.
  • Recours via l’application colobris : mi-juin + si vous souhaitez un suivi par syndical n’hésitez pas à nous contacter.

Pour les recours, vous pouvez vous reporter à cette note.

Les notes de service/circulaires pour le mouvement intra 2022 ne sont pas encore parues, nous les publierons dès qu’elles seront éditées

Mutations 2022 : SUD éducation est à vos côtés

Chères et chers collègues professeur·es des écoles,

Vous souhaitez participer au mouvement? La procédure de mutation dans l’Éducation nationale vous semble opaque?
SUD éducation vous accompagne afin de vous aider dans vos démarches. Les élu·es et les militant·es de SUD éducation sont à vos côtés pour défendre l’égalité de traitement entre tous les personnels et s’assurer que toutes et tous disposent des mêmes informations concernant les procédures de mutation.

Nos équipes ont conçu un site spécialement dédié au mouvement, vous y trouverez :
· les barres d’entrée des années précédentes,
· un simulateur pour calculer votre barème,
· un formulaire à remplir pour être accompagné·e par SUD éducation.

SUD éducation vous propose de suivre une visio d’information sur les mutations avec les élu·es SUD éducation : 
        – le jeudi 11 novembre de 16h à 17h,
        – le lundi 15 novembre de 19h à 20h.
 
Je veux recevoir les informations de connexion à la visio d’information

Cette année, malgré l’opposition des organisations syndicales, le mouvement interdépartemental est complété par un mouvement sur postes à profil (« POP »). Ce mouvement est organisé « à titre expérimental » mais il correspond bien à une volonté du ministère de déroger de plus en plus aux règles collectives et transparentes de mutation des personnels.

La procédure de mobilité des personnels enseignants du premier degré se déroule de manière plus complexe que les années précédentes :

– un mouvement interdépartemental afin de changer de département : vous faites vos vœux entre le 9 novembre et le 30 novembre 2021 et/ou entre le 4 novembre et le 18 novembre pour les vœux sur les postes à profil ;
– un mouvement complémentaire ineat/exeat organisé par les services académiques départementaux ;
– un mouvement intra-départemental afin d’obtenir un poste dans le département obtenu lors du mouvement inter-départemental.
Actuellement dans de nombreux départements, les barres d’entrée sont trop hautes et elles figent le mouvement. SUD éducation revendique des ouvertures de poste et un recrutement massif qui permettront de fluidifier le mouvement.

Pas d’école inclusive sans les AESH !

Appel intersyndical à la grève et au rassemblement mardi 19 octobre !

À la rentrée 2021, l’école accueille 400 000 élèves en situation de handicap. Blanquer se félicite de ces chiffres, néanmoins sur le terrain, la réalité est tout autre ! Les conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap sont inacceptables :

  • les élèves perdent des heures d’accompagnement, tous les besoins ne sont pas couverts,
  • les AESH sont maltraité·es et méprisé·es,
  • les autres personnels ne bénéficient pas de l’aide nécessaire pour garantir la réussite des élèves en situation de handicap.

Alors que l’année écoulée a été remarquablement jalonnée par une mobilisation grandissante des AESH, le ministère ne cesse de répondre aux revendications fièrement portées par les AESH par un mépris persistant et des mesures aussi indignes qu’insuffisantes : nouvelle grille salariale au rabais, généralisation des PIAL et dégradation des conditions de travail…

Les syndicats SNUipp-FSU 35, SNES-FSU 35, SNUEP-FSU 35, CGT Éduc’action 35, SUD Éducation 35 et CNT-STE 35 appellent tous les AESH à faire entendre leurs revendications lors d’une nouvelle journée de grève nationale le mardi 19 octobre, et invite l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale à être en grève aux côtés des AESH. Ils invitent également les associations de parents à soutenir les exigences portées pour l’amélioration de l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Une demande d’audience auprès du DASEN d’Ille-et-Vilaine a été déposée.

> Dossier AESH sur le site de la fédération SUD éducation

« Les crises passent, la gestion de nos vies se renforce »

Analyse du groupe de travail de SUD éducation 35 à propos de l’instauration du passe-sanitaire en France et des manifestations spontanées qu’elle a suscité

« Il ne pourra être un droit d’accès qui différencie les français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis. » […] « Il sera en revanche obligatoire dans les lieux ou des événements rassemblant plus de 1 000 personnes, comme des stades, des festivals, des parcs de loisirs, des concerts, des foires, des salons ou des expositions. »

Site internet du gouvernement à propos du passe sanitaire, jusqu’à fin mai 2021.

« L’usage du passe sanitaire sera réservé aux grands-événements [i.e. + de 1000 personnes]. L’accès à un restaurant, un cinéma ou une entreprise ne pourra être conditionné à la présentation d’un tel passe »

 Citation de Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des lois de l’Assemblée nationale, devant l’hémicycle le 11.05.21, lors du vote de la loi encadrant la possibilité d’un passe sanitaire

Mais contre ces annonces « rassurantes » du gouvernement et de l’Assemblée Nationale, le président Macron décrète par surprise, lors de l’allocution télévisée du 12 juillet 2021, l’instauration du passe sanitaire sur le territoire français à partir du 9 aout 2021. Cette décision qui ne devra rendre de compte à personne est prise dans le huis-clôt du « conseil de défense » et va à l’encontre de ce qu’avaient décidé la représentation nationale et le gouvernement devant elle responsable.

