Notre-Dame-des-Landes 2017 : rassemblement les 8 et 9 juillet


À nouveau, la Coordination des Opposants nous invite, habitant.es, voisin.es, collectifs de lutte, organisations locales… et bien au-delà, à nous rassembler ici, à Notre-Dame-des-Landes contre le projet d’aéroport. Nous avons besoin de ce moment fédérateur et convivial, expression et instrument d’une mobilisation intacte.

De nos terres à la Terre

…. Lire la suite sur le site de l’ACIPA


J-M. Blanquer, ministre de l’éducation libérale : une voie toute tracée !

Grand recyclage de la droite des années 2000 à l’Éducation Nationale ! Revoilà au ministère le porte-flingue des années de Robien, Darcos et Chatel !

Jean-Michel Blanquer est un intime de la droite française. Sur les bancs des écoles primaires privées de Paris, il se liait d’amitié avec un certain François Baroin. Le même Baroin versa une larme lorsque son copain fut nommé Ministre de l’Éducation Nationale le 17 mai dernier. Un ami si intime qu’il rédigea en 1992 une biographie de l’influent Baroin père : « C’est de très loin le meilleur […], c’est quarante ans de vie commune, c’est comme un frère pour moi, mon père l’adorait », François Baroin (Le Figaro, 20.05.2017).

Des néolibéraux à la cathosphère : un intime de la droite.

Familier du ministère et de tous les réseaux de la droite, des plus libéraux (Macron, Institut Montaigne, …) aux plus réac’ (Fillon, SOS Éducation, Espérance Banlieue, Sens Commun…), J-M. Blanquer n’est pas l’inconnu de la société civile (sic) que Macron nous promet.

C’est en 2004 que Jean-Michel Blanquer apparaît à l’Éducation Nationale : François Fillon, alors ministre de l’Éducation Nationale le nomme recteur de Guyane. Il s’évertua alors à faire consensus tout en appliquant soigneusement les politiques de casse du service public mitonnées en métropole. De retour à Paris, il se mit au service du ministre Gilles de Robien comme directeur de cabinet (2006-2007) (augmentation du temps de travail, méthode syllabique, bivalence des enseignants…). Dès 2007, il accompagna la Sarkozie aux commandes et reprit son costume de recteur à Créteil sous Xavier Darcos, ; il en fit alors une zone d’innovation libérale à tout crin : cagnotte à assiduité, internats d’excellence, chant de la marseillaise…

Un dévouement à droite qui paya puisqu’il se retrouva n°2 du ministère pour « seconder » Luc Chatel comme directeur de la DGESCO entre 2009 et 2012. Une consécration qui l’amena à piloter la suppression des RASED et de la formation des maîtres, l’évaluation des enseignants (masquée derrière l’évaluation nationale des CE1 et des CM2 – une commande de Sarkozy), la suppression massive de postes, et il inspira le fichage des élèves « à risque » en maternelle…

À partir de juin 2013, recalé de la direction de l’Institut d’Études Politiques, Jean-Michel Blanquer devient directeur général du groupe ESSEC, une école de commerce privée qu’il porta à la 3e place mondiale du classement du Financial Times (Les Échos, 23.05.2017).

À la tête de l’ESSEC depuis quatre ans, Jean-Michel Blanquer a toujours nourri ses ambitions vis à vis de l’Éducation Nationale en publiant un livre programmatique et en entretenant tous ses réseaux à droite. Proche d’Alain Juppé, il a participé à la rédaction de son livre programmatique sur l’école (Mes chemins pour l’école, J.-C. Lattès, 2015). Si Nicolas Sarkozy avait remporté la primaire et l’élection présidentielle, Blanquer aurait été son ministre de l’éducation : « c’était acté » a dit François Baroin (Le Figaro 20.05.2017). Par-delà les primaires, il s’était fait connaître auprès des Fillonistes chez qui il était aussi ministrable (Le Figaro, 17.05.2017).

La droite historique laminée, la Macronie se charge donc de le porter au pinacle : très « Macron compatible » (Le Monde, 17.05.2017), sa vision de l’enseignement est d’ailleurs on ne peut plus proche du think tank libéral Institut Montaigne qu’il remercia dans son ouvrage programmatique pour avoir nourri son texte (Libération 17.05.2017) : le patronat cherche encore et toujours à soumettre l’école à ses intérêts…

Ses projets pour l

Depuis longtemps déjà en marche pour le ministère, quelque fut la droite issue des élections, Jean-Michel Blanquer, fort de ses expériences, a publié son programme ministériel dès la rentrée 2016 dans L’école de demain (Odile Jacob).

Quatre principes fondent son projet pour l’école : l’autorité émanerait des directeurs et chefs d’établissement transformés en supérieurs hiérarchiques ; l’autonomie accrue des établissements permettraient à ces chefs de décider des dotations horaires entre les disciplines et du recrutement ; la focalisation sur les « fondamentaux », c’est-à-dire un enseignement quasi exclusif de maths et de français ; et enfin, un tri et une professionnalisation précoce des élèves.

Jean-Michel Blanquer défend une logique de redéploiements et non pas d’investissements puisque, pour lui, « dans l’ensemble, la création de postes pose plus de problèmes qu’elle n’en résout » (L’Express, 09.01.2017). Devant les sénateurs et surtout le lendemain même dans la presse (L’Est républicain, 29.06.2017), il annonçait l’austérité budgétaire à l’Éducation Nationale en répétant : « Nous devons raisonner sur l’évolution qualitative de notre système […]. Aujourd’hui, nous pouvons penser que nous avons le nombre de postes qui convient. »

En matière d’autonomie, outre un volume commun dédié aux fondamentaux, Jean-Michel Blanquer préconise une flexibilité totale du système : les établissements organiseraient comme ils le souhaitent les heures restantes et recruteraient librement en conséquence.

