Communiqué de presse : non aux frais d’inscriptions racistes

Macron et son gouvernement, par l’intermédiaire de Philippe Baptiste, ministre de l’ESR, veulent interdire les exonérations des frais d’inscription pour les étudiant·es extra-communautaires.
Autrement dit, le ministre annonce la généralisation des frais différenciés pour les étudiant·es étranger·es extra-communautaires : ce sera 2 895 euros pour une licence et 3 941 euros pour un master pour un·e étudiant·e qui n’est pas de
nationalité européenne.


Le 12 Mai, le CNESER a rejeté de manière écrasante le décret par
un vote quasi unanime (62 contre, 2 pour, 4 abstentions). Ce vote confirme l’opposition unitaire contre cette mesure
discriminatoire aux forts relents xénophobes de préférence nationale.
Après plusieurs dates de mobilisations, le ministre a reculé sur le pourcentage d’exonération.
En effet, le plafond d’exonération sera fixé à 30 % dès la prochaine rentrée, avant d’être abaissé à 25 % en 2027, alors que la précédente version du décret limitait ce taux à 10 %.

La mobilisation est donc efficace et doit continuer, notamment dans les universités n’ayant toujours pas annoncé
leur refus d’appliquer ces frais différenciés racistes, dont l’Université de Rennes. Pourtant le ministre a publié le 20 mai 2026 le décret. Alors qu’il y a quelques mois Philippe Baptiste choisissait de supprimer les APL aux étudiant·es étranger·es extra-
communautaires
, le gouvernement enfonce encore le clou.
Privé·es des principales aides sociales disponibles pour étudier en France (bourses sur critères sociaux et APL), les étudiant·es étranger·es étaient déjà condamné·es à la précarité.
Maintenant, on demande à ces étudiant·es de payer de frais d’inscription 16 fois plus cher que leurs camarades européen·es.

Nous n’y voyons pas autre chose que de la préférence nationale. Les macronistes et leurs allié·es qui prétendent depuis 2017 lutter contre la montée de l’extrême droite récupèrent et appliquent son programme. Cette généralisation des frais d’inscription sera une catastrophe pour les étudiant·es étranger·es et pour nos universités. Là où ces frais s’appliquent, les conséquences
sont déjà sans appel.


À Strasbourg, 47 étudiants sont en procédure de désinscription, annulant leur diplôme déjà entamé. À Paris 1, des centaines ’étudiant·es ont dû mettre fin à leurs études du fait des frais exorbitants. Contrairement à elles, certaines université comme Rennes 2 ont annoncé refuser d’appliquer ces frais différenciés.

Mais ne nous y trompons pas, si ces frais sont déjà exorbitants pour beaucoup d’étudiants, le projet du gouvernement est clair :
financer l’université sur le dos de l’endettement des étudiant·es étranger·es, avec des frais d’inscription qui augmenteront année après année. Cette offensive pourrait bientôt être généralisée à l’ensemble des étudiant·es, à qui le gouvernement veut faire payer la crise.


Nous revendiquons :

  • La fin du plan raciste “Bienvenue en France” permettant aux universités de multiplier par 16 les frais d’inscriptions des étudiant·es étranger·es extra-communautaires.
  • Le maintien de l’exonération des frais d’inscription pour tou·es les étudiant·es, sans distinction de nationalité.
  • Le financement public massif de nos universités à la hauteur des besoins.

Nous ne laisserons pas passer cette attaque !

Rejoignez la mobilisation pour défendre une université publique, gratuite et ouverte à toutes et tous sans condition !

Non aux frais différenciés, non à la préférence nationale !