Certes, l’émergence du « variant delta » particulièrement virulent et la baisse du rythme de vaccination volontaire observé à cette période pouvaient laisser supposer de réagir. Par ailleurs, les préconisations toutes récentes du « conseil scientifique » (rapport du 6.07.21, page 21) recommandaient de « mettre en place un « pass vaccinal » à visée individuelle pour pouvoir accéder à certains « espaces de libertés » (restaurants, activités culturelles, sportives…). Ceci permettrait de limiter les restrictions sanitaires qui devront être envisagées pour limiter la 4e vague. Les personnes non vaccinées pourraient accéder à ces espaces en présentant un test antigénique ou un test PCR réalisé 1 ou 2 fois par semaine. Il est néanmoins utile d’indiquer que la gratuité de ces tests pourrait prendre fin à l’automne, et devenir payant comme cela est le cas déjà dans plusieurs pays de l’UE. L’application « Tous Anti Covid » pourrait être le support technique de cette mesure. Le Conseil scientifique a pleinement conscience des enjeux éthiques, démocratiques, organisationnels et d’acceptabilité sociale que représenterait une telle décision, qui demeure éminemment politique. Néanmoins, dans une vision d’anticipation et compte-tenu des délais législatifs probablement nécessaires, le Conseil scientifique propose que cette éventualité soit instruite dès maintenant, en prenant en compte l’avis de représentants de la société civile par les autorités politiques. »

Mais ne nous laissons pas « aspirer » par l’ambiance d’urgence qui régnait alors et l’argument d’autorité de la « science » utilisé en politique. Si nous ne contestons pas l’importance d’une vaccination de masse dans la lutte contre la pandémie de COVID-19, nous récusons profondément la disparition d’un débat réellement politique à propos des choix opérés, qui plonge dans l’oubli ou dans l’impensé la hiérarchie des buts poursuivis par le pouvoir, les solutions alternatives existantes et toutes les conséquences associées dont il n’est jamais question. Au premier rang desquelles la poursuite du rythme effréné de l’économie capitaliste et l’émergence d’une société de contrôle mise à son service.

Au surcroît, en s’habituant à ce que le « discours d’autorité de la science » (alors qu’au contraire, les connaissances scientifiques ne sont qu’un constat temporaire et toujours contestable à l’avenir, à l’aune de nouvelles observations ou théories, d’où la posture radicale de « doute » du scientifique) dicte les choix politiques, ce que nous perdons c’est l’autonomie de la sphère politique qui renvoie à l’expérience collective purement « humaine » du désir et de la responsabilité, loin de la « gestion de choses inertes » à laquelle tente de nous réduire la présentation politico-médiatique des enjeux de la pandémie de COVID-19.

Bientôt trois mois après l’imposition du passe sanitaire, 50 millions de personnes ont reçu une double dose de vaccin. Le taux de couverture vaccinale atteignant 86% de la population majeure, le maintien d’une mesure aussi autoritaire apparait comme très illégitime. Cela alors que depuis le 30 septembre, l’exigence du passe sanitaire est étendue aux 12-17 ans pour accéder aux lieux publics dans les mêmes conditions que leurs aînés.

La loi permettant l’instauration du passe sanitaire prendra fin le 15 novembre 2021, mais on apprend qu’un projet de loi sera présenté le 13 octobre au parlement donnant la possibilité au gouvernement de recourir au pass sanitaire « si la situation l’exige ». En tout état de cause, l’horizon de « l’immunité collective » qui a servi de justification initiale à l’instauration du passe sanitaire a été écarté depuis longtemps par les scientifiques.

A l’instar des « mesures d’exception » imposées par l’Etat dans la dernière décennie et inscrites par la suite dans le droit commun : l’urgence et les justifications s’envolent, la structure de contrôle reste

Cette structure de contrôle est la conséquence d’une double « déresponsabilisation » :

  • Un Etat qui se cache derrière l’urgence, le discours du conseil scientifique posé comme « faisant autorité » et une présentation des faits purement « technique » pour ne plus assumer sa responsabilité politique. Ce gouvernement « d’expert » niant la conflictualité potentielle de toute décision repeint en « obscurantiste », « égoïste » ou « complotiste » n’importe quelle personne qui discuterait la légitimité de ses mesures. Mais en plus de cela, le gouvernement enrôle de force de simples citoyens qu’il rend de fait responsable (pénalement) de l’application de décision qu’il n’a pas les moyens matériels d’appliquer lui-même par « l’externalisation » du contrôle des passes sanitaires.
  • Des citoyens déresponsabilisés, amenés à suivre les va-et-vient incessants des mesures sanitaires sans jamais être associés à la prise de décision et à ses enjeux, ni même consultés ou simplement considérés. Cette infantilisation culmine dans une nouvelle « bonne conscience » qu’on voit fleurir dans une part de la population vaccinée : tous ces « authentiques citoyens conscients et engagés » qui ont le mérite de s’être fait courageusement vacciner et qui prétendent tracer une nouvelle ligne séparant les individus vertueux des infâmes non-vaccinés, renforçant encore la dépolitisation, le moralisme psychologisant et le confusionnisme ambiant, au détriment d’une analyse sérieuse de l’autoritarisme qui s’installe.