Jean-Michel Blanquer avance au pas des « sciences » qui sont sa boussole en matière de réforme. Ce scientisme cherche à faire croire qu’il n’y a pas d’alternative aux méthodes qu’il entend promouvoir, le TINA de Margaret Thatcher à la sauce scolaire ! « J’attache la plus grande importance à la lumière des sciences cognitives, de la révolution numérique, de l’expérience et des expérimentations » a-t-il dit au Sénat le 28.06.2017. La recette Blanquer, c’est une école du bon sens que lui a révélé la Science : la Science dicte la bonne gestion du personnel et la bonne administration des établissements, la Science dicte les bons apprentissages qu’il faut faire au bon moment avec la bonne pédagogie et le bon manuel, la Science détecte les élèves difficiles et la Science permet aussi d’évaluer scientifiquement les dispositifs mis en place au nom de la Science.

La méthode Blanquer en ce début de quinquennat est pour le moins très macroniste. Une semaine avant d’être nommé ministre, il se réjouissait dans Le Point à l’idée que Macron serait « à la recherche d’une troisième voie [pour] en finir avec la querelle stérile entre « pédagogistes » et « traditionalistes » » (Le Point, 09.05.2017). Ministre, il assure à qui veut l’entendre que « le clivage gauche-droite  »fait plus de mal à l’école que de bien » » (Le Monde, 20.05.2017).

Son credo ? Confiance, consensus et optimisme : il assure rapidement vouloir laisser la place au terrain sans énième réforme  »descendante », en appelant à l’innovation des enseignants. Pour ce faire, il réclame qu’on ne lui fasse « pas de procès d’intention » et que le monde enseignant avance dans la « sérénité, la confiance et l’unité autour de son école ». Pour réussir, il réclame de la « bonne volonté partagée » autour d’un « consensus pour l’école », de la « vaillance » et de « l’allant » ! (France culture, 04.06.2017).

En quelques semaines, on ne compte plus les initiatives azimutées de Blanquer : dédoublement des CP de REP+, menaces sur les maîtres +, contre-réforme des rythmes scolaires, retour du redoublement, les « devoirs faits », rentrée en chanson, les fables offertes… et de très nombreuses annonces comme la réforme du bac, des réformes pédagogiques en maternelle et au collège, le gel des recrutements, etc.

Mais le tout doit se faire avec foi puisque les sciences et le consensus macronien nous y invitent ! En somme, dormez brave gens, le temps que je puisse dérouler le programme de Macron et de l’Institut Montaigne.

Austérité, antipédagogie, autonomie, scientisme, numérisation, etc. Le projet Macron-Blanquer pour l’éducation est une menace pour l’école que défend SUD Éducation au quotidien ! Les idées et les méthodes du ministre Blanquer sont celles de la droite des années 2000 ! Nous n’en voulons toujours pas !

SUD Éducation lutte tous les jours pour :

  • Une école de l’émancipation qui aide à devenir autonome et à s’épanouir.
  • Une école qui lutte contre les inégalités.
  • Une école qui s’affranchit du capitalisme et des intérêts patronaux.

Collège Macron : Autonomie, tri social !

Collège Macron : Autonomie, tri social !

Conseil supérieur de l’éducation du 8 juin 2017

Communiqué de la fédération SUD éducation le 12 juin 2017.

Un nouvel arrêté définissant les enseignements au collège a été soumis au CSE du 8 juin. Il aménage une réforme du collège que la fédération SUD éducation a combattu et dont elle continue de demander l’abrogation. C’est pourquoi la fédération SUD éducation a voté contre ce nouveau texte « Collège version Macron »

EPI optionnels

Le projet d’arrêté sur les enseignements au collège augmente l’autonomie des établissements et leur permet de supprimer les EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires) et de rétablir des classes européennes de fait, des options latin et grec avec 3 heures en 4e et 3e, des classes bilangues en 6e quelle que soit la langue apprise avant la 6e. Les établissements auront une plus grande latitude dans la définition des volumes horaires des enseignements et dans la définition des enseignements eux-mêmes.

La méthode à la hussarde est inacceptable : elle ne permet aucune consultation démocratique, et en premier lieu bien entendu aucune consultation des personnels.

Baisse des dotations et dégradation des conditions de travail !

Nous avons combattu la réforme du collège de la précédente mandature et notre enquête auprès des personnels montre qu’elle a engendré une dégradation des conditions de travail, une augmentation du temps de travail, des tensions entre les personnels, des burn-out et des démissions en augmentation. Elle a aussi entraîné des baisses de dotation horaire globale, des amputations d’enseignements et de dispositifs existants.

Concurrence entre les établissements

Sur le fond, loin de revenir sur la réforme précédente, il s’agit d’une accentuation encore plus forte de l’autonomie des établissements, qui est en pratique l’autonomie des chef-fe-s d’établissements. Cette autonomie accentuera les différences entre les collèges, institutionnalise la concurrence entre les établissements, entre les disciplines, entre les enseignant-e-s. Cette réforme est ainsi à l’opposé de la logique de service public.

Il est évident que les « offres de formation » seront différentes d’un collège à l’autre, et que les critères dépendront largement des politiques d’établissement selon les territoires et les publics visés. Les inégalités territoriales vont être encore aggravées, le collège unique encore plus écorné. Cette réforme est ainsi à l’opposé de la logique égalitaire que nous défendons.

Une réforme sans moyens !

