Actus dans le 1er degré

Tous nos articles concernant le 1er degré, du plus récent au plus ancien :

Courrier unitaire au ministre sur la liste complémentaire du concours de professeurs des écoles

Paris, le 21 septembre 2020

A

Monsieur Jean-Michel BLANQUER

Ministre de l’Éducation nationale

110 rue de Grenelle

75357 Paris 07 SP

Objet : liste complémentaire du concours de professeurs des écoles

Monsieur le Ministre,

Deux semaines après la rentrée scolaire, nos organisations syndicales constatent une situation difficile dans les écoles : les classes sont trop chargées, les remplaçant-e-s et les enseignant-e-s spécialisé-e-s manquent.

À ces difficultés, s’ajoutent les conséquences de la mise en isolement de nombreux et nombreuses collègues suspecté-e-s d’être positif ou positive au Covid19 ou ayant été en contact avec une personne positive.

Ces quatorzaines mobilisent fortement les remplaçant-e-s et conduisent parfois à reporter sine die des formations institutionnelles telles que les 18 demi-journées REP+, la formation CAPPEI… ce qui n’est pas acceptable.

Au mois de mars, vous aviez annoncé la création de 1248 postes supplémentaires, ce qui pour nos organisations syndicales reste une mesure insuffisante pour assurer des conditions de rentrée satisfaisantes.

Par ailleurs, cette annonce de 1248 postes supplémentaires ne s’est traduite que par une augmentation de 625 places aux différents concours (11415 places en tout) dont 526 pour le concours externe, celui-ci passant de 9 515 à 10 041 places.

Aujourd’hui, près de 2000 candidat-e-s au concours de professeur des écoles, qui ne demandent qu’à enseigner, sont inscrit-e-s sur liste complémentaire.

En cette rentrée difficile, nos organisations syndicales portent une exigence commune : il est urgent Monsieur le ministre, que vous donniez la consigne aux recteurs et rectrices  de recruter la totalité des candidat-e-s au concours inscrit-e-s sur les liste complémentaires et que celles-ci soient abondées si nécessaire.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées

Signataires :

  • Guislaine David – Co-Secrétaire générale, SNUipp-FSU

  • Stéphane Crochet – Secrétaire général, SE-UNSA
  • Frédéric Volle – Secrétaire général, SNUDI-FO
  • Catherine Nave-Bekhti – Secrétaire générale, SGEN-CFDT
  • Fatna Seghrouchni – Co-Secrétaire fédérale, SUD-Education
  • Patrick Désiré – Secrétaire général, CGT Educ’Action

Formation : Rendre visibles les atteintes à la santé liées au travail

Voici le programme de la formation « Rendre visibles les atteintes à la santé liées au travail’ qui se tiendra le 24 novembre prochain à la maison de quartier de Villejean.
 
Inscriptions avant le 16 octobre 2020 à : santetravail@solidaires35.fr
Vous trouverez la fiche d’inscription pour le stage ici.
 
Cette journée ouvre droit au congé de formation économique et syndicale (CFESS)

Un an après la mort de Christine Renon, on n’oublie pas, on ne pardonne pas

Le suicide de Christine Renon a bouleversé les personnels de l’Éducation nationale. Dans une lettre qu’elle adresse à ses collègues avant de mourir le 24 septembre 2019, cette directrice d’école de Pantin décrit avec beaucoup de vérité les difficultés qui font le quotidien des personnels ainsi que le manque de soutien de l’institution.

La mort de Christine Renon a mis au jour une réalité trop souvent niée par l’Éducation nationale : celle de la dégradation des conditions de travail. Les personnels sont confronté-e-s à la précarité grandissante des habitant-e-s du département sans bénéficier des moyens nécessaires pour y faire face. La charge de travail est toujours plus importante alors que les conditions matérielles sont déplorables. L’État a reconnu le caractère imputable au service de la mort de Christine Renon et pourtant un an après, les réponses de l’administration sont largement en-deçà des besoins et des enjeux. Avec 86 médecin-ienne-s du travail pour plus d’un million de personnels et une gestion de management des ressources humaines, la situation ne cesse de se dégrader. Le Ministre Blanquer s’entête dans ses projets de réformes impopulaires : après la loi pour l’École de la confiance et les réformes du bac et du lycée, il entend s’attaquer aux directions d’école pour renforcer une organisation hiérarchique et pathogène du travail, calquée sur celle des collèges et des lycées.

 

La Fédération SUD éducation se joint à SUD éducation 93 pour relayer l’appel du collectif de Pantin à la marche contre l’oubli, pour la jeunesse et l’éducation et appelle tous les personnels à continuer de se mobiliser pour défendre leurs droits et pour un changement radical de politique éducative : l’intérêt du service public d’éducation et la santé des personnels doivent prévaloir sur les impératifs budgétaires et les logiques managériales.