Dans une situation où ni l’Etat, ni les citoyens ne sont plus responsables de rien, ce qui subsiste c’est un système technique qui prend en charge la « gestion » de nos vies d’où disparaissent toutes « attentes humaines ». Ceci s’observe facilement dans les caractéristiques du dispositif mis en place :

  • L’ensemble du corps social, dans ses dimensions les plus intimes et quotidiennes, doit s’adapter à une solution « unique », alors qu’il semble que les réponses sanitaires les plus efficaces soient un « mix » de mesures (incluant le vaccin, mais pas seulement), mais cet aveu diminuerait l’argument d’autorité et risquerait trop d’inciter à la réflexion, à la discussion et à la réappropriation des enjeux par la population.
  • L’abandon aux applications technologiques exprime au mieux la défiance envers tout ce qui serait trop « humain », dans la filiation à une matrice « néolibérale » qui postule que notre cerveau n’est pas naturellement « rationnel », qu’il faudrait corriger ses biais comportementaux pour qu’il réponde plus efficacement aux attentes posées par les différents systèmes de gestion des flux (« nudge », économie comportementale, etc.). Ainsi on ne saurait s’en remettre à la vertu des représentants de l’Etat, à la capacité du corps médical à convaincre, ni aux citoyens pour s’approprier eux-mêmes les solutions mises à leur disposition.
  • Assez logiquement, en l’absence de construction démocratique, collective et consenties de choix politiques qui ne s’appuient finalement que sur des solutions « uniques » et « techniques », il n’y a plus que la répression qui soit à même d’en garantir l’application.

Cette répression consiste principalement dans l’exclusion sociale des individus qui ne se plient pas intégralement aux attentes des dispositifs disciplinaires rampants qui s’immiscent dans les situations les plus quotidiennes : accès aux commerces, aux espaces et services publics, à l’emploi sont remis en cause en l’absence de passe sanitaire. Il s’ensuit d’une part la création d’une catégorie de « sous-citoyens » ne possédant pas une réelle effectivité de leurs droits et d’autre part l’enrôlement d’autres citoyens qui devront contrôler le public qu’ils rencontrent dans leur activité et en exclure les membres non-vaccinés.

Mais les applications techniques que l’on commence à entrevoir offrent des gisements immenses d’atomisation et de contrôle des vies qui promettent de renforcer d’autant la répression potentielle. Ainsi, « l’économie des données » visant à rendre lisibles et prévisibles les individus, déjà installée avant la pandémie, pourra maintenant permettre un perfectionnement toujours accru de la surveillance. Par ailleurs, les procédés créés à l’occasion de la pandémie pour maintenir le travail pourront renforcer opportunément l’isolement et la dépossession (télétravail, visio-conférence, rôle accru des écrans et des dispositifs numérisés, etc…) substituant à des conditions sur lesquelles les individus avaient collectivement un minimum de prise des dispositifs techniques auxquels il sera de plus en plus difficile de se soustraire.

Nous considérons donc comme primordial de rompre avec « l’utopie de la numérisation des vies » en opposant aux solutions descendantes, uniques, techniques et répressives des initiatives concertées, multiples, humaines et démocratiques.

Dans cette déresponsabilisation politique générale, le manque qui se fait le plus fortement ressentir est celui de la démocratie. Les manifestants contre le passe sanitaire ont raison de pointer cette carence, mais les dispositifs qui gèrent nos vies et réduisent à néant la « liberté » sont déjà installés depuis longtemps, ils ne font que se généraliser à de nouvelles catégories de population et s’approfondir. Une véritable prétention démocratique suppose une responsabilité individuelle et un engagement collectif d’envergure et ne saurait se limiter à crier ‘liberté » ou attendre seulement de mener sa vie individuelle tranquillement. C’est une cause réellement juste mais exigeante impliquant des efforts pour s’informer, un esprit de compromis et de nuance, un souci des membres des autres catégories sociales et une volonté de construire des dynamiques collectives réellement offensives envers les adversaires identifiés : le principal étant à nos yeux la structure capitaliste de notre société.

        Plus que jamais il est nécessaire de sortir des logiques capitalistes si nous souhaitons venir à bout de cette crise sanitaire qui, rappelons-le, touche bien plus durement les populations et les pays les plus pauvres, mais dont certaines entreprises multinationales (GAFAM et laboratoires pharmaceutiques en têtes) profitent largement. 

C’est pourquoi nous revendiquons la levée immédiate des brevets afin de permettre la production partout où cela est possible de vaccins à bas-coûts, seule condition à un reflux durable de la maladie partout dans le monde, pas uniquement dans les pays riches, et seul moyen de lutter contre l’apparition de variants toujours plus dangereux. Par ailleurs, les laboratoires privés qui ont développé ces vaccins n’ont pu le faire que grâce au soutien des Etats, par le biais notamment de technologies issues de la recherche publiques. Ces entreprises, ne peuvent même pas prétexter une prise de risque pour justifier leurs profits indécents, tant ils ont été gavés d’argent publique par le biais de subventions et de préachat de doses. En toute cohérence, la technique des vaccins doit donc être transformée en « bien public mondial » pour permettre à tous les Etats d’en produire la quantité qu’ils souhaitent.

Au niveau national, la « guerre » sanitaire annoncée par Macron est aussi, et peut être surtout une guerre sociale. Nos services publiques, vampirisés par des années de néolibéralisme se sont révélés fragilisés, épuisés par le manque de moyens organisé depuis des décennies par nos dirigeants. La crise sanitaire n’a en rien freiné ce mouvement : 5700 lits d’hôpitaux ont été supprimés en 2020 !