La manière dont la réforme précédente a imposé l’interdisciplinarité avec les EPI était très problématique et a suscité du rejet. Ce que notre questionnaire a permis de constater, c’est que l’interdisciplinarité était déjà mise en place dans beaucoup d’établissements. Les collègues qui ne la pratiquaient pas auparavant continuent de travailler de leur côté et les EPI sont souvent considérés comme « fictifs ». Sans temps de concertation ni réduction des services, le constat est que un véritable travail interdisciplinaire n’a pas été favorisé par cette réforme. Pourtant des pratiques interdisciplinaires peuvent être pédagogiquement porteuses. Mais l’arrêté Blanquer ne vise en rien à donner les moyens et à créer les conditions pour un enseignement interdisciplinaire digne de ce nom et dans lequel enseignant-e-s et élèves se retrouvent, bien au contraire.

Pour un collège égalitaire, SUD éducation revendique :

Des effectifs réduits pour toutes et tous.
– Nous revendiquons une baisse des effectifs par classe pour atteindre 20 élèves maximum en collège ordinaire, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA, les élèves en intégration et inclusion devant être comptabilisé-e-s dans les effectifs des classes. Nous revendiquons des dédoublements nationaux sur la moitié des horaires d’enseignement dans toutes les matières.

Un collège réellement unique avec un enseignement polytechnique qui garantisse à tou-te-s les élèves l’exploration de tous les types de savoirs, qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques, reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.

La réduction du temps de travail. Nous revendiquons pour les enseignant-e-s que 3 heures soient soustraites des obligations de services pour être consacrées à la concertation, dans le cadre d’une baisse du temps de travail à 14h de classe par semaine + 3h de concertation.

L’autonomie des équipes et non des chef-fe-s d’établissement : vers l’autogestion.

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Rythmes scolaires et collège : dérégulation à marche forcée

Le ministère a mis à l’ordre du jour du CSE du 8 juin deux projets de textes sur les rythmes scolaires et sur la réforme du collège pour application dès la rentrée 2017.

Pour l’essentiel, il s’agit d’introduire la possibilité dérogatoire de la semaine de 4 jours en primaire. Au collège, l’arrêté supprime la liste des EPI, qui deviennent optionnels, favorise le retour des classes bilangues et des langues anciennes, augmente les possibilités de modulation des horaires.

La méthode à la hussarde est inacceptable : elle ne permet aucune consultation démocratique, et en premier lieu bien entendu aucune consultation des personnels. Nous avons en quelque sorte affaire aux ordonnances Blanquer : passage en force et autoritarisme gouvernemental.

Les deux textes visent à introduire davantage de dérégulation. Les mairies auront encore plus de latitude dans l’organisation des rythmes scolaires. Les chef-fe-s d’établissement des collèges auront encore plus de marge dans la définition des enseignements et dans leurs horaires. Tout cela ne peut qu’accentuer les différences territoriales et les inégalités.

SUD éducation a combattu la réforme Peillon/Hamon des rythmes scolaires et la réforme du collège et continue d’en revendiquer l’abrogation. Mais, à l’inverse de la politique de Macron et de Blanquer, nous militons pour une autre école et un autre collège qui s’inscrivent dans une perspective égalitaire.

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Réforme des rythmes scolaires : nouveau décret dérogatoire !

Réforme des rythmes scolaires Nouveau décret dérogatoire !

Territorialisation, annualisation et inégalités !

Publié le vendredi 9 juin 2017 sur http://www.sudeducation.org/Reforme…

Lors de conseil supérieur de l’éducation du 8 juin, le ministère a présenté un nouveau décret dérogatoire à la réforme des rythmes scolaires qui n’abroge pas cette réforme mais l’aménage, en rendant possible l’organisation de la semaine sur 4 jours. Il est applicable, dès sa parution, à la mi juin, pour une mise en œuvre à la rentrée scolaire 2017-2018.

Une méthode inacceptable

Nous trouvons inacceptable cette méthode qui consiste à imposer en urgence , à un mois de la fin de l’année scolaire, un texte qui engendre des possibilités de réorganisation du temps scolaire, sans concertation des personnels alors que les mesures dérogatoires prévues par ce texte vont impacter leurs conditions de travail et d’exercice, sur les familles mais également sur les personnels en charge des activités périscolaires et les personnels municipaux qui travaillent dans les écoles.

Avant même que le texte ne soit publié, plusieurs municipalités ont déjà annoncé qu’elles modifiaient les organisations hebdomadaires des écoles unilatéralement dans un total déni de démocratie.

Une nouvelle dérèglementation

Ce nouveau texte dérogatoire à la réforme des rythmes scolaires ne revient pas sur la réforme en elle- même.

A quelques semaines des élections, ce décret tombe à pic pour ajourner une nouvelle fois un véritable bilan de cette réforme des rythmes pourtant annoncé à plusieurs reprises, en vain, par le précédent ministère.

Un bilan catastrophique

Pourtant cette réforme des rythmes scolaires est un échec manifeste. Elle a été contestée de toute part.

Le bilan est catastrophique tant pour les enseignant-e-s que pour les élèves : emplois du temps aléatoires, amplitude horaires augmentée, confusion entre périscolaire et scolaire, municipalités intrusives avec les PEDT, fatigue accrue pour les élèves et les personnels…

Economies et inégalités

À force de dérogations et de multiples aménagements territoriaux, qui ont surtout visé à faire faire des économies aux collectivités locales pour l’organisation des activités périscolaires, cette réforme a semé une grande confusion, sans bénéfice ni pour les élèves ni pour les personnels, bien au contraire.

