Compte-rendu des GT cartes scolaires du 25 mars : vers une mobilisation d’ampleur la semaine du 30 mars !

Mercredi 25 mars ont eu lieu les Groupes de Travail « carte scolaire » départementaux des 1er et 2nd degrés.

Le GT 2nd degré s’est déroulé comme attendu : des pertes de postes sont annoncées en Ille et Vilaine : 63 en collège, 4 en lycée général et technologique; 21 postes sont créés en lycée professionnel. Les organisations syndicales ont fait 32 demandes d’annulation de suppression ou de création de postes en collège ; 15 en lycée général et technologique, et 10 en lycée professionnel. Ce taux élevé de demandes de la part des OS ( 57 demandes alors qu’il y en a traditionnellement environ 40 ) témoigne de l’ampleur sans précédent récent des suppressions de poste prévues cette année dans le département, et confirme la nécessité de boycotter l’instance CSA-sd de vendredi 27 mars et de lutter par des grèves et des mobilisations massives la semaine du 30 mars au 3 avril.

Dans le 1er degré, le GT s’est déroulé de manière inattendue: l’adjoint au DASEN a refusé de donner le projet précis de carte scolaire aux représentant.es des syndicats. Il s’est contenté de passer en revue chaque école du département en prenant les doléances « à l’aveugle » ainsi que les écarts potentiels d’estimations des effectifs d’élèves. Les syndicats ont dû s’exprimer sans savoir où les 29 postes que l’administration prévoit de supprimer seront prélevés. Cette façon de faire, si elle est courante dans d’autres départements, est nouvelle dans le 35 et a empêché les différentes organisations syndicales de faire leur travail de protection et d’argumentation au cas par cas pour chaque école faisant l’objet d’une mesure de carte. Suite à ce GT, SUD Education 35, aux côtés de FO et de la CGT, maintient la décision de boycotter l’instance CSA-1d prévue jeudi 26 mars. Les autres organisations syndicales ont pris la décision d’annuler le boycott et de siéger à cette instance.

Ces nouvelles informations ne font que confirmer la nécessité d’être toutes et tous présent.es dans la rue, pour une semaine de mobilisation massive du 30 mars au 3 avril, autour de la journée de grève du 31 mars, pour enfin faire plier le gouvernement et l’empêcher de poursuivre son travail de sape de l’enseignement public.

19 mars – Sud Education 35 s’exprime devant la DSDEN

Nous étions 400 à manifester ce jeudi 19 mars pour protester contre les suppressions de poste dans l’académie dans un contexte de dégradation de nos conditions de travail. Avec 217 postes supprimés, notre académie fait partie des plus touchées.

Nous nous sommes arrêtés devant la DSDEN pour exprimer nos revendications. Merci aux deux camarades qui ont pris la parole :

 » Depuis la rentrée, 1600 signalements sur le registre SST (santé sécurité au travail) témoignent de la souffrance des personnels de l’éducation dans le département. 

Le 27 janvier, plus de 300 personnes se sont rassemblées devant le rectorat pour demander une dotation à la hauteur des besoins pour la future carte scolaire. Une dotation qui prenne en compte les difficultés de notre département : notre taux d’encadrement fait partie des plus faibles du pays.

La réponse du ministère ne s’est pas fait attendre: avec ses 217 suppressions de postes (86 dans le 1er degré, 131 dans le 2nd), l’académie de Bretagne est l’une des plus touchées. Cela illustre bien l’étendue du mépris à l’égard de nos métiers et de nos élèves.

Le ministère a une autre stratégie pour faire baisser les chiffres du mal-être au travail : compliquer la rédaction des signalements et permettre que certains soient supprimés parce qu’ils ne seraient plus conformes. Quand on ne veut pas faire baisser la température, on casse le thermomètre. Et on contrôle l’un des seuls espaces d’expression facilement accessibles aux collègues. Quand on ne veut pas faire baisser la température, on casse le thermomètre.

Bordeaux, Clermont-Ferrand, Périgueux, Tours, Dijon, Pau, Auxerre, Lille, Agen, Paris, Créteil, Versailles… partout nos collègues se mobilisent contre ces mesures austéritaires et de casse du service public d’éducation.

Soyons nombreuses et nombreux encore le samedi 21 mars à 14h place de la République à Rennes pour défendre l’école publique !« 

Mobilisons-nous le 28 mars pour la Journée de la terre, en solidarité avec le peuple palestinien !

Pour les Palestiniens, le jour de la terre symbolise la résistance continue contre l’expansion des colonies en Cisjordanie, contre les démolitions de maisons à Jérusalem Est, et pour le droit au retour des réfugiéEs. Ce jour du 50eme anniversaire marque l’attachement viscéral des PalestinienEs à leur sol et leur refus de l’expropriation territoriale.

Oui, la question palestinienne est une question syndicale, parce que les entreprises dans lesquelles nous travaillons, les universités que nous fréquentons sont parfois liées à l’économie israélienne. Et dans un contexte où les gouvernements ne prennent aucune sanction contre un pays qui bafoue toutes les règles internationales, commet un génocide, agit au-delà de toute morale, notre devoir est de faire pression depuis nos lieux de travail, de refuser que les travailleurs et les travailleuses participent, d’une quelconque manière que ce soit à ces violations du droit international.