Nous avons lutté et nous lutterons a nouveau partout où cela sera nécessaire contre la privatisation des services publiques et leur management déshumanisé, qui broie les travailleurs.e.s, abandonne les plus précaires et détruit le sens de nos métiers. A l’occasion de la pandémie, la politique de santé a renforcé cette privatisation en recourant de plus en plus à des entreprises privées (doctolib, cabinets de conseil, etc…). Ces derniers ne défendent que leurs intérêts économiques et voient notre santé comme un nouvel « objet à gérer » et une source de profits à réaliser !

À l’hôpital comme dans les collectivités territoriales, nous défendons un service publique inclusif et émancipateur, incompatible avec le passe sanitaire qui ne fait qu’exclure de la culture, des loisirs, de la santé et de l’emploi des populations principalement issues des classes défavorisées.

Ces classes défavorisées, premières victimes de l’exploitation capitaliste et de la ségrégation de classe, voient leur sort aggravé à l’issu de la crise économique entrainée par les confinements de la population. Ainsi, les faillites de petits commerces, les plans sociaux dans les grandes entreprises, le tarissement de l’embauche pour les intérimaires et les jobs étudiants plongent dans la misère des pans entiers de la population. Constater qu’en même temps croissent les profits des grandes entreprises et le patrimoine des plus riches rend encore plus urgente la réappropriation et le partage de la production. Sans quoi la reconfiguration des métiers observée durant la pandémie et les multiples confinements sera l’occasion d’une nouvelle augmentation de la productivité des travailleurs.e.s permise par une continuité croissante entre notre emploi et notre vie privée, un contrôle accru de l’activité rendu possible par l’effritement des collectifs de travail et leur remplacement par des applications technologiques, une destruction des conquis sociaux et du droit du travail. La hausse de productivité générera une nouvelle fois une déshumanisation des conditions et du sens du travail, une précarisation de l’emploi et une hausse du chômage tout en renforçant la richesse des riches et l’accumulation de capital technique.

Il nous apparaît que c’est bien pour « sécuriser » cette situation explosive qu’émergent des dispositifs croissants de contrôle des population, d’isolement des individus et de dépendance à des configurations techniques de la vie sociale. En effet, les décideurs.e.s de la sphère politique appartiennent à la même classe sociale que les profiteurs.e.s de la sphère économique, et partagent donc spontanément une vision commune de leurs intérêts. L’idéal d’un aménagement de la société et de l’environnement naturel permettant l’extorsion sécurisée de profits partagés par les membres des classes sociales dominantes est la cause première de l’émergence de la pandémie et des multiples dispositifs mis en place pour la « gérer ». Nul besoin de « complot » pour mettre à jour les logiques à l’œuvre dans une économie capitaliste et dans la classe sociale à laquelle elle profite.

Les conspirationnistes ne cherchent pas à analyser les causes de problèmes réels, mais se réfugient dans des préjugés, des postures morales, des condamnations univoques, des suspicions interminables, une personnalisation de mécanismes abstraits. Une analyse sérieuse des problèmes soulevés par les manifestations anti-passe sanitaire est possible et nécessaire, mais elle doit être orientée vers les véritables causes du problème : le système économique capitaliste, la gestion autoritaire des populations par l’Etat au service des classes dominantes, la misère et l’exclusion sociale, la destruction des institutions démocratiques. Par comparaison aux crises qui promettent d’être plus nombreuses et graves à l’avenir à cause de l’instabilité écologique, géopolitique et sociale grandissante des sociétés, la crise de la pandémie de COVID-19 apparaît comme presque anodine. Mais ce qui ne l’est pas, c’est l’ensemble de réflexes de contrôle et de tropismes technophiles bien acquis socialement dans la classe dominante, qui ont pu se déployer à travers tous les dispositifs que nous avons dénoncés dans cet écrit et jouer le rôle fonctionnel de « répétition générale » avant la crise, la vraie.

Portée par les affects de peur et de dépossession générés par la maladie en elle-même et la perte des repères habituels entraînée par sa gestion chaotique, l’extrême droite sort renforcée de cet épisode et a pu investir opportunément à certains endroits les manifestations anti-passe sanitaire. Il n’est pas nécessaire de considérer les incohérences plus que manifeste de ce courant politique face aux enjeux écologiques, à la liberté et la démocratie, alors qu’il soutient l’aménagement capitaliste de l’environnement, le contrôle des « étrangers », des pauvres et des mouvements sociaux, ainsi que le déploiement de l’arsenal sécuritaire et répressif mis en place par les gouvernements « démocratiques » qui se succèdent. Mais pour autant, ce relatif succès doit nous interroger sur les logiques de repli, de délire et de haine que l’on observe lorsque les causes sociales profondes ne sont plus affirmées clairement et combattues. L’instabilité et la volonté de contrôle des dominants promettant d’être grandissantes, nous devons à l’avenir porter les analyses que nous considérons comme réellement émancipatrices dans les mouvements qui contestent (même sans le savoir) ce qui est en fait la gestion capitaliste de nos vies, telles que les manifestations contre le passe sanitaire.

13.10.2021

Mouvement intra 2nd degré : comment faire un recours gracieux ?