Des adaptations au calendrier scolaire

Ce texte est donc une énième dérèglementation qui renouvelle les possibilités d’allègement des semaines en raccourcissant les vacances et en créant un cadre horaire global sur l’année, ce qui va vers l’annualisation du temps de travail des personnels comme c’est déjà le cas pour les remplaçant-e-s. Cela permet aux communes d’adapter le calendrier des vacances scolaires et renforce la territorialisation de l’école au détriment de l’égalité des élèves et des personnels sur le territoire.

Ce nouveau décret dérogatoire ne peut qu’accentuer les différences territoriales et les inégalités.

Contre les réformes Peillon/Hamon/Blanquer

SUD éducation a combattu la réforme Peillon/Hamon des rythmes scolaires. C’est pourquoi nous voterons contre ce nouveau décret dérogatoire qui ne revient pas sur le fond de la réforme Peillon des rythmes scolaires dont nous continuons de revendiquer l’abrogation et son remplacement par une autre réforme, radicalement différente, dans l’intérêt des élèves, des personnels, et de l’école.

Réformer les rythmes scolaires nécessite une réflexion plus large sur l’école avec :

La réduction les effectifs par classe.

Des programmes dont les contenus laissent du temps à la manipulation, l’expérimentation, la recherche…

La possibilité d’un réel travail en équipe et la mise en place de pédagogies coopératives.

La différenciation entre le temps de travail des PE (professeur-e-s des écoles) devant élèves et le temps d’enseignement pour les élèves (18 h devant élèves + 6 h de concertation, travail en équipe…) sans porter atteinte au principe de polyvalence qui permet une vision globale du fait éducatif.

Plus de PE que de classes, plusieurs PE par groupe d’ élèves, renforcement du travail en équipe, regards croisés sur les élèves et les pratiques…

La différenciation de l’organisation du temps et des activités scolaires selon l’âge des enfants.

Une formation à la hauteur des attentes des personnels.

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Ni banquier, ni Blanquer

Un projet d’école de droite et de droite

Un nouveau ministre à droite toute.

La nomination de JM Blanquer, comme celle des autres ministres, confirme s’il en était besoin l’orientation 100% à droite du nouveau gouvernement. JM Blanquer est celui qui a fait appliquer la politique éducative de Sarkozy. Toutes les propositions du programme éducatif de Macron sont reprises de ses ouvrages.

Un projet d

JM Blanquer va encore plus loin dans la volonté de renforcer les pouvoirs des chef-fe-s d’établissement et les hiérarchies, y compris dans le 1er degré. Cela va de pair avec l’autonomie des établissements, c’est-à-dire en fait celle des chef-fe-s d’établissement. Ils/elles auraient une large liberté pour affecter la dotation horaire entre les disciplines et recruter localement des enseignant-e-s. La mise en concurrence des établissements deviendrait institutionnelle. Les lycées professionnels seraient confiés aux régions et adaptés aux « besoins économiques territoriaux ».

Un projet d

Le retour aux fondamentaux (français et mathématiques) s’inscrit dans une vision réactionnaire de l’école. L’orientation précoce des élèves serait organisée notamment via le retour de l’apprentissage avant 16 ans et des évaluations nationales de la grande section à la 3e, numérisées et annuelles. Les trois voies des lycées seraient soumises à l’objectif d’insertion professionnelle. Le bac serait remis en cause, il ne garantirait plus le droit à l’université.

 Ne laissons pas faire !

En accroissant la territorialisation et l’autonomie, en produisant une école réduite au « lire-écrire-compter » pour les pauvres et en multipliant les processus de sélection, l’école d’Emmanuel Macron poursuit l’adaptation du service public d’éducation aux besoins du patron.

Ci-dessous l’affiche « Ni banquier, ni Blanquer » à télécharger.

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12 élèves par classe : INFO ou INTOX ?

Les annonces sur l’éducation prioritaire ne doivent pas faire illusion. Telle qu’elle est prévue, la limitation à 12 du nombre d’élèves en CP et CE1 des écoles REP et REP+ se ferait pour l’essentiel via des redéploiements de postes. On peut s’inquiéter des conditions de sa mise en œuvre et de ses conséquences sur des dispositifs existants, les personnels et les élèves.

Face aux bruits qui circulent, il faut d’abord rappeler que la mesure des 12 élèves par classe concernerait uniquement les CP et CE1 des REP et REP+.

Le gouvernement chiffre à 12000 les postes nécessaires pour la mettre en œuvre et son programme est clair : cela se fera pour l’essentiel par des redéploiements et non par des créations de postes. Pour commencer cette opération, il veut notamment ré‑affecter en urgence pour la rentrée de septembre 2017 une partie des remplaçant-e-s et les 5000 enseignant-e-s du dispositif « plus de maîtres que de classes » (PDMQDC). Il y a déjà un début de mobilisation contre ce processus qui reviendrait à détruire ce dispositif.1 Il vient pourtant à peine d’être étendu et le ministère devait en publier une évaluation l’an prochain.

En prétendant déplacer d’office les PDMQDC pendant l’été, ces annonces bafouent les droits des personnels en matière d’affectation. Elles remettent également en cause les répartitions des postes prévues dans les cartes scolaires et leur contrôle par les instances représentatives des personnels.

On peut également douter de la réalité de la mise en œuvre de cette mesure et de sa pérennité compte tenu des très faibles créations de postes prévues par ce gouvernement pour l’ensemble de l’éducation nationale, soit 4000 à 5000 sur 5 ans !

Cette mesure à moyens quasi constants aura un impact sur les effectifs des autres classes que le CP et le CE1 en éducation prioritaire et de toutes les classes des écoles hors éducation prioritaire. Si l’administration conserve comme seuils ou comme repères d’ouverture les moyennes des effectifs de classe par école, les effectifs des autres classes peuvent exploser.