Depuis octobre 2025, plus de 600 Palestiniens et Palestiniennes ont été tuées à Gaza : les bombardements israéliens restent quotidiens dans ce territoire palestinien occupé. Ces morts s’ajoutent aux plus de 70 000 personnes tuées et plus de 170 000 blessées depuis octobre 2023. La guerre destructrice menée par le gouvernement israélien n’est pas terminée : elle continue à plus bas bruit.

Le blocus de Gaza persiste et les obstacles logistiques à l’entrée de l’aide alimentaire, dénoncés par l’ONU, restent nombreux. Le terminal de Rafah est à nouveau fermé , après une ouverture brève sous domination militaire israélienne, qui n’a permis aux Gazaoui.es ni de circuler librement, ni aux réfugié.es qui le souhaitaient de revenir à Gaza..

Pourtant plus de 18 500 malades et blessées attendent toujours leur évacuation en urgence. La fermeture du territoire ralentit le déblaiement et la reconstruction : 90 % de la population vit au milieu des 68 millions de tonnes de gravats provoqués par les destructions. Pour deux millions de Gazaoui-es, les conditions d’existence, aggravées par les tempêtes hivernales, restent catastrophiques avec de la malnutrition et des campements précaires où l’accès à l’eau et à l’énergie est un défi de chaque instant. Plus de 60 % des enfants n’ont pas accès à l’éducation et le système de santé reste largement détruit, alors que les besoins de soins sont énormes.

En Cisjordanie, ce sont plus de 1 000 morts qui sont à déplorer. La colonisation se poursuit ouvertement, la terreur sur le terrain, avec les villages et les moyens de subsistance détruits, les agressions et assassinats perpétrés par des colons couverts par l’armée, se doublent désormais de décisions officielles du gouvernement israélien qui met en œuvre de nouvelles mesures foncières. En finançant l’achat de terres, en renforçant le contrôle israélien sur les Zones A et B et en imposant l’enregistrement foncier des transactions dans la Zone C, qui représente 60 % du territoire de la Cisjordanie, l’État israélien promeut une annexion officielle des territoires palestiniens. Ces mesures sont illégales au regard du droit international, contreviennent à l’avis de la Cour Internationale de Justice du 19 juillet 2024 et compromettent gravement toute perspective de paix juste et durable.

Sur le plan social, les conditions de vie des travailleurs et travailleuses· palestinien-nes s’aggravent : l’immense majorité est empêchée de travailler en Israël depuis le 7 octobre 2023 et des permis supplémentaires ont été mis en place entravant la mobilité. Dans le secteur public, les salaires sont amputés en raison des blocages des fonds dus à l’Autorité Palestinienne par le gouvernement israélien.

Dans ce contexte, nous appelons à faire pression depuis nos lieux de travail pour que cessent les collaborations des entreprises et des institutions françaises et européennes avec l’État israélien accusé de crimes de guerre et de génocide envers le peuple palestinien par de nombreuses organisations internationales. Nous refusons que les travailleurs et travailleuses soient rendus complices de la colonisation et de crimes de guerre.

Pour SUD éducation, le droit international doit être appliqué, et cela nécessite :

  • le droit au retour des réfugiés
  • la fin de la colonisation et la fin de l’occupation
  • la fin des politiques d’apartheid
  • De reconnaître l’illégalité de la construction du Mur de séparation (avis consultatif de la Cour Internationale de Justice) et du blocus inhumain sur Gaza depuis plus de 15 ans

Parce que notre syndicalisme est internationaliste, en Palestine, comme ailleurs, nous revendiquons le droit à l’autodétermination.

SUD éducation 35 appelle à se mobiliser le samedi 28 mars, à l’occasion de la Journée de la terre pour la défense des droits du peuple palestinien et exiger un cessez-le-feu définitif et la fin du génocide et des sanctions contre Israël.

Déclaration d’intention de grève – période 4

Pour les enseignant·es exerçant dans le 1er degré, le droit de grève est soumis à une déclaration préalable. SUD éducation 35 dénonce cette atteinte au droit de grève et appelle les collègues à déposer leur « déclaration individuelle d’intention de participer à une grève » pour tous les jours de la période, celle-ci n’obligeant pas la participation effective à la grève.

SUD éducation propose cependant un modèle de déclaration d’intention de grève aux enseignant-e-s qui souhaitent l’envoyer à leur IEN. Vous trouverez ci-dessous le modèle de déclaration individuelle d’intention de participation à la grève pour toute la période 2.
Cela a l’avantage de pouvoir être gréviste dès qu’on le souhaite sans se soucier du délai des 48h de prévenance. Et également de mettre en difficulté l’administration tout en la mettant en contradiction par rapport à ce système de déclaration inique qui a été mis en place par Sarkozy.
Cette déclaration peut être proposée dans les intersyndicales.

217 postes supprimés en Bretagne pour la rentrée 2026 !

Le ministère a annoncé la suppression de 3256 postes pour la rentrée 2026 :

1891 suppressions de postes dans le 1er degré

→ et 1365 suppressions de postes dans le 2d degré.

Dans l’académie de Rennes, cela se traduit par la suppression de 217 postes :

de 86 postes dans le 1er degré

et 131 postes dans le 2d degré

Il s’agit donc d’une baisse massive d’emplois, la plus forte depuis 2017 !

Suppressions massives subies par le service public d’éducation depuis 2017 dont 10230 postes en moins rien que dans le 2d degré.

Pour SUD éducation Bretagne, il n’y aura pas d’amélioration des conditions d’enseignement ni d’école égalitaire pour toutes et tous, en supprimant des postes d’enseignant-es.