Cette année, les modalités de recours gracieux ont changé. Il doit désormais s’effectuer à partir de la plateforme COLIBRIS.
Ce changement s’est fait unilatéralement, sans concertation avec les organisations syndicales, représentantes des personnels : les collègues ont donc découvert ces nouvelles modalités au moment de la publication des affectations du mouvement intra-académique.

À la manière du ministère, le Rectorat de Rennes affiche un mépris total de ses personnels et de leurs représentants en annonçant ces nouvelles modalités de recours à la dernière minute. Et par une simple phrase : « J’attire votre attention sur le fait que votre recours devra s’exercer dès cette année 2021 par la plateforme dématérialisée COLIBRIS ».

Malgré tout, SUD éducation assurera, comme chaque année, le suivi de votre recours !

Vous avez reçu un avis défavorable à votre demande de mutation INTRA ?

Plusieurs situations possibles :

  • Vous n’avez pas obtenu de mutation
  • Vous avez obtenu une affectation en dehors de vos vœux
  • Vous constatez une erreur de barème et d’affectations sur l’un de vos vœux,

Vous pouvez formuler un recours gracieux

Cas particulier : Si vous êtes en situation de recours administratif sur une situation du mouvement 2020 (erreur d’affectation suivie d’un courrier de la DPE), si vous aviez obtenu un affectation à titre provisoire suite à une demande auprès de la DPE en mandatant SUD éducation Bretagne, contactez-nous : syndicat@sudeducation35.fr.

Pour effectuer votre recours gracieux

Vous devez vous connecter sur la plateforme COLIBRIS en suivant le lien suivant :

https://portail.recours-mvt2.orion.education.fr/
 
Lorsque vous êtes sur la page d’accueil, cliquez sur le lien : « Recours suite à la notification de l’affectation obtenue à l’issue du mouvement intra-académique 2021 ». Vous aurez ensuite 6 pages à remplir :

  1. page 1 : Cochez « J’ai pris connaissance des informations ci-dessus »
  2. Page 2 : identité – adresse – mail académique
  3. Page 3 : saisir l’académie à laquelle s’adresse votre recours : 14- RENNES [NB : La plateforme vous annonce alors que vous pouvez effectuer votre recours jusqu’au 14/08 mais il vaut mieux effectuer le recours rapidement pour qu’on puisse bien suivre votre recours et éventuellement demander des entretiens en bilatéral avec la DPE.]
  4. Page 4 : saisir votre situation professionnelle: académie – établissement – corps – discipline
  5. Page 5 : IMPORTANT – Formulation du recours
    • cochez « j’ai obtenu une affectation en dehors de mes vœux » ou « je n’ai pas obtenu de mutation » ou « autres cas (hors recours réglementaire) »
    • puis bien remplir la partie « observations » + vous pouvez joindre de 1 ou 2 justificatifs en PDF ou JPEG (taille max 10 MO) : contactez-nous syndicat@sudeducation35.fr : Nous pourrons vous conseiller et effectuer une relecture.
    • cochez « Dans l’exercice de mon recours administratif, je vous informe que je suis assisté(e) par un représentant désigné par une organisation syndicale représentative »
    • puis sélectionnez « Solidaires Unitaires et Démocratiques (SUD Éducation) »
    • puis entrez le nom du représentant.e (contactez SUD éducation 35 pour obtenir ces coordonnées : syndicat@sudeducation35.fr ou 07 83 49 31 45)
  6. Page 6 : retenir le code de suivi + nous vous conseillons de cliquer sur « afficher le détail de la demande » puis faites une copie d’écran de la page que vous pouvez nous envoyer à syndicat@sudeducation35.fr

Informations complémentaires

La DPE distingue « recours administratif » (erreur d’affectation ou oubli d’affectation d’un candidat-e, cas de situation de handicap sans affectation correspondant à la situation de RQTH par exemple) d’une demande d’amélioration « si possible » dans le cas d’affectations en ZR (au regard d’une situation familiale par exemple, de l’éloignement).
Le recours administratif remplace l’ancien « Groupe de travail révision d’affectation », lequel est régi par un texte. La demande auprès de la DPE est une demande « provisoire » pouvant aboutir dans le cas d’affectations sur des ZR (se rapprocher si possible d’une ZR plus proche de son domicile).

N’hésitez pas à nous envoyer vos recours ou vos demandes. Nous en assurerons le suivi auprès de la DPE. Il est possible, dans certaines situations « complexes », de demander entretien avec les services de la DPE avec accompagnement de SUD éducation Bretagne (« bilatérales »).

A titre syndical, nous déplorons cette « individualisation » des suivis des situations, lesquelles étaient auparavant traitées en FPMA, en présence des élu-e-s de tous les syndicats !!!

Mouvement 1er degré 2021 : Le dossier complet de SUD éducation 35

Le mouvement départemental 2021 a débuté et aura lieu jusqu’au 21 avril, date de fermeture du serveur.

SUD éducation 35 siège en CAPD (Commissions Administratives Paritaires Départementales) mais, depuis la loi de transformation de la fonction publique (loi n° 2019-828 du 6 août 2019), les syndicats ne siègent plus pour les opérations de mouvement. C’est l’administration qui a entièrement la main.