Le gouvernement balaie le problème des locaux (qui ne sont tout simplement le plus souvent pas disponibles pour une telle mesure) en disant qu’il pourra y avoir deux classes dans une même salle… et qu’il va en parler avec les mairies !

Il parle parfois de dédoublement (ce qui dans la langue scolaire veut dire que cela se ferait sur une partie seulement des horaires). C’est sans doute cela qui sera mis en œuvre. Avec l’orientation réactionnaire du président et du ministre voulant, comme dans tout projet de droite qui se respecte, centrer le primaire sur le « lire-écrire-compter », on aura vraisemblablement, en CP et CE1 des REP et REP+, des cours de français et mathématiques en groupe réduit et le « reste » des enseignements en grand groupe.

Les confusions diverses introduites avec la réforme des rythmes ont préparé le terrain à une prise en charge de ce qui relève d’enseignements par des personnels non enseignants (moins chers et plus précaires). Macron a déjà annoncé dans son programme le recrutement de personnels en service civique, notamment en maternelle pour l’apprentissage du langage.

Enfin, il n’y a aucune garantie sur le périmètre des REP et REP+ et il est probable que la mesure ne sera tenue qu’au prix d’un resserrement significatif de celui-ci pour des raisons budgétaires et d’une suppression des formations REP+ faute de remplaçant-e-s. Il y a d’ailleurs une série d’études qui ont préparé le terrain à cela : concentrer des moyens sur un tout petit nombre d’écoles et d’établissements.

Tout laisse donc penser que la mise en œuvre du « 12 élèves par classe » sera en réalité réduite à une partie des horaires d’un faible nombre de classes de quelques écoles qui serviront de vitrine. Cela sera sans doute très utile pour la communication gouvernementale mais pas du tout pour la transformation égalitaire et émancipatrice de l’école. Le service public d’éducation a besoin d’autre chose que d’effets d’annonce et d’écrans de fumée.

SUD éducation revendique :

– la baisse générale des effectifs par classe, des programmes dont les contenus laissent du temps à la manipulation, l’expérimentation, la recherche, la possibilité d’un réel travail en équipe et la mise en place de pédagogies coopératives

– le maintien de toutes les écoles dans les dispositifs de l’éducation prioritaire, avec des seuils d’effectifs réduits pour toutes

– plus de professeur-e-s des écoles que de classes dans toutes les écoles, la réduction du temps de service des PE : 18 heures d’enseignement et 6 heures de concertation et de travail en équipe, la différenciation entre le temps de travail des PE devant élèves et le temps d’enseignement pour les élèves.

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Bilan de l’enquête SUD éducation – Réforme du collège

Suite à l’enquête nationale réalisée auprès des collègues de collèges, la Fédération SUD éducation publie trois bilans.

Le 1er concerne les conditions de travail :

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Le 2e concerne les moyens et les postes :

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Le 3e bilan (à venir) concernera la pédagogie.

Le détail des réponses dans le document ci-dessous.

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Notre prose locale Journal de Mai 2017

Au sommaire :

  • p. 2-3 : Espérance Banlieues : Croisade contre l’école publique !
  • p. 4-5 : Macron, un projet d’école néo-libéral et réactionnaire.
  • p. 6 : Aide aux élèves handicapé.e.s : des CDD AESH.
  • p. 7 : Réponse de Solidaires à l’invitation de Mmes Myriam El Khomri.
  • p. 8 : Bulletin d’adhésion.

Bonne lecture !

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Macron : un projet d’école néo-libéral et réactionnaire

L’élection d’E. Macron annonce une brusque accélération dans la mise en œuvre des politiques de dérèglementations qui ont été menées ces dernières décennies. Le projet du candidat du CAC-40 est sans ambiguïté. Il s’agit d’une entreprise de régression sociale, de destruction des droits sociaux, des solidarités et des services publics, au bénéfice des classes possédantes.

Son projet pour l

Il s’agit d’abord de continuer les politiques de mise en concurrence menées par les gouvernements précédents. De la « Refondation » du dernier quiquenat, il veut conserver et aggraver toutes les contre-réformes néo-libérales de structure. Mais il entend en parallèle imposer un nouvau tournant réactionnaire à l’école.

Lire la suite en pièce jointe …

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En marche arrière ? Riposte sociale !

L’élection d’Emmanuel Macron annonce une nouvelle accélération des politiques de régression sociale, de destruction des droits sociaux, des solidarités et des services publics, au bénéfice des classes possédantes. Son projet pour l’école est à la fois de poursuivre les politiques libérales en ce qui concerne les structures et d’opérer un tournant réactionnaire dans les contenus. Pas de répit, pas d’état de grâce !

Riposte sociale face à la casse totale !

Le projet du candidat du CAC-40 est sans ambiguïté. Il s’agit d’entreprendre une brusque accélération dans la mise en œuvre des politiques néolibérales de déréglementation qui ont été menées ces dernières décennies.

Il n’a pas caché sa volonté de poursuivre dans la voie d’une Union européenne austéritaire, de réduire le nombre des fonctionnaires (de 120 000) et les budgets publics, d’entériner les politiques du quinquennat Hollande, d’imposer des lois Travail bis et ter pour continuer à détruire le droit du travail, de développer la car-macronisation et l’ubérisation de la société – c’est-à-dire des services bas de gamme qui s’adressent aux plus pauvres tout en remettant en cause les contrats de ceux et celles qui travaillent.

Il n’a pas non plus caché son programme de destruction de la protection sociale par la suppression des cotisations sociales. C’est notamment la fin du système de retraites solidaires par répartition, qu’il veut remplacer par une retraite individuelle par points. L’assurance chômage sera conditionnée à un contrôle encore plus fort des privé-e-s d’emploi qui seront contraint-e-s d’accepter quasiment n’importe quel poste pour ne pas être radié-e-s.