Affiche sur les droits COVID 19

Le ministre l’a claironné haut et fort dans les médias à la rentrée, il est prêt à toute éventualité. S’il a bien prévu l’obligation de la continuité pédagogique, du port du masque, il a totalement oublié de préciser les droits des agent·es dans le contexte de la crise sanitaire. Un peu comme si le sort des personnels dont il a la responsabilité ne lui importait guère… Les textes arrivent au compte goutte et descendent tout doucement du ministère jusqu’aux oreilles des gestionnaires.

Vous trouverez donc ici une affiche qui résume les différents droits et obligations liés au COVID 19 à ce jour.

Vous pouvez la télécharger ici (pdf couleurs) : https://cloud.sudeducation35.fr/index.php/s/AcPkM94QgefE64Y

Vous pouvez la télécharger ici (pdf NB) : https://cloud.sudeducation35.fr/index.php/s/JWP9jNrqTrkmy9j

Guide des AED

Aujourd’hui, dans l’Éducation nationale, 1 personnel sur 4 est  contractuel-le : assis-tant-e-s d’éducation, accompagnant-es d’élèves en  situation de handicap, assis- tant-es pédagogiques, enseignant-e-s et administratif-ves contractuel-le-s,  agent- e-s d’entretien…

Les Assistant-es d’éducation et les Assis-tant-e-s pédagogiques  travaillent sous des contrats de droit public de la Fonction publique d’État. Ces  contrats offrent très peu de protections collectives : bas salaires, temps incomplets imposés, pressions sur les renouvellements de contrats… Les contrats qui  offrent peu de garanties créent de la précarité. Sur le terrain, cette situation se traduit par le non-respect des missions des AED, une quasi-absence de formation, des abus d’autorité de la part du-de la chef-fe ou des CPE, la non-reconnaissance du rôle pédagogique et éducatif du  travail, l’absence de fiches de poste précises (avec pour conséquence la multiplication des tâches demandées, qui  peuvent être assez éloignées des missions).

Se  défendre pour faire respecter nos droits ! C’est l’objectif de ce guide qui s’adresse plus particulièrement aux personnels effectuant des missions de surveillance et d’éducation, AED et AP. Connaître ses droits et les faire respecter est un premier pas,mais nous devons aller plus loin et exiger de véritables améliorations dans le statut et dans les conditions de travail des personnels de Vie scolaire.

Ce guide consacré aux droits des AED et des AP a été écrit à partir de l’expérience de militant-e-s syndicaux-ales AED et AP. La Fédération SUD éducation, syndicat de lutte, revendique la titularisation de tou-te-s les précaires de l’éducation, sans conditions de concours ni de nationalité, la réduction du temps de travail et l’augmentation  des salaires. SUD éducation revendique  un  vrai  statut  d’éducateur pour les personnels des équipes de Vie scolaire, sans limite dans le temps. Nous pensons que la précarité au  travail  doit disparaître au même titre que la précarisation généralisée de la société. C’est pour cela que SUD éducation se bat pour une autre école et une autre société, à l’opposé des politiques libérales et réactionnaires du gouvernement.

 

Télécharger le guide

Écoles maternelles et élémentaires : le ministère ne protège ni les personnels, ni les élèves

Le ministère a fourni, tardivement, des masques aux personnels affectés dans les écoles maternelles et élémentaires. Toutefois, il ne fournit aucun dispositif de protection pour les élèves, et les mesures d’hygiène ont été considérablement allégées. À ce stade, les masques ne sont d’ailleurs toujours pas arrivés en quantité suffisante pour répondre aux besoins fixés par le protocole sanitaire lui-même, à savoir deux masques par jour et par adulte. Par ailleurs, les personnels ont reçu, au mieux, des masques en tissu qui ne constituent pas, du point de vue de l’agence nationale de santé, une protection suffisante. Le ministre prend donc sciemment la responsabilité, alors que plus de 260 classes sont déjà fermées, d’exposer les personnels et les élèves à la contamination.
Plus largement, il prend la responsabilité de favoriser l’apparition de clusters dont la conséquence sera la fermeture de classes, d’écoles ou d’établissements. En effet, l’agence nationale de santé définit clairement comme cas contact tout-e élève ou enseignant-e de la même classe qu’un-e élève ou personnel testé positif à la Covid-19, si l’un-e des deux ne porte pas de masque. Cela signifie que si un-e enseignant-e est testé-e positivement, toute la classe devra être mise en quatorzaine et testée. Cela signifie également que si un-e élève est testé-e positif ou positive, alors l’enseignant-e sera un cas contact également s’il ou elle n’était pas doté-e d’un masque chirurgical.