Soutien au camarade convoqué pour un drapeau palestinien sur son casier !

Sud éducation 35 soutient le collègue professeur convoqué par le rectorat pour avoir affiché son soutien au peuple palestinien victime d’un génocide, de la colonisation et de l’apartheid !

SUD éducation est contre le sionisme et contre la colonisation des territoires palestiniens !

SUD éducation 35 affirme son soutien envers notre camarade de SUD éducation29 injustement attaqué par notre hiérarchie. La liberté d’expression et la liberté syndicale sont des droits fondamentaux.

Signez la pétition : https://framapetitions.org/petition/user/SoutienElorn29/non-a-la-repression-syndicale

Ci-dessous : communiqué intersyndical FO-SNES-SUD du lycée de l’Elorn

Les sections syndicales FO, SNES, SUD éducation 29 du lycée de l’Élorn et les personnels, réunis en heure d’information syndicale ce jeudi 29 janvier 2026, apportent leur soutien entier à leur collègue professeur convoqué par les services du Rectorat le 9 février pour avoir collé un drapeau palestinien sur son casier situé en salle des professeurs et affiché la brochure d’une ONG sur la situation sanitaire à Gaza.

Un manquement au devoir de neutralité est reproché à notre collègue.

Précisons que la salle des professeurs est un lieu réservé aux personnels auquel aucun élève n’a accès.

Précisons que la liberté d’expression est garantie aux fonctionnaires par la Loi Le Pors depuis 1983.
Rappelons aussi que l’État Français a reconnu officiellement l’État Palestinien.
Rappelons que l’ONU a officiellement reconnu que le peuple palestinien était victime d’un génocide.

Les responsables des sections syndicales du lycée avec les personnels sont en conséquence choqués par la convocation de leur collègue qui n’a fait qu’exprimer son soutien aux travailleurs et travailleuses palestinien.ne.s victimes d’un génocide de la part de l’État d’Israël.

Ils, elles dénoncent le fait que la direction de l’établissement ait demandé à leur collègue d’enlever le drapeau palestinien de son casier ainsi que la brochure puis ait reproché à leur collègue de les avoir exposés sur le panneau du syndicat dont il est le représentant dans l’établissement.

Les sections syndicales et les personnels y voient une grave atteinte à la liberté d’expression syndicale au sein de l’établissement.

lls, elles considèrent que cette convocation au Rectorat est inacceptable car elle représente une forme de répression envers toutes celles et ceux qui manifestent leur soutien à un peuple victime d’un génocide, ainsi qu’une entrave à l’exercice du droit syndical et une forme de répression envers un représentant syndical.

En signant cette pétition, je demande à ce que le droit syndical soit respecté et que le Rectorat renonce immédiatement à convoquer notre camarade.

Pour montrer leur solidarité, il et elles appellent tous les personnels à cosigner ce communiqué, à se mettre en grève et à rejoindre les rassemblements qui seront organisés le lundi 9 février 2026.

Lycée de l’ Élorn, le 29 janvier 2026.

MARCHE AUX FLAMBEAUX POUR LA PALESTINE ET POUR UN VRAI CESSEZ LE FEU A GAZA

Après plus de 2 ans de génocide à Gaza, l’accord pour le cessez-le-feu signé vendredi 10 octobre a permis la libération des otages israéliens et celle de 1978 prisonnier·es politiques palestinien·nes de Gaza et de Cisjordanie occupée détenu·es dans les prisons israéliennes.

Cet accord de cessez-le feu a depuis été largement rompu (plus de 1000 fois) par Israël qui a mené de nouveaux bombardements massifs sur Gaza (plus de 400 morts en 2 mois) tandis que les massacres et les exactions de l’armée israélienne et des colons en Cisjordanie se poursuivent impunément. Israël poursuit par ailleurs sa politique de colonisation et d’emprisonnement des militant(e)s Palestinien(ne)s.

Le « plan Trump » ignore le droit international : il ne prévoit pas la fin de l’occupation, de la colonisation, ni du régime d’apartheid, il ne dit rien des ordonnances ou des avis de la Cour Internationale de Justice (CIJ), ni de l’application des résolutions de l’ONU.

Nous manifesterons pour que :

– Les États prennent les mesures nécessaires pour contraindre Israël à un cessez-le feu permanent en Palestine mais aussi en Syrie et au Liban,

– Tous les militant(e)s palestinien(ne)s emprisonné(e)s soient libéré(e)s et qu’une commission internationale enquête sur les cas de tortures et d’assassinats dans les prisons Israéliennes (plus de 100 morts en 2 ans),

– Les États appliquent des sanctions économiques, politiques et diplomatiques contre Israël pour le contraindre à respecter le droit qu’il bafoue depuis sa création.

– La France, les États de l’Union Européenne doivent notamment suspendre l’accord d’association UE-Israël (une clause le prévoit en cas de non-respect des droits humains) et mettre fin à tout commerce d’armes avec Israël.

– La France, après avoir reconnu l’Etat palestinien doit proposer des moyens et des sanctions à l’encontre d’Israël pour imposer la création d’un Etat Palestinien, sans quoi ce positionnement risque fort de rester au stade de la seule déclaration d’intention.