C’est un projet de société encore plus inégalitaire, avec toujours plus de pauvres, de chômeurs/euses, de précaires, et des conditions de travail dégradées.

Toute cette politique n’a d’autre objectif que de favoriser les profits et les dividendes aux dépens des salaires, des solidarités sociales et des services publics. Ce n’est pas le fruit du hasard : le mode de production capitaliste se nourrit de l’exploitation de la force du travail et des inégalités.

Nous ne laisserons pas faire ! Dès le 1er mai, puis le 7 mai au soir, la résistance a commencé à se manifester. C’est un véritable front social de lutte qu’il faut construire, pour la défense du droit du travail, des services publics, de la solidarité sociale dans toutes ses dimensions (retraites, santé, chômage…).

Dans la rue, par nos luttes, nos grèves, notre mobilisation, SUD éducation et notre union interprofessionnelle Solidaires s’inscrivent dans un combat général pour que naisse une alternative sociale, économique, politique et écologique dont l’essentiel reste à inventer. Nous serons de toutes les initiatives qui iront dans ce sens.

La fonction publique : grande absente du…

{{La fonction publique : grande absente du gouvernement Macron !

Communiqué Solidaires Fonction publique

Le ministère de la fonction publique disparaît !

5,5 millions d’agents-es n’auront donc plus de représentant-e au sein de ce nouveau

gouvernement.

Le fait que la DGAFP et les questions « fonction publique » soient, semble t’il, attachées à Bercy et tout particulièrement au Ministre de l’action et des comptes publics, fait craindre le pire pour cet élément fondamental pour la cohésion sociale.

Sans doute n’est ce pas le souci premier de ce gouvernement qui, en rattachant le sort des agents-es de la fonction publique aux services qui gèrent les comptes de la nation, nous fait dire que la fonction publique et ses personnels serviront de variable d’ajustement pour l’équilibre des comptes de la nation.

Quand l’on sait que Monsieur Macron envisage de supprimer au cours de son mandat 120 000 postes de fonctionnaires (50 000 à l’état et 70 000 à la territoriale) on comprend mieux ce rapprochement.

Quand l’on sait que ce gouvernement recherchera environ 60 milliards de réductions dans les dépenses publiques, c’est évidemment plus simple d’avoir sous la main ce qui constituera le principal vecteur des ces coupes budgétaires.

Non décidément, l’absence de ministère de la fonction publique n’est pas une bonne nouvelle pour les personnels !

Paris, le 17 mai 2017

LSUN : Refusons le fichage des élèves !


Sous couvert d’améliorer les outils de suivi des élèves des cycles 2 à 4 en les simplifiant et en les uniformisant, le ministère impose, dès cette année, la mise en place d’un Livret Scolaire Unique Numérique (LSUN) qui doit à la fois tenir lieu de Livret Personnel de Compétences et de bulletins scolaires (bi)trimestriels.

Le LSUN constituera surtout un nouvel instrument de flicage des élèves et une restriction notable de la liberté pédagogique de leurs professeur‑e‑s.

C’est pourquoi la fédération SUD éducation mène campagne, appelle tous-tes les collègues à se mobiliser contre le LSUN et à informer les familles de ses dangers.

Vous trouverez ci-dessous :

  • l’appel de la fédération SUD éducation aux personnels,
  • un tract recto-verso d’explication du LSUN,
  • un 4 pages d’analyse,
  • une motion de syndicats, associations et mouvements pédagogiques « Retrait du livret scolaire unique numérique »,
  • une proposition d’avis des représentant.e.s des personnels en CHS-CT, Conseil d’Administration et Conseil d’école.

N’hésitez pas à nous faire parvenir toute information concernant les décisions prises au sein de votre établissement.


1er mai

Ce 1er mai 2017, marqué par l’enjeu des élections présidentielles, doit rester avant tout une journée de lutte et de mobilisation pour la paix entre les peuples, le progrès social, la solidarité et les libertés syndicales, une journée pour rappeler l’opposition ferme des travailleur-euses, des privé-es d’emplois et des retraité-es :

– À la loi travail, dont nous continuons d exiger l’abrogation.

– Aux politiques d’austérité.

– Au maintien de l’état d’urgence.

– Aux violences policières et à la criminalisation du mouvement social.

Pour les organisations départementales CGT, FO, Solidaires et FSU, ce sont les valeurs de progrès social, de solidarité et de paix entre les peuples qui devraient s’imposer dans la campagne politique.

Aussi, nous nous félicitons que les luttes de centaines de milliers de salarié-es, permettent qu’aujourd’hui, les questions du travail, de la précarité, de la protection sociale, de l’égalité femmes-hommes, des salaires, de l’industrie, des services publics, et de paix trouvent une place dans le débat public.

Les organisations syndicales CGT, FO, Solidaires et FSU portent des propositions alternatives économiques et sociales en adéquation avec les exigences, les possibilités de notre époque et les aspirations des travailleur-euses, retraité-es, privé-es d’emplois.

Elles portent au cœur de leur démarche, la question du travail. Derrière ce mot, nous parlons de son organisation et de son contenu, du paiement des qualifications et de l’expérience, de la formation initiale et continue, des souffrances qu’il peut générer. Les atteintes à la santé du fait du travail, les accidents et les maladies professionnelles sont inacceptables, il est insupportable que certains perdent leur vie au travail, pendant que d’autres la perdent parce qu’ils n’en n’ont pas.

C’est pourquoi, nous revendiquons notamment une augmentation des salaires et des pensions, une réduction du temps de travail, une protection sociale de haut niveau, des moyens supplémentaires pour les services publics, comme par exemple la santé, la culture et l’éducation, et la construction d’une véritable Europe sociale.