Sud éducation 35 est disponible pour suivre votre dossier et répondre à vos questions à l’adresse suivante : syndicat@sudeducation35.fr

RESSOURCES & OUTILS de SUD éducation 35

Les cartes du département à la rentrée 2021

Accéder à la page Mobilité des enseignants du 1er degré public du 35 (R 2021) sur le site de la DSDEN 35

Mouvement 1er degré 2021 : le calendrier

Le mouvement départemental 2021 aura lieu jusqu’au 21 avril, date de fermeture du serveur de saisie des vœux. Retrouvez ci-dessous le calendrier.

Calendrier Mouvement 2021

▶️ Consultation de la circulaire départementale : 2.04.2021 (00h00) au 31.08.2021 (00h00)

▶️ Consultation des postes : 2.04.2021 (00h00) au 31.08.2021 (00h00)

▶️ Saisie des vœux : 06.04.2021 (14h00) au 21.04.2021 (23h59)

▶️ Accusé de réception sans barème : 23.04.2021 (14h00) au 21.05.2021 (00h00)

▶️ Accusé de réception avec barème initial : 21.05.2021 (14h00) au 04.06.2021 (23h59)

▶️ Accusé de réception avec barème final : 11.06.2021 (14h00) au 31.08.2021 (00h00)

▶️ Consultation du résultat : 15.06.2021 (14h00) au 31.08.2021 (00h00)

Mutations dans le second degré : une catastrophe annoncée

Le mouvement interacadémique s’annonce d’ores et déjà catastrophique dans le second degré.

De nouveau, la circulaire ministérielle et les lignes directrices de gestion concernant le mouvement ont été publiées à peine quarante-huit heures avant l’ouverture du mouvement. Il a été ainsi très difficile aux personnels de s’approprier ces textes qui régissent le mouvement des personnels.

Dans les rectorats, les dysfonctionnements se sont multipliés : les services de gestion des personnels, débordés, n’ont pas été en mesure de prendre en charge les sollicitations des personnels. De nombreux-euses agent-e-s contractuel-le-s peu ou pas formé-e-s affectées sur ces postes ont été dans l’incapacité de répondre aux demandes des enseignant-e-s.

Les remontées de SUD éducation font également état de dysfonctionnements récurrents comme des erreurs dans le calcul des barèmes. Il est dans ces cas nécessaire aux personnels d’accomplir des démarches supplémentaires, alors que les délais pour retourner la confirmation de demande de mutation sont très courts.

Le ministère a même été incapable d’envoyer dans les délais la confirmation de demande de mutation.

SUD éducation dénonce depuis plusieurs années cette incapacité du ministère à gérer correctement les opérations de mutation. Depuis la loi de transformation de la fonction publique, les syndicats sont écartés du contrôle de la gestion des mutations comme des promotions par l’administration. Chaque année, les organisations syndicales relevaient de nombreuses erreurs, en plus d’imposer le respect du barème pour tous les personnels par souci d’équité entre les collègues. Ce n’est désormais plus le cas.

SUD éducation invite tout-e-s les enseignant-e-s ayant demandé leur mutation interacadémique à se montrer particulièrement vigilant-e-s, et à contacter SUD éducation pour se faire aider en cas de question particulière relative à leur demande de mutation.

SUD éducation revendique un contrôle par les organisations syndicales du mouvement comme des promotions, afin de limiter l’arbitraire et les effets des erreurs de l’administration.

Permutations premier degré

La procédure de mobilité des personnels enseignants du premier degré se déroule en deux parties :

  • un mouvement inter-départemental afin de changer de département : vous faites vos vœux entre le 17 novembre et le 08 décembre  2020 ;
  • un mouvement intra-départemental afin d’obtenir un poste dans le département obtenue lors du mouvement inter-départemental.
  • Actuellement dans de nombreux départements, les barres d’entrée sont trop hautes et elles figent le mouvement. SUD éducation revendique des ouvertures de poste et un recrutement massif qui permettront de fluidifier le mouvement.
Le mouvement inter-départemental

Deux textes vont vous permettre de comprendre le mouvement inter-départemental :

— les Lignes directrices de gestion ministérielles relatives à la mobilité des personnels du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse du 13 novembre 2020 (NOR : MENH1900415X du 13-11-2019) ;

Mobilité des personnels enseignants du premier degré – Rentrée scolaire 2021 – note de service du 13 novembre 2020  ;

 

Les voeux pour le mouvement inter-départemental des personnels enseignant-e-s du premier

degré sont à saisir du 17 novembre jusqu’au 8 décembre à 12:00 (heure de Paris).

Vous avez entre le 9 et le 16 décembre (vous n’aurez donc que 7 jours) pour confirmer votre demande de mutation en envoyant votre accusé de réception ainsi que toutes les pièces justificatives à votre IA.

Attention, l’absence de cette confirmation avant le 16 décembre 2020 annule votre participation au mouvement.

Des demandes plus tardives peuvent être effectuées pour tenir compte de situations particulières (enfant né ou à naître, mutation imprévisible de votre conjoint-e) jusqu’au 19 janvier.

Résultat du barème à partir du 20 janvier. Vous pouvez demander une modification du barème entre le 20 janvier et le 3 février (faites-vous accompagner par votre syndicat SUD éducation local)

Les résultats seront publiés le 2 mars 2021.

 

Combien ai-je de points ?