Pour SUD éducation, cela confirme la désinvolture avec laquelle le ministère et le ministre Blanquer ont préparé cette rentrée.
Les personnels contaminés par la Covid-19 doivent bénéficier de la reconnaissance en maladie professionnelle, et donc la journée de carence ne doit pas leur être décomptée.
SUD éducation revendique la mise en œuvre urgente de mesures permettant de limiter les risques de contamination, par le respect des mesures indispensables d’hygiène et de protection des élèves et des personnels, ainsi qu’une baisse significative des effectifs par classe permettant de réduire les risques de contamination.
Cela suppose des recrutements importants de personnels, en puisant dans le vivier des listes complémentaires aux concours, ainsi qu’au-delà dans les vivier des candidat-e-s admissibles aux concours.

Le sexisme fait sa rentrée

Après l’épisode des gendarmes qui demandent à des femmes de couvrir leurs seins nus à la plage ou celui d’une jeune femme qui s’est vue refuser l’entrée dans dans un musée à cause d’un décolleté jugé trop profond, le sexisme fait sa rentrée en grande pompe. Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer lui a déroulé le tapis rouge.

Lundi 14 septembre, des collégiennes et lycéennes se sont organisées et s’organisent encore pour lutter contre le sexisme dont elles sont victimes dans leurs établissements scolaires. En effet, dans de nombreux collèges et lycées, les élèves, majoritairement les filles, subissent des remarques sur leurs tenues. Les jupes sont trop courtes ou trop longues, les décolletés trop plongeants, les bandeaux trop larges, etc. En tant que personnel de l’Éducation nationale, nous avons été témoins à maintes reprises de ces commentaires voire de l’éviction de certaines élèves des établissements suite à l’ordre d’aller se changer.

Pour répondre à la mobilisation du lundi 14 septembre, le ministre évoque dans une allocution les excès de celles qui voudraient « se couvrir le visage » et de celles qui voudraient « avoir des tenues de tous ordres » en y opposant sa « position équilibrée » qui demande à ce que les élèves soient habillées « normalement ». Il conclut par “il suffit de s’habiller normalement et tout ira bien.”

M. Blanquer, pouvez-vous expliciter ce que signifie des « tenues normales » ? Oserez-vous expliquer aux femmes comment « s’habiller normalement » ? Quand une femme est-elle assez couverte, quand l’est-elle trop ? Les filles et les femmes comme les autres individus, doivent pouvoir choisir elles-mêmes leurs vêtements sans subir la sexualisation de leurs corps.

Cette manière d’enseigner les stéréotypes de genre et de pointer du doigt les tenues des filles et des femmes nourrit les inégalités de genre et les violences sexistes. Cela participe à la culture du viol. Rien d’étonnant dans un ministère dont l’inertie en matière de violences sexistes et sexuelles est effrayante. Les personnels comme les usagères attendent toujours l’application de la circulaire du 9 mars 2018 contre ces violences. Mais pour l’instant, les mesures de protection ne sont que trop rarement mises en place et les auteurs rarement sanctionnés.

De plus, comme les années précédentes le ministère fait usage d’images véhiculant des stéréotypes sexistes dans des exercices des évaluations nationales de CP. On voit ainsi, des garçons bricoler et scier du bois tandis que les filles se coiffent et s’endorment avec des petits nœuds dans les cheveux.

Aujourd’hui comme précédemment nous dénonçons ces exercices sexistes présents dans les évaluations mais aussi dans de trop nombreux manuels scolaires.

 

SUD éducation revendique une véritable éducation à l’égalité contre les stéréotypes racistes et sexistes.

SUD éducation soutient les élèves et les personnels dans leurs combats contre les injonctions vestimentaires sexistes.

SUD éducation revendique de véritable mesures contre les violences sexistes et sexuelles.

 

Formations Solidaires 2e semestre 2020

Pour effectuer une inscription aux formations figurant dans le catalogue Solidaires Bretagne, vous devez adresser votre demande (voir fiche d’inscription) à Gérard Huré, correspondant formation pour le département d’Ille et Vilaine, en y joignant votre adresse mel et le nom de votre structure syndicale.

- Contact – mel : gerardhure@wanadoo.frRetour ligne automatique
Tel : 06.82.65.71.43

COVID 19. Quels sont mes droits et obligations ? Fiche SUD éducation

Covid-19: personne vulnérable, contact, malade, enfants… Quels sont mes droits et obligations?

Ci-dessous la fiche, provenant du site de la fédération SUD éducation, qui peut être utile pour info, pour affichage dans nos établissements.