Signataires : AFPS-Rennes, Attac-rennes, LDH, Association Tous pour la Syrie, La Libanaise, Union départementale Solidaires 35, Union Départementale CGT35, FSU 35 ; SUD éducation 35, FSE-Rennes, Organisation Communiste de France, NPA l’Anticapitaliste ;MRJC 35 …

Contre les conditions de travail dans le 1er degré, mobilisons nous le 27 janvier !

Pour protester contre l’ extrême dégradation des conditions de travail dans le 1er degré et pour demander plus de moyens, notamment pour l’inclusion, l’intersyndicale 35 appelle à une première journée de mobilisation le mardi 27 janvier. Rdv à 10h30 devant le rectorat avec vos fiches SST, pour un rassemblement et une demande d’audience avec la rectrice. Une AG Education suivra à 12H30 à l’hotêl Pasteur. Venez nombreus.ses !

https://www.sudeducation35.fr/2025/12/18/declaration-dintention-de-greve-periode-3/

Blocage d’un lycée privé par des personnels du public !

Communiqué de presse de l’Assemblée Générale Éducation 35

Nous relayons ici le communiqué de presse de l’Assemblée Générale Éducation de l’Ille-et-Vilaine (35), qui a mené une action spectaculaire ce matin, dans un contexte d’austérité budgétaire et d’accaparement de l’argent public par des minorités favorisées au détriment de la masse de la population et du service public. RENDONS L’ARGENT PUBLIC AU SERVICE PUBLIC !

Le 23.09.2025, à Rennes – Communiqué de presse de l’Assemblée Générale Éducation de l’Ille et Vilaine (35)


Dans la continuité de l’appel citoyen du 10 septembre, puis de l’appel intersyndical du 18 septembre, nous, personnel.les et étudiant.es de l’éducation de Rennes en lutte, avons décidé de bloquer l’accès du lycée privé Saint-Martin de Rennes ce mardi 23 septembre au matin.

Nous dénonçons le financement public de l’enseignement privé, vecteur d’inégalités sociales. Nous rappelons que le Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine verse plus d’1,1 million d’euros de subventions non-obligatoires à l’enseignement privé alors qu’il réduit sa subvention de 451 000 euros aux collèges publics et ne remplace plus les agent.es des collèges lors d’absences inférieures à 15 jours. En France, l’argent public finance à plus de 75 % les établissements privés, notamment par des contributions facultatives accordées hors de tout contrôle. Nous rappelons que la part des élèves issu.es de familles très favorisées est passée de 26,4% à 40,2% dans les établissements privés entre 2000 et 2021. L’enseignement privé choisit ses élèves et s’adresse à des familles de plus en plus favorisées.

Nous réaffirmons notre attachement à une réelle mixité sociale au sein de nos établissements. Nous voulons une école qui s’adresse à tous.te.s sans distinction. Nous rappelons qu’aujourd’hui plus de 180 établissements privés sont concernés par des plaintes pour violence et abus sexuels. L’argent public ne peut pas être donné sans aucun contrôle de l’Etat. Nous continuerons à nous mobiliser contre ces financements injustes. A l’heure où 44 milliards d’économies sont demandés aux Français.es, nous dénonçons l’argent public qui sert des intérêts privés y compris dans l’Education. Notre mot d’ordre est simple : rendons l’argent public aux services publics !

Tract distribué à plusieurs centaines d’exemplaires aux élèves et personnels du lycée privé St Martin de Rennes bloqué-e-s, aux passant-e-s dans la rue et aux policiers en intervention pour débloquer le lycée en pièce jointe

CSA académique : RSU / Plan égalité diversité

Le CSA académique de novembre était consacré à la lecture du Rapport Social Unique (RSU) et du Plan académique Égalité professionnelle et Diversité.

Vous trouverez ci-dessous le compte rendu du CSA-A et la déclaration de SUD éducation Bretagne. 

Le RSU est un document dans lequel on peut trouver les données essentielles sur les effectifs, les rémunérations, les accidents de services, les congés, les promotions, … il fait 192 pages mais il peut vous être utile pour trouver des réponses à vos questions lors des heures d’informations syndicales ou pour rédiger des tracts.

Par exemple, il y a des informations sur la Protection fonctionnelle : en 2024, le rectorat a reçu 170 demandes de protection fonctionnelle et en a accordé 110. Les organisations syndicales et les représentants du rectorat ont convenu que les plaintes contre les enseignants déposées par les familles est un sujet qui monte dans le 1er degré ; la secrétaire générale a affirmé qu’il y avait des critères d’urgence comme les faits de violences ou attaques sur les réseaux sociaux qui sont pris en compte dans la rapidité de la protection fonctionnelle. Les demandes sont gérés par le service juridique de l’académie.

Mesdames et Messieurs les membres du CSA de l’Académie de Rennes,

Que dire de l’état désastreux dans lequel se trouve le service public d’éducation? Les ministres se succèdent, mais la politique austéritaire reste la même.

C’est l’histoire d’un ministère qui tombe du 51e étage et qui se dit, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien.

Et pour cause, les casseurs des services publics sont au pouvoir !

Car, ce sont encore 4018 postes qui seront supprimées l’an prochain dont 3256 dans l’enseignement public. Le prétexte avancé est comme à chaque fois la démographie scolaire mais, plutôt que de profiter de cette baisse globale du nombre d’élèves pour réduire la taille des classes et améliorer les conditions d’enseignement et de travail, le gouvernement « Lecornu 2 » continue de dégrader le service public d’éducation et se refuse à toute politique ambitieuse de lutte contre les inégalités sociales et scolaires.

