Mercredi 25 mars ont eu lieu les Groupes de Travail « carte scolaire » départementaux des 1er et 2nd degrés.
Le GT 2nd degré s’est déroulé comme attendu : des pertes de postes sont annoncées en Ille et Vilaine : 63 en collège, 4 en lycée général et technologique; 21 postes sont créés en lycée professionnel. Les organisations syndicales ont fait 32 demandes d’annulation de suppression ou de création de postes en collège ; 15 en lycée général et technologique, et 10 en lycée professionnel. Ce taux élevé de demandes de la part des OS ( 57 demandes alors qu’il y en a traditionnellement environ 40 ) témoigne de l’ampleur sans précédent récent des suppressions de poste prévues cette année dans le département, et confirme la nécessité de boycotter l’instance CSA-sd de vendredi 27 mars et de lutter par des grèves et des mobilisations massives la semaine du 30 mars au 3 avril.
Dans le 1er degré, le GT s’est déroulé de manière inattendue: l’adjoint au DASEN a refusé de donner le projet précis de carte scolaire aux représentant.es des syndicats. Il s’est contenté de passer en revue chaque école du département en prenant les doléances « à l’aveugle » ainsi que les écarts potentiels d’estimations des effectifs d’élèves. Les syndicats ont dû s’exprimer sans savoir où les 29 postes que l’administration prévoit de supprimer seront prélevés. Cette façon de faire, si elle est courante dans d’autres départements, est nouvelle dans le 35 et a empêché les différentes organisations syndicales de faire leur travail de protection et d’argumentation au cas par cas pour chaque école faisant l’objet d’une mesure de carte. Suite à ce GT, SUD Education 35, aux côtés de FO et de la CGT, maintient la décision de boycotter l’instance CSA-1d prévue jeudi 26 mars. Les autres organisations syndicales ont pris la décision d’annuler le boycott et de siéger à cette instance.
Ces nouvelles informations ne font que confirmer la nécessité d’être toutes et tous présent.es dans la rue, pour une semaine de mobilisation massive du 30 mars au 3 avril, autour de la journée de grève du 31 mars, pour enfin faire plier le gouvernement et l’empêcher de poursuivre son travail de sape de l’enseignement public.