Dans un pays où les 40 plus grandes entreprises viennent de dégager 75 milliards d’euros de bénéfices et de verser à leurs actionnaires près de 500 milliards en 10 ans, les moyens existent.

Nous alertons le monde du travail contre celles et ceux, qui prônent la division des travailleurs du fait de leur origine, leur statut ou leur situation sociale. C’est aussi une façon de ménager et de servir les véritables responsables de la crise qui continuent de s’enrichir de façon insolente. Alors qu’au contraire les salarié-es ont besoin d’être uni-es.

Celles et ceux qui veulent faire porter au syndicalisme la responsabilité des problèmes de notre pays, jouent à un jeu dangereux. Restreindre le rôle et la place du syndicalisme en imposant de nouvelles règles de démocratie sociale, en favorisant la création de pseudo syndicats ou d’associations pour accompagner les décisions patronales ou gouvernementales, en utilisant le référendum ce n’est pas un signe de modernité et cela dessert l’intérêt des salariés.

Il faut d’abord renforcer le rôle et la place des syndicats en faisant respecter une liberté essentielle, le droit de se syndiquer, de militer et de revendiquer sans peur des représailles.

La liberté syndicale fait partie des droits fondamentaux.

Les salarié-es doivent être entendu-es lorsqu’ils-elles se mobilisent, lorsqu’ils-elles revendiquent et qu’ils-elles proposent des alternatives.

Nous refusons d’avoir le choix entre le pire et le moins pire. Nous voulons le meilleur.

Ensemble, faisons du 1er mai une journée de lutte et de mobilisation pour la paix entre les peuples, le progrès social, la solidarité et les libertés syndicales.

Rassemblement et manifestation

  • Rennes 10h30 place de la mairie
  • Fougères 10h30 place Aristide Briand
  • Redon 11h devant la sous-préfecture
  • St Malo 11h devant la médiathèque
  • Vitré selon les conditions fixées localement

Défendez vos droits Guide pratique instit et PE


Depuis une vingtaine d’années, la casse systématique du service public d’éducation durcit nos conditions de travail dans les écoles.

Parallèlement, nous constatons de plus en plus de demandes abusives de la part de l’administration.

Malheureusement, nous ne connaissons pas toujours nos droits et nous ne sommes pas en mesure de contester les abus dont nous faisons les frais. Cela contribue à détériorer lourdement nos conditions de travail.

L’objectif de ce guide est donc de mieux faire connaître nos droits pour nous défendre et tenter d’améliorer concrètement notre quotidien. L’idée est de pouvoir utiliser le droit comme moyen d’action face à notre employeur parmi tous les autres moyens d’action dont nous disposons, Sud Éducation privilégiant bien évidemment le rapport de forces, dans lequel l’aspect juridique peut être un levier.

Nous ne devons pas perdre de vue les luttes collectives pour améliorer nos conditions de travail, et pour construire une autre école et une autre société.

NB : Un décret du 31 mars 2017 modifie les obligations réglementaires de service des PE, le guide sera très prochainement mis à jour. En attendant, vous trouverez ci-dessous le correctif de la page 3.

Sommaire du guide

I – Au quotidien dans l’école
Arrêté de nomination sur poste
Utilisation des locaux scolaires
Autorisations d’absence facultatives
Conseiller/ères pédagogiques
Temps de services et réunions annualisées
Activités pédagogiques complémentaires
Animations pédagogiques
Accueil des élèves des collègues absent-e-s non remplacé-e-s
Élèves ayant des difficultés importantes
Registres de santé et de sécurité au travail
Danger grave et imminent et droit de retrait
Collègues chargé-e-s de direction

II – Les rapports avec la hiérarchie
Devoir d’obéissance
Devoir de réserve du fonctionnaire
Convocation des supérieures hiérarchiques
Communication avec la hiérarchie
Inspection
Refus d’inspection
Liberté pédagogique
Dossier du fonctionnaire

III – Salaire et réduction du temps de travail
Salaire et aides financières
Disponibilité
Temps partiels
Démissionner
Congé de formation et engagement à servir l’État

IV – Santé
Visites médicales
Congés maladie
Suite à une pathologie médicale récurrente
Accident de service, accident de trajet et maladie professionnelle

V – Congés pour raisons familiales
Congé maternité
Congé de 3 jours pour naissance ou adoption
Congé paternité et d’accueil de l’enfant
Congé pour adoption
Congé parental
Journées pour garde d’enfant

VI – Droits syndicaux dans le premier degré

VII – Droit de grève

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Ecoles publiques rurales : politique de casse des services publics

Ecoles publiques rurales

Une politique de casse des services publics de proximité


Concentrations, regroupements, économies et rentabilité au service de « l’ambition » et de la « réussite individuelle », telles ont été les notions-clés pour comprendre l’évolution des politiques scolaires. Pourtant, depuis les années 1990, des études prouvent que les résultats des enfants en classe unique sont supérieurs à la moyenne nationale. Elles sont depuis confirmées par l’intérêt des petites structures multi-âges dans le développement cognitif et la socialisation de l’enfant.

Mais la politique de concentration des moyens scolaires ne s’est jamais vraiment interrompue. Et elle est assumée au grand jour par la ministre sous la forme d’un chantage : chaque département où la direction académique, le Conseil départemental et les grands élus signeront une charte où ils s’engagent à supprimer les petites écoles rurales et à transformer les RPI éclatés en RPI concentrés, bénéficiera d’un maintien de l’attribution globale de postes sur 3 ans.