En effet, s’il existe un domaine dans lequel le système scolaire français arrive en tête : c’est celui des inégalités ! Ainsi, nous rappelons que l’observatoire des inégalités a effectué la synthèse des résultats TIMSS et PISA, et cocorico, dans le classement des inégalités au sein des pays de l’OCDE, la France se situe ainsi en première position. Triste constat que nous connaissons tous et toutes depuis plusieurs années.

La priorité doit être de garantir un enseignement de qualité pour tous et toutes avec des personnels formés et qui voudront rester dans l’éducation nationale. Le turn-over n’est jamais un bon signe.

Et notre ministère est en proie depuis de nombreuses années à une crise de la vocation, une crise du recrutement. Dans le rapport social unique que nous étudions aujourd’hui, vous notez que « les ruptures conventionnelles restent stables : 134 ruptures conventionnelles en 2023, 136 en 2024 » : ainsi les enseignants et personnels non-enseignants de notre académie veulent toujours autant quitter l’Éducation nationale.

Les conditions de travail sont tellement dégradées qu’elles en deviennent maltraitantes ; nos collègues sont toujours plus nombreuses et nombreux à vouloir changer de métier, quitter l’Éducation nationale voire même le service public en général.

Supprimer les postes n’est pas la solution pour lutter contre la crise du recrutement. Il faut baisser les effectifs par classe, cesser avec la multiplication des missions non rémunérées qui ne sont rien d’autre que du travail gratuit dissimulé et augmenter les salaires.

Au-delà de l’école, ce budget d’austérité « Lecornu 2 » va renforcer les inégalités sociales. Le gel des prestations sociales, dont les APL et l’allocation adulte handicapé ainsi que le doublement des franchises médicales vont encore plus paupériser les collègues les plus précaires.

Alors que nous étudions aujourd’hui le « Plan académique Égalité professionnelle femmes-hommes /diversité » et que le 25 novembre prochain sera la journée internationale contre les violences sexistes et sexuelles, SUD éducation Bretagne souhaite rappeler que les féminicides continuent d’augmenter : nous en étions au 140 féminicide hier. Là encore, aucun budget digne de ce nom n’est alloué à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Au contraire, les associations qui prennent en charge les victimes de violences voient leurs ressources diminuer.

SUD éducation appelle donc l’ensemble des personnels de l’académie à se mobiliser par la grève et la manifestation le mardi 25 novembre à 18h place de la République à Rennes et le mardi 2 décembre.

Pas d’économies sur l’école publique ! Pas d’économies sur nos vies ! Abrogation de la réforme des retraites !

SUD éducation Bretagne

Résumé de la réunion de présentation des PAS à la DSDEN.

Un certain nombre de départements expérimentateurs sont déjà rentrés dans le système des PAS à la rentrée 2024 ; le 35 ne devait pas y entrer avant 2026 mais le ministère a demandé a ce qu’un maximum de départements effectue le basculement les PIAL vers les PAS pour la rentrée 2025. C’est un système établit en partenariat avec l’ARS et la MDPH.

Le but est de s’affranchir de la MDPH pour fournir de l’aide aux élèves aux besoins éducatifs particuliers : ils n’ont pas besoin d’avoir une notification MDPH pour y recourir.

Le PAS proposera des expertises pour les élèves vus (avec suivi, analyse du cas, plans d’action vers l’accessibilité des apprentissages, des interventions ponctuelles sur le site…). Les aménagements pourront être pédagogiques en classe / sous la forme d’une aide pédagogique et éducative (EN, éducateur, appui paramédical) / via du matériel pédagogique adapté. Possibilité également d’établir desliens avec les professionnels libéraux (psychomotricien, orthophoniste…). Les PAS ne fournissent PAS d’aide humaine (AESH), c’est du ressort de la MDPH. En revanche ils peuvent fournir une aide au remplissage du GEVASCO pour les professeur.es.

Une équipe de PAS : un.e éduc spé + un.e pilote de PAS de l’éducation nationale (c’est à dire enseignant spécialisé « de préférence mais ce n’est pas une obligation ») En cas de congé maladie/maternité etc de l’éduc spé cela relève du médico social; dans le cas du pilote de PAS, il n’y a pas de solution de remplacement.

Cette démarche prend appui sur un travail en partenariat avec le secteur medico-social (CMPP notamment : mais cela ne permettra pas d’accéder plus vite à un suivi au CMPP, c’est une aide « supplémentaire »).

Cette analyse et ces adaptations mises en place par les PAS sont aussi un éclairage pour le travail de maMDPH si les familles ont recours à cette dernière pour leur enfant (d’où le partenariat).

La MDPH aurait souvent dit que l’accompagnement humain paraissait être une solution (AESH) faute d’informations antécédentes sur les élèves, alors que d’autres types d’adaptations pourraient être mieux.

Liste des PAS pour la rentrée 2025 dans le 35 et lieux d’implantation dits « Guichets d’Accueil » :

Bain de Bretagne 1 (college le chene vert)

Pacé 1 (college dolto)

Rennes Est 2 (EEPU tregain et EEPU marcel pagnol)

Saint Jacques 1 (antenne RASED)

Saint Malo 1 (EEPU alain colas) + circonscription de St Malo ville

(Il reste 14 PIAL)

Le nombre de PAS est encore à déterminer pour la rentrée 2026, mais à la rentrée 2027 tout le département devrait avoir basculé et abandonné les PIAL pour les PAS.