Votre nombre de points dépend de :

  • votre échelon et votre grade (entre 22 et 53 points) ;
  • votre ancienneté dans le poste au 31 août 2021 (2 points par année à partir de la 4ème année puis 10 points tous les 5 ans) ;
  • si vous êtes en poste en REP, REP+ ou EPV et la durée de cette affectation (90 points à partir de 5 ans en REP+ ou Etablisements en politique de la ville, 45 points en REP) ;
  • votre situation familiale :

– rapprochement de conjoint-e-s ou autorité parentale conjointe (150 points, 50 points par enfants, 50 points par année supplémentaire de séparation et 80 points en cas d’éloignement dans un département non limitrophe) ;

– vœux liés ;

– parent isolé-e  (40 points) ;

  • situation de handicap :

– agent-e bénéficiant de l’obligation d’emploi  (100 points) ;

– sur avis du médecin de prévention pour les agent-e-s handicapé-e-s, conjoint-e handicapé-e, enfant handicapé-e ou gravement malade (800 points) ;Le ministère a produit un simulateur pour calculer son barème.

 

La phase ineat-exeat

Après l’annonce des résultats des mutations interdépartementales, les PE qui n’ont pas obtenu satisfaction ou qui n’y avaient pas participé car leur situation alors ne le justifiait pas peuvent participer au mouvement complémentaire organisé à la discrétion des directions des services départementaux de l’Éducation nationale. Ce mouvement complémentaire consiste à solliciter, d’une part, un exeat de son département d’origine

(c’est-à-dire une autorisation à quitter le département) et, d’autre part, un ineat du département d’accueil souhaité (c’est-à-dire une autorisation à entrer dans le département). Les règles et les délais peuvent varier d’un département à l’autre et il est donc utile de contacter votre syndical local de SUD éducation pour vous aider à y voir clair.

 

Dans quel département puis-je muter ?

Vous trouverez sur le site de SUD éducation les barres d’entrée des mutations de l’année précédente.

Elles vous permettent d’évaluer les possibilités d’obtenir tel ou tel département en comparant le nombre de points nécessaires par département.

Nous vous conseillons d’anticiper sur les mutations à l’intra en consultant la circulaire départemental du mouvement intra pour l’année 2019/2020 afin de savoir si vous conservez tous vos points pour le mouvement. Dans certains départements, les points obtenus grâce à une affectation en éducation prioritaire ne sont pas pris en compte de la même façon selon les départements.

 

Pour vous faire aider dans vos procédures de mutation, consultez le syndicat SUD éducation de votre département. Un journal des mutations sera prochainement disponible pour vous permettre de tout comprendre au mouvement. Bon mouvement !

Journal des mutations inter 2d degré

Mutations interacadémiques second degré 2021 : du 17 novembre au 8 décembre 12:00

La procédure de mobilité des personnels enseignants du second degré, des personnels d’éducation, des psy-EN se déroule en deux parties :

  • un mouvement inter-académique afin de rejoindre une académie : vous faites vos vœux en novembre/décembre 2020 ;
  • un mouvement intra-académique afin d’obtenir un poste dans l’académie obtenue lors du mouvement inter-académique.
  • Actuellement dans de trop nombreuses disciplines, les barres d’entrée sont trop hautes et elles figent le mouvement. SUD éducation revendique des ouvertures de poste et un recrutement massif qui permettront de fluidifier le mouvement.

Vous trouverez en suivant ce lien le journal des mutations inter second degré.

Mouvement intradépartemental 1er degré 2020 – Infos du SUD éduc 35

Le mouvement intradépartemental aura lieu à partir du 15 avril pour une durée de deux semaines. Le serveur fermera le 30 avril.
Nous avons un siège en CAPD mais depuis la loi fonction publique nous ne siégeons plus pour les opérations de mouvement.
C’est l’administration qui a entièrement la main.


Pour que nous puissions suivre votre dossier et défendre votre situation, remplissez le questionnaire ci-dessous et envoyez le à syndicat@sudeducaton35.fr ou 35@cgteduc.fr. Merci de joindre votre accusé de réception qui liste vos vœux :


Sud éduc 35 est également disponible pour répondre à vos questions à l’adresse suivante : syndicat@sudeducation35.fr
A noter que les fiches techniques ne sont pas encore parues.

Attention, il y a une nouvelle circonscription : Rennes centre Sud. Elle regroupe les écoles rattachées aux collèges suivants : les Chalais, les Ormeaux, Cleunay et le Landry.

Pas de changement dans la philosophie de ce mouvement : les priorités légales sont :

  • Bonification au titre du handicap
  • Mesure de cartes scolaires
  • Rapprochement de conjoint

à noter que le rapprochement de conjoint est maintenant barèmes à 30 points au lieu de 100 points.

Attention : si vous redemandez le même premier vœux précis que celui du mouvement précédent vous pouvez avoir une bonification.

Bon courage dans vos démarches.

Annonces sur les postes dans le 1er degré : il a fallu la crise sanitaire pour limiter les dégâts

SUD éducation a pris connaissance des créations de postes pour 2020 dans le premier degré. Elles demeurent insuffisantes. Au départ, seulement 440 postes étaient prévu et 1 248 ont été ajoutés, en réaction à la crise sanitaire. Il a fallu une crise sanitaire inédite du Covid 19 pour la création de postes supplémentaires.

En 2019, le ministère avait annoncé les dédoublements des classes de grande section de maternelles en REP et REP+ à l’horizon 2020 en plus du dédoublement des CP et CE1 en éducation prioritaire, ainsi que la limitation à 24 élèves par classe pour toutes les grandes sections, CP et CE1 hors éducation prioritaire.