Au service du dogme inhumain de l’équilibre budgétaire

Depuis une quarantaine d’années, il n’y a jamais eu autant de familles avec de jeunes enfants qui s’installent dans le milieu rural que maintenant. Malheureusement, cette politique est en train de créer les conditions de désertification des petites communes.

Pour SUD éducation, il faut sauvegarder des espaces favorables à l’épanouissement d’enfants heureux et leur épargner les effets destructeurs des concentrations au seul service du dogme inhumain de l’équilibre budgétaire.

La corrélation est maintenant prouvée entre la perte des services publics en milieu rural et le vote FN (étude de l’IFOP de mars 2016). Cette perte de service public nous éloigne de la démocratie. Nous exigeons que le gouvernement revienne sur cette politique et rouvre les services publics de proximité en particulier les écoles.

Aux côtés des parents d’élèves, des maires ruraux, des amis de l’école publique et avec d’autres organisations syndicales, SUD éducation Bretagne appelait à manifester samedi 25 mars 2017 à Rostrenen (22).

Nous étions entre 300 et 400 personnes samedi dernier à marcher pour soutenir et défendre l’école publique en milieu rural. Quelques photos …








Classement des lycées

Sud éducation dénonce un classement des lycées

–entre enfumage et magouilles- !

Selon le ministère, les indicateurs de résultats des lycées permettent d’évaluer l’action propre de chaque lycée en prenant en compte la réussite des élèves au baccalauréat et leur parcours scolaire dans l’établissement. Ils concernent l’ensemble des lycées d’enseignement général et technologique et des lycées professionnels, publics et privés sous contrat.

Mais une question nous taraude !

Pourquoi en Bretagne les lycées privés confessionnels sont-ils systématiquement classés devant les lycées publics ?

Selon le ministère Il ne s’agit pas de réaliser un classement des lycées, mais de proposer une image de la réalité complexe et relative que constituent les résultats d’un établissement (sic !).
L’objectif des indicateurs de résultats des lycées est double :

  • rendre compte des résultats du service public national d’éducation en diffusant au grand public des éléments d’appréciation de l’action propre de chaque lycée
  • fournir aux responsables et aux enseignants des lycées des éléments de réflexion pour les aider à améliorer l’efficacité de leurs actions (resic !)

De qui se moque-ton ? Alors que qu’il est de notoriété publique que les établissements privés confessionnels, contrairement aux lycées publics, ont le choix du recrutement de leurs élèves !

ils peuvent sélectionner sur dossier , sur la base des résultats au collège à l’entrée de la seconde, alors que les lycées publics accueillent tous les élèves de leur secteur.

De plus, ils excluent en cours de route les élèves qui ne sont pas au niveau, pour s’assurer d’avoir 100 % de réussite au bac. Ceux-ci se retrouvent dans les lycées publics ou passent leur bac en candidats libres

Et Les taux de réussites au baccalauréat, sont calculés à partir « la part de bacheliers parmi les élèves ayant passé l’examen dans l’établissement »( 2) donc ce calcul ne tient pas compte des élèves que l’établissement ne présente pas et qui sont donc contraints à se présenter au bac en candidats libres.

Et comment interpréter des dossiers ou certains bulletins d’élèves qui passent du privé au public, sans aucune mention de leurs difficultés rencontrées et vite constatées dans le nouvel établissement.

Où est réellement la manipulation ?

Actuellement on voit que la réussite au bac n’est plus un problème pour les lycéens puisque en Bretagne, 92.4 % ont leur diplôme. Le problème se situe dans la réussite post-bac et en particulier dans les 2 premières années, que des années de bachotage ne permettent pas d’assurer au mieux.

Il faudrait s’intéresser aux réussites 2 ans après le bac où les lycées publics tirent leur épingle du jeu mieux que le privé .

Mais jouer une concurrence à court terme, sans prendre en compte la réelle prise en charge pédagogique des élèves, relève de la manipulation !

Sud éducation dénonce cette manipulation qui sous couvert d’objectivité, fournit des indicateurs trompeurs ! Car cette manipulation accroît la concurrence entre établissements publics et privés confessionnels.

Sud éducation dénonce l’enseignement privé au « caractère spécifique », à l’idéologie revendiquée, qui sélectionne comme elle veut son public, qui choisit ses enseignants, qui décide de ses rythmes scolaires et qui est un appel au consumérisme éducatif.

L’éducation de nos enfants est évidemment, une affaire publique mais ne peut être soumis à une foire aux bons points qui privilégie l’enseignement privé catholique !

1.Citation : l’avis du monde
« les données diffusées par l’Education nationale permettent de déduire le caractère sélectif d’un établissement entre la 2de et le bac, mais pas d’identifier ceux qui sélectionnent à l’entrée en seconde. En revanche, ils permettent d’identifier ceux qui excluent des élèves en cours de scolarité.

Emmanuel Davidenkoff, rédacteur en chef du Monde Campus »

2.Sur le site du gouvernement : http://www.education.gouv.fr

« Comment apprécier l’apport propre d’un lycée ?

Les résultats d’un établissement sont une réalité complexe. La question est de savoir ce qu’un lycée a « ajouté » au niveau initial de ses élèves. Si un lycée présente une valeur élevée pour un indicateur, c’est peut-être dû au fait :

  • qu’il a reçu de bons élèves, dotés de bonnes méthodes de travail, qui ont pu obtenir le baccalauréat sans effort particulier de sa part

    … »

« Des indicateurs complémentaires

Ils sont établis à partir des résultats des élèves ayant passé le baccalauréat et des données liées au déroulement de leur scolarité :

  • le taux de réussite au baccalauréat, c’est-à-dire la part de bacheliers parmi les élèves ayant passé l’examen

    … »
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