AESH : indemnité REP/REP+ rétroactif !

Bonne nouvelle pour les AESH : le Conseil d’État reconnaît une discrimination dans le non-versement de l’indemnité REP/REP+. Cela ouvre la voie à des rappels de salaire pour les collègues concerné·es !

Le 16 juillet 2025, le Conseil d’État a donné raison à 9 AESH de la Seine-Saint-Denis : en les excluant du versement de l’indemnité REP/REP+ entre 2015 et 2022, le ministère de l’Éducation nationale a mis en place une inégalité de traitement.

Le Conseil reconnaît que les AESH exercent dans les mêmes conditions que les autres personnels de l’Éducation nationale bénéficiant de cette indemnité, et qu’il n’y avait aucune justification valable à leur exclusion.

C’est une victoire politique et juridique importante, qui fait suite à une première décision en avril 2022 imposant le versement de l’indemnité REP/REP+ à partir de 2023. Elle s’inscrit dans des années de luttes pour la reconnaissance du métier d’AESH : CDIsation, grille salariale, etc.

Des centaines d’autres collègues ont engagé des procédures similaires, avec SUD éducation ou d’autres syndicats. Le ministère doit maintenant verser les sommes dues : SUD accompagnera les AESH jusqu’au bout.

Mais ce n’est pas fini : SUD éducation continue de revendiquer un vrai statut, un vrai salaire, et de meilleures conditions de travail pour les AESH.

Pour les collègues AESH concernés n’ayant pas touché leurs primes, n’hésitez pas à nous contacter à syndicat@sudeducation35.fr pour faire valoir vos droits ! 

Voici le communiqué :

Le 16 juillet 2025, le Conseil d’État a rendu deux décisions concernant 9 collègues accompagnant·es des élèves en situation de handicap (AESH) de Paris et de Seine-Saint-Denis qui demandaient le versement rétroactif de l’indemnité REP/REP+.

Au terme de 5 ans de procédure, c’est donc un désaveu total pour le ministère de l’Éducation nationale puisque le Conseil d’État reconnaît qu’en excluant les personnels AESH du versement de l’indemnité REP/REP+ de 2015 à 2022, il avait créé une discrimination :

Eu égard à la nature de leurs missions et aux conditions d’exercice de leurs fonctions, les accompagnants des élèves en situation de handicap exerçant dans les écoles ou établissements relevant des programmes REP+ et REP sont exposés à des sujétions comparables à celles des personnels titulaires et contractuels bénéficiant de l’indemnité de sujétions en application des décrets du 28 août 2015 et du 29 août 2016. Ils participent en outre à l’engagement professionnel collectif de ces équipes. Les circonstances tenant à la particularité de leur statut et à leurs conditions de recrutement ne sont pas de nature, étant donné l’objet de l’indemnité instituée par le décret du 28 août 2015, à justifier de les exclure du bénéfice de cette indemnité.

Par suite, en jugeant que le pouvoir réglementaire, en excluant les accompagnants des élèves en situation de handicap des catégories de personnel bénéficiant de l’indemnité de sujétions, avait créé une différence de traitement sans rapport avec l’objet du texte qui institue cette indemnité et avait méconnu le principe d’égalité, la cour administrative d’appel n’a ni commis d’erreur de droit ni dénaturé les pièces du dossier.

Extraits des décisions n°500427 et n°500429 du 16 juillet 2025

Quand la lesbophobie tue, les pouvoirs publics ferment les yeux !

C’est avec tristesse et colère que nous avons appris le suicide de notre collègue Caroline Grandjean, professeure des écoles et directrice dans un village du Cantal. SUD éducation présente ses sincères condoléances à sa compagne, sa famille et ses proches. Nous perdons une enseignante engagée auprès de ses élèves, victime de lesbophobie de la part de parents d’élèves et de l’institution.

Depuis décembre 2023, Caroline était victime d’agressions lesbophobes dans son école de Moussage, dans le Cantal ; plusieurs insultes avaient été taguées sur les murs de l’établissement. Alertée, l’inspection a préféré fermer les yeux dans un premier temps, mettant en danger notre collègue. Caroline est même désavouée quand elle décide de communiquer avec les parents d’élèves. Ces derniers enfoncent le clou, suivi·es par la mairie. L’inspectrice ne la soutient pas et lui reproche une telle communication, ne lui propose alors aucune solution et l’invite à retourner au travail.

 Il faudra attendre une menace de mort pour que l’administration réagisse. À la suite de la troisième plainte déposée, l’Inspection académique avertit le préfet et propose enfin à Caroline Grandjean une nouvelle affectation. Les insultes, elles, continuent.

 Engagée, Caroline refusera sa nouvelle affectation. SUD éducation estime effectivement que ce ne sont pas aux travailleur·euses discriminé•es de baisser la tête. L’administration a des obligations : prendre des mesures pour assurer la santé et la sécurité des agent·es et pour lutter contre les LGBTphobies. Un déplacement contraint n’est pas une mesure de protection à la hauteur de la gravité. L’administration aurait dû mettre en place d’autres mesures de protection pour mettre en sécurité Caroline. Les pouvoirs publics auraient dû soutenir publiquement notre collègue et faire front avec elle au lieu de vouloir étouffer l’affaire. SUD éducation estime que la mairie et l’Inspection ont une lourde responsabilité et demande à ce que la lumière soit faite sur leurs décisions.

