Panneau syndical #82- décembre 2020 : Pour nos salaires, toutes et tous en grève dès le 26 janvier

Face à la mascarade du “Grenelle” : imposons par la grève les augmentations de salaire pour toutes et tous !

Chaque jour il apparaît davantage que le “Grenelle de l’éducation” du ministre Blanquer n’est qu’une opération de communication caricaturale destinée à servir d’écran à une politique de casse du service public d’éducation.

Derrière les formules managériales creuses du ministère, il s’agit pour Blanquer de nier aux personnels leur professionnalité afin d’imposer ses propres pratiques, au mépris à la fois de la liberté pédagogique et de leurs conditions de travail.

Le ministre et le gouvernement ont attaqué l’Éducation nationale tous azimuts ces dernières années : suppressions de postes, attaques contre toutes les garanties statutaires avec la fin du contrôle par les commissions paritaires des actes collectifs, réformes du système éducatif qui mettent en place le tri social au lycée et à l’université…

La revalorisation salariale des personnels, qui devait aboutir à une loi de programmation sur plusieurs années impliquant plus de dix milliards d’euros s’est transformée en une enveloppe de 400 millions d’euros pour plus d’un million d’agent-e-s. Il ne s’agit que de nouvelles primes, d’un montant souvent dérisoire, et qui excluent une large part des personnels : AED, AESH, personnels administratifs et de santé, enseignant-e-s au-delà du septième échelon…

Pour SUD éducation, l’heure est à la construction d’une mobilisation massive. SUD éducation, avec la FSU, la CGT éduc’action et FO, appelle le 26 janvier prochain à une journée de grève pour une augmentation des salaires de tous les personnels. SUD éducation appelle d’ores et déjà les personnels à se réunir en heures d’informations syndicales et en assemblée générale pour débattre de la construction de la grève sur leur lieu de travail, et faire de cette journée du 26 un point d’appui pour ancrer la grève dans la durée, dans le but d’obtenir des augmentations de salaires pour toutes et tous.

Après les 4 de Melle, les 3 de Bordeaux : on ne touche pas à nos camarades !

Ce vendredi 20 novembre, trois enseignant-e-s du lycée François Mauriac de Bordeaux, syndiqué-e-s à SUD éducation, ont reçu une lettre de la rectrice indiquant qu’elle engageait contre elles et eux une procédure disciplinaire.

Ce qui est reproché à nos collègues ? S’être mobilisé-e-s pour faire barrage à la mise en oeuvre de la réforme du bac Blanquer. Depuis l’hiver dernier, les cas de répression se multiplient. Encore une fois, l’administration cherche à réprimer celles et ceux qui, engagé-e-s dans l’action syndicale, s’opposent à la politique ministérielle.

SUD éducation exige l’abandon immédiat des procédures contre nos camarades du lycée François Mauriac de Bordeaux.

Moins de postes au concours de l’enseignement sauf pour le privé

Les concours au professorat des écoles offriront 900 postes de moins en 2021. Par ailleurs, 900 postes sont ouverts au concours des maîtres dans les établissements d’enseignement privés sous contrat du premier degré avec une augmentation de 100 postes en un an. SUD éducation exige les créations de postes nécessaires cette année scolaire par le biais du recours aux listes complémentaires, de la titularisation à temps plein des contractuel-le-s, de l’ouverture de concours exceptionnels et une augmentation significative de postes au concours

Le Panneau Syndical SUD éducation #079 • Début décembre 2019

Pour nos retraites, toutes et tous ensemble en grève dès le 5 décembre !
À PARTIR DU 05 décembre : tout-e-s en Grève !

Motion d’actualité de la fédération SUD éducation

La contre-réforme des retraites voulue par le gouvernement est l’incarnation du projet de casse des droits sociaux et de régression sociale voulu par les capitalistes. La date du 5 décembre apparaît d’ores et déjà comme un jalon majeur de la construction d’un rapport de force à même de faire plier le gouvernement. SUD éducation, avec son Union syndicale Solidaires, refusera de participer à une quelconque négociation avant que le gouvernement ne retire son projet, et portera ce choix dans les intersyndicales.
Cette journée du 5 décembre ne doit pas rester isolée. Elle doit être pour nous le point de départ d’un mouvement de grève reconductible interprofessionnel paralysant réellement l’activité économique et seul à même de nous permettre de gagner. À compter du 6 décembre, chaque jour de reconduction de la grève, SUD éducation fera tout pour que des actions aient lieu.
Dans notre secteur professionnel, le succès de la reconduction reposera sur l’auto-organisation fondée sur des AG de grévistes et leur coordination avec l’action interprofessionnelle.