Les promesses ministérielles entraînent des besoins en terme de création de postes : par exemple, la limitation à 24 élèves par classe en GS, CP et CE1 hors éducation prioritaire entraînerait à elle seule l’ouverture d’environ 5 000 classes. Or, si 4211 postes étaient créés en 2017, seuls 3680 l’étaient en 2018. Ce chiffre baissait à 2 300 créations en 2019 puis à seulement 440 pour 2020, ce qui était parfaitement scandaleux. La décision du ministère corrige en partie le tir en ramenant ces créations de postes à 1 688, mais les comptes ne sont toujours pas bons, ne serait-ce que pour permettre au gouvernement de tenir ses promesses.

Au vu du nombre de créations de postes, et même avec les postes supplémentaires, ces promesses ne seront pas tenues, sauf à prendre sur d’autres moyens (remplacements, PDMQC, RASED …), comme cela s’est malheureusement fait ces dernières années pour les dédoublements en CP et en CE1. De plus, ces créations de postes dans le premier degré se font à moyens constant à l’échelle de l’Education nationale, et correspondent à des baisses de moyens dans d’autres secteurs.

Au-delà des annonces ministérielles, l’objectif est toujours la cure d’austérité pour le service public d’éducation. Pour rappel, le nombre de postes au CRPE est passé de 13 001 en 2017, à 11 840 en 2018 et maintenant 10 800 pour 2020.

Alors que cette dotation “exceptionnelle” pour le 1er degré est soudainement possible, rien n’est prévu pour les collèges, lycées et lycées professionnels. Ce sont pourtant bien des créations de postes à hauteur des besoins dans l’ensemble des secteurs de l’éducation que nous réclamons !

Il aura donc fallu une crise sanitaire pour faire reculer le gouvernement sur la suppression des postes qui étaient initialement prévue. Cette situation montre une chose : si le gouvernement décide de créer des postes, il le peut. À nous d’enfoncer le clou pour en obtenir davantage dès maintenant et après la crise sanitaire passée.

SUD éducation revendique l’abandon des projets de suppressions de postes, dénonce la baisse du nombre de postes aux concours du premier degré, et réclame les créations de postes à hauteur des besoins.

Mouvement départemental premier degré en Ille et Vilaine

Depuis cette année, il n’y a plus de CAPD ni de Groupe de travail qui traiteront des barèmes et des affectations. Donc même en ayant un élu, nous n’avons aucun moyen de contrôler les décisions de l’administration.
Les dates du mouvement ne sont pas encore connues à l’heure actuelle. Nous sommes en attente du CTSD carte scolaire qui se tiendra le 4 avril, c’est-à-dire après les municipales.

Nous ne connaissons pas encore la circulaire du mouvement. On la recevra en même temps que vous.

D’ores et déjà, voici quelques infos utiles :

  • Demande de priorité d’affectation
    Si vous voulez formuler une demande de priorité d’affectation vous avez jusqu’au 10 avril.
    Les personnes concernées sont ceux qui demande une priorité au titre du handicap et ceux qui demande une priorité au titre d’une situation médicale particulière.
    Il faut demander la saisine du Médecin des personnels avant le 10 avril. Il y a un formulaire disponible sur I-Prof.
  • Postes ASH
    Il y a un Forum des postes ASH 2020 mercredi 18 mars. La participation est obligatoire si vous êtes candidat à ces postes.

Voici les informations que nous avons pour le moment.

N’hésitez pas à nous contacter pour toutes questions concernant le mouvement.

2nd degré : le GUIDE du MOUVEMENT INTRA de Rennes est en ligne

Le Guide du mouvement intra académique est en ligne sur le site académique : rubrique personnels – mobilité

Mouvement intra académique des personnels enseignants du second degré, CPE et PSYEN – Rentrée 2020 – toutatice.fr

L’ouverture du serveur pour les inscriptions est fixée au 18 mars 2020 à 12 h jusqu’au 2 avril 2020 14 heures.

Contactez-nous si vous avez des questions, demande de conseils sur la manière formuler vos voeux,
ou si vous êtes en situation de participant-e obligatoire au mouvement =
– MCS Mesure de Carte scolaire = poste supprimé.
– Stagiaire inspé M2 : Si vous être stagiaire et que vous avez été muté-e vers une autre académie, prenez contact avec les camarades de SUD éduc de l’académie concernée car chaque académie a sa manière d’aménager la note de service « mouvement intra » d’après la circulaire ministérielle.

Cette année il n’y aura plus de FPMA (Formations Paritaires Mixtes Académiques) d’affectation en mai-juin-juillet.
A l’issue des opérations du mouvement intra, des dépôts de recours seront possibles (en cas de non obtention d’une mutation sur une zone géographique, voeu non obtenu…).
SUD éducation Bretagne est représenté au CTA (1 siège au Comité Technique Académique), ce qui nous permet de pouvoir accompagner ces demandes de recours avec les collègues auprès de l’administration.

Avec cette nouvelle gestion des demandes de mutations des collègues, une réelle individualisation et une opacité administrative sont affirmées.
Nous ne savons pas si nous aurons les documents de travail (résultats et barèmes des candidat-e-s), si nous pourrons au moins assister au GT (groupe de travail) « Priorité au titre du handicap »…