Le Ministère de l’Éducation nationale ne doit pas fermer les yeux face aux LGBTIphobies qui sévissent dans notre société et donc au travail. Un travail pédagogique doit être mis en place à destination des élèves et des familles. Pour cela, le Ministère doit être garant de la mise en place des programmes d’EVARS et de la défense de ses agent·es face à d’éventuelles menaces des parents d’élèves et de l’extrême-droite.

SUD éducation réitère tout son soutien aux proches de Caroline Grandjean, enseignante lesbienne et engagée.

Les universités doivent accueillir les étudiant-es gazaoui-es !

SUD Éducation dénonce fermement l’annonce faite le 1ᵉʳ août 2025 par le ministre des Affaires étrangères, Jean‑Noël Barrot, selon laquelle toutes les évacuations de Gazaoui·es vers la France sont suspendues jusqu’à la conclusion d’une enquête interne concernant une étudiante accusée de propos antisémites. 

Cette décision se fait sous la pression de groupuscules d’extrême droite soutiens d’Israël qui, à partir d’un cas particulier, souhaitent imposer à la France la fin des évacuations de jeunes gazaoui·es, rompant ainsi avec tous les principes du droit d’asile et de l’accueil des réfugié·es. 

Les discours et les tweets antisémites ignominieux ne sont pas tolérables et SUD éducation combat avec acharnement tous les racismes. Mais pour SUD éducation, il ne peut y avoir de responsabilités collectives pour des actes individuels. 

L’accueil de jeunes gazaoui·es dans les universités et établissements du supérieur en France est bien la moindre compensation humanitaire que peuvent prendre les universités face au drame historique qui se déroule à Gaza et aux responsabilités profondes (historiques comme économiques et militaires) de la France dans ce génocide. Dans le même temps, les universités françaises doivent rompre leurs partenariats avec les établissements du supérieur israélien qui participent au complexe militaro-industriel et à la colonisation. SUD éducation, dans le cadre de la campagne BDS exige des sanctions pour arrêter le colonialisme israélien.

Partout en France, les militantes et militants de SUD éducation oeuvrent auprès des instances des établissements et auprès du consulat de France à Jérusalem pour faire évacuer des étudiant·es, notamment grâce au programme PAUSE qui soutient les universitaires et artistes contraint·es à l’exil, ou à tout autre dispositif qui leur permet d’obtenir une protection et une évacuation vers la France afin de poursuivre des études, droit inaliénable. 

SUD éducation exige : 

  • le rétablissement immédiat des évacuations des étudiant·es gazaoui·es ;
  • l’inscription de droit dans les établissements de l’ESR des étudiant·es gazaoui·es comme cela a été le cas pour les étudiant·es d’Ukraine ou du Liban ;
  • le soutien humain et financier pour garantir à ces étudiant·es réfugié·es des conditions de vie et d’études décentes, par exemple par la création de bourses spécifiques destinées aux étudiant·es réfugié·es gazaoui·es, quelle que soit leur année d’étude. 

Alors que la population de Gaza comme celle de Cisjordanie occupée est soumise à la famine organisée, aux massacres, aux bombardements de camps de réfugié·es, d’écoles ou d’hôpitaux, que des crimes de guerres et un génocide se déroulent sous les yeux du monde, les universités françaises ont un devoir de solidarité élémentaire en ouvrant leurs portes aux étudiant·es gazaoui·es. 

Stop au génocide – Stop à la colonisation – Boycott universitaire contre Israël

déclaration préalable à la grève – période 1

Pour les enseignant·es exerçant dans le 1er degré, le droit de grève est soumis à une déclaration préalable. SUD éducation 35 dénonce cette atteinte au droit de grève et appelle les collègues à déposer leur « déclaration individuelle d’intention de participer à une grève » pour tous les jours de la période, celle-ci n’obligeant pas la participation effective à la grève.

SUD éducation propose cependant un modèle de déclaration d’intention de grève aux enseignant-e-s qui souhaitent l’envoyer à leur IEN. Vous trouverez ci-dessous le modèle de déclaration individuelle d’intention de participation à la grève pour toute la période 5.
Cela a l’avantage de pouvoir être gréviste dès qu’on le souhaite sans se soucier du délai des 48h de prévenance. Et également de mettre en difficulté l’administration tout en la mettant en contradiction par rapport à ce système de déclaration inique qui a été mis en place par Sarkozy.
Cette déclaration peut être proposée dans les intersyndicales.

Élisabeth Borne à Rennes pour célébrer les stages en entreprises: la communauté éducative en deuil et en colère suite à la mort d’un élève

Ce vendredi 27 juin 2025, la ministre de l’éducation nationale, Élisabeth Borne, sera à Rennes pour rencontrer des élèves de seconde qui effectuent actuellement leurs stages en entreprise.

SUD éducation 35 dénonce cette opération de communication très malvenue alors que le mardi 17 juin, un élève de seconde générale du lycée polyvalent Curie-Corot de Saint-Lô, dans la Manche, est mort sur le lieu de son stage d’observation.

SUD éducation tient à exprimer toutes ses condoléances et sa solidarité à la famille de la victime et à l’ensemble des élèves et des personnels de son établissement.

Cette mort tragique doit alerter toute la communauté éducative sur le nombre de jeunes ayant trouvé la mort sur leur lieu de stage d’observation, de période de formation en milieu professionnelle, ou sur leur lieu de travail.