Pour cela, la suite de la mobilisation sera déterminante. Il nous faut organiser partout, le 5 décembre, des Assemblées générales se donnant pour objectif la reconduction de la grève.
Le travail unitaire engagé depuis début novembre doit se poursuivre, dans l’objectif de gagner. Le piège que constituent les diverses annonces gouvernementales (« clause du grand-père », éléments de calendrier et de négociation…) ne doit pas nous duper et freiner la mobilisation, et doit être pris comme un signe de l’inquiétude du gouvernement face à la contestation massive en construction. C’est le moment de lui faire vraiment peur et de le faire plier !

Retraites : SUD éducation met un simulateur en ligne

Ce qui est comparé, ce sont deux carrières non-heurtées d’un personnel progressant à l’ancienneté, se déroulant intégralement dans le système actuel ou dans le cadre du projet Delevoye.

Sans surprise, les personnels de l’Éducation nationale y perdraient ; et beaucoup. C’est ce qui ressort clairement du simulateur que SUD éducation a mis à disposition des personnels.

AED & AESH : droit de grève comment ça se passe ?

Le droit de grève est constitutionnel : tou-te-s les salarié-e-s ont le droit de faire grève, quel que soit leur statut.
Dans l’Éducation nationale, la grève est d’au minimum 1 jour, on ne peut pas faire grève seulement une heure. Il n’y a aucune obligation à se déclarer gréviste à l’avance, ni à l’écrit, ni à l’oral pour les AESH et les AED, dans le 1er ou le 2nd degré. À l’internat, la grève débute la veille à l’heure de début du service, jusqu’au lendemain même heure.

Panneau syndical #77 – début octobre 2019

Le 05/12 : Construisons la grève interprofessionnelle !

Les retraites constituent un enjeu interprofessionnel qui concerne l’ensemble de la population. Nous pouvons espérer construire une mobilisation qui dépasse les carcans catégoriels bien qu’il faudra la construire dans les secteurs en partant des situations sectorielles. À ce titre, les personnels de l’Éducation nationale vont payer un lourd tribut si cette réforme passe. Les retraites touchent à de nombreuses questions qui nécessitent de mettre en avant notre projet de société. Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.

Dans ce cadre, nous porterons notamment dans nos interventions :
• la lutte contre la précarité : les carrières hachées et les bas salaires touchant des retraites largement amputées
• la lutte contre le sexisme : les femmes ont de nombreuses discontinuités dans leur carrière à cause de la précarité et de l’inégalité, dont la charge de l’éducation, qui repose d’abord sur elles. Leurs salaires sont en général plus bas. Comme la pension sera calculée sur toute la carrière, elles subiront une baisse de pension par rapport à la situation actuelle (qui la calcule sur le salaire ou les meilleurs années). À cela s’ajoute l’inquiétude sur les pensions de réversion alors que celles-ci permettent aujourd’hui de limiter l’écart de pension entre hommes et femmes.
• la solidarité intergénérationnelle contre le projet de société du gouvernement.!

Ne laissons pas le travail nous tuer

Nombre de nos collègues dans l’Éducation nationale mettent fin à leurs jours ou tentent de le faire. Pour SUD éducation, chaque suicide est un drame humain, duquel, malheureusement, le travail ne peut bien souvent pas être évacué. SUD éducation revendique la reconnaissance immédiate des suicides liés au travail, qu’ils soient porté sans délai à la connaissance d’un CHSCT et des organisations syndicales et la fin du management pathogène, cause directe de la souffrance au travail et du suicide des personnels.
Ne perdons pas notre vie à la gagner !

Enseignant-e-s contractuel-le-s et AESH : SUD éducation dénonce un plan de licenciement silencieux

Cette rentrée 2019 marque un tournant dans la gestion des ressources humaines par l’éducation nationale : entre les non-renouvellements de contrat, les retards d’envoi des attestations Pôle Emploi, le non-respect du cadre réglementaire qui encadre le temps de travail, les personnels précaires sont particulièrement maltraité-e-s.