Alors que l’Éducation nationale se montre particulièrement volontariste pour rapprocher l’école du monde de l’entreprise via la promotion des dispositifs de découverte des métiers et des stages, nous déplorons la mort de trois jeunes en quelques mois : un apprenti de 15 ans, un lycéen de bac pro de 17 ans, et récemment un élève de 16 ans de classe de seconde en « séquence d’observation » ont perdu la vie en entreprise. Ces drames doivent impérativement conduire l’Éducation nationale à prendre ses responsabilités concernant la santé et la sécurité des jeunes en entreprises .

Les élèves ne doivent pas être de la chair à patron, exposé·es aux risques, alors qu’ils ou elles restent en situation d’apprentissage. Ces dernier·ères se retrouvent trop souvent dans des situations où le droit du travail n’est pas respecté, exposé·es à des risques professionnels mal évalués et face auxquels ils ou elles ne sont pas formé·es.

Au-delà des élèves en stage, les accidents du travail et les décès au travail concernent particulièrement les jeunes travailleurs et travailleuses. En effet, la Direction générale du travail pointe que plus de la moitié des jeunes de moins de 25 ans mort·es au travail ont moins d’un an d’ancienneté dans leur emploi. L’INRS, Institut national de recherche et sécurité, alerte sur la fréquence des accidents du travail concernant les jeunes de moins de 25 ans, s’élevant à 10 % par an, soit 2,5 fois plus que les l’ensemble des salarié·es.

Le travail tue et SUD éducation en fait le constat depuis longtemps. Les employeur·euses doivent tout mettre en œuvre pour protéger les employé·es, et en particulier les jeunes en situation de stage ou d’apprentissage. Les élèves qui meurent sur leur lieu de travail restent avant tout des élèves et le Ministère de l’Éducation nationale doit prendre toutes ses responsabilités. Il doit assurer la sécurité et la santé des élèves trop souvent exposé·es aux dangers liés au travail.

Enfin, SUD éducation 35 réaffirme l’inutilité des stages de seconde.

Les retours du terrain montrent à quel point ce dispositif de stage en seconde n’a pas été approprié par les équipes et ne répond pas aux besoins des élèves. Une très faible minorité d’élèves a trouvé un stage. On observe que la recherche de stage est particulièrement inégalitaire puisque la responsabilité de la recherche du stage incombe aux élèves et aux familles. Les élèves qui participent à un voyage scolaire linguistique organisé par leur lycée ou au SNU en sont dispensé·es. Le ministère utilise le stage de seconde pour promouvoir le SNU, pourtant largement décrié.

Sud éducation 35 rappelle que le dispositif du stage en seconde est à l’image de la politique du ministère de l’Éducation nationale : il s’agit d’une mesure inutile imposée arbitrairement d’en haut, qui répond davantage à une communication médiatique qu’à un besoin éducatif.

Les vies scolaires sont en colère : en grève le 19 juin

Le 10 juin 2025, Mélanie Grapinet, une AED d’un collège de Haute-Marne, est tuée par un élève dans l’exercice de ses fonctions pendant que des gendarmes procédaient à une fouille des sacs des élèves pour déceler d’éventuelles armes blanches. Notre collègue est alors attaquée mortellement à coup de couteau, par un élève du collège, alors qu’elle était en poste à la grille de l’établissement. Nos organisations syndicales présentent toutes leurs condoléances aux proches, collègues et élèves du collège de Mélanie.

Cet événement tragique met en lumière l’exposition à laquelle les assistant·es d’éducation sont

confronté·es dans l’exercice de leur fonction. Faute de moyens humains suffisants dans les collèges et les lycées, les AED se retrouvent souvent en première ligne, exposés aux risques, dans un rôle de « vigiles d’établissement » qui n’est pas le leur. Proches des élèves, les AED sont primordiaux·ales pour recevoir la parole des jeunes et les accompagner. Par la fonction d’AED, c’est une école bienveillante et émancipatrice qui peut se mettre en place.

Pourtant leurs salaires restent parmi les plus bas de l’Éducation nationale. Aucune des solutions

envisagées par le ministère ces dernières années n’a permis de traiter sérieusement la question de la précarité de nos collègues AED. Les conditions de travail sont quant à elles inacceptables ! Les vies scolaires sont réduites à peau de chagrin alors que les AED doivent souvent composer avec des centaines d’élèves. Même la pénibilité de l’exercice en réseau d’éducation prioritaire ne leur est qu’en partie reconnue puisqu’un·e agent·e ne perçoit que la moitié de la prime perçue par les enseignant·es.

C’est pourquoi nos organisations syndicales CGT éduc’action, FSU et SUD éducation d’Ille-et-Vilaine appellent l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale
à
la mobilisation et à la grèvele jeudi 19 juin.

Nous revendiquons :

– le respect des missions des personnels de vie scolaire (AED et CPE)

– la création des postes et recrutement des assistant.e.s d’éducation pour répondre aux besoins

– la création d’une grille nationale de progression salariale à l’ancienneté, dès la première année de CDD

– l’accès aux primes et indemnités dans les mêmes conditions et aux mêmes montants que ceux fixés pour les autres personnels (notamment l’indemnité REP/REP+)

– la baisse du temps de travail

– le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef·fes d’établissement : pour un recrutement académique

– l’accès à une formation initiale et continue, sur temps de service

– la création de brigades de remplacement pour assurer les remplacements des collègues absent·es

– un droit à la mobilité, interacadémique et interacadémique.